Hello,
Je m'ennuyais ce soir.Mon chapitre était prêt. Alors je me suis dit que personnene peut m'interdire de publier en avance ...(comme ça les fois où je serais en retard.. vous m'en voudrez moins ;) )
Donc je vous laisse lire. On seretrouve en bas.
Disclaimer:les personnages deTwilightappartiennent àStéphanie MEYER. Je ne fais que remodeler leur histoire.
Merci à Manelor pour sa correction
Chapitre 3 Réunions
Partie 1 – Parents et Professeurs
Seattle – De nos jours – Septembre
Ambiance : The Cranberries - Time Is Ticking Out
POV Bella
Dès qu'il était entré dans ma classe, accompagné par le proviseur, ce gosse m'avait interpellé. Il était arrivé dans la salle en regardant ses pieds, comme tous les nouveaux qui arrivaient avec un peu de retard. Je ne distinguais qu'un fouillis de boucles blondes et un gamin à l'allure élancée et au corps fin, habillé d'un jean et un polo rouge sur lequel il y avait « Save polar Bear » écrit en blanc.
C'était le jour de la rentrée et j'avais commencé à faire un peu plus connaissance avec les enfants depuis une petite heure. Repérant les noms, les timides qu'il faudrait le plus rapidement possible mettre en confiance et les futurs perturbateurs. Puis, Monsieur Banner avait frappé à la porte avant de pousser devant lui le jeune garçon.
- Mme Swan, j'accompagne ce petit, que son père vient de nous confier. Il sera avec vous cette année. Allez jeune homme, présentez-vous à vos camarades.
J'allais interrompre ce rituel que je n'appréciais pas quand le garçon releva la tête et à travers ces blondes désordonnées, je vis un regard fier et déterminé. Un regard vert étincelant et je n'en connaissais qu'un comme celui-ci. Je restai paralysée quelques secondes. Cela suffit pour qu'il s'avance vers l'allée centrale et nous regardant tous. Avec un petit sourire heureux, il se présenta d'une voix assurée.
- Bonjour je m'appelle Garrett Cullen, j'ai 9 ans et je viens d'Alaska.
Bien. Après le père, le fils.
Edward Cullen avait un fils.
Sans que je sache comment, je m'avançai vers Garrett qui me regardait plus timidement maintenant.
- Merci, monsieur Banner, je vais m'occuper de Garrett, dis-je en posant une main sur l'épaule du garçon.
Le proviseur sortit alors et je reportai mon attention sur le fils d'Edward. Il n'y avait aucun doute possible, surtout en voyant ces prunelles émeraude qui m'interrogeaient et cette forme si particulière du visage, ce teint clair. Et son nom. Je soupirai et tentai de reprendre mes esprits.
- Bonjour Garrett, je suis Bella Swan, ta nouvelle institutrice. Tu vas t'installer ici. Je te donnerais les autres feuilles à la recréation, d'accord ? Tu vas prendre ceci et le remplir tranquillement pendant que je ramasse ce que les autres ont fait.
Je lui donnai la fiche de renseignement habituelle de début d'année en le guidant vers une place libre au second rang, à côté de la fille de Jacob et Leah, Carlie Black. Elle était calme et gentille. Elle saurait mettre à l'aise, si besoin en était, le jeune nouveau.
Le premier jour d'école se déroula normalement. Je connaissais tous les enfants. L'école était petite et il y avait peu de changement d'une année sur l'autre. C'était une sorte de « cocon » dans lequel les enfants grandissaient ensemble depuis les plus « petites » classes de l'école maternelle voisine jusqu'à la fin de leur cursus primaire. Je surveillai du coin de l'œil, Garrett Cullen. Il ne mit pas longtemps à se faire des amis. Et amies. Je souris en l'observant accepter un gâteau de la part d'une Carlie rougissante, malgré sa peau sombre.
