Bonjour / Bonsoir à tout ceux qui passent jeter un petit coup d'oeil à l'avancement de cet OS. Chose qui est à présent terminé, même si cette dernière partie s'avère beaucoup plus longue que les précédentes. J'espère que vous apprécierez !
Xuaski: La flemme on connait tous ça et même très bien, et ce n'est pas la peine de t'en excuser car moi même il m'arrive de lire des textes sans les commenter. Je me dit que quelqu'un s'en chargera bien mieux que moi ^^ En tout cas, je te remercie d'avoir laissé ce petit commentaire, que j'ai vraiment apprécié recevoir. (Je ne ressemble qu'à une hystérique comme une autre quand je reçois des reviews, des fav ou des follows voui voui). J'espére que cette dernière partie te plaira !
Ajisai HIME: Heureuse que tu l'aime, et si tu aime bien Lumina c'est encore mieux :D Il faut dire que même si c'est une petite peste, je ne peux pas m'empêcher d'affectionner ce personnage. Sa doit sans être parce que je vois toujours une mini Light au fond. Les méchants, les méchants...ils sont vilains mais qu'est ce qu'on les aimes :D Que s'est-il passé hein ? Et bien ce chapitre te répondra. Et l'idée d'imaginer Fang faire une course à dos de chocobo était vraiment très tentante. Tellement parodique pour un personnage pareil, je n'ai pas pu m'empêcher d'écrire des bêtises x3 J'espère que tu aimera tout autant qu'avant !
Ps: 'Ttention les enfants, c'est l'heure de dodo...hmm hmm...en d'autres termes...explications pour le rated M *lemon à l'horizon*
Partie 3
Je la regardais, émerveillée par sa marche silencieuse et parfaite. C'était une apparition, et qui plus était la sienne, qui me consolai de mes aventures passées. J'oubliais rapidement ce que j'avais vécu, jusqu'à ce que la voix fluette de Mog retentisse à nouveau.
« -Lightning, kupo ! » s'écriait-il tout joyeux.
La jeune femme le stoppa d'un signe de main, lui adresse un petit sourire, peu habituée à témoigner son affection. Elle s'approcha de la petite créature qui m'avait fièrement accompagnée, lui tendant une...sucette ? De couleur douce et rosée, le petit bonhomme sautilla dans les airs quelques secondes. Je vis alors une bouche apparaître délibérément sur son visage. Je me décomposais, face à la gueule pourvu de dents acérées que je découvris, alors que le supposé petit ange enfournait sa sucette. Des crocs blancs et aiguisés. J'étais sure qu'il aurait pu me déchiqueter avec ça, mais son air bienveillant m'avait montré l'illusion du bien incarné. Je soufflais, soulagée de me trouver dans son camp.
S'envolant gaiement, Mog nous laissa seules à seules, moi et Claire. Nous nous toisâmes quelques secondes avant que cette dernière ne claque des doigts à nouveau. La pièce n'était ni un champ de course, ni une cellule pour prisonnier, et encore moins la salle du trône où nous étions il y avait quelques secondes.
Je suivais l'épais tissu rouge et le chemin qu'il formait. Peu à peu, l'atmosphère tamisée de la chambre m'atteignais, tandis que je suivais le fidèle guide qu'était Claire. Elle ne m'avait pas adressée un mot pour le moment, mais j'étais convaincue que cela ne durerait pas éternellement. Je clignais des yeux, m'habituant à la tendresse dont respirait la chambre. Je m'assis, sur le matelas nouvellement apparu, la lenteur assommant mon esprit séduit tandis qu'elle s'appliquait à soigner mes blessures.
« Lightning... »
A moitié allongée sur son lit, dont le majestueux m'émerveillais, j'avais l'impression de flotter sur un doux nuage, me faisant soigner par un ange improbable, comme je l'avais rêvé. Elle était véritablement sublime. Il n'y avait d'autres mots pour désigner Claire, ou Lightning, c'était comme elle le voulait. Le regard perdu, comme si elle m'avait injectée une drogue quelconque, invisible, j'admirais la superbe de son corps, à peine caché au niveau de sa taille, par quelques plumes, ça et là.
« -Les plaies n'étaient que superficielles. De petites griffures sans importance que tu oubliera vite. »
Son visage, tout près du mien me toisait délicatement, et un joli sourire se forma sur les lèvres de ma petite amie. Je le lui rendais bien vite, me relevant de moitié. Mais elle me poussa contre les oreiller, et ne pouvant lutter, je m'effondrais, son corps me surplombant. Son parfum se promenant dans l'air atteignit mon odorat, et je me mis à rêver entres les douces et tendres effluves du jasmin et de la rose, de ses lèvres se posant, et prenant possession des miennes dans un élan sauvage et interminable. J'amenais ma main à son visage, comme ne croyant véritable à l'illusion qu'il m'était donné d'apprécier. Je caressais sa joue, tendrement, me rappelant soudainement son grain de peau tellement doux.
