Titre de l'histoire : Love me, please, love me (au cas où quelqu'un ne l'aurait pas encore compris ... )
Auteur : Ju'
Résumé : Comme chaque matin, Harry se promène seul dans les couloirs et comme chaque matin, Draco en profite pour l'insulter. Mais ce matin, justement, le brun n'arrive pas, n'arrive plus à le supporter.
(je sais, c'est toujours le même ... Mais vu que je ne sais pas bien les faire et que celui-là me paraît ... hum ... potable, je le laisse pour tous les chapitres !)
Rating : M (maiiiiis, à la rigueur pour les idées dans ce chapitre, le rating n'est pas encore justifié ... )
Disclaimer : Au risque d'étonner ("quoiiiiii ? Cette auteur sensationnelle n'est pas JKR ? Pas possiiiiiible !") ou de décevoir ("Pffffff, de nos jours faut pas s'attendre encore à trouver quelque chose d'authentique ...") je ne suis pas la célèbre et géniallissime JK Rowling, détentrice de ces magnifiques personnages ET d'une fortune colossale ... Oui, la vie est parfaois cruelle ...
Note de l'auteur : Voili, voilou ! Alors c'est l'avant-dernier chapitre de cette mini-fic ... Les révélations sont assez ... eh bien ... étonnantes d'après celles qui l'ont déjà lu. Moi je l'aime bien ... Même si mon préféré reste sans conteste le dernier (Moi ? Perverse ? Pensez-vous ...) Bien, j'espère en tout cas qu'il vous plaira et que je recevrais encore ces reviews trèèèès gentilles qui m'ont fait réellement plaisir (me suis sentie moins nulle ) ... Merci encore !
Bonne lecture !
Deuxième partie
2. Quand ils découvrent la vérité.
- Et maintenant ?
- Maintenant … Je me suis reconstruit, je crois.
- Tu ne me hais plus ?
- Non, je ne te hais plus depuis longtemps. »
HPDMHPDM
« Malfoy ?
- Hum ?
- Pourquoi t'es-tu « écroulé » après la guerre ?
- Tu es trop curieux.
- Peut-être, mais j'aim …
- Cela ne te regarde pas ! »
HPDMHPDM
« J'ai été forcé de devenir Mangemort. Mon père m'avait lancé tellement de Doloris que je n'étais plus en mesure d'opposer aucune résistance, il m'a obligé à accepter cette marque. Il voulait que je devienne comme lui, serviteur zélé d'un maître mégalomane, il voulait que je devienne un monstre froid, calculateur … un assassin.
Mais moi, je ne voulais pas, je ne pouvais pas tuer, je n'avais rien contre les moldus, ils m'indifféraient juste profondément. Alors, quand la marque a été apposée sur mon bras, j'ai ravalé ma fierté et mon orgueil mal placé et je suis allé demandé de l'aide à Snape. Je savais qu'il était espion, il me l'avait confié pendant ma cinquième année parce qu'il savait que je ne voulais pas devenir Mangemort, nous avions toujours été très proches …
Et puis je suis devenu espion à mon tour, parce que je n'avais pas le choix, parce que je voulais que cette guerre cesse, parce que je ne voulais pas être un vulgaire esclave. Tu n'imagines pas à quel point c'était jouissif de baiser la robe de Voldemort tout en sachant parfaitement que toutes les précieuses informations que j'avais recueillies allaient vous servir à déjouer ses attaques meurtrières et ses plans démentiels. Parce qu'il m'adorait en plus, j'étais son petit favori. Mon père était tellement jaloux … Et puis j'ai dû faire des choses horribles, il fallait que je joue mon rôle, tu comprends. Sais-tu ce que ça fait de se réveiller en hurlant la nuit couvert de sueur ? Oui, bien sûr que tu le sais. Ensuite, tout s'est assez vite enchaîné, vous tuiez les Mangemorts, Voldemort s'énervait et a fini par découvrir un des espions dans ses rangs. Il est entré dans une rage folle et a torturé Snape sous nos yeux pendant des heures interminables. Et il avait un petit sourire sadique et victorieux que j'avais envie de lu ôter avec mes ongles, je voulais lui arracher les lèvres longuement et douloureusement, je souhaitais plus que tout enlever cette expression réjouie de son visage.
