LOINS DE TOI

Drago se demandait si il n'avait pas été trop optimiste. Depuis qu'il avait quitté Poudlard, il avait vidé son compte d'argent de poche. Il l'avait changé en argent Moldus. Il se trouva une petite chambre de 9 m2 avec un lavabo. Les toilettes étaient sur le palier et la douche dans la cour. Durant deux mois, il avait tenté de trouver un emploi. En vain, lui, Drago Malfoy, n'avait pas de qualification valide chez les Moldu. Seul dans sa misérable chambre d'hôtel, il contemplait la photo de sa « Petite Princesse » qui lui souriait inlassablement. C'était sa bouffé d'oxygène.

De sa chambre, il pouvait entendre les voisins. Il savait tout ce qu'il se passait à cet étage, celui dessus et du dessous. Il rendait souvent visite au couple Stanger. Il avait un bébé prénommé Ginny. Quand Drago avait l'enfant dans les bras, il s'imaginait avec SA Ginny et son équipe de quidditch. Autrement dit avec une ribambelle de sept enfants au minimum.

Un jour cependant, la chance lui sourit. Il se hasarda à demander un emploi dans une superette du quartier. La patronne était une femme d'une quarantaine d'année que les manières laissaient deviné une certaine éducation. Elle lui avait d'abord dit qu'elle ne cherchait pas d'employé, mais devant la mine déconfite du jeune homme, elle en créa un sur le champ.

Madame Cézarine était issus d'une famille aisée. Elle avait au départ ouvert cette supérette pour occuper ses journées, puis, Max était venu pour prendre en main les stocks de marchandises et de la caisse. Coraline était la comptable. Cézarine ne s'occupait que du recrutement et ... de nourrir ses employés le midi.

Drago impressionna par la qualité de son travail. Il était devenu polyvalent et pouvait remplacer Max au pied levé. Au déjeuner, il rejoignait les deux autres employés pour manger les mets de la patronne. Une vraie mère poule. Elle considérait ses employés comme des membres de sa propre famille. Sans doute parce qu'elle avait perdu son fils vingt ans plus tôt dans un incendie. L'ambiance était bon enfant aidé par le fait qu'il ne pouvait pas avoir de rivalité entre eux. Chacun avait son rôle et il était unique.

Un jour elle le convoqua dans son bureau. Il pensait à un licenciement mais elle le rassura.

- Drago, ton travail est impeccable. Non, je t'ai fait venir pour que nous parlions de toi. Tu n'aurais pas de problème dans ta vie privée par hasard ?

- Non, Cézarine.

- Je dis ça parce que... par moment tu as un regard triste.

- C'est juste que ma petite amie me manque c'est tout, mais bientôt tout sera arranger.

- Elle est jolie.

- Une vraie princesse.

Cézarine regardait le jeune homme parler de sa petite amie. Quand il évoquait Ginny, il y avait un petit quelque chose dans ses yeux de passionné. Cézarine sourit.

- pourquoi ne pas nous la présenter ?

- Elle est en internat. Dans huit mois, elle aura fini ses études, dans cinq mois, elle sera majeure. Juillet prochain, nous serons ensemble.

- Et vous avez trouvé un logement.

- J'ai ma chambre d'hôtel.

- C'est provisoire ?

- Bien sur que oui. Ce n'est pas un endroit pour ma Princesse.

- J'ai au dessus de la superette, un studio, vingt quatre mètres carré.

- Mais le loyer ?

- L'équivalent d'un quart de ton salaire, eau et électricité compris.

- Je ne sais pas ça me gêne.

- Il a été occupé par tes deux collègues à un moment ou à autre.

Finalement Drago accepta. Il devait remettre l'appartement en état mais ses collègues se mobilisèrent pour l'aider.

Pour Ginny, les vacances furent un enfer. Elle fut séquestrée dans sa chambre avec l'interdiction d'envoyer ou de recevoir des hiboux. Déprimée, elle refusait de manger ou à peine. Elle pleurait tout le temps où dormait.

Le retour à l'école fut pire encore. Les autres se moquaient d'elle. Les plus virulent furent les serpentards. Heureusement, elle avait les frères Crivet et Luna avec elle. Mais plus le temps passait, plus elle s'isolait. Elle évoluait dans une école remplie de souvenir de Drago. Ses notes frôlaient la catastrophe. Les professeurs restaient impuissant devant la détresse de Ginny qui finit pas s'isolée complètement dans la crique de Poudlard où quatre mois au paravent, Drago lui avait demandé la main.

Elle se lova dans ses propres bras. Elle revivait les moments passé avec lui, ses baisers, la force de ses bras, la douceur de ses yeux. Il lui manquait énormément. Toute à ses pensées, elle ne vit venir Grégoire Carpenter, le nouveau préfet de Serpentard.

- Alors c'est donc ici que tu t'envoyais en l'air avec Malfoy.

- Greg ?

- Moi aussi je peux te satisfaire, tu sais Ginny.

Il s'était dangereusement approché d'elle. Il l'avait saisi et jeter parterre. Elle se débattait mais son récent régime alimentaire lui fit défaut. Sa sous-alimentation l'avait dépossédé de ses forces. Elle cria, mais elle savait pertinemment que personne ne viendrait dans cet endroit isolé. A bout elle se contenta de tourner la tête vers le côté et pleura. « Pardon Drago », pensa-t-elle.

Greg voyant qu'elle était enfin docile lui enleva sa robe. Tout à son œuvre, il ne vit pas Colin qui l'agrippa par le col et l'envoya prendre un bain nocturne. Il secoua Ginny qui comprit qu'elle était sauvée. Colin se félicitait d'être arrivé avant que Greg ne l'ait violée. Ginny elle-même, bien que honteuse de sa faiblesse, fut soulagée que Greg ne soit pas parvenu à ses fin. Colin lui avait expliqué que Luna, avec qui il sortait depuis un mois, avait entendu crier. Il se promenait souvent près de la crique pour être seul. Ce soir là il pensa que le hasard faisait bien les choses.

Grégoire fut destitué de son poste de préfet et fut renvoyer deux mois pour agression. Ses parents avaient pris sa défense en prétendant qu'il n'y avait pas eu viole. Colin, Luna et Ginny furent indigné de la prise de position des parents Carpenter. Heureusement Ginny s'était réconciliée avec les Gryffondores qui n'aimait que l'on touche à un des leurs. Cette histoire avait aussi appris à Ginny que morte, elle ne pourrait plus voire Drago. Elle s'efforça alors de manger suffisamment afin de pouvoir mttre en pratique l'enseignement en autodéfense que Chô lui avait appris deux ans plutôt. Si elle avait manger suffisamment ce soir là, elle aurait put se défendre contre Grégoire, elle en était sûre.