« -Tu m'as manquée.. » me murmura t-elle lentement.
Succombant au charme de la jeune femme, je lui répondais à l'identique, frôlant les mèches rosées qui m'avait tant étonnés lorsque je l'avais connue. Ses yeux affichaient cet éclat nouveau, comme si Claire n'était plus Claire mais tout autre personne. Enfouissant sa tête contre mon cou, elle continua à me chuchoter cette phrase, et son souffle était un délicat vent qui me berçais, et me faisait sombrer peu à peu.
Mon cœur s'arrêta de battre, pour recommencer de plus belle, alors que ses canines s'enfonçaient fermement dans ma peau. Un bruit de succion se fit entendre dans la chambre, et lui facilitant l'accès, je mis ma tête en arrière. L'attaque de Lightning fut ravageuse. Mordant à tout va, elle voulait laisser ses marques, même jusqu'à s'en couper le souffle. Elle voulait laisser sa trace sur mon corps, et je me laissais faire. Peut-être avait-elle raison lorsqu'elle disait que mon appétit sexuel était démesuré. Mais n'était-il pas ce qu'elle aimait chez moi ?
Soulevant son menton, je venais la mordre à mon tour. Je commençais par la base de son cou que je léchais avec amusement, comme un chaton affamé. Je passais à ses joues, mordant la chair délicate entre mes dents, n'y restant que quelques secondes. Ses lèvres me faisaient face, plus tentatrices que jamais. Ne retenant plus mon envie subite de lui sauter dessus, je passais mes bras autour de sa taille, l'emprisonnant ainsi dans mon étreinte. Elle ne se débattit pas comme elle le faisait à l'ordinaire, me laissa prendre les directives.
Mon index se posa sur ses lèvres légèrement humectées que je taquinais avec amusement. J'approchais mon visage du sien, doucement, me désespérant moi même de la lenteur dont je faisais preuve. Je pressais enfin mes lèvres contres les siennes, pulpeuses, et lâchais un gémissement alors qu'elle se jetait sur moi, mordant encore. Férocement. Elle voulait jouer à ça ?
Sa langue se fraya un chemin dans ma bouche, je ripostais aussitôt serrant l'organe entres mes crocs, l'attrapant, tout en léchant avec amusement ce qui était ma friandise préféré. Le goût sucré de sa langue, mêlé aux sons de ses courts gémissement faisait monter mon excitation, petit à petit, de plus en plus, sans que je ne puisse y faire face. Je dévorais sa bouche, avec une avidité que je n'avais connue jusqu'à lors, saisissant sa nuque, tandis que nous nous faisions face, dans cette bataille sulfureuse et tentatrice.
Elle relâcha mon visage quelques instant, claquant des doigts, provoquant le glissement des tentures se trouvant aux quatre extrémités du lit. Ne pouvant me focaliser sur autre chose que sa personne, je me relevais, saisissant son visage entre mes doigts. Caressant sa peau d'albâtre, je souriais à la jeune femme que j'aimais d'un amour tendre et sauvage. Elle attrapa doucement mes poignets, les guidant jusqu'à leur prochaine destination qu'étais sa poitrine. J'arrachais vivement les morceaux d'armure, un à un, que je rejetais hors du lit, tandis que nos langues continuaient leur danse passionnelle.
Je sentis les jambes de Claire entourer ma taille, cette dernière s'accrochant à moi pour finalement me dominer par la hauteur, de quelques centimètres. Cela lui suffisait pour se jeter sur mes lèvres qui furent bientôt prises d'assauts, forts et puissants, parfumés à la rose. Ma respiration devenait courte, véritablement plus courte, alors que les mains de ma petite amie venait défaire la ceinture que je portais à la taille. Je profitais de ce court moment pour la regarder. A demi-nue, avec pour seuls tissus restant un sous-vêtement de couleur noire. J'admirais les formes et les courbes de son corps, et sa peau blanchâtre qui luisait presque sous la lumière de la pièce, bien qu'elle ne soit pas bien présente.
Elle aperçu mon regard se promener sur son corps, eut un rictus moqueur et s'évada du lit. Seul le bas de son corps s'échappait du matelas alors qu'elle s'affairait à chercher je ne savais quoi. J'observais donc la seule chose qu'il me restait, c'était dire l'adorable fessier de la jeune femme, même sachant qu'elle n'avait jamais apprécié que je la reluque sous cet angle. Trop surexcitée pour ne rien tenter, je rampais jusqu'à elle, me positionnant à ses côtés. Toujours cherchant, je la sentie pourtant frissonner tandis que mes doigts faisaient tomber le dernier vêtement qu'elle possédait.
