Mon ange
Le groupe de rock la Génération des Miracles finit une rixe endiablée en guise d'au revoir avant de quitter la scène. C'était l'un de leurs plus beaux concerts à ce jour. Se félicitant les uns les autres, les 5 membres du groupe se promirent un verre dans un bar sympa. Le guitariste, un jeune homme bien bâti avec d'électriques cheveux bleus foncé, se dirigeait d'un pas rapide vers sa loge personnelle. Quand sa main bronzée toucha la poignée de la porte, un sourire s'épanouit sur ses lèvres. Derrière cette porte l'attendait celui qu'il s'amusait à appeler le « 6ème joueur », son « petit fantôme », sans qui il ne serait jamais allé aussi loin. Il était le seul, le seul et unique, à connaître ses doutes, ses angoisses. Son aimé. Et alors qu'il poussait la porte :
« Tetsu, le concert est fin-... »
Son esprit ne put analyser ce que ses yeux voyaient. Les cheveux bleus ciel étaient recouverts d'un rouge sombre, quelques gouttes écarlates perlant au bout de paquets de cheveux collés par le liquide visqueux. Les yeux céruléens étaient grand ouverts, et complètement vides. Il n'y avait plus cet éclat particulier qui permettait au plus grand des deux de lire ses émotions. Une grande flaque s'étendait autour de la tête du plus frêle, comme une auréole. Un trophée rouge reposait à cotés. Avant que quoi que ce soit ne puisse franchir les lèvres du guitariste, une main ferme vint bloquer sa bouche. Une bouche d'où s'échappaient des halètements se posa tout contre son oreille. Ainsi qu'une lame sur son cou. Une main parcourait avidement tout ce qu'elle pouvait.
« Tu es enfin à moi… »
Un fou. Il avait affaire à un fou. N'en pouvant plus, Aomine se débattit. Et cria. Une pensée alla pour son Tetsuya. Un simple désolé. Parce qu'il allait le rejoindre.
Fin
Merry Moca (fanfiction. net(slash)u(slash)5416010)
Distraction
Le bruit assourdissant des lourdes enceintes lui résonnait dans les oreilles, jusque dans chaque partie de son corps qu'il sentait fondre sous la chaleur de la salle et celle de la langue qui courrait avec une lenteur exaspérante et tentatrice entre ses jambes depuis de longues minutes. Ou probablement moins, le duo de post-adolescentes habillées de paillettes sur scène n'avait même pas terminé la chanson entamée lorsque son compagnon, normalement simple co-équipier en ces heures, avait décidé de lui faire voir d'autres types d'étoiles que celles traversant les planches de long en large.
« Aaah, Tetsu… ! » grogna-t-il entre ses dents, inaudible sous l'impatience et le désir qui le poussaient dans ses retranchements. Il glissa une main tremblante dans les cheveux clairs pour lui signifier son désaccord, mais cela ressembla davantage à une caresse.
Il fit ensuite l'erreur fatale de baisser les yeux sur l'autre, et une nouvelle vague de chaleur enflamma ses reins à la vision de cette langue rose parcourant sans relâche la peau sombre de sa verge brûlante. Il se sentit glisser contre l'issue de secours dans son dos, écartant davantage ses cuisses frissonnantes. Des doigts fins, aux intentions peu innocentes, vinrent aussitôt se perdre entre elles, profitant de la moiteur de sa peau pour mieux s'y faufiler.
« Te-…tsu… ! La… mission, merde ! » Il éleva la voix pour se faire entendre, et vit un sourire ourler les lèvres du plus petit. Lui, il savait un truc qu'Aomine, non.
Une succion de plus, et il se libéra entre les lèvres de son partenaire. L'instant d'après, leur talkie-walkie se mirent à grésiller.
« Ici Nakano. On a arrêté l'Idol Killer', il était déjà dans les backstages. Vous pouvez vous disperser. »
Encore une fois, ce ne serait pas son nom qui figurerait sur ce dossier-là, songea-t-il en regardant son compagnon de travers.
Fin
Cinnamyl
L'envers du décor
Tu as toujours eu une faible présence. Évaporée, évanescente, un fantôme brumeux surgissant d'un coup du néant pour nous éblouir et disparaître aussitôt. Mais peut-être était-ce cela qui te faisait d'autant plus briller. Au basket, avec nos amis. Et pour moi aussi. Tetsu, ce jour-là tu rayonnais quand ma main rude a pris la tienne.
Et tu devenais une supernova sur scène. Une idole, vraiment ? Je revois encore ta moue vexée quand mon rire résonnait à cette idée. Mais pourtant. Une étoile montante, c'est comme ça qu'ils t'appelaient. Mais tu es mon astre, Tetsu, et je ne savais pas si je pouvais laisser le monde te voir. Tss. J'étais le seul à pouvoir te toucher, mais tu le savais.
Tu étais dans la lumière, et moi dans l'ombre. Les rôles inversés, non ?
Puis l'Affaire éclata. Des meurtres, les uns après les autres, crimes affreux, tout autour de toi. Parmi tes groupies. Des yeux arrachés. Des membres coupés. Tant de boucherie…
Tu avais peur.
La police faisait fausse route. Rien, seulement quelques menaces contre moi parce que je partageais ta vie.
C'était un jeudi. Je rentrais un peu plus tôt, fatigué, heureux de pouvoir te surprendre de ma venue. Une belle surprise en effet.
Tout était rouge. Le sol, les murs, tes mains baignées du sang de cette fille à tes pieds. Sa langue écrasée entre tes paumes. Ses yeux malaxés sous ton pied.
« Aomine-kun… » as-tu dit.
Tu pleurais.
