Chroniques d'une fille banale

Auteure : Cerise

Pairing(s) : Vous verrez bien...

Rating : K+ pour le moment, à cause du langage. On verra pour le lemon.

Résumé : Ma vie est ordinaire, banale et tout ce qui s'en suit. Et si un petit accident de voiture venait mettre un peu de fantaisie dans tout ça ?

Disclaimer : La plupart des personnages proviennent de l'anime Bleach, qui est à Tite Kubo. Fuyuki Aïkawa c'est ma mienne, et dans ce chapitre vous pourrez apercevoir Shizuka Iitachin, qui est à ma collègue et amie Sardine ! (Cf "White Memories")

Titre du chapitre : Chapitre 2 : Zampakutô, Shinigami, et autres trucs dangereux

Le petit blabla de l'auteure : Coucou !

Merci pour toutes vos reviews qui m'ont fait très plaisir, je remercie donc tenshihouou, MissBleach, Radio Jas et ChamalloW !

Voici le deuxième chapitre des Chroniques d'une fille banale.

Je tiens à vénérer tout particulièrement ma consœur Sardine que j'aime et qui a le courage de tout lire et de rigoler en plus.

Bonne lecture tout le monde !

/!\ Attention ! /!\

"..." -- Paroles

'...' -- Pensées


Chapitre 2 : Zampakutô, Shinigami, et autres trucs dangereux

Quel beau soir de fin d'été, n'est-ce pas ? Un de ceux où cette atmosphère soporifique vous donne l'impression de vous être enfilé dix verres de saké, sans reprendre votre respiration, le nez bouché.

Non, je n'ai pas déjà essayé.

J'aurais bien pris le temps d'observer ce magnifique soleil couchant mais, voyez-vous... Là, je suis un peu occupé à meugler de terreur comme une vache que l'on conduit à l'abattoir.

En fait, je ne sais pas vraiment si je suis moins en forme que d'habitude ou si ce Hollow est vachté rapide, mais toujours est-il qu'à force de reculer devant l'affreuse bestiole, je songe sérieusement à faire l'acquisition de rétroviseurs.

Stoppons l'image quelques secondes.

Je suis coincée, aucune chance de m'échapper, je ne peux pas me défendre, et, cerise sur le gâteau, personne ne peut m'entendre.

Ou, en clair, je suis dans la merde.

C'est à ce moment précis que des pensées stupides vous viennent en tête.

'Peut-on mourir une deuxième fois ?'

'Mais je vais où, après ?'

'Pffff, c'est nul... J'aurais pu profiter du fait que personne ne me voyait pour aller mater quelqu'un sous la douche...'

'Noooon ! Je n'ai même pas pu finir de regarder Bleach !'

Ah non, ça c'est l'auteure qui s'incruste, n'y faites pas attention, elle est frustrée de ne pas pouvoir intervenir.

Bref, je suis donc là, à avoir ces idées par dizaines.

Remettons ça en "lecture".

"Alors, petite fille, as-tu peur de moi ?"

'Et ça parle en plus !'

"Pourquoi j'aurais peur d'une grosse limace qui pue ? Et ta "petite fille", tu peux te la mettre où j'pense."

Hum, oui oui, mon langage est d'une rare élégance, je l'admets, la faute à ma mère qui jurait comme un vieux loup de mer.

Ici, imaginez une petite musique style "entrée des gladiateurs". Désolé, on n'a pas le budget pour vous la mettre en vrai, et puis c'est vachement dur à insérer dans une fanfiction.

Remplacez les gladiateurs par une fille avec des cheveux blancs comme la neige, des yeux clairs couleur lilas et un sabre très, très bien affûté.

Plutôt petite, 1m40 environ. Très mignonne, à l'air adorable. (Si vous avez le malhe... La chance de la croiser un jour, je vous serais reconnaissante de ne jamais lui répéter ça.)

Bref, cette fille donne un grand coup dans l'enfoiré qui voulait me bouffer. Na, fallait pas t'attaquer à Fuyuki Aïkawa. Non mais.

La bestiole s'évapore comme une goutte d'eau sur le capot d'une voiture sous un soleil brûlant, les vautours volent autours de l'homme assoiffé, homme qui ne sera bientôt plus qu'un cadavre...

On s'éloigne du sujet là. Et puis j'aime pas trop parler de voiture.

La fille se retourne vers moi :

"Tu as eu de la chance."

"Je sais."

"Tu pourrais au moins dire merci. Je viens de te sauver."