A la recréation, les autres garçons l'intégrèrent sans difficulté dans leurs jeux dans la cour. Garrett était aussi à l'aise et souriant en société que son père. Mais je distinguais en lui une réserve, une distance une peu cachée malgré ses sourires. C'était un jeune garçon audacieux et intelligent. Il avait répondu à certaines des questions que je posai à la classe avec beaucoup de spontanéité et de pertinence. Je m'aperçus qu'il avait pas mal voyagé. Il avait même été scolarisé en Amérique du Sud. Il nous parla de Rio et des favelas et ceci avec une maturité étonnante.
Non ma grande, tu n'iras pas consulter son dossier pour en savoir plus sur son père. L'avoir revu hier était déjà bien assez perturbant.
Pendant que les enfants s'appliquaient à décrire leur meilleur souvenir de vacances en quelques lignes, je réfléchis à ma situation.
Je soupirai. Edward était le père d'un de mes élèves. J'allais être amenée à le revoir. Lui et sa femme. L'année sera longue. Mais je n'étais plus une gamine d'à peine 18 ans. N'étais-je pas capable de me dominer, aujourd'hui ? Je déglutis, espérant que mon malaise de la veille dans son cabinet n'était dû qu'à la fatigue et à la surprise. La prochaine fois que je le verrais, je serai … prête. Je ne mentirai pas bêtement sur mon nom. Je soupirai. Ce n'était pas ma faute si la fiche de madame Cope n'était pas à jour. Mais j'aurais dû … rectifier. Et voir si mon nom lui disait quelque chose. Plus que mon visage. Second soupir.
Revenons à la réalité.
Lorsque la sonnerie retentit, les enfants se levèrent rapidement et commencèrent bruyamment à ranger leurs affaires avant de partir en courant, malgré la protestation de Mr. Banner que j'entendais dans le couloir.
Tout en rangeant mes cahiers dans mon sac, je voyais du coin de l'œil Garrett trainer un peu dans la classe. Je relevai la tête vers lui en fermant mon sac.
- Tu as besoin de quelque chose, Garrett ?
- Non, Mme Swan. Me répondit-il d'un ton hésitant.
- Mes élèves m'appellent Bella. Tes … parents viennent te chercher ?
Je ne savais pas si je souhaitais une réponse négative ou positive.
- Non, je prends le bus scolaire. Mais je ne sais pas si …
Nous fûmes interrompus par Mr. Banner qui se tenait dans l'embrasure de la porte de la salle de classe.
- Mme Swan, j'ai oublié de vous dire … Bien, le petit Cullen est là. Bien. J'ai promis à son père que je l'accompagnerai au bus scolaire ce soir.
- Je m'en charge, Mr. Banner
Les mots franchirent mes lèvres sans y penser. Je souhaitai le raccompagner.
- Merci, Mme Swan. Bien, à demain.
Il me salua et sortit de la salle de classe après avoir regardé une dernière fois le garçon à côté de moi.
- Viens Garrett, je te montre où c'est. C'est facile. Il suffit de traverser la cour et de sortir au second portail. Tu ne dois jamais passer le portail tant que le car n'est pas arrivé.
Tout en parlant, nous avancions assez rapidement vers l'emplacement ou le bus jaune était garé. Garrett souriait.
- Je préfère que cela soit vous qui m'accompagniez.
- Ah et pourquoi ? Dis-je en relevant un sourcil, tout en croisant son regard lumineux et mutin.
- Mr. Banner m'appelle le « petit » tout le temps et vous, Mme Swan, euh Bella ... vous êtes euh … je suis. .. Mieux avec vous. Dit-il en rougissant un peu.
Pourquoi j'avais l'impression qu'il ne m'avait pas dit ce qu'il pensait. Petit diable. J'étais déjà sous le charme de ce regard vert quand le chauffeur du bus klaxonna.
Mince ! Rose !
Je regardai l'heure !
- Désolée mon grand. Répondis-je avec un clin d'œil à Garrett. Tu es arrivé et on m'attend. A demain, Garrett.
- A demain, Bella.
