Bonjour à tous ! malgré le petit nombre de reviews, j'espère que le chapitre précédent vous aura plus !

Sans plus attendre, voici la suite ! Bonne lecture ;)


Apprendre à revivre en 10 étapes

Etape trois - Prendre soin d'un chat - Partie 2

Harry déglutit difficilement et ne sût pas comment il devait réagir à ça. S'enfuir en courant ? Hurler comme une fillette ? Ou se battre en duel ?

Devant lui se tenais le seul, l'unique, le redoutable Lucius Malfoy, mangemort de son état et bras droit du seigneur des ténèbres, alias Voldemort.

- Vous n'avez rien à craindre monsieur Potter, ne vous en faites pas, commença le Serpentard.

- Pourquoi devrais-je vous croire ? répliqua le brun.

- Il me semble monsieur Potter que je viens de vous aider à sauver ce… gros chat.

- Certes, lui dit en retour Harry, mais pourquoi justement m'avoir aidé à sauver le chat ? Et que faisiez-vous dans la réserve du professeur Snape exactement ?

Là, il était sûr de l'avoir coincé. Aucune personne ne pouvait pénétrer dans l'enceinte de Poudlard sans que Dumbledore n'en soit informé, or, jamais le directeur n'aurait autorisé un mangemort à investir quelque partie que ce soit du château, fusse-t-elle la propriété de la chauve-souris des cachots.

- Il se trouve monsieur Potter que ce chat, enfin ce que vous croyez être un chat, est un grand ami à moi. Je me trouvais justement dans la réserve de Severus afin d'essayer une potion de localisation pour le retrouver mais il se trouve que vous avez été plus rapide que moi, Merlin soit loué.

- Comment connaissez-vous ce chat, et pourquoi dites-vous qu'il s'agit d'un ami ? Expliquez-vous monsieur Malfoy, si je ne vous connaissais pas aussi bien je dirais que vous essayez de me perdre dans vos propos.

- Voyez-vous donc, le coupa presque l'homme, jamais je n'aurais osé vous faire une telle chose monsieur Potter, vous qui êtes si important pour la communauté magique…

- Je n'aime pas beaucoup votre sourire en coin monsieur Malfoy, dit Harry dans un élan de courage, et je n'ai absolument rien compris à votre histoire d'ami ou de Snape, expliquez-vous ou je vous jure que je vous expulse de ce dortoir à coup de doloris !

- Houlà, calmez-vous donc monsieur Potter, je n'ai jamais eu l'intention de vous faire quoi que ce soit je vous l'ai déjà dit. Si vous voulez y voir plus clair, donnez donc cette potion de sommeil sans rêves à votre ami le chat et vous comprendrez mieux.

Harry avait de moins en moins confiance en l'étrange personnage qu'affichait le Lord Malfoy. En quoi exactement endormir un pauvre chat pourrait-il l'éclairer sur quelque chose hormis la question existentielle qui était « les chats peuvent-ils ronfler quand ils dorment ? ».

Malgré tout, Harry s'exécuta de nouveau sous les yeux du blond, essayant tout de même de ne pas lâcher son regard une seule fois.

Quand le chat fût enfin endormi (on n'entendait plus ses faibles grognements de contestation), Harry fut stupéfait de ce qu'il se passa. Encore une fois, l'animal n'était pas ce qu'Harry pensait qu'il était. L'animal, dès qu'il s'était endormi, s'était transformé en Severus Snape ! Professeur de potions à l'école de sorcellerie Poudlard, Chauve-souris des cachots, tortionnaire officiel d'Harry qui passait son temps à le mettre en retenue et trouvait ça drôle !

L'effet de surprise passé, le jeune brun tituba, ses jambes incertaines, et s'éloigna du lit jusqu'à rencontrer un mur sur lequel il prit appui et se tint la tête dans les mains, sentant la migraine arriver.

- Qu'allez-vous donc me dire pour justifier de CA monsieur Malfoy ? dit Harry dépité.

- He bien, comme vous avez pu le deviner, il ne s'agissait pas d'un chat, commença l'homme en réponse.

- Il me semble que jusque-là j'avais suivi l'histoire, répondit ironiquement Harry. Je veux l'histoire complète, TOUTE l'histoire.

- Hé bien monsieur Potter, il s'agit là d'une longue histoire, tenta d'éviter le blond.

Mais sous le regard fusillant d'Harry, il ne protesta pas plus, il était déjà bien heureux que le jeune sauveur du monde sorcier accepte de l'écouter au lieu de prévenir quelqu'un de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Malgré cela, il se doutait bien que le jeune Gryffondor, faisant honneur à la réputation des membres de sa maison ainsi qu'à son propre nom, prendrait le risque d'écouter ce qu'il avait à dire. Ainsi, il lui expliqua ce qu'il s'était passé.

