HP OC – Elèves à Poudlard

Disclaimer: Lieux, personnages, trame principale et formules magiques appartiennent à JK Rowling. Les autres personnages sont de moi et Virginie.

Remerciements:

- Toujours Gini et ses idées qui me font rebondir

- A Little Mo pour ma première review ! Ton petit mot m'a vraiment fait chaud au cœur.

- Et à tous ceux qui liront et commenteront ma fic.


HP OC – Elèves à Poudlard – 1ere année – Ch2

Si elle avait bien tenu la main de son père en traversant le mur du quai 9 ¾, une fois sur celui-ci elle ne l'avait pas relâché pour autant. Il régnait un tel état d'agitation sur ce dernier que la petite fille avait l'impression d'être entré dans une fourmilière géante. Les charriots se bousculaient, des élèves plus âgés papotaient, une multitude d'animaux enfermés dans leur cage protestaient et des parents tentaient tant bien que mal de caser les bagages de leur progéniture là où ils pouvaient. Si elle avait eu du mal pour quitter sa mère et sa sœur tout à l'heure, elle savait que la séparation finale avec son père, dernier lien présent avec sa famille, allait être très difficile. Pourtant, elle n'était pas du genre fille à papa. Le Poudlard Express était là devant elle, et il était le premier élément de sa rencontre avec le nouvel univers qu'elle allait devoir affronter.

Son père l'emmena vers une porte d'un wagon qui semblait momentanément vide.

« Tiens, regarde Iris. Il n'y a pas grand monde par ici. »

Il lui monta sa malle et aida la fillette, qui tenait Wodka dans son panier, à grimper dans le wagon.

« Et bien voilà. Nous y sommes. Ca va aller ma fille ?

- Oui, déglutit difficilement Iris. Ca va aller. »

Elle tenta d'afficher un sourire encourageant à son père.

« Bon et bien je vais te laisser t'installer tranquillement, d'accord ? Tu me fais un petit coucou par la fenêtre pour que je vois où tu es placée ? »

Iris hocha la tête en signe d'acquiescement et serra son père bien fort dans les bras. Ca y est, les larmes commençaient à lui monter aux yeux, mais ça irait, elle le savait. Elle fit un dernier signe de la main à son père, et pénétra dans le couloir qui menait aux compartiments, son chat sous le bras, et trainant sa malle par derrière. La progression dans le couloir était difficile. Des élèves discutaient allègrement, d'autres se poursuivaient en rigolant. Les premiers compartiments qu'elle croisa étaient déjà remplis d'élèves plus âgés. Il n'était donc pas question pour elle qu'elle se joigne à eux. Un autre n'était rempli que de trois garçons, un blond au visage pâle entouré de deux autres beaucoup plus grands et costauds, mais à leurs ricanements et à leur timbre de voix, Iris su tout de suite qu'il ne fallait mieux pas rentrer, et ce pour sa propre sécurité. Encore un groupe de filles plus âgées gloussant et pouffant, puis deux jeunes garçons, un brun avec des lunettes et un roux beaucoup trop bruyant à son gout, et qui étaient en si grande conversation qu'Iris ne se senti pas de d'incruster. Finalement, elle passa la tête dans un compartiment où un grand type était seul assis.

« Bon, se dit-elle, va falloir que je me lance à un moment ou un autre. »

« Est-ce que je peux m'installer ? demanda-t-elle au garçon du compartiment. »

Celui-ci répondit par un signe de tête affirmatif. Il était plongé dans la lecture d'un énorme livre qui aurait assommé n'importe qui se le prendrait sur la tête.

« Et bah dis donc, s'ils nous obligent à lire des livres comme ça pendant les vacances, c'est pas gagné, songeait Iris en le regardant. »

Elle glissa sa malle sur la banquette d'en face, Wodka dans sa cage en équilibre dessus et s'installa près de la fenêtre. Grimpant sur la banquette, elle ouvrit le haut de la vitre pour faire un signe à son père. Celui-ci, la repérant, s'approcha pour faire un dernier adieu à sa fille.

« Nous t'enverrons Opera dans la semaine. Fais bien attention à toi d'accord ?

- Promis Papa. »

Le train commençait à démarrer. Son père marcha quelques secondes sur le quai à sa hauteur lui faisant des signes, puis le train prenant de la vitesse, il s'arrêta. Iris vit ainsi sa silhouette rétrécir progressivement, et bientôt il ne fut plus qu'un point. Ca y est. Elle était partie. Elle soupira un grand coup, et se rassit sans légèreté aucune sur la banquette. Le grand type, installé près de la porte du compartiment lui jeta un haussement de sourcil interrogatif. C'était un garçon massif, les cheveux châtains avec une tête de poupon. Il portait des vêtements moldus et ne possédait comme bagage qu'une énorme valise qu'il avait réussi à caser sur le porte-bagages au-dessus des banquettes.