Je m'assurai qu'il soit bien monté dans le bus avant de courir vers ma voiture pour aller chercher Rose. Être en retard le premier jour. Et Jasper n'était même pas avec elle. Il était encore trop fatigué ce matin pour aller à l'école, même si le traitement avait été efficace. Bon diagnostic, Dr. Cullen.
L'école de Rose et Jasper n'était qu'à cinq minutes en voiture et je savais que Rosalie Hale, mon amie, garderai un œil sur ma petite Rose, sa filleule, de sa classe voir même la prendrait avec elle. Nous avions ce petit arrangement entre nous, ce qui me permettait de gérer mes habituels retards avec moins de stress. Mais je n'aimai pas savoir Rose seule dans la cour de l'école.
Avant même de descendre de voiture, je vis Rose assise dans la cour avec un homme. Mon cœur se mit à battre inexplicablement à un rythme trop rapide.
En entrant dans la cour, je le reconnus.
Edward était avec ma fille.
Rose se jeta dans mes bras et comme d'habitude, encore plus aujourd'hui, je fus apaisée par le petit corps de ma fille. Son parfum et sa tiédeur me calmèrent un peu.
- Alors Rosie, tu as passé une bonne journée ? lui chuchotai je à l'oreille en l'embrassant.
- Oui ! Le maitre est très gentil maman et le docteur est resté avec moi pour attendre que tu viennes. Me dit Rose en se tournant vers Edward qui venait d'arriver devant nous.
- Mme Newton.
Sa voix, tellement semblable à mes souvenirs, me cloua sur place. Je ne démentis même pas. Encore une fois. Son regard sur moi était tellement insistant et troublant que je ne sus que répondre :
- Docteur Cullen.
Quelle idiote ! Il faudra bien lui dire que tu t'appelle plus Newton !
- La princesse est la vôtre alors ? Me dit-il en montrant Rosie. Il avait l'air de se moquer de quelque chose.
- C'est ma fille. Rose. Lui répondis-je tout en sachant que je devrais lui dire aussi, que je le connaissais, que je n'étais plus un Newton … que …
- Je... ne savais pas que c'était t... votre fille. Je lui ai juste tenu un peu compagnie. Je... ne voulais pas qu'elle reste seule.
Sa voix m'interrompit dans mes pensées. J'essayais de me concentrer sur ce qu'il disait et non pas sur les lèvres qui prononçaient ses mots. Des lèvres bien dessinées qui me …
Arrête Bella ! Il est resté avec ta fille sans même savoir que c'était ta fille. Il est mignon, non !?
Il regardait Rose, qui courait partout, soulagée de me retrouver. Soudain, il tourna son visage vers moi et il passa sa main dans ses cheveux. Il faisait toujours ça quand il était embarrassé. Rose s'approcha et je me penchais pour entendre ce qu'elle voulait me dire
- Maman, il a était très gentil, tu sais. Et j'ai touché les cheveux du docteur parce qu'ils brillent comme le feu mais ils sont doux !
Je ris à sa remarque.
Oh mon Dieu, Rosie, tais-toi ma belle
Je ne pus m'empêcher de regarder à nouveau cette tignasse qu'il venait de décoiffer somptueusement. Je sentis mes joues devenir comme du feu elles-aussi en pensant que j'étais jalouse du geste que ma fille s'était autorisée. Il ne fallait pas que je reste près de lui, ma santé mentale en pâtissait. Alors qu'il regardait à nouveau ailleurs, je réussis à articuler difficilement des remerciements.
- Rose et moi, on vous remercie. Elle était contente de votre compagnie. Je n'aime pas non plus la laisser seule.
J'étais en train de m'excuser d'être en retard alors que ce retard était dû ... au fait que j'étais avec son fils.
Mais dans quelle situation idiote étions-nous ?
- On n'a pas toujours le choix. Et Jasper ? Il va mieux ? Me demanda-t-il en me fixant à nouveau attentivement alors que j'allais lui parler de Garrett. Je repris difficilement le cours de la conversation.
- Oui. Plus de fièvre, merci … votre diagnostic était juste et le traitement efficace. Il était fatigué ce matin donc je ne l'ai pas amené à l'école.