- Tout s'est produit à cause des évènements du ministère. Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le…enfin hum, Voldemort, n'était, vous vous en doutez pas très satisfait du fait que vous ayez pu lui échapper. De même, il n'était pas spécialement content que j'ai « laissé échapper » la prophétie. Mais au lieu de punir les mangemorts qui se trouvaient sur place ce jour-là, il a estimé que toute la faute revenait à Severus qui, premièrement, n'avait pas pu tenir Dumbledore éloigné du ministère assez longtemps et, deuxièmement, n'avait pas répondu à son appel pour venir soutenir ses partisans qui étaient dans le besoin. Même si cela aurait fichu en l'air sa couverture, le Lord estimait que c'était le moment idéal pour Severus de se dévoiler au grand jour et de se débarrasser de vous monsieur Potter. Alors pour le punir, le lord a décidé de lui infliger une punition exemplaire. Il a passé sa journée à lui lancer des doloris, sorts de découpe et autres réjouissances de son cru jusqu'au soir où il l'a envoyé en mission tout seul. La personne que vous avez cru apercevoir au repas du soir le jour de la rentrée n'était autre que moi-même, pour éviter que quiconque ne trouve cela étrange que Severus ne soit pas là après les vacances d'été. Pour en revenir à Severus, et à la mission qui lui a été confiée, autant vous dire qu'il ne s'agissait pas de la mission la plus simple qui soit, c'était une mission suicide. Afin de rester le plus discret qu'il pouvait, Severus a décidé de se transformer en son animal car oui, Severus est un animagus, mais il s'est fait attraper et il a tellement été battu qu'il n'a pas pu se retransformer en humain, du moins je suppose, car je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis le soir où il est parti. Je suis alors venu ici à Poudlard pour le retrouver et lui venir en aide du mieux que je pouvais, mais vous l'avez trouvé avant moi. Je me doutais bien évidemment de l'état dans lequel il devait se trouver alors je suis allé dans sa réserve pour lui préparer une potion au cas où. C'est à ce moment-là que j'ai vu Dobby prendre tout ce dont vous aviez besoin et je me suis accroché à lui, et vous connaissez le reste de l'histoire.

Il fallut quelques temps à Harry pour digérer toutes les informations que venait de lui balancer Malfoy dans la tête. Non, il ne pensait pas être atteint d'un quelconque syndrome du héros mais il n'empêche que, même s'il détestait au plus haut point son professeur de potions, il ne pouvait pas supporter l'idée de tout ce qu'il avait vécu. Son professeur ne méritait pas ce qui lui était arrivé, personne ne le méritait.

Lucius Malfoy avait laissé à Harry tout le temps qu'il lui avait été nécessaire. Il l'avait laissé réfléchir sans bouger le petit doigt et le survivant était tellement transparent que le blond avait presque pu suivre le cours de ses pensées, il les avait presque vues défiler dans les yeux vert émeraude.

- Monsieur Potter, reprit doucement Lucius, presque en chuchotant. Je vous en prie, il faut que vous vous occupiez de lui. Je ne vais pas pouvoir le transporter chez moi, il ne survivra pas à un transplanage de plus, et si le lord ou n'importe quel mangemort tombait sur lui, alors, nous serions des hommes morts tous les deux, Draco et sa mère également.

- Mais je ne peux pas laisser le professeur Snape dans mon lit ! s'exclama Harry.

- Et pourquoi pas monsieur Potter ? dit le lord, un sourire énigmatique au coin des lèvres.

- Mais il s'agit de Snape voyons, et imaginez un peu la réaction des élèves et de toute l'école si quelqu'un le voit ici alors que cela fait une semaine qu'il a disparu ?

Harry ne voulait certainement pas de la chauve-souris graisseuse des cachots dans son lit mais il n'allait pas dire ça comme cela au blond en face de lui. Après tout, il ne savait pas quelle réaction pouvait avoir le mangemort s'il dénigrait devant lui son ami professeur de potions.

- Ecoutez monsieur Potter, je viens de vous dire que c'est la seule solution.

Et au moment où Harry s'apprêtait à laisser libre court à son mécontentement, il entendit des pas dans l'escalier menant au dortoir. Quelqu'un arrivait et allait rentrer dans la pièce, voir Snape dans son lit et le voir lui, en train de discuter avec un mangemort. Mais il n'eut que le temps de réfléchir à cela, le blond était déjà retransformé en Occamy et avait adopté une taille minuscule afin de passer inaperçu pour quiconque ignorait sa présence dans la pièce.

Il n'eut d'autre choix que de fermer les rideaux de son lit baldaquin aux couleurs de Gryffondor afin de cacher son professeur honnis.

A peine eu-t-il caché la chauve-souris que la personne entrait dans le dortoir. C'était Dean Thomas.

- Harry ? demanda-t-il, à qui tu parlais ? J'ai entendu des voix

- Des voix ? reprit le jeune Potter. Non je suis tout seul tu te fais des idées mon pauvre.

Il savait qu'il était très mauvais menteur et il essaya d'afficher un sourire qui se voulait convainquant mais il n'y parvint pas. Heureusement pour lui, l'autre Gryffon sembla comprendre qu'il ne souhaitait pas en parler et n'insista pas.

- Et dis-moi Harry, que fais-tu à l'extérieur de ton lit avec les rideaux fermés ? Avoue que c'est bizarre, rigola Dean.

- Je… je regardais s'il n'y avait pas de bestioles dans les rideaux, la nuit dernière j'ai entendu des petits bourdonnements. J'espère que c'est pas des Doxys

Houlà, garde tes Doxys vieux haha mais tout de même ça m'étonnerait que les elfes de maison laissent traîner ces bestioles dans les dortoirs. Aller, allons nous coucher !

Harry rougit, il allait falloir qu'il aille dans son lit, si Dean le voyait debout devant son lit plus longtemps, il aurait encore plus de doutes.

Alors il prit son courage à deux mains et…fila à la salle de bains. Il allait faire tout son possible pour repousser ce moment fatidique.

Au final, il finit par se retrouver en caleçon devant son lit et Dean le regardait étrangement. Il retint sa respiration, souleva le rideau du côté opposé à la vue de Dean et se glissa dans le lit.

Il referma soigneusement le rideau, et tourna son regard vers le professeur. Mais à la place, un énorme chat le regardait, assis.


A suivre dans...

Etape 4 : Se réveiller face à l'ennemi

J'espère que ce chapitre vous aura plu, n'hésitez pas à laisser des commentaires ! Et dites si vous aimez ou pas :)