Je rigole. Oui, oui, je suis une inconsciente notoire, et je vous emmerde.

"Merci, mais tu es bien prétentieuse pour une gamine de ton âge."

Elle soupire, lève les yeux au ciel d'un air de dire : "Mais quel concombre de mer atrophiée du cerveau, celle-là !"

J'avoue, je suis très douée pour déchiffrer les expressions faciales. Bon, ok, j'ai lu sur ses lèvres aussi.

"Je suis bien plus vieille que toi."

...

Donnez moi immédiatement la marque de sa crème anti-ride ou le nom de son chirurgien esthétique.

"Tu as eu de la chance..."

"Effectivement, tu es plus vieille que t'en a l'air, la preuve tu radotes. Ça fait deux fois que tu me le dis."

"Si tu me laissais finir mes phrases..."

"Désolééééee..." fais-je d'un air pas repenti pour un sou.

"Tu as de la chance d'être tombée sur moi. Un autre Shinigami t'aurait déjà planté son Zampakutô entre les deux yeux."

"Son quoi ?"

"Peu importe."

Elle détourne le regard et je suis affreusement vexée.

Ah, elle me considère comme une crotte de chien étalée sur le trottoir, entourée de papiers gras laissés par des ados fans de hamburger ?

Elle va goûter à la fureur légendaire de Fuyuki Aïkawa ! Nouvelle mélodie, style "arrivée héroïque du héros".

Malheureusement, avant même que je puisse ouvrir la bouche, un autre enfant arrive d'un seul coup à côté de la fille. Ptain, j'étais vachement bien partie et tout et tout, et pis lui y me casse mon groove. Pfff, mauvais joueur.

Il est encore plus petit, les mêmes cheveux mais les yeux turquoises.

"Pas de problème ?" demande-t-il.

"Aucun. Mis à part que cette âme-là est pire que Renji question insolence."

"Pire ?... Impossible."

"Bon ok, au moins autant alors."

"Si vous pouviez arrêter de parler de moi alors que je suis là... Et puis, c'est qui Renji ?!"

"Quelqu'un avec qui tu t'entendrais très bien."

Euh... Elle ose me comparer à quelqu'un sans me connaître ? J'ai pas rêvé, là ?

Une personne que je connais même pas, en plus !

Bref, pour couronner le tout, je ne trouve rien à répondre.

Non, je n'ai pas un sens de la répartie extraordinaire, et oui, moi aussi j'ai un Zampakutô très affûté maintenant ! Et j'hésiterais pas à m'en servir contre vous !

Oups, spoiler.

Tant pis.

Euh… Mettons à part ce moment de révélations interdites par l'auteure sous peine d'une mort atrocement douloureuse (gloups…) et regardons la scène plus en détail.

Les deux Shinigamis (parce que oui, c'est des Shinigamis, d'un niveau élevé en plus, et non, ce ne sont pas des gentils enfants tout mignons) échangent quelques mots dont je ne me souviens pas. C'est pas de ma faute, j'ai une mémoire de poisson rouge.

Non, de poisson pané.

Enfin, toujours est-il que la fille dégaine son arme avec un air franchement pas amical sur son visage.

'Merde. Elle a l'intention de faire quoi avec son… Zampamachin ?'

"Putain, Shiro-chan. T'es pas drôle. C'est toujours à moi de faire le Konsoh."

"La dernière fois, c'était moi. Et arrête de m'appeler comme ça."

"D'accord, Shiro-chan ! Mais tu me dois un verre de saké en rentrant."

"Alcoolique."

"Rabat-joie. "

Comment font-ils pour ne pas ressentir mon inquiétude ? Je l'ignore. Peut-être parce que la plupart des Shinigamis sont bourrins et inconscients.

Non, je nie avoir eu de tels propos, et je ne suis en aucun cas responsable des dégâts causés.

A ce moment précis, je me sens comme une mouche coincée dans un pot de miel. C'est con une mouche, mais c'est pas pire que les guêpes, parce qu'elles vous piquent sans aucune raison.

Argh, ça se transforme en documentaire animalier cette fiction.

Donc, la mouche en question a la lèvre inférieure qui tremble d'un air franchement terrifié, des grands yeux qui brillent et qui font bizarre sur une fille comme moi. Parce que je suis une espèce de pseudo-rebelle, qui déteste l'autorité et les règles. Donc l'air apeuré d'une gentille petite chérie de cinq ans, c'est pas vraiment pour moi.

