Bonsoir à tous mes petits Darlings ! Je remue d'impatience à vous donner la suite car j'avoue que jusqu'à là il n'y a pas beaucoup de consistance même si y a pas beaucoup de public pour l'instant x) enfin c'est que le début bref bonne lecture!

~Darling~

-Tu es prêt ?

-J'aurai préféré une douche et des vêtements propres à un repas familial bruyant, mais bon.

-Tu restes avec nous, hein papa ?

Il eut un instant d'hésitation : passer trois jours sous le même toit que deux lesbiennes et deux enfants ne faisait pas parti de son plan.

-Tu pourras t'installer dans l'atelier.

-S'il te plaît, Papa ! Après je te verrai plus pendant looooooooongtemps.

-D'accord, céda-t-il avec un soupir de résignation.

-Ouais ! -Si tu pouvais faire semblant d'être un minimum surpris, ça m'éviterait des problèmes, signala Lindsay.

-Rassure-moi, il y aura de la viande à manger ?

-Bien entendu. Diététique et sans calorie, se moqua-t-elle.

Il soupira.

-Allez, courage !

Lindsay ouvrit la porte, il posa sa valise dans un coin de l'entrée et enleva son manteau. Plus vite il irait, plus vite il en aurait fini avec les grandes retrouvailles. Il entra dans le salon et, même préparé, il faillit avoir une crise cardiaque quand ils se mirent tous à crier.

-Quelle surprise. Mon Dieu, j'ai failli mourir.

Debbie fit une grimace.

-Menteur.

Il sourit et Gus s'accrocha à son pantalon.

-C'est ma faute GranMa.

-Oh Gussie. GranMa ne t'en veux pas, chéri.

Gus fit un clin d'œil à son père quand Debbie se pencha pour l'embrasser. C'était bien son fils.

Debbie manqua de lui briser deux côtes en le serrant dans ses bras. Michael lui fit un sourire compatissant et vint l'embrasser à son tour.

-C'est bon de te revoir.

-Hey Mikey, fais attention, ton mari pourrait se faire des idées.

-Aucune chance. Brian, salua un grand homme.

-Ben.

C'était la première fois qu'il rencontrait la nouvelle moitié de Michael. Après que David soit parti, Michael était finalement resté à Pittsburgh. Ca ne l'avait pas beaucoup étonné : après tout, Michael ne pouvait rester loin de sa famille, ou les communications téléphoniques l'auraient ruiné très vite.

Apparemment, Michael avait grandi et s'était fondé une famille. Il avait un mari et, ensemble, avaient adopté un adolescent en pleine crise doté d'un passé bien chargé prénommé Hunter. Michael aimait les gens compliqués.

Emmett était devenu célèbre dans l'organisation de réceptions huppées : un travail digne d'un homo avec des goûts vestimentaires plus que douteux.

-Hey Bri !

-Théodore.

Ted avait, quant à lui, changé de boîte après quelques temps. Sans doute avant de se faire virer pour conduite indécente sur son lieu de travail. Son nouveau poste dans une entreprise plus dynamique avait l'air de lui réussir : il ne partageait plus les locaux avec des comptables tous plus insipides les uns que les autres. C'était presque agréable de le voir. Mélanie vint le saluer comme à son habitude sans effusion avec le bébé dans les bras. La petite fille de Michael s'agitait déjà, promettant d'être un véritable monstre. Vic et son compagnon vinrent le saluer à leur tour.

Brian se dit que ça se passait bien mieux que prévu.

-Allez, offrons lui un verre avant qu'il ne s'évanouisse, se moqua Vic en lui tapant l'épaule.

Brian sourit et s'installa sur le canapé, Gus grimpant sur ses genoux une seconde après.

-Alors, raconte-nous New York !

-Brillant. Sexy.

-L'environnement idéal pour toi, il semblerait.

Vic raconta les derniers potins glanés entre Liberty Avenue et les réceptions mondaines qu'il organisait avec Emmett.