Voyant qu'elle se crispait, comme à son habitude à chaque fois que je tentais cette position, je décidais de la rassurer à ma façon. Caressant son dos, je suivais la courbe de sa colonne vertébrale, ses tremblements s'accentuant malgré tout. Je déposais deux, trois baisers sur ses épaules, suivant la ligne de son dos et léchant sa peau. Claire, pourquoi était-tu tellement attirante, tellement..envoûtante ?
Satisfaite de l'effet produit, je me plaçais derrière elle et embrassait son postérieur avec douceur et affection. Prenant mon temps, j'excitais ma petite amie que je sentais déjà suffoquer. Tellement addictive. Je me recouchais sur le matelas et saisissais les cuisses de mon amante, glissant entre celles-ci pour me retrouver face à son intimité. J'entendais Claire qui murmurait mon nom avec difficulté. Je lui répondais d'un « oui ? » innocent, mais tout aussi malicieux. Je l'entendais rager, alors que je la faisais attendre. J'avais toujours adoré la taquiner ainsi, c'était un véritable amusement pour moi tandis qu'elle se plaignait sans arrêt. Mademoiselle n'était pas vraiment patiente, c'était même le contraire.
« -S'il te plaît..Fang.. »
Sa voix ponctuée de tremblements, de frissons, me fit sourire lorsqu'elle parvint à mes oreilles. Je déposais une lignée de baisers le long de ses cuisses, remontant lentement pour atteindre son bourgeon de plaisir que je commençais à lécher délicieusement. Claire de tarda pas à rouler des hanches, face à la sensation que je lui prodiguais qui semblait, à mon avis, bien agréable. Ses gémissements se manifestèrent, alors que ma langue jouait de ses atouts. Je la sentais se crisper, jouir du plaisir la contrôlant au fur et à mesure que j'accélérais la cadence.
Soudainement, elle se releva, inspirant gravement comme manquant d'air, jouant toujours du bassin. J'observais son visage hors d'haleine, heureuse de la voir ainsi et surtout d'avoir provoqué cet état de transe qui la possédait maintenant. Elle recula, prenant place assise sur mon bas ventre tandis que je me mordais les lèvres, encore imprégnées de la saveur de sa personne. Et Dieu qu'est ce que je l'aimais.
Un air amusé se peignit sur son visage, un air que je ne compris pas immédiatement mais bien après avoir aperçu l'objet qu'elle tenait dans sa main droite. Des pervers auraient sans doute immédiatement pensés à un objet de forme phallique, n'est-il pas ? Mais mon amante, préférait le naturel, et il n'était pas question pour elle d'utiliser un vulgaire bout de plastique. Mais là n'était pas question de savoir si elle aimait cela ou non, mais bien de préciser la nature de l'objet qu'elle remuait de gauche à droite de son visage.
« -Ferme les yeux. » m'ordonna t-elle, sa voix d'un suave à faire frémir quiconque.
J'obéissais. Les paupières closes, je sentais la douce caresse de la plume blanche, sûrement extraite de son armure, qu'elle promenait le long de mon corps. Je n'étais étrangement pas sensible aux chatouilles et c'était la raison pour laquelle la plume qu'elle baladait à travers mon corps était pour moi semblable à un gentil et fin massage. Frôlant mes côtes, remontant le long de mon corps pour venir s'attarder sur l'un de mes seins et en titiller le mont avec sa langue. Je souriais, bêtement, sous le jeu et la technique de mon amante. J'ouvrais les yeux et découvrais son visage angélique faisant face au mien, les yeux pétillants d'excitation et de désir. J'essayais d'attraper ses lèvres, mais en vain, d'une poigne de fer, Claire me maintenait immobile
Un gémissement involontaire s'échappa de ma bouche, alors que de son genou, ma petite amie tentait de me donner du plaisir. A son tour, elle caressait mon entrejambe, et je mourrais d'envie d'en faire autant. Insatisfaite à cause du dernier sous vêtement me restant, je tentais de l'enlever avec discrétion. Claire le remarqua immédiatement, très attentive comme toujours. Elle le fit glisser, en même tant que sa langue se promenait sur mon ventre. Je sentais déjà les multiples baisers qu'elle déposait sur ma peau caramel qui contrastait la sienne d'un blanc de craie. Brûlants, comme enflammant ma peau, mais pourtant tellement agréables. Ses dents s'accrochèrent à mon sein droit qu'elle mordilla sans attendre, et je sentais le plaisir affluer de plus en plus dans mes veines.
