Bonjour, bonsoir cher Sherlloly shipper! Voici un nouveau chapitre, un petit peu plus court que les précédents, désolé... Tout d'abord un grand merci à Stephanie1206 et SherlockSteph pour leur review ça fait très plaisir de savoir que cette fiction est appréciée ;) Je vous laisse lire et j'espère l'aimer! Bonne lecture à toutes et à tous.

PS : J'ai oublié de précise que je ne détenais pas Sherlock. Croyez-moi, si c'était le cas il aurait forniqué avec Molly depuis un bon moment!

Deux jours après cette visite surprise, Molly reçût plusieurs messages sur son téléphone portable, la plupart de Sherlock pour la prévenir qu'il comptait bien revenir à la morgue lors de ses prochaines gardes. Il ne prenait même pas la peine de lui demander son avis, il se fichait pas mal qu'elle ait un mauvais rapport de stage, du moment qu'il avait ce qu'il voulait. Molly reçût aussi un message de John qui lui présentait ses excuses pour le comportement psychotique de son ami : « Pardonne-le pour son attitude déplorable de l'autre soir. Il est trop stupide pour s'excuser de lui même. John » disait le texto, suivi d'un second qui la fit bien rire : « J'ai piqué ton téléphone dans la liste de contact de Sherlock. Je ne suis pas un psychopathe. » Par contre, ceux de son acolyte étaient beaucoup moins agréables à lire, Molly avait ouvert le premier texto et s'était arrêté immédiatement. Depuis ce moment précis, son téléphone vibrait de façon presque continue et ses nerfs n'en pouvaient plus : Elle n'avait pas reçu autant de messages d'un coup depuis une éternité –voir jamais d'ailleurs. Elle avait envie de balancer ce téléphone à l'autre bout de la pièce, de le briser en un millier de morceaux. Au bout de 1 heure et 30 interminables minutes à entendre toutes ses vibrations, elle finit par ouvrir son téléphone et s'élancer dans sa lecture qui lui semblait ne jamais s'arrêter.

14H15 : Je viendrais à la morgue dans 4 jours, c'est une de vos gardes. SH

14H16 : Que ça vous plaise ou pas. SH

14H50 : M'ouvrir sera donc fortement apprécié de ma part. SH

15H15 : Vous avez constamment votre portable à vos côtés même lors de vos révisions je l'ai remarqué lors de notre première rencontre : dans votre poche droit de jean. SH

15H19 : Vous finirez par me répondre. SH

15H30 : Fini de faire la tête ? SH

15H38 : Je peux faire ça toute la journée. SH

15H41 : Vous finirez bien par ouvrir ce téléphone. SH

15H42 : A tout moment. SH

15H44 : Prenez votre temps vous avez raison

15H44 : Aucun tueur ne se balade dans la nature. SH

15H44 : Ne vous stressez surtout pas. SH

15H46 : Ne prenez pas en compte les messages de John il ne sait pas ce qu'il dit. SH

15H46 : C'est un imbécile.

15H50 : C'est bon ? SH

15H51 : Vous êtes une femme intelligente, vous comprendrez vite. SH

15H51 : Les tueurs de cette femme courent toujours

15H51 : Et je suis sûr que vous savez que plus on perd de temps à discuter d'idioties

15H52 : Moins il sera facile de les inculper. SH

15H52 : Molly soyez un peu mature ! SH

Et ce fut à partir de ce texto là qu'elle se décida à répondre. Elle l'avait suffisamment fait attendre et elle en avait envie après tout, elle ne pouvait pas le laisser s'énerver de la sorte contre un mur silencieux. Elle avait beau être quelqu'un de très gentille et patiente, il était clair et net qu'elle ne céderait pas à ses requêtes. Molly se sentait capable de se prendre tête avec lui, cela semblait être beaucoup plus simple que si elle l'avait en face, à la regarder de ses yeux bleus perçants … Rien que d'y penser, elle en avait des frissons. Elle commença à tapoter sur son portable avant qu'un prochain message arrive.

Arrêtez ! Je ne vous ferais pas entrer dans la morgue. Molly

Ah ! Vous me répondez maintenant ? SH

Réfléchissez avant de me donner une réponse trop hâtive.

Ma réponse n'est pas hâtive elle est définitive. Point. Molly

Vous aurez la liberté de ses agresseurs sur la conscience Miss Hooper. SH

Vous ne me ferez pas culpabiliser. Molly

Bien sûr que si !

Vous culpabilisez de la mort de votre père autant dire que vous n'avez pas la conscience tranquille ses jours-ci. SH

Je vous interdis de me parler de mon père !