Brian apprécia de ne pas être le centre de la conversation et fut heureux de constater que tout était comme avant : il restait plutôt en retrait, écoutait, plaçait ses commentaires sarcastiques au bon moment, faisant couiner les lesbiennes de dégoût et s'attirant les claques affectueuses de Debbie.

Les bonnes vieilles habitudes avaient repris leurs droits et il devait avouer qu'il aimait bien ça.

Vic l'avait bien aidé les premiers temps à New York. Il y avait vécu longtemps et avait gardé de bons contacts là-bas. Juste assez pour que Brian ne soit pas dépaysé et trouve les bons coins rapidement et facilement. Brian l'appelait de temps en temps pour lui parler de certaines nouvelles découvertes dans la Grande Pomme, Vic n'y étant plus retourné depuis qu'il était tombé malade.

Brian secoua la tête en entendant la fin d'une blague d'Emmett, sourit, finit sa bière et passa à table avec les autres. Il s'installa à coté de son fils et de Michael. Il tourna la tête et s'arrêta un moment devant le tableau qui surplombait la cheminée. Il y avait quelque chose de familier dans les couleurs chaudes et vives de la toile. Il ne releva pas les regards embarrassés autour de lui. Mélanie posa le bébé dans sa chaise.

-C'est un cadeau de Justin pour la naissance de Jenny, dit-elle sans même le regarder.

Il ne s'était pas tendu et quiconque lui disant le contraire se serait pris une remarque bien sentie dans la figure. Il n'avait pas pu s'empêcher de remarquer que personne n'avait encore prononcé son nom. Il était d'ailleurs impressionné de voir à quel point Debbie s'était maîtrisée.

-Il a fait des progrès, commenta-t-il sans vraiment prêter attention au reste.

-Jus m'a appris à faire de la peinture ! Tu veux voir ?

-Plus tard, chéri, répondit Lindsay. D'abord on mange.

-D'accord ! Bon appétit ! s'exclama Gus.

Il sourit devant l'énergie du garçon.

Un peu plus tard, dans la cour derrière la maison, sa cigarette à la bouche, il ne sursauta même pas quand Michael commença à lui parler. Cette habitude-là, il ne l'avait pas perdu.

-Ca va ?

-C'est un peu trop d'un coup. Toute cette nourriture presque végétarienne et cette dose de famille, répondit-il avec une pointe de sarcasme.

Michael sourit et lui piqua sa cigarette pour en tirer une taffe.

-Le professeur ne va pas apprécier ce plongeon soudain dans la nicotine.

-Tu as toujours eu une mauvaise influence.

-Où est ton adolescent rebelle ?

-Il finit ses examens. Sa première année de droit se finit dans une semaine.

-Intéressant comme choix de carrière.

-Il a dit : « Pour mettre en taule ces enculés qui battent, forcent et violent les enfants. ». Il essaye toujours de parler de castration en plus qu'une condamnation à perpétuité.

-Très… pacifiste.

-Tu comprends pourquoi il nous rend si fier.

-Je vois ça.

-Alors Monsieur le partenaire, tu fais quelque chose d'autre dans la vie que travailler, boire et baiser ?

-L'essentiel Mikey. Voyager. Le dernier en date était Paris.

-Tu as fait Versailles et le bateau-mouche ?

-Plutôt l'Amnesia et le Marais.

-Intéressant choix de tourisme.

-Je ne fais pas de tourisme, je travaille.

-Aucun intérêt.

-Serais-tu devenu un gentil homme au foyer ?

-Je deviendrais fou en quelques heures. Non, le magasin marche plutôt bien en ce moment, surtout avec la boutique Internet.

-Quelle belle invention que celle-là.

-Hey ! Si je devais compter sur toi, je n'aurais jamais de tes nouvelles ! Tu détestes le téléphone dès que ça n'est pas pour le sexe et tu ne viens jamais. Heureusement qu'il y a les mails.

Il sourit malgré lui. Michael le connaissait bien. Il y eut un moment de silence entre eux avant que Debbie ne les appelle pour le dessert.

-Il vaut mieux qu'on y aille.

-On ne sait jamais avec quel ustensile de cuisine Deb peut venir nous chercher.

Michael se mit à rire et lui donna une tape dans le dos.