Le réveil indiquait 01h41. Et merde, ça sentait l'insomnie à plein nez. Les yeux grands ouverts, ses longs cheveux dispersés sur l'oreiller, Toby ronflant à ses pieds, elle observait la lune, pleine, lumineuse, majestueuse. Depuis toute petite, elle avait toujours aimé regarder les étoiles, apprendre le nom des constellations, rêver de découvrir de nouvelles planètes. C'était son père, disparu depuis maintenant presque 10 ans, qui lui avait transmis sa passion pour l'astronomie, et elle avait veillé à préserver cet intérêt en sa mémoire. Jamais elle n'avait cru possible de ressentir une telle douleur après son décès, pourtant elle était parvenue à s'en remettre. Elle pouvait à nouveau regarder les albums de famille sans pleurer et était capable de parler de lui sans craquer. Pourtant, en de rares occasions, alors qu'elle se sentait si seule, il lui arrivait de verser quelques larmes, le manque étant parfois trop grand.
01h47. Bon, ressasser de tels souvenirs n'était pas utile, surtout si elle souhaitait trouver le sommeil et ainsi ne pas creuser davantage les cernes marquées sous ses yeux. Mieux valait ne penser à rien. Le problème, c'était que lorsqu'elle ne pensait à rien, elle pensait à lui. Depuis la fois où il était venu chez elle, elle l'avait revu très brièvement le lendemain à la morgue et la rencontre n'avait duré que quelques minutes. Il lui avait rapidement révélé le nom de l'assassin et l'avait prévenu que Greg venait de procéder à son arrestation. C'était tout, il était partit juste après. Et depuis plus rien, depuis une semaine plus aucune nouvelle, plus aucune visite à St Bart, rien de rien. Bien entendu elle avait l'habitude mais à chaque fois elle ne pouvait s'empêcher de laisser ses pensées s'envoler vers lui, essayant de deviner à quoi il pouvait passer ses journées, à ce qu'il était en train de faire.
01h58. Quelle galère ! Il fallait absolument qu'elle dorme, elle ne tiendrait jamais toute une journée au travail. St Bart, sa morgue, son repère. Elle aurait voulu dire qu'elle était une collègue appréciée et estimée, peut-être était-ce le cas, elle n'en savait rien car elle ne se mêlait que rarement aux autres, préférant le silence de la morgue. Non pas qu'elle ne voulait pas s'intégrer mais quelque chose l'en empêchait, à chaque fois. Soit elle se mettait à bafouiller soit elle tentait des blagues qui souvent tombaient à plat. Et toujours cette même réserve, cette même gêne, que pourtant elle ne cessait de combattre depuis des années. Puis elle l'avait rencontré, lui, Sherlock Holmes. Elle l'avait trouvé à la fois intimidant et incroyablement captivant. Il ne faisait pas attention à elle et quelque part ça la rassurait, elle qui ne voulait attirer l'attention de quiconque. Mais en même temps il était là, à parler tout seul, à étudier dans son laboratoire, une présence stimulante qu'elle avait commencé à apprécier de plus en plus jusqu'à finalement en tomber amoureuse.
02h13. Penser au détective ne la ferait pas dormir, bien au contraire. Elle avait tant essayé d'oublier ses sentiments, de s'ouvrir aux gens et aux hommes, d'entamer des relations qu'elle avait jugé sincères. Mais il était toujours là, dans un coin de sa tête, dans une partie de son être, dans son cœur tout entier. Malgré ses sautes d'humeur, malgré ses mots parfois blessants, malgré son incapacité à éprouver des sentiments amoureux, elle n'avait pas réussi à faire disparaitre l'extrême affection qu'elle ressentait à son égard. Et même après cet appel, après ce foutu appel, rien n'avait changé. Elle continuait à l'aimer.
« Je vous aime ».