C'est la vérité. Ne me dites pas le contraire. SH

Elle ne répondit pas à ce message. Il était évident qu'il n'en avait pas besoin : s'il était aussi intelligent qu'il voulait le faire paraître il savait pertinemment que cela faisait partie d'une des étapes du deuil :la colère. Oui, elle était en colère que son père soit décédé, en colère qu'il n'y ait rien qu'elle n'ait pu faire pour lui venir en aide. Elle se sentait coupable de ne pas avoir été capable de le sauver. Il était complètement normal qu'elle se sente de la sorte mais Molly ne comprenait pas pourquoi Sherlock l'utilisait comme un reproche contre elle. Cela lui passait par-dessus de la tête. Son téléphone portable vibra deux fois. Elle regarda l'écran de son téléphone, le premier message venait de John : « Excuses-le il ne voulait pas dire ça. John »

T'es qui toi ? Sa petite conscience ? Molly

On peut dire ça … Il n'est pas très sociable et manque de jugeote en ce qui concerne les relations humaines.

Mais il est incroyable. Si tu lui donnais une chance pour mieux le connaître, tu le saurais. John

Il l'a détruite lorsqu'il m'a manipulé pour entrer dans la morgue il y a deux jours !

S'il te plaît Molly ? Il rend ma vie insupportable quand il n'a pas ce qu'il veut…

« Pardon » pensa Molly. Etrange. Ils étaient peut-être ensemble, en tant que couple… Ou pas. John semblait plutôt très hétéro il avait tout de même couché avec Johanna. Quoique … Molly prit un livre décidée qu'elle avait pris sa décision, et qu'elle était définitive. Elle lisait les mots mais n'arrivait à en retenir aucun, son cerveau était resté connecté à son téléphone portable. John commençait à la faire culpabiliser et elle n'aimait pas ça du tout. Elle aimerait vraiment les aider ça lui changerait les idées, mais elle ne pouvait pas à cause de ses fiches règles. Et merde ! Ils la faisaient douter avec toutes leurs histoires. Mais elle était décidée : elle ne les aiderait pas ! Son portable vibra une nouvelle fois.

16H15 : Prenez sur vous ! SH

16H18 : Accepteriez-vous de venir avec moi dans une de mes enquêtes ? Si vous me laissez l'accès à la morgue bien entendu. SH

Et en quoi cela m'intéresserait ? Molly

Vous pourriez savoir en quoi consiste mon travail. Ca a l'air de vous perturber. SH

Pardon ?!

Vous me l'avez demandé au moins 4 fois depuis qu'on se connait … SH

Je ne crois pas.

Bien entendu vous avez une fierté ! Mais vous croyez à tord. SH

Arrêtez de signer « SH » ça m'insupporte !

Ne jetez pas toute votre frustration sexuelle sur moi merci. Sherlock.

Je ne suis pas frustrée.

Bien sûr et c'est pour ça que vous avez mis tant de temps à essayer de démentir.

Si vous croyez que c'est comme ça que vous me convaincrez de me laisser vous faire entrer dans la morgue, vous faites fausse route.

Je n'ai jamais tord. Sherlock Holmes.

Molly jeta son téléphone sur son lit, agacée par ce comportement enfantin. Il était beaucoup plus énervant par messages que lorsqu'ils étaient face à face. Elle n'était pas aveuglée par ses magnifiques yeux bleus et ça la rendait beaucoup plus lucide. Elle entendit son portable vibrer une, deux, trois fois, elle se leva donc avec hâte et s'empressa de l'éteindre avant de se replonger dans ses décisions. Elle ne prit même pas la peine de lire les textos, elle en avait marre et avait terriblement besoin de se concentrer sur ses cours. Molly prit un de ses livres d'anatomie et commença à étudier ses cours du lendemain avant d'aller manger. Cet homme n'allait tout de même pas l'empêcher de réviser !


Molly descendit les escaliers en bois de sa maison pour rejoindre sa mère qui l'avait appelée pour prendre le dîner comme elle le faisait chaque soir. Elle avait réussi à réviser ses cours, sans que son téléphone portable la dérange toutes les trente secondes. Lorsqu'elle fût descendue au rez-de-chaussée, elle pouvait sentir la douce senteur de la soupe de sa mère taquiner ses narines et le son de la télévision lui parvenait aux oreilles. Elle s'assit en face de Patricia Hooper tandis qu'un reportage sur le gouvernement britannique passait sur la BBC.

- Comment s'est passé ta journée ? demanda Patricia en commençant à manger.

- Bien, répondit Molly en se servant adroitement.

- C'est tout ?

- Oui. Je révise mes cours. Comme d'habitude quoi.

- N'oublis pas ton rendez-vous demain, Molly, c'est important.

- Bien sûr je n'en rate jamais un, ironisa-t-elle en s'armant de sa cuillère. Et ta journée ?