Deux jours plus tard, tu le tuais et la guerre était finie. Mes parents étaient morts de ma propre baguette, en me maudissant. Que me restait-il ? Rien. Rien d'autre que cette ignoble marque. Snape, même Snape m'avait abandonné … Sais-tu qu'il a été mon premier amant ? Bah … Cela n'a plus guère d'importance maintenant … »
HPDMHPDM
« Tu l'aimais ?
- Pardon ?
- Snape. Tu l'aimais ?
- Non. Enfin si, bien sûr, mais pas comme l'on aime un amant. Pour moi, il était un ami précieux, la seule personne qui savait tout de moi, mes craintes et mes espoirs, ce que j'aimais et ce que je détestais. Il était mon confident, en quelque sorte.
- Alors … Pourquoi ?
- Pourquoi avoir couché avec lui ? »
Son sourire devint amer, douloureux. Ses souvenirs refaisaient surface et il n'aimait pas cela, pas alors qu'il tentait désespérément chaque jour de les enfouir dans un coin obscur de sa mémoire. Il se sentait trop vulnérable en cet instant.
« Nous avons tous fait des sacrifices pour gagner cette guerre, Potter.
- Explique-moi …
- Quelle importance, maintenant ?
- C'est important pour moi.
- Et c'est trop douloureux pour moi. Je t'ai dis, tu n'imagines pas ce que j'ai dû faire en tant qu'espion, toutes ces preuves de fidélité que j'ai apporté à Voldemort pour qu'il ne me soupçonne pas. J'ai torturé de la pire des façons des gens innocents devant lui, des étudiants que j'avais côtoyés à Hogwarts et qui étaient prisonniers. Et je le faisais en ricanant méchamment, comme se le devait un bon Mangemort.
- Mais tu ne le supportais pas, n'est-ce pas ?
- Je n'ai jamais autant vomi que pendant cette période de ma vie.
- Charmant.
- N'est-ce pas. »
HPDMHPDM
« Tu ne vas rien me dire ?
- T'es lourd, Potter, je peux au moins t'accorder ça.
- Moui, je sais.
- Ecoute, ne fais pas cette tête, c'est une partie humiliante de mon existence dont personne n'est au courant, sauf Snape, qui m'a soutenu, parce qu'il ne pouvait faire que cela … D'ailleurs, je ne sais même pas pourquoi je te raconte tout ça.
- Parce que tu en as besoin ?
- Je n'ai besoin de rien, ni de personne.
- C'est faux, et nous le savons tous les deux.
- Oui. Oui, peut-être bien que je le sais.
- Alors raconte-moi.
- C'est de la curiosité mal placée.
- Non, tu m'as inquiété à parler ainsi. Je ne sais pas grand chose finalement de ton rôle pendant la guerre. Je sais seulement que tu étais l'espion qui nous rapportait toujours les informations les plus importantes. Tu étais toujours au courant de tout et je commence à me demander comment tu arrivais à les avoir. Non que je doute de tes pouvoirs de sorcier, mais il y avait quelque chose en plus, n'est-ce pas ? Des choses que même Snape ne pouvait pas faire pour avoir ces informations.
- …
- J'ai raison, n'est ce pas ? Alors dis-moi, j'ai besoin de savoir. »
Draco plia ses genoux et les entoura de ses bras avant de poser son menton dessus, les yeux perdus dans le vide. Harry le trouva fragile ainsi. Il avait l'impression qu'un simple coup de vent aurait pu briser l'orgueilleux Slytherin en cet instant, et cette constatation était loin de l'enchanter. Mais il avait besoin de savoir… Parce qu'il l'aimait.