Non ! Elle ne devait pas penser à ça. Quand elle repensait à cette scène, à elle exigeant qu'il lui dise ces mots pour finalement lui révéler l'amour qu'elle lui portait depuis des années, dans un tel contexte… Elle voulait disparaitre de la surface de la terre tant elle avait honte. L'entendre s'excuser il y a quelques jours avait été un supplice, parce que ce n'était pas à lui d'essayer de se faire pardonner mais bien à elle. Elle s'était montrée égoïste mais elle avait tant désiré entendre ces mots sortir de la bouche du détective au moins une fois dans sa vie qu'elle n'avait pas réfléchit. Mais maintenant elle le regrettait amèrement. Premièrement parce que ça lui avait fait plus de mal que de bien mais aussi parce qu'elle savait que tôt ou tard, quand elle aurait assez de courage, elle devrait se confondre en excuses. Non, penser à Sherlock Holmes n'était définitivement pas une bonne idée…
…
Avachie sur son bureau, tentant vainement de garder les yeux ouverts après sa nuit chaotique, elle listait les arrivées et départs des différents corps quand on toqua à la porte. Sans même attendre la réponse, une silhouette légèrement carrée se dessina dans son champ de vision.
- Bonjour Greg, fit-elle dans un sourire fatigué tandis que l'inspecteur s'approchait d'elle. Que me vaut ce plaisir ?
Ce qui était agréable avec cet homme, c'est que peu importait ses tentatives parfois ratées de se montrer caustique, il lui répondait toujours par son fameux sourire chaleureux, dévoilant ses dents blanches parfaitement alignées.
- Je suis venu chercher les résultats d'une autopsie, répondit-il d'un ton enjoué. J'en profite pour vous saluer au passage.
- C'est très gentil.
Elle nota tout de même qu'il y a encore quelques années, la relation qu'ils entretenaient n'était que professionnelle. Certes il s'était toujours montré poli mais au final lui non plus ne prêtait pas réellement attention à elle. Elle n'était que le médecin légiste. Mais étrangement, l'arrivée de John Watson avait tout changé. Alors que Sherlock, Greg ou bien elle-même n'étaient que des électrons libres qui se croisaient de temps en temps sans réellement communiquer, John avait été le maillon qui leur avait permis de créer une véritable amitié. Aux côtés de Sherlock, il était parvenu à le rendre plus humain et plus attentif aux autres, de ce fait les relations s'étaient peu à peu transformer et une certaine confiance mutuelle s'était créée. Le médecin les avait fait se rencontrer véritablement, et ce même sans s'en rendre compte, cet homme était vraiment une bénédiction.
- J'ai passé une matinée harassante, je me boirais bien un petit café.
- Vous voulez que j'aille vous en chercher un ?
- Non Molly, sourit-il en levant les yeux au ciel. Je suis assez grand pour m'en chercher un moi-même, nous ne nous appelons pas tous Sherlock Holmes.
Elle ne put retenir le petit rire qui franchit ses lèvres. Il avait tellement raison.
- Mais j'en ai un peu marre du café immonde de vos distributeurs, se moqua-t-il en se dirigeant vers la porte. Vous vous accordez une petite pause et vous m'accompagnez au café du coin de la rue ?
Surprise mais ravie que quelqu'un l'invite à boire un verre spontanément, elle lâcha son stylo et se releva d'un bond.
- Avec plaisir !
Confortablement installée, sirotant un bon chocolat viennois bien sucré – son péché mignon – elle parlait de tout et rien, complètement à l'aise en présence de ce qu'elle pouvait à présent appeler un ami.
- Elle avait quatre chiens Molly, quatre ! Comment pouvais-je rivaliser avec ça ?
Elle se mit à rire de bon cœur, écoutant avec plaisir la dernière histoire sentimentale de l'inspecteur qui s'était à nouveau terminée pour des raisons abracadabrantes.
- Vous n'aimez pas les chiens ? plaisanta-t-elle en prenant une cuillère de chantilly.