- Plutôt bien. J'ai eu une cliente aujourd'hui, je ne te dis pas les problèmes comportementaux qu'elle avait ! Dominante au plus haut point ! Elle a le pouvoir dans leur maison ça se voit au premier coup d'œil. La maîtresse de Maya, le nom de la chienne, me racontait par exemple qu'elle …

Pendant que sa mère lui détaillait la totalité de son rendez-vous, Molly jetait des coups d'œil rapides à la télévision qui était cent fois plus intéressante que cette histoire qu'elle avait déjà entendue auparavant. Un des cas récurrent du métier de sa mère, la dominance chez les chiens. Molly l'avait tellement entendue qu'elle pourrait écrire une thèse sur le sujet mais elle faisait toujours comme si elle l'entendait pour la première fois. Elle se contentait de faire semblait de boire les paroles de sa mère en hochant la tête et murmurant de temps en temps des « Oui bien sûr, c'est évident. ». Mais elle fût interrompue dans son essai de politesse par la voix du présentateur du journal de la BBC qui annonçait un court reportage sur la poursuite d'une enquête de police. Il s'agissait de la jeune femme que Sherlock était venu visiter à la morgue. Molly demanda gentiment à sa mère de se taire –il valait mieux rester polie avec Patricia Hooper, elle avait un caractère de feu- et elle monta le son en écoutant attentivement la télévision.

« Le corps de Mademoiselle Béatrice Amington a été autopsié ce matin et selon le communiqué de presse de 18 heure fait par la police de Scotland Yard, elle aurait été victime d'un vol qui malheureusement s'est terminé en ruée de coup conduisant à sa mort. Elle aurait été attaquée par 3 agresseurs. 3 suspects ont d'ailleurs été interpellés hier soir. Aucune autre information n'a été donnée lors de cette conférence. Nous vous informerons donc bien évidement de la poursuite de l'enquête. »

- Excuses-moi deux minutes, j'ai oublié quelque chose là-haut, dis Molly en se levant brusquement de table sans réfléchir un seul instant.

- Dépêches-toi ça va être froid !

Molly se mit à courir à moitié dans les escaliers, elle devait faire au plus vite avant que Sherlock ne change d'avis. A bas la fierté, elle n'avait pas choisi la médecine seulement pour le plan scientifique mais aussi pour aider les gens. Et la médecine légale pour « aider à attraper les méchants », c'est ce qu'elle avait dit à son père la première fois qu'elle lui avait annoncé ce qu'elle voulait faire comme métier plus tard. Elle devait avoir 8 ou 9 ans, tout au plus lorsqu'elle l'avait affrontée. « Tu devrais plutôt être policier non ? » lui avait-il répondu en la prenant tendrement dans ses bras. « Non, c'est trop dangereux Papa ! Je veux aider la police à les attraper. » « Tu m'en diras tant. Je serais fière de toi quel que soit la voie que tu choisisses. » lui avait-il dit en l'embrassant sur la joue. Elle sourit à ce doux souvenir.

Molly alluma le plus vite possible son téléphone, trépignant des pieds avec impatience. Elle voulait aider à mettre en prison les meurtriers de cette pauvre jeune femme, et si enfreindre les règles imposées par son supérieur était nécessaire, alors elle le fera avec grand plaisir. Elle entra son code pin avec vigueur et attendit d'avoir accès à ces messages. Sa mère l'appelait et Molly pouvait sentir au ton de sa voix qu'elle devenait de moins en moins patiente. Les sms qu'elle avait reçu quelques heures auparavant s'affichèrent sur son écran : 2 de Sherlock, un de John.

16H25 : Excuse-le pour son comportement, encore une fois. John.

16H35 : Bloquez le numéro de John Watson, il vous déconcentre. SH

16H38 : Combien de fois faudra-t-il que je vous le demande avant que vous preniez une décision intelligente ?! SH

Malgré ce dernier message peu agréable, Molly commença à tapoter rapidement sur le clavier de son téléphone portable tout en descendant les escaliers pour rejoindre sa mère. Ses doigts tremblaient presque sous le coup du stress. Elle écrit le sms suivant, ce qui lui semblait tout à fait approprié :

Ok. J'en suis. Je finirais avec vous l'enquête sur Amington mais après il faudra vous débrouiller seul. Molly Hooper.

Maintenant, vous savez. SH

Quoi ?

Je n'ai jamais tord. SH

Voilà, ce chapitre est terminé, j'espère que vous l'avez bien aimé et n'hésitez pas à me laisser une review, je les aime à la folie! Et même si vous n'avez pas de compte sur ce site vous pouvez en laisser un (je précise parce qu'une de mes amies n'est pas au courant lol). N'hésitez pas non plus à me laisser vos critiques ça m'intéresse énormément! A bientôt pour le chapitre 4 qui va être très long donc vous risquez de patienter un tout petit peu plus que d'habitude. Vous pouvez laisser une review pour passer le temps (Non je ne perds pas le nord!).