Je ne parvenais plus à calmer les battements de mon cœur qui s'affolait sous l'influence de ma petite amie et de sa langue experte qui allait et venait, de gauche à droite, s'acharnant sur mon téton. Le suçotant telle une enfant, tantôt le mordant d'un sauvage inexplicable. J'entendais Claire, inspirant l'air qui lui manquait et le relâchant sous forme de courts et rapides soupirs. Cette voix, cette incarnation d'un ange m'excitait à un point inimaginable. Elle revint calmement vers mes lèvres, rampant sur moi, comme si elle avait empruntée sa souplesse à un chat. S'emparant de ces dernières, je pu profiter de son souffle, puissamment suffocant. Elle ne s'arrêtait plus, elle en voulait plus. Elle ne serait pas satisfaite si je ne lui donnait pas le meilleur de moi-même.
« -Fais moi l'amour... » je lui murmurais, sensuelle à en tomber par terre.
Boostée par ce nouvel élan de ma part, elle me sautait dessus, littéralement. Elle parcourait mon corps avec vivacité, mordant à tout va et laissant de sublimes marques rouges. Ses soupirs parcouraient mon esprit, résonnant dans mon corps entier, faisant écho dans ma cage thoracique pour remonter le long de mon cœur. Quel superbe excitant me donnait-tu là, pire qu'une drogue.
Elle descendit vers mon bas ventre, rejoignant mon intimité mise à nue, saisissant doucement entre ses lèvres l'organe de plaisir. Je sentais mon corps se crisper, impuissante, alors que sa langue s'appliquait à reproduire une forme circulaire. Elle poursuivit, ensuite, en descendant plus bas encore, léchant l'entrée de mon être avec délicatesse. Mes mains se raccrochèrent aux siennes, les serrant sous l'emprise du désir. J'énonçais son nom, sous la forme d'un vague gémissement. Je l'appelais à continuer, encore. Encore.
Un hoquet de surprise me traversa alors que ses doigts me pénétraient, lentement, puis avec plus de vitesse et d'intensité. Ma bouche entrouverte cherchait l'air qui n'avait que trop de mal à irriguer mes poumons, et mes mains se raccrochait aux draps, dans l'espoir de ne pas sombrer immédiatement. Claire continuait ses deux actions simultanées et je sentais l'excitation rapidement s'attaquer à mon corps. La chaleur était étouffante, et ma peau était plus brûlante que jamais. Je lâchais des gémissements, horriblement puissants, tandis que Claire accélérait encore. Jusqu'à où allait-tu aller ?
La lumière atteignait ma pupille, incroyablement dilatée. Ma vue éclaircie, je ne voyais plus que du blanc. Blanc immaculé, comme les plumes blanches de l'armure de Claire. L'exaltation remontée à mon cœur me fit imploser. Impuissante, je n'essayais même plus de me retenir, laissait la jouissance me prendre. Mon corps se cambra, involontairement, et Claire suivant le mouvement me donnait le coup de grâce. J'inspirais l'air à fortes goulée, appelant son nom une dernière fois. Nom qui résonna en un long écho.
Peu après, mon regard était fixé sur le vide. J'étais comme inconsciente, morte mais pourtant véritablement vivante. Je voyais trouble, et j'avais désespérément chaud. Trop chaud. Respirant longuement pendant plusieurs minutes, je cherchais dans l'air suffoquant, le visage de mon amante. Son sourire illumina la faible vue que j'avais d'elle. Je caressais son dos, tandis qu'elle m'embrassait encore.
Ma main tombait sur une sorte d'épine, installée près de son omoplate. Au même moment, je sentais la moiteur du sang couler le long de mes lèvres et gouttant depuis mon menton.
« -Claire »
Elle me jeta un nouveau regard, léchant ses lèvres où reposait quelques traces écarlates. L'aile, que je croyait n'être qu'une simple épine se déplia lentement dans son dos. D'un rouge vif, les écailles de cette dernières étaient pourvues de reflets rosées. Une deuxième la rejoignit, peu après, tandis que je fixais ma petite amie avec absurdité.
« Claire n'est en aucunement...
Sa langue sortait étrangement de sa bouche, à chaque paroles, comme si un serpent me susurrais à l'oreille. Ses lèvres se teintaient d'écarlate, ses yeux étaient d'un bleu plus glacial que la mort. Mais je me sentais bien...terriblement bien.
...ce que je suis.. »
C'est à cet instant que je compris. Ces yeux, ce regard, cette façon d'agir. Cette personne, à qui jamais passionnellement fais l'amour n'était pas Claire. Mais pourtant, même sachant cela, mes yeux faisaient des allés et retour sur le corps parfait qu'elle arborait, identique à celui de ma petite amie. J'étais subjuguée par la beauté que je connaissais déjà. J'étais clouée sur place, dans l'impossibilité de me mouvoir. De m'échapper de l'enfer.