« Pas très bavard mon voisin. Le voyage risque d'être long, pensa-t-elle. »

C'est à ce moment qu'une petite fille poussa la porte du compartiment. Elle était vêtue d'une longue robe jaune africaine, ses cheveux nattés étant finis par des perles multicolores. La pauvre semblait avoir une demi-douzaine de bagages avec elle.

« Ouf… Je… je peux m'installer ici ? S'il vous plait ?

- Oui, bien sûr, répondit immédiatement Iris. »

Le grand type avait répondu une fois de plus par un hochement de tête, et était retourné se cacher derrière son livre. Son voisin ne semblant pas vouloir aider la nouvelle venue, Iris bondit de son siège et commença à essayer de trouver de la place pour tous les bagages. Une fois installée, la petite fille vint s'asseoir près de la fenêtre en face d'Iris.

« Merci beaucoup, c'est très gentil de m'avoir aidé. »

Elle s'exprimait avec une voix de petite souris dans un anglais irréprochable, avec cependant un léger accent.

« Mais de rien, répondit Iris. Au fait, je m'appelle Iris. Et c'est ma première année à Poudlard. Toi aussi ?

- Oui aussi. Je suis arrivée hier à Londres. En fait c'est la première fois que je voyage. Je… ça fait bizarre de se retrouver ici.

- Oui c'est vrai. Ca fait surtout un peu peur. Papa et maman m'ont raconté beaucoup de choses sur Poudlard, mais j'ai du mal à imaginer que tout cela va bientôt devenir réel. En fait, on n'utilise pas trop la magie à la maison. Nous habitons un quartier moldu.

- Ooooh, c'est dingue ! Je crois pas que je pourrais ! Ca doit être trop bizarre. Moi, mes parents l'utilisent tout le temps et j'ai trop hâte de pouvoir essayer moi aussi.

- Bah je sais pas. Pour moi c'est normal que les deux cohabitent. Mes grands-parents paternels sont moldus, et j'ai des amies moldues.

- Chez moi, tous le monde est sorcier. Mes parents, mes grands-parents, mes oncles, mes tantes, mes cousins, enfin tous le monde. Et nous habitons un village où il n'y a que des sorciers.

- C'est vrai ? Alors oui, ils doivent tous beaucoup utiliser la magie.

- Au fait, je ne t'ai pas dit mon nom. Je m'appelle Nadia. »

Les petites filles commencèrent alors une conversation à bâtons rompus dans lequel se mélangeaient magie, météo, famille, inventions moldues, animaux et bien d'autres choses encore. Elles furent interrompues plusieurs heures plus tard par le bruit de la porte coulissante du compartiment qui laissa apparaitre une dame souriante poussant un chariot.

« Est-ce que quelqu'un veut quelque chose ? »

Les jeunes filles bondirent de leur siège et se précipitèrent de suite vers le chariot. Elles bousculèrent au passage leur compagnon de voyage dont les jambes prenaient beaucoup de place. Mais cela ne parut pas le toucher. Au contraire, il releva les yeux de son livre et commença à regarder avec beaucoup d'intérêt les jeunes filles qui semblaient vouloir dévaliser le chariot.

« Ooooh des chocogrenouilles ! s'exclama Nadia. J'en trouve si rarement chez moi ! Tu sais que les cartes font l'objet d'un véritable trafic là-bas. Mon grand-frère a un ami qui a réussi à vendre une carte pour plus de 10 mornilles. Et ce n'était même pas une carte rare.

- C'est pas possible ! Alors que c'est si facile de s'en procurer en Angleterre ! Oh regarde, il y a aussi des dragées surprises de Bertie Crochue. Je vais en prendre deux boîtes, Madame.

- Et bien moi, je vais vous prendre 10 chocogrenouilles.

- C'est pas un peu beaucoup ? Tu vas être malade si tu manges tout ça.

- Oh non, ne t'inquiète pas. Je me fais juste une réserve. »

Les deux fillettes payèrent leurs friandises et revinrent s'asseoir à leur place.

« Tu veux quelque chose mon garçon ? »

Le grand type secoua négativement la tête et la dame referma la porte avant de partir pour le compartiment suivant. Les deux filles, dans leur coin, dévoraient leurs bonbons en riant de bon cœur. Soudain, une chocogrenouille, un peu plus vive que les autres, bondit brutalement de sa boîte et alla se poser sur le livre de leur voisin. Celui-ci lâcha son livre et se leva brutalement, pris de panique. Iris ne put s'empêcher d'éclater de rire.