J'avais de plus en plus en plus de mal à soutenir son regard insistant. Je ne comprenais pas ce qu'il voulait, ce qu'il pensait.
Je ne le comprenais plus. La tristesse qui me saisit à cet instant me désarma et je restai muette à le regarder lorsqu'il sortit son téléphone de sa poche et le consulta en grimaçant. Il soupira en regardant sa montre.
- Je dois vous laisser. Ma mère et ma sœur … Urgence ! J'ai oublié le rendez-vous ! Et ma sœur même par SMS elle me fait peur. Plaisanta-t-il.
J'eus un instant l'impression de retrouver devant moi le jeune Edward au sourire rayonnant de bonheur qui m'avait séduite en un instant sans m'en rendre compte. Je souris à mon tour.
- Je peux vous faire un mot d'excuse pour le retard ? plaisantai- je à mon tour
- Nope m'dame, pas besoin, j'ai des armes secrètes. Au revoir, Rose ! A bientôt, Isabella !
Pourquoi est-ce que mon cœur s'accéléra à cette phrase qui résonnait en moi comme une promesse ?
Je soupirai en le regardant s'éloigner à reculons d'abord, puis je pris Rosie par la main.
- Viens ma puce, je vais dire bonjour à Rosalie et ensuite on retrouve Jasper. Tu n'as pas faim ?
- Non maman, le docteur m'a donnée un morceau de son chocolat. Me dit-elle en me regardant attentivement.
Une question m'attendait.
- Maman, tu le connais le docteur ?
La question était tombée.
- Oui, je le connais.
Nous étions arrivées devant la salle de classe de Rosalie. La porte était ouverte et elle était en en train de ranger les jouets sur le sol. Elle enseignait avec une patience et un savoir-faire aux tout petits. Il était toujours amusant de voir les parents, les pères surtout, stupéfaits devant cette jeune femme blonde au physique de mannequin qui savait parfaitement mettre à l'aise leurs bout'chous apeurés tout en calmant les plus turbulents.
Elle était grande, blonde avec des formes que toutes les femmes de la ville lui enviaient. Et c'était ma meilleure amie. Elle avait toujours été la pour moi. Depuis dix ans.
Je ne l'avais pas vue depuis une semaine car elle avait pu obliger son mari à prendre une semaine de congé. Je préférais ne pas savoir quelle avait été son moyen de pression. Tout était si …passionnel entre Emmett et elle.
Emmett. Pourquoi tout me ramenait à Edward aujourd'hui ? J'avais oublié qu'Emmett et Edward avait été amis. Avant son départ. J'avais oublié que je les avais rencontrés le même jour. Enfin ... Pour être honnête, mon cerveau avait préféré occulter tout cela. Je regardais Rosalie sans rien dire. Sans même signaler ma présence. Rose elle, jouait un peu plus loin dans le couloir.
- Rosalie ? Tu savais qu'Edward est de retour ?
Les mots m'avaient échappés. Rosalie releva vivement la tête vers moi et elle fut en un instant à coté de moi. Son visage surpris fut ma réponse. Réponse que je connaissais déjà. Elle m'aurait prévenue si Emmett avait eu des nouvelles.
- Bella... non, je ... Tu l'as vu ? Tu lui as parlé ? dit-elle rapidement en m'observant. Je sentais son inquiétude.
- Oui. Deux fois … et j'ai comme l'impression que c'est loin d'être terminé ! soupirai- je.
Si j'étais vraiment honnête avec moi-même, je devais admettre que j'étais heureuse de savoir que je le reverrais.
Oo°oO
Partie 2 Entre amis
Seattle – 10 ans plus tôt
Ambiance : Sting Englishman In New York
Dans les rues fraiches en cette soirée d'automne, Bella marchait assez vivement pour rejoindre Angela qui lui avait donné rendez-vous dans un pub. Elle ne connaissait pas bien les rues du centre ville et cherchait en vain la façade du « Wild Rover ». Angela lui avait dit « une devanture marron et verte. Irlandaise quoi ! ». Elle avait haussé les épaules sachant que ce renseignement ne lui serait d'aucune utilité dans la pénombre. Le vert irlandais dans la nuit ! Angela était adorable.