Sa langue se mit à lécher mon cou. Tout aussi fine que celle d'un serpent, elle se promenait ainsi, me tentant, me retenant en vie pour de courts instants. Ses crocs se plantèrent dans ma peau, et une douleur tressaillante m'atteignit alors qu'ils trouvaient une veine. Ils se retirèrent peu après, et j'avais cette sensation que le monde, peu à peu disparaissait. En réalité, j'en disparais moi-même. Le matelas adopta bientôt la couleur rouge sanglante, et je me sentais tomber dans ce qui n'était plus qu'un couloir sans vie.
« -Appelle moi Lightning » me siffla t-elle.
J'essayais d'agir, mais mon corps entier n'était plus qu'un amas d'os et de chair. Mon âme toujours là lui était prisonnière.
« -Où est-tu Claire ? » demandais-je faiblement.
La réponse ne vint pas, et je tombais dans un sommeil de plomb. Aussi froid et noir que la mort. Un tourbillon glacial m'emportait...
Je sursautais immédiatement lorsqu'elle mordit mon cou, préparée à une nouvelle attaque qui ferait couler mon sang. Je me propulsais loin d'elle, collant le mur se trouvant près du lit, me cognant la tête. Je jurais, me frottant le crâne en espérant de pas avoir de bosses. Je prenais conscience que je ne me trouvais plus dans le lit maudit où nous avions fais l'amour. Claire devant moi, me fixa avec amusement.
« -Je croyais que tu aimais les morsures ?! » me dit-elle, me taquinant.
Je me massais les tempes, clignant des yeux et essayant de me repérer dans cette nouvelle pièce. Le lit n'était plus au milieu, mais collé au mur. Plus étroit.
« -Mauvais rêve Fang ? » Me demanda Claire.
Trop suspicieuse, je restais près du mur, lui ordonnant de se retourner. Elle suivit ma demande, me tournant le dos. Me faufilant jusqu'à elle, je retirais son haut pour fixer chacune de ses omoplates avec attention. Aucune trace d'écailles, absolument rien de semblable. Je soupirais, posant ma tête contre son dos nu. Mon front brûlant, ainsi que la chaleur de mon corps, m'indiquait que je venais de me réveiller de mon illusion. Ma petite amie se retourna vers moi, me jaugeant étrangement et je tentais vaguement de lui expliquer ce que j'avais vécue cette nuit là. Mon aventure avec Mog, les étages à monter, les combats, Lumina, les chocobos. Bizarrement, elle ne semblait pas surprise, mais m'écoutait avec attention.
« -...et pour terminer, j'ai réussi a rencontrer Lightning. Mais elle te ressemblait, beaucoup trop, alors j'ai...eu quelques...difficultés à lui résister »
Mon regard se voulait interrogatif, car moi-même je ne savais pas comment j'étais arrivé à faire l'amour avec cette déesse diabolique. L'apparence de Claire n'était que trop identique à la sienne. Tout le corps de Lightning n'était qu'une copie double du sien.
« -Lui résister tu dis ? » demanda Claire, intriguée.
Je déglutissais lentement. J'allais à ma perte.
« -Est ce que par hasard...tu m'aurais remplacée dans une activité quelconque ? Avec mon double maléfique ? » Me disait t-elle malicieusement.
Je ne disais rien, acquiesçais baissait la tête sous la honte, rougissant malgré moi. J'entendais son rire près de moi. Ce ton de voix que j'avais confondu avec celui d'une autre.
« -J'imagine que tu t'es toi-même punie pour avoir la libido d'un lapin. »
Elle éclata d'un rire fou, mais doux et cristallin. Sa réaction n'était pas celle que je m'imaginais. A dire vrai, je penchais plus sur une claque et un silence durant plusieurs temps. Je pensais connaître Claire sur le bout des doigts, mais je n'en étais plus vraiment sûre maintenant. Elle m'adressa un sourire, essuyant une larme qui menaçait de couler le long de sa joue, et enroula ses bras autour de ma taille. Perdant mon déséquilibre, je m'effondrais à ma place habituelle, sur le polochon où Claire avait dormi cette nuit. Instinctivement, je me mis a en respirer le parfum, imprégné sur le tissu blanc.
Claire, elle, se positionnait sur moi, son corps au dessus du mien, taquinant mon nez du sien.
« -Tu pense que c'est parce que je t'ai refusé cela hier soir ? Me demanda t-elle.
