Résumé : Aout 2009 : Esmée Cullen monte réveiller sa fille Bella, mais ne la trouve pas dans sa chambre. Son mari et ses fils Emmett et Edward rentrent, inquiets et décident de prévenir la police. Deux jours plus tard, sa voiture est retrouvée à la gare, une lettre adressée à ses parents sur le siège passager. Elle est partie. Et depuis le temps, sans elle, passe.

Pairing : Jasper Withock, Isabella Marie Cullen.

Disclaimer : Les personnages appartiennent à Stephanie Meyer, seule l'histoire est de moi.

Rating : M. Juste au cas où.

Genre : Family, romance.

Note de l'auteure : Voili voilou le troisième chapitre. Merci pour vos reviews, je vais y répondre maintenant. J'espère que cette fiction continuera de vous plaire. J'aime beaucoup ce chapitre, mais encore plus les suivants, lol. J'ai un peu d'avance, mais je pense que je vais avoir du retard bientôt si je continue de poster quotidiennement parce que je vais avoir une longue et dure semaine. Je m'excuse d'avance, j'aurais plus de temps à partir de la semaine prochaine. Je vais également poster le chapitre suivant de Here we go again, si ça vous intéresse. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture et une bonne journée.

Réponse aux reviews :

Larosesurleau : Voici la suite, j'espère que ça va te plaire.

G6K : Merci pour me suivre autant. Tu es toujours là dès que j'ai une nouvelle histoire, dès que je parle d'une nouvelle histoire même. Ça me touche énormément. J'espère que ce que j'écris continuera à te plaire. Bonne lecture !

Grazie : Un peu moins d'action dans ce chapitre, mais ça avance vite. Je ne sais pas pour toi, mais Seth et Leah vont me manquer ! J'espère que ce troisième chapitre te plaira !

Kyssou : Je crois les doigts également, pour que la suite te plaise !

Camelia Bella : Je crois que ta réponse se trouve dans ce chapitre !

Rosabella01 : Ravie que ce début te plaise ! Pour tes questions, je crains de ne pas pouvoir te répondre au risque de tout te révéler avant de l'avoir posté ! il va falloir attendre et lire, lol, pour savoir si tu as deviné juste !


Chapitre 3

« Les familles heureuses le sont toutes de la même manière. Les familles malheureuses le sont chacune à leur façon »

Léon Tolstoï


En sortant, elle risqua un coup d'œil dans la salle d'attente. Sue ronflait comme une bienheureuse. Souriant que leur plan ait jusque là si bien fonctionné, elle sortit précipitamment et s'engouffra dans la voiture. Seth s'était déjà installé côté passager, et semblait nerveux. Leah, à l'arrière, regardait par la fenêtre et semblait totalement ailleurs.

- Comment ça s'est passé ? demanda-t-il précipitamment dès qu'elle eut démarré.

- A merveille ! répondit-elle dans un sourire. Ta mère dort comme un loir, Billy est derrière les barreaux ou en salle d'interrogatoire pour le moment. Et le shérif m'a dit qu'il ferait son possible pour le garder le plus longtemps possible. Il a même fait une petite recherche et m'a dit où se trouvait votre père.

Elle entendit Seth inspirer violemment, mais elle ne put tourner la tête, trop concentrée sur la route. Il y avait longtemps qu'elle n'avait plus conduit. Ou si peu. Elle ne voulait pas tout compromettre maintenant en ayant un accident. Sans compter qu'elle avait deux adolescents dans la voiture.

- Mais tu es folle ! Et s'il dit à Billy que nous recherchons notre père biologique, qu'est-ce qui va se passer ?

- Seth, réfléchis 5 minutes. Ils vont le savoir à la minute où ils réaliseront que nous avons disparus, ça. Chez ton père, c'est le premier endroit où ils vont chercher. Ils nous auraient prit de vitesse, le temps que nous trouvions où il habite. Là, on garde notre avance sur eux.

Il parut se détendre.

- Ok, ok. Mais Billy va avoir le droit à un coup de fil, ça ne nous laisse pas énormément d'avance non plus.

- Si. Si parce que Billy n'appellera jamais quelqu'un d'autre que Jacob. Il est le seul en qui il a une confiance absolue. Et il ne voudra en aucun cas que le reste de la réserve soit au courant de sa petite arrestation. Hors, de deux choses l'une. Premièrement, ça risque d'être compliqué pour lui de joindre son fils, vu que son portable doit surement se trouver dans la fausse commune maintenant, et que j'ai coupé le fil du fixe. Ensuite, ils vont devoir régler cette histoire de bijoux volés à deux avant de commencer quoique ce soit pour nous retrouver.

Il lui fit un énorme sourire, qu'elle aperçut du coin de l'œil. Elle le vit également se détendre, et ses épaules s'affaissèrent.

- Brillant, Mme Black. Brillant.

Elle perdit un peu son sourire.

- C'est Cullen. Isabella Marie Cullen.