« Le Lord soupçonnait tout le monde dans ses rangs. On ne connaissait pas le visage des autres pour qu'on ne puisse pas se dénoncer, même si je pouvais reconnaître la démarche de Snape ou les voix de Crabbe et Goyle. Il se méfiait de chacun et il ne donnait plus aucun indice concernant ses plans. Pourtant il nous fallait ces information, cette putain de guerre devait se finir. Depuis ma plus tendre enfance, il m'avait toujours adoré, j'étais parfait tu comprends. A dix ans, j'étais déjà froid, arrogant, hautain, sarcastique, beau et distingué. Il aimait cette personnalité, ce charisme que je dégageais.
Tu aurais vu son petit sourire satisfait et ravi quand il m'a apposé sa marque maudite. Il s'amusait de mes dents serrées, de mes lèvres dont s'échappaient quelques gouttes de sang. Il savait que je ne crierai pas comme les autres, que je n'exprimerai pas ma douleur. J'ai été parfaitement formé de la sorte et j'ai toujours rempli mon rôle à la perfection. Au début je voulais juste rendre mon père fier et après … après je ne savais plus me comportait autrement que cela. C'est effrayant, n'est ce pas ?
Je suppose que tu devines la suite … Pour obtenir ses informations, je me suis rapproché de lui, il n'y a que moi qui avait l'autorisation de le toucher, les autres recevaient tous des sorts qui les dissuadaient vite de retenter l'expérience. Je savais ce qu'il voulait, j'étais bien conscient qu'il aimait ma jeunesse et ma beauté. Tu sais bien que c'est sur l'oreiller que l'on apprend le plus d'un homme.
Alors j'ai fait ce que je devais faire … Mais avant, j'ai demandé à Severus de me prendre ma virginité, je ne voulais pas qu'il soit le premier, j'étais déjà tellement dégoûté à l'idée qu'il puisse me toucher. Peux-tu imaginer l'écœurement que l'on ressent lorsqu'on se fait prendre violemment contre un mur par la personne que l'on déteste le plus au monde ? Peux-tu imaginer l'humiliation que l'on subie, cette envie de pleurer qui nous prend aux tripes ?
Mais un Malfoy ne pleure pas. Alors j'ai continué encore, et encore, et encore …
J'ai joué la putain ainsi pendant plusieurs mois, mon corps contre ses informations. Oh ! Bien entendu, il ne se rendait pas vraiment compte de tout ce que je lui soutirais. J'ai toujours su manipuler les gens, et Voldemort ne faisait pas exception à la règle. Malgré tous ses désirs de grandeur et d'immortalité, il ne restait qu'un homme. Et chaque homme a ses faiblesses, il suffit de trouver ses points faibles. Lui était juste réceptif à certaines caresses, à certains mots. Et une fois que je les ai eu trouvés, j'ai réussi plus facilement à le faire parler.
Et n'oublie pas qu'il me faisait confiance, il ne pouvait envisager une seule seconde le fait même que je puis penser à le trahir. S'il avait su … Si seulement il avait pu imaginer à quel point je le détestais … »
HPDMHPDM
« Je te dégoûte, n'est ce pas ?
- Non …
- Alors pourquoi tu pleures ? »
HPDMHPDM
« Tu sais … Moi non plus je n'ai pas fait des choses très honorables dans cette guerre. Je crois que c'est à mon tour de raconter un peu.
J'ai vu Snape mourir également, Voldemort m'a fait partager ce charmant moment. Le pire, c'est que j'avais l'impression de le torturer moi-même, j'avais ce sentiment de jubilation dans le corps. Bien sûr il ne venait pas de moi, mais au bout d'un certain temps, je ne m'en rendais plus vraiment compte, c'était tout simplement horrible. Je n'ai jamais réellement aimé Snape, et je ne peux pas dire que nos relations étaient même cordiales, mais finalement, j'avais un profond respect pour cet homme.