En plus, ma tresse me chatouille la clavicule et j'ose même pas la repousser. Bon Dieu, j'ai vraiment l'air d'une pauvre conne sur ces images.

On peut pas sauter ce moment ?

Non ?

Vous êtes sûrs ?

Bon, ok.

"Qu… Quesquevoualléfère ?"

"Excuse-moi, je n'ai pas compris ce que tu viens de dire." rigole la fille en ayant l'air de se foutre franchement de moi.

"Qu'est-ce que vous avez l'intention de faire avec ce Zampakutô ?"

Elle regarde son arme, et relève les yeux vers moi, l'air impressionné, ce qui me laisse sur le cul, si vous me pardonnez l'expression.

"Juste en m'entendant dire "Zampakutô" tout à l'heure, tu en as déduit que c'était mon arme ? Tu n'es pas aussi stupide que tu en a l'air."

"Je suis censée prendre ça dans quel sens ?"

Elle m'évalue de haut en bas.

"Hum… On va dire un compliment."

Je veux répliquer, mais elle retourne brusquement son arme, et me plaque la garde sur le milieu du front.

"Repose en paix."

Ça fait bien dit comme ça, mais ne vous laissez pas avoir, c'est qu'une bande d'arnaqueur pire que les publicitaires.

Je me permet donc de faire une autre pause ici, histoire de vous donner quelque précisions sur la technique du Konsoh.

Vu par un observateur extérieure, le kanji imprimé sur la garde du Zampakutô s'ancre sur ma peau, puis brille d'une étrange lueur, avant que je ne disparaisse, pour ne laisser qu'un petit papillon noir.

Vu par moi, je ne crois pas avoir jamais eu aussi mal.

La brûlure causée par l'impression du symbole sur mon front est semblable à celle de mille soleils naissants.

Retenez bien cette phrase, ce sera sans doute la mieux tournée de la fiction.

Pas de hurlements, rien. Chuis pas une chochotte, quand même. Mais bon, l'étrange sensation de s'enfoncer dans le sol, dans les ténèbres…

C'est terrifiant. J'en tremble encore. Désolé de vous imposer ça, mais j'ai besoin de vous décrire l'impression que ça fait... L'impression de mourir vraiment.

Le silence assourdissant, semblable à celui d'une chambre vide, brisé par la seule respiration d'une personne qui s'endort pour toujours.

Le froid qui me saisit les membres. Les picotements de chaleur qui me traversent de part en part.

La peur d'un endroit inconnu. Le soulagement de la sécurité.

Le sang battant à mes oreilles. Mon cœur s'arrêtant de battre.

Tant d'émotions et de sensations contradictoires.

Et la seule réaction qui vient de mon moi profond, à cet instant-ci, est l'envie profonde de se libérer, comme un chien qui tire sur sa laisse.

La laisse casse.


'Ouch... Ma pauvre têêêête... Mais... Mais où suis-je ?'

J'ouvre les paupières, sauf que le soleil qui brille fait mal à mes nœils, donc je les referme. Penser à acheter une paire de lunettes de soleil.

'Je suis allongée où, là... Par terre ?'

Aïe. Ouh, putain. J'ai mal au dos.

Tout en me frottant les lombaires, je me redresse aussi vite que possible, c'est-à-dire à la vitesse d'une limace malade vu l'état de détérioration avancée de mes vertèbres.

Des gens circulent autours de moi, en me jetant à peine un coup d'œil hautain, la pitié absente de tout les regards.

Décidément, tout le monde me prend de haut aujourd'hui !

'La fille parlait d'un paradis... Un lieu calme et paisible, il me semble...'

C'est ça, son "lieu de repos éternel" ?

...

Hé ben, on ne doit vraiment pas avoir la même définition du mot "paradis".

Des vieilles maisons délabrées, des gens vêtus de haillons pour la plupart, et des enfants qui courent un peu partout.

'Où sont les anges ? Les nuages ?'

Ça ressemble plutôt au vieux quartier pourri d'à côté de chez moi.

Tant bien que mal, je me redresse sur mes jambes vacillantes.

'Oooooh, ça tourne.'

Je me rattrape au rebord d'une fenêtre et pose une main sur mon front, qui est brûlant.

Un effet secondaire du Konsoh ?

Pas le temps de plancher sur cette hypothèse.

'C'est quoi ça ? Y a une drôle d'énergie près d'ici. Je peux peut-être la rejoindre ?'