- Pas quand je dois batailler avec eux pour trouver une place dans le lit de ma compagne.
Greg était un homme avec beaucoup d'entrain et de patience, après tout il en fallait pour supporter depuis des années un homme comme Sherlock. Mais surtout c'était quelqu'un de bien, qui n'hésitait pas à se mettre en retrait et à faire appel à meilleur que lui pour le bien d'une enquête.
- Dîtes-moi, commença-t-il plus sérieusement. Avez-vous des nouvelles de Sherlock ?
- Très peu, murmura-t-elle sincèrement. A vrai dire je n'en ai jamais eu beaucoup vous savez.
- Moi non plus, mais depuis cette histoire… dans cette prison, je le trouve un peu différent.
- C'est-à-dire ? s'enquit-elle anxieuse.
- Quand il me parle, il m'appelle Greg !
Elle pouffa à nouveau devant la mine abasourdie de l'inspecteur.
- Il était temps qu'il retienne votre prénom après toutes ces années, parvint-elle à formuler entre deux gloussements.
- Peut-être bien mais ça reste déstabilisant, avoua le brave homme le sourire en coin.
Ce qui était assez drôle en soi car Sherlock ne l'avait jamais appelé uniquement par son nom de famille, pas une seule fois, pas même lors de leur première rencontre. Ça avait tout de suite été « Molly ». Pourquoi ? Elle lui posera peut-être un jour la question.
- Nous parlons trop de lui, ça ne va pas, déclara l'inspecteur après avoir bu la dernière goutte de son café noir.
- Ah ? Et pourquoi donc ? demanda-t-elle amusée.
- Je le soupçonne d'être une sorte de Beetlejuice, si nous prononçons son nom trois fois, il apparait.
Un nouvel élan d'hilarité les gagna tous les deux quand elle remarqua une ombre derrière son ami. Relevant lentement la tête pour voir qui se trouvait là, elle ne put retenir un sursaut et une exclamation de surprise quand elle reconnue l'l'homme en question.
- Oh mon Dieu !
Sherlock Holmes, se tenant droit comme la justice, les mains dans les poches, le visage fermé.
- Bon sang Sherlock ! s'écria Greg en se retournant. Vous nous avez foutu une sacré trouille.
- Je croyais pourtant que les forces de l'ordre bénéficiaient de certaines aptitudes à ressentir la présence d'individu derrière eux.
- Je ne suis pas sur le terrain, je suis en train de boire un café avec une amie !
- Café que vous avez terminé, susurra-t-il en le regardant du coin de l'œil. Peut-être serait-il temps de retourner sauver l'Angleterre, inspecteur.
Dans un soupir, il se releva et jeta un regard las au détective qui l'ignora comme à son habitude.
- Il n'a pas tort, dit-il à l'attention de Molly. Je dois remettre ce rapport, j'ai déjà perdu pas mal de temps. A la prochaine !
- Au revoir Greg et merci encore pour le viennois.
Alors que l'inspecteur regagnait la sortie, Molly se leva à son tour prête à enfiler son manteau quand elle vit le grand détective s'assoir en face d'elle, les jambes croisées, les mains posées dessus. Déroutée, elle se rassit mollement sans le quitter des yeux. Envisageait-il de rester avec elle ?
- Il reste du chocolat dans votre tasse, déclara-t-il simplement.
- Ou… Oui…
Elle n'en croyait pas ses yeux, Sherlock Holmes tranquillement assis à la même table qu'elle. Qu'avait-il à lui demander pour qu'il perde son temps à lui tenir ainsi compagnie dans un café ? Profitant de ce moment rare, elle trempa ses lèvres dans son chocolat chaud sans rien boire, espérant faire durer cet instant le plus longtemps possible. Incapable de détourner son regard, elle le scruta timidement, mémorisant chaque petit détail de son apparence. Ses cheveux bouclés étaient mouillés et formaient d'adorables épis sur son crâne. Le col de son manteau, relevé comme à chaque fois, lui conférait une allure élégante et renforçait son charisme. Ses magnifiques yeux verts perdus dans le vague lui donnait envie de se noyer dedans. Ses sourcils froncés et le léger tic qui agitait sa lèvre inférieure la rendait curieuse, ce qu'elle n'aurait pas donné pour entrer dans sa tête ne serait-ce que quelques minutes.