Je n'ai jamais été doué en Occlumencie non plus, il suffisait de regarder mon visage pour le comprendre. J'étais si … expressif. Voldemort le savait parfaitement et il ne se passait pas une nuit sans que d'horribles cauchemars ne viennent m'assaillir. Pomfresh a tout essayé pour empêcher cela, de la simple potion de sommeil sans rêve à celle qui me plongeait dans un coma léger et provisoire, mais rien. Rien ne fonctionnait. Et mois je devenais fou, chaque jour un peu plus. Je revoyais sans cesse des images de torture et de bains de sang pendant la journée et le simple fait de voir du rouge me faisait hurler.
Alors j'ai trouvé ma solution. Personne n'était au courant, personne ne devait savoir. Je me droguais. Je ne sais pas vraiment ce que je prenais, un mélange de drogues moldues, je ne voulais pas savoir. Ainsi, je ne rêvais plus du tout. En fait, je ne dormais plus non plus. Je passais mes nuits dans un espèce d'état second durant lequel je n'étais plus conscient de rien. J'évitais une forme de folie pour devenir dépendant d'une autre. Je ne sais pas si c'était mieux, mais je réussissais ainsi à m'entraîner pour contrôler mes pouvoirs, pour apprendre de nouveaux sorts. Beaucoup de sorts.
Mais bien entendu, il y avait les effets secondaires. Je devenais agressif quand je n'avais pas ma dose, j'étais désagréable et toujours sur les nerfs.
Et puis il y a eu ce matin-là, trois semaines avant la fin de la guerre. Une bataille faisait rage dans un petit village près d' Hogsmeade et Ron voulait y aller en renfort, il s'inquiétait pour ses parents qui combattaient là-bas. Mais ce matin justement, je n'avais toujours pas dormi, mes nerfs étaient à vif. Alors je lui ai fait une multitude de reproches plus ingrats les uns que les autres. Je n'en pensais rien, bien entendu, mais j'étais devenu invivable. Et puis il est parti en me lançant un regard triste et blessé et je crois que je n'oublierai jamais cette expression déçue sur son visage.
Il est mort ce jour-là. Il a succombé à ses blessures sans que j'ai pu m'excuser, sans avoir pu lui dire la vérité, c'est à dire à quel point je l'aimais, à quel point sa présence m'avait toujours été indispensable, à quel point elle me le serait toujours. Il était mon meilleur ami, il avait toujours été là pour moi, fidèle et attentionné, et voilà comment je l'ai remercié … Moi aussi je me suis écroulé, je suis resté enfermé trois jours entiers sans manger, à pleurer. Je ne pensais pas qu'il était possible de verser autant de larmes, c'était proprement impressionnant.
Mais je n'avais pas le droit de fléchir, tout le monde comptait sur moi, je devais le tuer, puisqu'il en avait été décidé ainsi depuis mes un an. Alors j'ai envoyé valser la drogue et toutes ces merdes. Je me suis entraîné à l'Occlumencie comme je ne l'avais jamais fait, je ne dormais plus, je passais mon temps à travailler. Et j'ai enfin réussi à fermer mon esprit. Tu imagines, si j'avais pris la peine de faire cet effort plus tôt, Ron serait sûrement encore en vie. C'est tristement pathétique, non ?
J'ai mis toute ma rage et toute ma douleur dans cette guerre, je suis devenu une vraie machine à tuer. Tous les ennemis y passaient, sans exception. J'étais fort, et j'étais fou, le pire mélange qui soit. J'ai eu du mal à l'avoir lui, son pouvoir était immense, sa folle mégalomanie aussi. J'ai eu droit à beaucoup de tortures mais je m'en foutais, la douleur me réconfortait presque, j'étais vivant.
Puis il a commis une erreur de stratégie, son erreur fatale. Il a évoqué Ron et je ne lui ai pas pardonné. Mon seul regret est que ce fumier soit mort sur le coup, sans souffrir …
Et puis après … après … les nuages sont passés. »
HPDMHPDM
« Potter ?
- Oui ?
- Les nuages ne sont pas vraiment passés, je me trompe ?
- Ils sont partis … Mais ils n'ont laissé qu'un grand vide derrière eux… »