-J'en suis sûre. Ne me tente pas la prochaine fois, s'il te plaît. »
Elle m'adressa un dernier sourire, et alors que je tentais de reprendre mes esprits, elle saisissait mes lèvres entre sa bouche. Je gémissais sous cette action, plutôt inattendue, mais n'osais résister au passage de sa langue, caressant la mienne avec tendresse. Me relâchant, je reprenais l'air qu'elle m'avait volé.
« -Tu cherche à te faire pardonner Sunshine ?
-Peut-être... » me répondit-elle.
Je prenais conscience de sa poitrine déjà à l'air, et de la position suggestive qu'elle avait alors adoptée. Elle me pris par surprise, une seconde fois, attrapant mon visage entre ses mains et m'embrassant fiévreusement. Je sentais ses ongles se promener le long de mon cou, m'effrayant quelque peu. Elle voulait me tuer elle aussi ?
Mes mains sur son dos descendirent lentement, suivant la courbe de sa colonne verticale, et allèrent saisir ses fesses. Elle se laissa faire, continuant de m'embrasser avec autant de vigueur et de fougue. Je me joignait à elle, remarquant que même après avoir frôlé la mort, le sexe m'attirait toujours autant pour que je daigne refuser son l'offre. Et puis, comment aurais-je pu lui refuser cela ?
Je la faisais basculer, échangeant nos places. Elle se retrouva sur le dos, le bleu de ses yeux me guidant. J'approchais mes lèvres une nouvelle fois, et je la trouvait impatiente, se précipitant pour m'embrasser. Je reculait vivement. La provocation était une de mes cartes favorites. Avisant sa tête boudeuse, je décidais de céder pourtant, lui donnant un baiser passionné, tandis que mes mains allaient doucement frôler sa peau d'albâtre. Parcourir son corps et tout ses recoins jusqu'à son intimité. J'étais celle qui dominait l'action à présent. Et Claire allait sans doute très vite sans rendre compte.
Mes yeux se détournait une seconde sur l'heure qu'indiquait l'horloge sur la table de nuit de mon amante. Huit heures trente du matin. Sa sœur était dehors depuis demi-heure environ. Famille de sportif. Cela nous laissait du temps, beaucoup de temps. J'allais mettre cela à profit.
Nous n'étions que deux corps, l'une affalée sur l'autre. Toutes deux exténuées par nos exercices matinaux et spontanés. L'amour me semblait être un court voyage, où ni Claire ni moi n'étions plus nous-même. C'était comme un instinct nous contrôlant, une force invisible, une irrépressible envie. Là où les cris et les gémissements m'apparaissaient comme le plus beau des chants, et où la silhouette de mon amante devenait un ange lumineux qui veillait sur moi.
Je sentis la caresse de ses doigts sur ma joue, et je levais mes yeux vers le visage de Claire, que j'avais inlassablement dévoré. Comment pareille créature pouvait-elle exister sur Terre ? Pire, comment pouvait-elle être mon amante ? Celle qui me connaît par cœur, celle pour qui je donnerais tout. Intérieurement, j'étais fière de l'avoir. J'étais fière qu'elle soit mienne et pas celle d'un ou d'une autre. Une violente tape sur mon dos me fit revenir à la réalité, me chassant de mes pensées « futiles », comme elle les auraient pensées.
« -La convention ! »
Mes yeux d'émeraude s'ouvraient, grands comme des billes. J'allais presque oublier cette convention ! Moi qui fantasmais encore sur le sublime corps de ma partenaire, il fallait maintenant que je trouve rapidement des vêtements pour m'habiller. Je filais à la douche, coursant Claire de peu.
« -Sort de là Fang !
-Pas question ! » lui répondis-je.
J'actionnais le robinet, faisant couler l'eau froide. Je la sentais frémir, et tentant de la réchauffer pendant un court instant, j'actionnais l'eau chaude. La buée commença à envahir la pièce, mais je n'avais pas le temps de savoureux cet instant. J'attrapais un gel douche, appliquant le liquide sur une fleur de douche et me badigeonnant le corps avec vitesse. De son côté, Lightning attaquait ses cheveux qui, une fois mouillés, se retrouvaient plus sombres. Grattant avec acharnement son cuir chevelu, je me décidais à l'aider. Ma fleur de douche à la main, je parcourais son corps nu, laissant une longue traînée de mousse qui s'effaçait doucement sous la pression du jet d'eau.
« -Doucement.. » me dit-elle alors que je frottais au niveau de son ventre.