Comme un papillon de nuit attiré par une lampe torche, je remonte la rue et suis le fil.

'À droite à la prochaine...'

Hé ben dites donc...

Devant moi se trouvent les mêmes personnes, mais vraiment les mêmes, hein ! Les deux gosses à qui je vais parler gentiment (heu... Pas sûr en fait) et leur demander de m'expliquer le pourquoi du comment.

Mettez-vous à ma place, quoi ! J'atterris dans un endroit tout pourri qui apparemment est censé faire office de "paradis, les oiseaux chantent et tout va bien, lalala" !

Nan mais oh ! Faudrait pas trop voir à me prendre pour une abrutie !

Comment ça, j'en suis une ?!

'Bon ok. Il est temps de mettre une fessée à ces microbes.'

J'ai jamais fait de baby-sitting, mais j'imagine qu'envoyer une personne innocente dans un bidonville, c'est un bon motif de punition.

"Hé, regarde Shiro-chan ! C'est pas la fille qu'on a vue hier ?"

"Oui, effectivement. Et arrête de m'appeler comme ça."

"Bah, tu voudrais quand même pas que j't'appelle Hitsugaya taïchô ?"

'Merde alors, ce gosse est capitaine ?! Je connais pas leur hiérarchie, mais...'

"Ça serait bien."

"Très bien, Hitsugaya taïchô !" fais la fille d'un ton raide.

"Dites..."

Les deux enfants (ou presque) se retournent vers moi, un air affreusement glacial collé sur le visage.

"Si ça vous ennuie pas trop, j'aimerais bien savoir comment et pourquoi je suis ici."

"Je n'ai pas de temps à perdre !" soupire le garçon. "J'ai une tonne de paperasse qui m'attend au bureau. Et je suis certain que Matsumoto a encore fait une bêtise en mon absence."

"Si tu me prend pour une personne trop insignifiante pour intéresser ta précieuse petite personne, je vais vite te détromper."

"J'aimerais bien voir ça, sachant que tu n'es pas armée, et que tu n'as même pas le reiatsu suffisant pour devenir Shinigami."

"J'en ai rien à battre, tout ce que je veux, c'est des réponses. Peu importe comment, je les aurai, et tu dois me les donner."

"Je n'ai jamais demandé à te revoir."

Les passants se sont arrêtés et nous observent. Je hausse le ton petit à petit, consciente que je fais une grossière erreur.

"Alors pourquoi laisses-tu échapper cette énergie qui te suis à chacun de tes pas ?"

Le garçon serre les poings et un sifflement s'échappe d'entre ses dents.

"Tu as suivi mon reiatsu ?! Espèce de..."

"Shiro-ch... Hitsugaya taïchô..." dit la fille d'un air détendu. "Je t'avais dis de le masquer."

"Je ne pouvais pas savoir que cette âme avait le potentiel suffisant pour détecter les personnes à haut pouvoir spirituel."

"Hé bien, désolé pour toi, mais il se trouve que tu m'as sous-estimée."

"Peu importe. Je n'ai rien à te dire. On s'en va, Shizuka."

"Haï..."

Tremblante de rage, j'attrape le petit capitaine par le col de son uniforme.

"Tu crois vraiment pouvoir t'en tirer comme ça ?"

Les autres âmes nous regardent maintenant d'un air horrifié, et la fille me lance un regard désolé en secouant la tête.

"Comment oses-tu..."

Le garçon dégaine son arme à une vitesse impressionnante et tente de me trancher la gorge. Suivant des yeux le trajet de la lame, je parviens éviter la majeure partie du coup.

Passant une main sur ma gorge, je constate qu'un filet de sang y coule.

"Teme ! Je n'en ai pas fini avec toi !"

Je ne parviens pas à éviter la deuxième attaque, plus rapide que la première. Avec consternation, je vois au ralenti la lame s'enfoncer dans mon ventre, pour en ressortir écarlate, rougeoyante de sang.

"Kuso..." je marmonne avec un sourire en coin. "T'es drôlement fort, pour un gosse de ton âge."

Je tombe à genoux, les yeux fixés sur le Zampakutô couvert de liquide collant, dont le goût remonte déjà à ma bouche.

"Je te l'ai dis... J'en ai pas fini avec toi."

Mes yeux se ferment, et je tombe face contre terre.

J'ai perdu.

Pour cette fois.


Tssss, plus je relis ce chapitre, moins je l'aime. Tant pis, hein. J'en ai besoin pour la suite.

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Allez, à pluche !