Depuis deux jours, elles ne se quittaient guère, partageant les mêmes gouts littéraires et la même tendance à prendre leurs études au sérieux, ce qui était loin d'être le cas des étudiantes qu'elles avaient croisées.
Elle aurait aimé l'avoir comme colocataire, mais Angela louait un appartement avec son frère et sa sœur. Leur père, le pasteur Weber, appréciait que ses enfants se surveillent mutuellement. Tout en réfléchissant à son problème pour trouver une colocataire, elle avançait en regardant distraitement les enseignes. Soudain, quelqu'un la saisit doucement par le coude et elle sursauta, s'écartant de l'individu.
- Bella, si tu avances ainsi sans regarder où tu vas, je ne suis pas sûr que tu arrives à destination. Chuchota une voix moqueuse et veloutée, qu'elle reconnut instantanément.
Edward Cullen se tenait à ses cotés, sa haute stature la dominant.
- Tu devrais arrêter de surgir toujours ainsi derrière moi, s'indigna t elle encore choquée par sa proximité inattendue.
Elle entendit son rire léger plus qu'elle le vit. Comme la veille, il portait un jean bleu clair et une chemise blanche, chemise qui formait une tache claire dans l'obscurité naissante. Ce soir, par contre, il avait mis un long manteau noir qui lui donnait une allure d'aventurier séduisant. Elle leva les yeux pour croiser le regard vert étincelant malgré la pénombre.
- Je suis derrière toi, peut-être parce que tu me fuis ?
Elle rougit au souvenir de son départ de la cafeteria la veille.
- Je …, commença-t-elle avant de comprendre qu'il se moquait gentiment.
Elle arrêta de chercher une justification. Préférant le silence.
Ils se regardèrent un moment tous les deux et Edward se demanda encore une fois ce que le regard chocolat de cette fille voulait dire. Il était toujours aussi intrigué par les prunelles à la couleur profonde, qui exprimaient des sentiments qu'il ne comprenait pas.
Il se rendit compte, soudain, qu'il la tenait toujours par le coude et que ce contact banal lui plaisait. Beaucoup même. Il avait envie de plus ... Encore plus … L'odeur de ses cheveux, de son shampoing parfumé à la fraise flottait autour d'elle et il se retenait de saisir les longues boucles qui s'étaient échappées de sa coiffure sage.
Un bruit de pas dans le lointain le ramena à la réalité et il commença à s'inquiéter. La nuit était sombre et elle était seule, dans un quartier qu'il savait être fréquenté par des étudiants pas toujours très sérieux, surtout lorsqu'ils sortaient des bars avoisinants.
- Tu allais où comme ça ? Je peux t'aider ?
Le ton pressant trahissait l'inquiétude naissante du jeune homme. Bella parut étonnée.
- Edward, il fait à peine nuit. Je sais que passée une certaine heure, une fille doit éviter de se balader seule. Je suis nouvelle à Seattle mais pas totalement idiote ! J'ai rendez-vous avec des amis au Wild Rover… et je ne le trouve pas. Conclut-elle, un peu dépitée de son incapacité à se débrouiller seule malgré son ton affirmatif.
- Alors, Edward Cullen arrive et va aider la demoiselle perdue, répondit Edward trop heureux d'avoir un prétexte pour rester un peu plus longtemps avec cette fille qui l'intriguait.
Il lâcha alors son coude mais simplement pour passer son bras gauche autour des épaules de Bella, d'un geste qu'il voulait simplement amical. Bella sentit le bras du jeune homme l'envelopper et une douce chaleur, une sensation de bien-être l'envahit. Sans protester, elle se laissa guider en silence. Ils avançaient sans parler. Profitant l'un et l'autre de cet instant et craignant de briser cette proximité par une parole ou un geste inapproprié.