« Moi… Juste- moi. Elle te regardait. Et je t'aime, Aomine-kun… »
Moi aussi. Et quand je m'enfonçais violemment en toi, là sur le parquet mouillé de liquide vital, quand tu hurlais mon nom, ton corps secoué de spasmes de délire, je ne pouvais le nier.
Ton crime était de m'aimer à la folie. Le mien d'être assez fou pour t'y aimer.
Fin
Yukihana17
Le dernier rappel
La scène et les projecteurs. Tout ce qu'il avait toujours souhaité. Kuroko Tetsuya débutait enfin sa carrière de chanteur pop.
« J'ai été repéré pour devenir chanteur ! Je vais rejoindre le monde de la scène !
-Alors pars et ne reviens pas. »
Une année auparavant, Aomine avait mis fin à leur couple mais il n'avait su accepter la décision du passeur avec le sourire. Car il savait qu'il perdrait son amant avant de ne devenir qu'un fan parmi tant d'autres.
Le spectacle toucha à sa fin et, sans réellement savoir comment, le bronzé se retrouva dans la loge du chanteur. Ce dernier lui parlait comme à un ami, mais il n'écoutait pas un seul mot produit par l'idole. Il ne remarqua donc aucun changement, lorsque ses propres mains se mirent à entourer le cou de son ami. Pourtant, il sentait le souffle et les battements de son cœur résonner sous ses doigts. Mais rien n'avait plus d'importance. Il tenait celui l'avait laissé. Ses ongles s'enfonçaient dans la chair et un liquide vermeil s'en échappait lentement. Son sang bouillonnait et pulsait dans ses veines. Il sentait des morceaux de vie se coincer dans ses doigts et la chaleur s'échapper de l'être aimé. Toute personne extérieure aurait entendu les supplications venant de la loge, mais Aomine n'entendait que ses pensées. Il t'a trahi. Fais couler son sang. Arrache sa chair. Tue-le.
Et il y obéissait. Ses mains s'enfonçaient dans la gorge du jeune homme, et il y trouva la source de son malheur. Ses instruments naturels qu'il ôta avec force. Sans cordes vocales, l'aîné ne pouvait pas chanter, alors il n'avait plus de raison de partir.
Il redevint sa poupée, disloquée, sans expression. Son Tetsuya. Il entrelaça leurs doigts, et emmena son ombre sur scène pour le rappel, traînant derrière lui un corps vide.
Fin
OoKira-x
Scène de crime
«-Tetsu, tu stresses ?
-Mais non Aomine-kun »
Aomine ne croyait pas un mot de ce que lui disait son camarade. Il tremblait, et il avait les yeux dans le vide, alors forcément, il pensait que Tetsuya angoissait. C'était d'ailleurs assez étrange, les deux amis avaient pourtant l'habitude de se produire sur scène. Une baisse de confiance, sans doute.
Aomine ne cessait de déblatérer des conneries, quand ils montèrent sur scène. Il salua le public qui les acclamait, Kuroko se contenta de faire pareil. Quand la musique résonna dans la salle, ils se mirent à chanter, se regardant dans le blanc des yeux.
Les minutes passèrent ainsi, douces et heureuses, puis tout dérapa. Kuroko se jeta littéralement sur Aomine, entraînant le plus grand dans sa chute. Ils s'écrasèrent douloureusement. Du public s'échappa une exclamation de surprise.
« Tetsu, tu fous quoi au juste ? »
Il ne répondit rien, et sortit une paire de ciseaux de sa poche. Dans le regard d'Aomine se mêlait confusion et peur – sans doute. Kuroko se pencha sur Aomine, et il l'embrassa. Tendrement. En fait la douceur qui émanait de ce baiser était presque effrayante. Il n'y avait plus aucun bruit dans la salle, même la musique s'était arrêtée.
Aomine sentit quelque chose de frais contre sa gorge – une lame. Puis, il sentait les ciseaux s'enfoncer doucement dans sa peau ; il avait tellement mal. Il ne pouvait protester, Kuroko l'embrassait toujours. Avait-il perdu la tête ? Aomine tremblait, il commença à paniquer quand la douleur devenait insupportable. Il commença à se débattre, le malheureux. Alors Tetsuya enfonça la lame sans retenue. Un dernier spasme parcouru le corps sous lui, puis plus rien.
« Aomine-kun est mort » dit Kuroko un filet de salive reliant sa bouche à celle de son ami.
Le public se mit à crier d'effroi, brisant le silence.
Kuroko Tetsuya était devenu un criminel. Un assassin.
Fin
Mustsuki (fanfiction . net(slash)u(slash)4718470)
[Il y a cinq mots en trop dans ce drabble à l'heure d'envoi. Je (Cinnamyl) en prends en partie la responsabilité, j'aurais dû être plus claire en expliquant le comptage.]
Qui viendra juger ? Qui viendra nous rejoindre pour la prochaine battle ? La parole est à vous !
La gagnante du premier drabble était Yukihana17, suivie de près par OoKira-x, et moi la dernière \o/
Les auteurs de ces drabbles peuvent voter aussi, mais bien entendu par pour eux-mêmes ! *rires* Et comme on ne peut pas commenter ce que l'on poste : je vote pour OoKira-x ce coup-ci ! Sur le coup, son texte m'a laissée sur le derrière.
Nous nous demandions aussi si un système de 'récompense' vous intéresserait (pas quand c'est l'une des trois participantes de base qui gagne), histoire de rendre ça encore plus marrant x) On pensait à une traduction d'un dôjin qui vous plairait, ou sur un pairing que vous choisiriez, et on s'arrange pour en trouver un ? Bref, les propositions et les votes sont ouverts !
Faites donc voler les têtes et gicler le sang !
Nous déclinons toute responsabilité pour les tâches suspectes sur les vêtements.