- Qui est Beetlejuice ?
Elle ne put s'empêcher de frémir en entendant cette voix grave s'adresser à elle.
- C'est le personnage d'un film flirtant entre le fantastique, le comique et l'horreur.
- Aucun intérêt.
Elle sentit son sourire étirer ses lèvres qu'elle dissimula par une nouvelle gorgée feinte.
- Ce n'est pas dans vos habitudes de prendre une pause dans votre travail.
- Un peu de changement peut avoir du bon, répliqua-t-elle doucement.
Elle vit qu'il tiqua mais il ne dit rien, se contentant de regarder par la fenêtre.
- Lestrade et ses conquêtes amoureuses n'est-ce pas ? ironisa-t-il en glissant les mains dans ses poches.
- Je croyais que vous l'appeliez par son prénom maintenant ?
- Seulement quand il est là, fit-il dans un sourire.
Son cœur loupa un battement. Elle se détestait de continuer à réagir ainsi.
- Vous êtes plus gentil, enfin… je trouve…, bredouilla-t-elle en baissant les yeux.
- La gentillesse n'est qu'une autre forme de ce qu'on appelle communément la courtoisie.
- Vous admettez donc être plus courtois ?
Il sourit à nouveau, ce satané sourire énigmatique propre à lui et qui faisait tambouriner son pitoyable cœur.
- On va dire que je fais des efforts.
- Pour John ?
Il braqua son regard sur elle, visiblement surprit, surprise qu'elle partageait. Les mots lui avaient échappé, elle ne savait même pas pourquoi elle lui avait demandé cela.
- Je ne… Enfin… Ce n'est pas ce que je…
- John est un peu le petit ange sur mon épaule qui me chuchote ce que je dois dire par moment, reconnut le grand homme sans la lâcher des yeux.
- Vous ne croyez pas aux anges, rétorqua-t-elle, gênée qu'il se soit mis à la fixer.
C'était bien plus facile de converser avec lui quand il regardait ailleurs.
- Je voulais plutôt dire le petit gnome agaçant qui ne cesse de me rabrouer, mais il aurait encore trouvé à redire sur cette comparaison.
Elle rit, tout simplement, spontanément, sincèrement. Elle aimait tout de lui, toutes ses facettes, mais sa préférée restait celle où il se montrait drôle et accessible comme maintenant.
- Vous savez, j'ai l'impression que je dois beaucoup à John.
- Pourquoi cela ?
Elle prit sa tasse entre les mains, son regard rivé sur le fond de chocolat restant, le cœur étrangement léger.
- J'ai le sentiment que son arrivée à engendré beaucoup de choses bénéfiques dans ma vie, avoua-t-elle dans un murmure sans quitter la tasse des yeux. Enfin, pas que lui, vous aussi. Vos petites visites dans mon laboratoire égayent mes journées, et grâce à vous deux j'ai pu me lier d'amitié avec des personnes adorables comme Madame Hudson ou encore Greg. Vous savez Sherlock que je n'ai jamais été très douée pour me faire des amis, alors je ne vous remercierai jamais assez de tous les bienfaits que vous avez apporté à mon quotidien.