J'en oubliais presque son nouveau piercing. Avec délicatesse, j'utilisais mes doigts, ne faisant mousser que le contour de l'objet. Elle devait avoir une solution désinfectante, jugeant par le récent de la chose. Ses bras s'enroulèrent autour de moi, et je découvrais qu'elle aussi s'était mise en tête de m'aider. Les mains encore pleines de mousse, elle caressait mes cheveux bruns avec douceur. Je lui adressais un sourire qu'elle évita naturellement. Quel sérieux ! Cette absence de légèreté n'était que trop longue à mon goût.
Avec un rire, je décalais ma main droite lentement sur les fesses de mon vis à vis. Je l'entendais déjà maugréer.
« -Fang. Je te jure que si tu... »
Mon index commença à s'amuser, titillant avec amusement l'entrée de son intimité. Je la sentais se crisper à mon crâne, alors qu'elle frottait toujours, avec plus de vigueur maintenant.
« -Si je quoi, Sunshine ? »
Je voyais la fureur dans ses yeux qui peu à peu prenait place conséquente. J'allais passer une sale quart d'heure si j'allais dans cette direction. Mais c'était tellement tentant. Imaginez vous un peu à ma place.
J'avais en face de moi le corps nu de mon amante, trempée. L'eau tombant sur sa tête, et gouttant de ses cheveux, tombant en cascade sur sa peau d'un blanc éclatant. Mes yeux, ainsi que tout mon être était comblé par cette vision. Et son regard...il n'était pas que furieux. Une part d'elle même, je le savais, avait l'envie d'aller plus loin. Alors que l'on avait fait l'amour il y avait à peine quelques minutes.
Je m'approchais de son oreille, lui murmurant quelques mots, tandis qu'elle frissonnait sous mon emprise.
« -On ne sera pas en retard, ne t'inquiète pas... »
Les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte, je ne m'en remettais toujours pas. Cette petite punaise était là. Ce n'était pas possible, j'hallucinais.
« -Fang ? Fang, est-ce que tu va bien ? »
Je sentais Claire tapoter mon dos, essayant de me ramener à la réalité. Remarquant mon regard fixé sur la personne se tenant en face de nous, les mains derrière le dos et souriant gentiment, elle m'interrogea.
« -Qu'est ce qui ce passe ?
-Lu...Lumina. Je l'ai vue cette nuit.. »
J'allais me réveiller. J'allais encore me réveiller d'un second rêve, qui s'était incrusté dans le premier. J'allais me retrouver dans le lit de Claire, et elle allait être là elle aussi. Ma petite amie me pinça la joue en souriant. Sentant la douleur, je serrais les dents. Ce n'était donc pas une illusion. Le petit lutin qui était venue hanter ma nuit était revenue à moi.
A ma grande surprise, Claire s'approcha de la petite démone que je dévisageais depuis près d'un quart d'heure. Elle s'accroupissait à sa hauteur, et je ne comprenais toujours rien. Une minute. Peut-être mes interrogations de la nuit m'avait-elle menées vers le bon chemin ? Peut-être qu'elles étaient de la même famille finalement ?
« -Lumina est ma petite cousine. Elle adore les conventions, elle cherche sans arrêts de nouveaux jeux. Tu ne te souviens pas d'elle Fang ? »
Me souvenir d'elle ? Exaspérée, je cherchais dans ma mémoire. Mis à part cette nuit, il n'y avait pas de traces de Lumina dans ma tête. Et je n'en voulais d'ailleurs pas, les jeux de cette nuit m'avaient amplement suffi pour comprendre que je n'aimais pas cette gamine. Cette dernière d'ailleurs me tandis un téléphone portable à clapet. Intriguée, je l'ouvrais et découvrait le fond d'écran. Merde, j'étais attendrie par cette image. Trop attendrie. Et puis je me souvenais.
Il y avait moi et Claire. C'était l'été dernier. Toutes les deux en maillots de bain, nous étions dans une piscine. Nos visages étaient tournés vers la petite fille qui sautait à l'eau, Lumina. Les cheveux courts, coupés à la garçonne, et la taille munie d'une énorme bouée. Il m'était impossible de la comparer à la peste que j'avais rencontrée cette nuit. Pourquoi je ne m'étais pas souvenu de son prénom ? Je me maudissais d'être une tête de linotte pareille.
Je regardais le petit ange de l'été dernier me sourire. Mon Dieu, pourquoi avait-il fallu qu'elle adopte la même coupe que ce lutin des enfers. Réjouie de la retrouver, je venais l'embrasser sans pour autant soupirer. Cette situation n'était que trop bizarre après mon rêve de la nuit précédente. La petite fille se mit à sautiller, nous tirant par la main, Claire et moi.
