Journal de Scott McCall – Partie 3

Stiles est drôle. Il est teeeeellement drôle que je suis le premier à le reconnaître. Il a tout ce qu'il faut pour l'être, maladroit, hyperactif, cynique, qui dit toujours ce qu'il pense et embobine facilement les gens... oui, Stiles est drôle.

Contrairement à moi. Disons que la seule chose qu'on pourrait trouver drôle chez moi c'est ma tronche de traviole et le fait que j'ai Stiles comme ami. C'est sûr qu'à coté de lui je suis normal. Pour ne pas dire banalement normal. Faut bien avouer que quelqu'un de banal, ça n'a rien de drôle ni d'excitant. Je le savais, moi, qu'il y avait des filles voulant sortir avec Stiles, mais il faisait une fixation sur Lydia Martin, allez savoir pourquoi. Certains se demandaient comment nous faisions pour être amis, le silencieux et le bavard...

Et pourtant, maintenant c'était rentré dans la tête de tout le monde, nous étions "Stiles et Scott", un peu comme un couple ou un duo comique, je ne sais pas, apparemment nous étions inséparable. Stiles disait même que nous étions comme des frères. Bien... Si ça lui fait plaisir de penser ça, qui suis-je pour le lui refuser ? Mais forcément, pour le peu que je m'éloignais de lui, on me demandait si on s'était disputé ou quelque chose comme ça... On n'a même plus le droit de vouloir se retrouver un moment seul, c'est ça ?

Je lui souriais, toujours. S'il me considérait comme son frère alors autant que j'agisse comme tel, je le protégerais. Je serais toujours là pour lui. Parce qu'il faut bien reconnaître que si je reste avec lui, c'est que je suis loin de le détester, non, c'est même tout le contraire. Je l'aime. Je l'aime et je l'admire de réussir à être ainsi. Si vivant. Si insouciant. Si lui.

Stiles n'était pas seulement mon meilleur ami, il était aussi la personne la plus importante à mes yeux, ma faiblesse et ma force, celui qui même en ayant mille qualités et mille défauts, je continuerais à l'aimer et à faire en sorte qu'il soit heureux dans la vie. Je ne pourrais jamais m'en séparer, à moins qu'il le veuille, car tout ce que je désire c'est son bonheur.

C'était plutôt en bonne voie... avant qu'il ne vienne me chercher pour aller trouver une moitié de cadavre.