« Mais qu'est-ce que c'est que ça ? demanda le jeune garçon. »

Contrairement à ce qu'on aurait pu croire au vu de sa taille, il possédait une voix toute fluette, une voix de petit garçon.

« Désolée, rougit Nadia. Elle m'a échappé. »

Le jeune garçon saisit la grenouille entre ses doigts et la regarda avec beaucoup d'attention.

« Tiens, elle ne bouge plus. On dirait maintenant un chocolat normal.

- Mais c'est normal… commença Nadia de plus en plus rouge. »

La jeune fille pensait en effet que le garçon essayait de se moquer d'elle. Et ça la mettait très mal à l'aise. Iris, en revanche, n'eut pas la même impression.

« Attends, tu n'as jamais vu de chocogrenouille de ta vie ?

- Euh…

- T'es en quelle année ? »

Le grand garçon déglutit difficilement et baissa la tête.

« En première année. »

Nadia resta bouche-bée par la surprise. Ce type si grand était en première année ? Soit il était attardé, soit il avait mangé trop de soupe quand il était petit. Iris haussa les sourcils et continua son interrogatoire.

« Alors tu as onze ans comme nous ?

- Oui… en fait je vais pas tarder à les avoir.

- J'imagine que tes parents doivent être des moldus ?

- Des moldus ? Ah oui, tu veux dire des gens sans pouvoir magique. Oui, c'est ça. J'ai essayé de lire ce que je pouvais sur le monde de la magie, mais j'ai beaucoup de retard. »

Il tendit à Iris l'énorme livre qui était par terre. Elle le prit, mais de ses deux mains.

« Ouaaaaah, l'Histoire de Poudlard ! T'en as du courage !

- Bah… c'est juste pour pas avoir l'air trop débile par rapport à ceux qui viennent de familles de sorciers. Déjà que je passe pas inaperçu… »

Iris ne pu s'empêcher de lancer un coup d'œil à Nadia. Effectivement, avec la taille et la carrure qu'il avait pour son âge, il aurait du mal à passer inaperçu parmi les premières années. Le garçon tendit la chocogrenouille baladeuse à Nadia.

« Tiens, j'ai compris ce que c'était maintenant.

- Oooh, mais non, je t'en prie, garde-la.

- Tiens, je te dis, tu as dit que tu les aimais beaucoup.

- Non non, elle est pour toi.

- Allez, Nadia te le propose de bon cœur. Et puis si tu veux tout connaître du monde de la magie, il faut que tu fasses l'expérience des chocogrenouilles !

- Bon, et bien merci.

- Au fait, tu t'appelles comment ?

- Théod… Ted. Ted Austen.

- Moi, c'est…

- Iris, je sais. Et toi, c'est Nadia. Je vous ai entendu discuter vous savez.

- Tu… tu écoutais notre conversation ? demanda Nadia timidement.

- Désolé, dit Ted en se grattant la tête. J'ai pas pu m'empêcher…

C'est à ce moment qu'une fillette brune aux cheveux touffus ouvrit vivement la porte. Elle portait déjà sa robe de sorcier et elle avait des dents plus que proéminentes.

« Dites, vous n'auriez pas vu le crapaud de Neville ? Il l'a perdu.

- Bah non, pas vu de crapaud, répondit Iris.

- Ca doit être un crapaud baladeur comme celui-ci, dit Ted en montrant la chocogrenouille qu'il tenait toujours entre les doigts. »

Nadia et Iris rirent de bon cœur. Mais ça n'amusa visiblement pas la jeune fille aux cheveux ébouriffés qui haussa les sourcils avec un air d'agacement.

« Bon et bien, si vous la voyez, prévenez-moi. Au fait vous devriez vous habiller, parce qu'on ne va pas tarder à arriver.

- D'accord. Merci, répondit Iris.

- Pas de quoi. »

La jeune fille partie, Iris et Nadia se mirent à regarder Ted fixement. Innocent, celui-ci mangeait sa grenouille tout en descendant sa valise. Sentant le regard des jeunes filles, il ne comprit tout d'abord pas.

« On aimerait se changer Ted.

- Ah oui, bien sûr ! Attendez, je prends mes affaires et je vais dans les toilettes, dit-il en rougissant. »

Ce qu'il fit d'ailleurs si prestement, que les fillettes ne purent s'empêcher de rigoler. Et tandis que Nadia sortait sa robe de sorcier de sa valise, Iris réfléchissait. Ils arrivaient donc à Poudlard. L'anxiété qu'elle avait eu en début de matinée semblait finalement disparue. Elle avait eu la chance de rencontrer deux autres premières années et qui plus est, très gentils. Oui, elle s'était déjà fait des amis.

« Poudlard, nous voilà !»