Le silence accueillit ses propos. Que répondre à cela de toute façon ? Elle s'était sentie si bien qu'elle avait déblatéré tout un tas d'inepties qu'il devait juger ridicule. Incapable de lever les yeux vers lui pour y affronter son regard très certainement détaché, elle but d'une traite le peu de chocolat qui restait et posa maladroitement la tasse sur la table. Bon, il ne disait toujours rien, peut-être qu'avec un peu de chance il était dans son palais mental et n'avait rien entendu de sa déclaration. Prenant son courage à deux mains, elle se décida enfin à jeter un coup d'œil furtif dans sa direction quand tout son corps s'électrisa. Il n'était pas dans son palais mental, il ne fixait pas un point invisible, il l'observait elle, sans ciller, une expression grave sublimant son visage.
Ils se considérèrent durant de longues secondes dans un silence total quand il baissa les yeux, posa les mains à plat sur la table et se releva avec grâce. Il glissa son regard vers la fenêtre, sans rien dire, comme plongé dans une intense réflexion.
- La pluie s'est arrêtée, ça ne va pas durer. Profitez-en pour rejoindre votre laboratoire.
- D'acc… D'accord…
- Au revoir Molly.
- Au revoir Sherlock.
Et c'était tout, il partit sans un dernier regard pour elle. Elle attendit que le détective ait franchit la sortie pour se prendre la tête entre les mains en gémissant longuement.
- Tu devrais savoir depuis le temps que tu as tendance à raconter n'importe quoi quand tu te mets à trop parler…
Elle était morte de honte de s'être montrée si mièvre en présence de cet homme, déjà qu'il devait la considérer comme une vieille fille vivant seule avec son chat et aimant les romans d'amour, voilà qu'elle lui dévoilait à nouveau toute la sensibilité dont elle était capable. Même si leur relation s'était améliorée et qu'elle était plus à l'aise en sa présence, elle ne parvenait pas toujours à faire fit de ses sentiments et ça la mettait souvent dans des situations embarrassantes telles que celle-ci. Qu'avait-il pensé d'elle alors qu'elle s'était égarée sur le chemin des confidences ? Il avait dû la trouver ridicule, une fois de plus. Dépitée d'avoir gâché leur seul moment en tête à tête, en dehors du cadre du travail, elle sortit d'un pas trainant dans la rue et retourna chez elle, dans son monde, dans sa morgue.
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Alors chapitre plus court que le précédent, je le sais, mais je devais couper ici, vous comprendrez mieux pourquoi à la lecture du prochain (qui sera plus long) ^^ Point de vue de Molly cette fois-ci, je vais en effet alterner les points de vue de Sherlock et de Molly pour que l'on puisse comparer les réactions et les différentes perceptions. Apparition plus longue de Greg, comme dit, je compte faire apparaître tous les personnages récurrents de la série, parce que sans eux Sherlock n'est pas Sherlock ^^
Mes réponses aux reviews super encourageantes que j'ai eu :
- Tchup : Ravie que ça te plaise et je t'invite à continuer à me donner tes impression sur l'hisoire
- Zeymikaelson : Waaah merci pour ton super commentaire il m'a fait chaud au cœur. J'aime aussi beaucoup la douceur et la force de Molly, et chaque passage où elle apparaît dans la série me faisait l'aimer encore plus. Et en effet, Rosie et John seront des personnages relativement importants dans cette histoire, j'aime tellement John faut dire !
- Huntress-dark : Merci beaucoup d'avoir posté un avis sur les précédents chapitres, j'ai vraiment hâte de découvrir ton ressenti concernant celui-ci. J'essaie en effet de garder les caractères des personnages autant que possible. Souvent quand j'écris un dialogue, je le lis à voix haute pour voir si ça sonnerait pareil dans la série.
- Dark-Nemesys : Merci merci merci. Je ne sais pas si elle sera grandiose mais j'y mets tout mon cœur et je me fais vraiment plaisir à l'écrire. En espérant que la suite te conviendra tout autant.J'invite d'autres lecteurs/lectrices à me faire part de leurs avis ou potentielles questions concernant mon histoire. Comme dit la fois dernière, avoir des retours lorsqu'on publie une histoire est un vecteur important de motivation. A la prochaine :D