Arrivés devant la porte du pub une centaine de mètres plus loin, elle s'écarta légèrement, il enleva alors son bras pour le laisser retomber le long de son corps. Une impression de froid la surprit immédiatement. Elle leva le regard vers lui.
- Merci, Edward. J'y serais surement parvenue seule … mais ... c'était ... gentil.
- Je suis quelqu'un de gentil. Tu l'apprendras vite, sourit-il.
- Surement. A bientôt.
Elle lui rendit son sourire avant de se rendre compte qu'il la suivait dans le pub.
- Tu fais quoi derrière moi, encore ? demanda-t-elle surprise qu'il soit toujours là.
- J'ai rendez-vous ici avec des amis, moi-aussi. M'avoua-t-il alors.
Elle ouvrit la bouche et la referma. Surprise. Ils semblaient destinés à se retrouver encore souvent apparemment, du moins si leurs amis avaient les mêmes lieux de rendez-vous. Elle regarda l'intérieur du café. Il était plein mais l'ambiance semblait agréable.
Un grand comptoir en forme de L, en bois d'un roux sombre trônait sur la droite. Les bouteilles de bières, de whisky et autres s'alignaient impeccablement sur le mur couvert de lambris. La lumière, assez tamisée, invitait à des discussions tranquilles sur les hauts tabourets près du comptoir ou autour de tables plus tranquilles. Bella se sentait bien ici. La voix de Sting chantant « English man in New York » résonnait doucement dans la pièce. Elle repéra la silhouette fine d'Angela qui lui tournait le dos, à une table dans un coin tranquille.
- Bien, je vais te laisser. Angela est là … Tes amis à toi sont arrivés ? demanda-t-elle, partagée entre l'envie de rester encore un peu avec lui et la nécessité de s'éloigner pour respirer plus calmement. Elle se sentait troublée, trop troublée en sa présence.
- Ouep. Dit-il en lui désignant du menton la même table où se trouvaient aussi Jasper, Emmett, un autre jeune homme brun et une magnifique blonde.
Il sourit. Il ne savait pas que Jasper et Emmett avait projeté de retrouver d'autres personnes, mais il était satisfait de la situation.
- Allons-y. Continua-t-il en reprenant son coude pour la conduire vers leurs amis.
Ils s'assirent face à face et elle fut décontenancée de perdre sa chaleur. Emmett, comme la veille, leur présenta Rosalie Hale, la sœur de Jasper, qui venait d'arriver à l'université. Elle débutait un cursus de mathématiques en compagnie d'Eric Yorkie, le long jeune homme brun souriant. Rosalie était aussi blonde que son frère et ce qui frappait immédiatement chez elle, c'était sa beauté. Elle semblait faite pour orner le papier glacé des magasines de mode : des formes parfaites, un visage d'ange et une confiance en elle irréprochable. Bella se sentit assez vite à l'aise avec les nouveaux venus. Pour une première sortie étudiante, elle était étonnée de sa faculté à communiquer avec les autres, elle qui était si peu sociable à Forks. Elle comprit rapidement que Rosalie était hébergée provisoirement chez son frère.
- Il m'est impossible de rester avec eux. En deux jours, ils ont mis sens dessus-dessous le salon et la cuisine. Je ne veux pas passer mon temps à ranger derrière eux et ... Emmett ronfle ! Commentait Rosalie, expliquant les difficultés de sa vie avec les deux hommes.
- Impossible, tu mens ! protesta Emmett, indigné par les accusations de la jolie blonde.
Elle le toisa de son regard bleu et il se tassa un peu sur lui-même.
- Je ne ronfle pas, dit-il sur un ton plus bas, ne voulant pas abandonner totalement le combat.
Le rire communicatif d'Edward retentit. Il se pencha en avant.
- Rosalie, tu occupes mon ancienne chambre ?
- Oui, je ne dors pas sur le canapé. Il est plein … de … fringues non rangées !
- Alors, je te plains. Il ronfle et de ma chambre c'est vrai que j'entendais … tout ce qu'il se passe dans la pièce voisine !