« -Il y a la démo d'un nouveau jeu pas très loin ! On y va ? »
Nous acquiesçâmes toutes les deux, et nous commencions à nous diriger vers le fameux stand. Puis, je me stoppais. Je me souvenais de la promesse que j'avais faite à ma demi-sœur, Vanille. Elle m'avait harcelé pendant une semaine entière, presque empêchée de voir Claire. Je la voyais encore me hurler dans les oreilles. « N'oublie pas de m'acheter un sceptre ! » Je passais ma main libre sur mon front. Il valait mieux que je m'arrête ici pour acheter son précieux instrument de magie.
« -Allez-y sans moi, je vous rejoindrais. Je dois acheter quelque chose pour Vanille, j'en ai pour cinq minutes.
-D'accord, nous on va sur le stand 13 ! » me répondit la petite fille d'une voix enjouée.
Je lâchais la main de Lumina, et faisait un signe de tête à Claire. Elle me regarda quelques instants, avant de continuer son chemin avec sa cousine. Même pas un sourire...Enfin, je connaissais Claire. Elle n'était pas très démonstrative en public, un peu plus en privé en fait. Haussant les épaules, j'essayais de rester indifférente face à ce petit manque d'attention. Après tout, j'allais bientôt les revoir.
Qu'est ce que c'était que cet attroupement tout d'un coup ? La foule accourait dans la direction du stand 13, sans que je ne comprenne. Qu'est ce qu'il ce passait ? Y avait-il eut un accident ou quelque chose de semblable ? Accompagnée du sceptre de Vanille, je fonçais à travers la foule, bousculant quelques jeunes garçons qui venait rugir à tout va. Je jurais à mon tour, cherchant une tignasse blonde rosée du coin de l'œil. J'aperçus Lumina qui sautillait joyeusement à travers la foule, me faisant un « coucou » de la main. Je me précipitais vers elle, cherchant ma petite amie qui devait se trouver près d'elle.
Je ne vis rien et cela m'étonna fortement. Qu'est ce qu'il c'était passé pour qu'elle laisse la petite fille ainsi ? M'interrogeant vivement, j'élevais la voix pour qu'elle puisse m'entendre convenablement.
« -Où est passé Claire ? » lui demandais-je.
Pourtant, au lieu de me répondre, elle se mit à sourire, me jetant un regard malicieux. Ignorant mes questions, elle commença à courir, suivant une voie qu'elle seule voyait. Ah l'art de se faufiler ainsi. Je regrettais d'être aussi grande parfois. Je la suivit donc, supposant qu'elle voulait me montrer quelque chose. Au moins m'indiquer la direction que Claire avait pris. Mais bizarrement, elle marqua son arrêt devant le stand. Je cherchais la direction qu'avait pris son regard. Je me stoppais. Mes yeux me brûlèrent l'espace d'un instant, je clignais des paupières cherchant à les humecter. Qu'est-ce que c'était que ça. Mes sentiments étaient partagés entre l'émerveillement et la peur subite de trépasser.
Lightning ou Claire maintenant ? Je ne savais plus quoi penser. Est ce que mon rêve était toujours d'actualité ? Ou bien est-ce que la réalité avait le goût d'un étrange mais pourtant réel déjà vu ? J'observais en silence ma petite amie s'avancer sur l'estrade, vêtue du costume que j'avais perçue la nuit passée. Suis je vraiment réveillée ?
« -Le directeur du stand a insisté pour lui faire enfiler leur costume. Tu ne trouve pas qu'il lui va bien ? » me demandais Lumina, souriant et s'amusant du rouge sur les joues de Claire.
Je regardais l'affiche extraite d'un poster promotionnelle de lancement pour le jeu en question. Il était vrai que Claire ressemblait à Lightning comme deux gouttes d'eau. Le nom de cette dernière était d'ailleurs inscrit sur le poster géant. Ne m'étonnant même plus des coïncidences que je croisais, je fixais le corps sublime de mon ange. La façon dont elle rougissait était adorable, et même, c'était peu dire. J'adorais ça.
Son regard se posa sur moi, et je sentis son air exaspéré me toiser quelques secondes durant. Quoi ? Qu'est ce que j'avais fais encore ? S'approchant de moi, j'entendais la foule siffler et s'exclamer. Ses lèvres s'arrêtèrent à quelques millimètres de mes oreilles.
« -Ce cosplay aurait pu être parfait si je n'avais pas cette énorme marque sur la cuisse... »
Immédiatement après qu'elle m'eut laissé pour reprendre sa place initiale, je regardais la partie de son corps qu'elle m'avait indiqué. Merde. C'était vraiment énorme comme suçon. Mais bizarrement, j'avais plus envie d'en rire que d'autre chose. Je souriais, fière de la jolie marque qui ornait sa cuisse joliement découverte. Pauvre Claire. Elle n'était plus vraiment maître du jeu maintenant.