Emmett envoya un coup de poing dans le bras de son ami, qui le frotta machinalement.
- Sympa, les copains. Je vois que je peux compter sur toi ! Allez Rosalie, si t'es pas heureuse avec nous, cherche et trouve une autre location. Je vais rire ... si t'arrive à trouver un appartement sans coloc' qui ronfle ! dit Emmett, légèrement vexé mais souriant.
Emmett avait un caractère bouillant mais il ne pouvait en vouloir à personne bien longtemps. Et il appréciait Rosalie Hale. Même si il ne l'avouerait pas ... pas tout de suite. C'était la sœur de son meilleur ami.
- Je cherche une coloc'. dit Bella.
Les autres autour de la table se turent. Elle avait parlé sans réfléchir et se mordit la lèvre, un peu angoissée de la réaction de ses nouveaux amis. Tous les regards se tournèrent vers elle. Le regard bleu intéressé de Rosalie semblait réfléchir déjà à l'intérêt de cette proposition. Le regard vert profond d'Edward se plaça sur ses lèvres et ne bougea plus. Elle préféra regarder ailleurs.
- Tu ronfles ? demanda immédiatement rompant le silence Emmett
- Ca ne te regarde pas. C'est pas à toi que s'adresse ma proposition Emmett, répondit Bella en riant avant de continuer, mais personne n'a émis de plaintes jusqu'ici.
Edward écoutait à peine leurs paroles. Il regardait Bella. Il la fixait comme si ses lèvres seules avaient la réponse. Bella n'était pas son type de fille. Non, il sortait avec des filles comme … Tanya. Des filles qui ne lui demandaient rien ou pas grand-chose.
Alors pourquoi avait-il envie d'en savoir plus, envie d'être avec elle, de l'écouter ? Il soupira discrètement et se promit de faire ce qu'il fallait pour satisfaire ses envies. Il la raccompagnerait, par exemple, ce soir. Cela pourrait être un bon départ.
Bella regardait Rosalie. La jeune femme lui était sympathique. Mais elles ne se connaissaient pas. Une colocation, c'était … sérieux. Il fallait avoir des points communs et apparemment Rosalie et elles n'en avaient pas beaucoup. Cependant, il lui semblait que c'était possible. Leurs regards se croisèrent et lentement, en même temps, elles se sourirent.
- Ok, je passe demain voir l'appartement. dit Rosalie.
Angela éclata de rire.
- Tu verras Rosalie, il est superbe. Tu ne perds pas au change … Et Bella te lira un passage de Shakespeare pour t'endormir le soir !
Bella leva les yeux au ciel devant les taquineries de son amie.
- Tant mieux. J'avais des lacunes en littérature à force d'entendre parler de maladies et d'anatomie. Toi et moi, Bella, on fera de belles choses ensemble.
Bella venait de se faire une nouvelle amie. Elle soupira. Le bonheur semblait à portée de main.
Elle tourna légèrement la tête et en face d'elle, elle croisa le regard songeur d'Edward. Il lui adressa alors un lent sourire de connivence, comme s'ils partageaient un secret.
Le bonheur ? Pourquoi pas.
FIN pour ce chapitre ...
J'espère que vous aurez lu cela avec ..plaisir.
J'écoute JohnnyFlynn- The Box (minute pub).. à ne pas manquer ...
Je veux remercier celles qui me suivent, celles qui me mettent en favoris et celles qui reviewent.
Je remercie mlca66 qui se vernit les orteils sur une plage française.
Je ne remercie pas Tied... qui me dérange toutes les 30 secondes quand j'écris pour me dire "OMG ...(suitecensurée) ..."Ok je fais pareil (ou pire). En fait si je la remercie on a SUPER bien bossé cette semaine... et puis ... soupir...Bon BB s'est envolé..
Sais tu qu'il est 2h35 du mat et que tu es pas rentrée ?Ouep je penses que tu le sais..boulot boulot ..
Merci à toutes
Review si vous le sentez ..
Bizz
Nic. Cullen