- Bien plus classe que Black, y a pas à dire. Et moi c'est Clearwater, je préfère ça aussi. Bon, qu'est-ce qui va se passer maintenant ?

Elle réfléchit quelques minutes avant de lui répondre.

- D'abord, on est dans une voiture volée. Alors on va attendre d'être à Port Angeles, que je vide le compte de mon cher mari avec la carte bancaire qu'il m'a de lui-même donné ce matin pour faire quelques courses, on va acheter une nouvelle voiture et on va laisser celle-ci sur le bord de la route. Après, on file chez votre père, et on le met au courant de notre situation. Il faudra que vous filiez. Billy doit savoir où il vit. Il faudra qu'il vende sa maison, sa voiture, tout, et que vous partiez vivre ailleurs. Dans l'idéal, dans un autre pays.

Il la regarda un instant étrangement, puis, fronça les sourcils, curieux.

- Tu dis vous, mais toi, tu vas où ?

Elle lui sourit, chaleureuse.

- Je ne suis pas arrivée à l'âge de 18 ans par une cigogne qui m'aurait déposé à la Push, tu sais. T'es un peu grand pour croire à l'histoire des choux.

Il ne dit rien pendant quelques instants.

- T'as une famille ? Tu ne viens pas avec nous…

Bella avala difficilement sa salive. Oui, oui, elle avait une famille. Une famille fantastique, qui lui avait manqué plus que de raison.

- J'ai deux frères. Deux grands frères. Et des parents. Qui m'attendent. Enfin, je pense.

- Ils ont du te chercher.

Elle déglutit difficilement de nouveau, et ferma brièvement les paupières. Ses mains se resserrèrent autour du volant, elle tentait de s'y raccrocher.

- Je ne sais pas.

- Comment ça, tu sais pas ? Si tu as une famille, ils doivent t'avoir cherché, non ?

Elle repensa aux faits, à l'enchaînement presque irréel d'événements qui l'avaient conduite à La Push. Pas sûr.

- Jacob a toujours été quelqu'un d'intelligent, Seth. A l'époque nous sortions ensemble. Et puis, il ne s'est pas pointé au bal de promo, et j'ai du y aller sans lui. J'étais si en colère. J'avais parlé de mon petit-ami plus vieux pendant des mois, et tout le monde allait croire que j'avais menti. Pas de nouvelle pendant deux mois. A l'époque, ils m'ont paru si longs. Et puis un soir, en plein milieu de la nuit même, il m'a appelé. Pour me dire qu'il était désolé, qu'il avait eu des problèmes, qu'il avait besoin de me voir et qu'il m'expliquerait tout. Il insistait pour me voir immédiatement, et je savais que mes parents ne me laisseraient jamais sortir dehors à deux heures du matin. Alors, j'ai fait le mur. J'ai tout laissé derrière moi, persuadée que je reviendrais. Je ne me suis même pas posée la question.

Elle fit une pause dans son discours et inspira l'air à grandes goulées. Ah, ce merveilleux goût de liberté.

- Mais quand je suis arrivée, Jacob n'était pas seul. Je n'avais aucune chance contre plusieurs gaillards comme eux. Ils m'ont forcé à recopier une lettre adressée à mes parents où je disais que j'en avais marre, que je ne voulais plus les voir. Que je partais en Europe. Ç'avait toujours été mon rêve, et Jacob le savait. Il a déposé la lettre dans ma voiture, qu'il a conduit jusqu'à une gare, et voilà.

Il y eut un long moment de silence, avant que Leah n'ouvre la bouche pour la première fois.

- Moi j'y aurais pas cru. Si c'était Seth qui avait disparu et qu'il y avait eu une lettre comme ça, j'y aurais pas cru.

Seth la regarda tendrement. Bella savait qu'il ne serait jamais parti de cet endroit sans elle. Elle était la seule famille qui comptait à ses yeux jusqu'à maintenant, et Bella espérait que cela change, et que leur père était quelqu'un de bien. Après tout, ils n'avaient aucune idée de quel genre d'homme c'était. Même si d'après les quelques souvenirs de Seth, il aimait ses enfants. Et Charlie Swan lui avait dit qu'il les avait cherchés à travers tous les Etats-Unis, d'après les fichiers.

- Je ne sais pas Leah, j'avais eu une grosse dispute avec mes parents le soir même. J'étais une gamine difficile à l'époque.

Seth s'esclaffa.

- Tu m'étonnes. Je n'ai aucun mal à te croire sur ce coup. Je me souviens parfaitement de ton arrivée à la Push. T'étais maintenue par quatre mecs et pourtant ils galéraient à te faire te maintenir en place. Tu te démenais comme une hystérique, et tu braillais tellement fort que je suis sure que tous les habitants de la réserve t'ont entendu ce jour là.

Bella sourit à ce souvenir.

- Comme je te l'ai dit, j'ai deux grands frères. Ils m'ont apprit deux ou trois petits trucs.

Seth resta silencieux un moment.

- Parle-moi d'eux, s'il te plait Bella.

Cette dernière réfléchit. Qu'est-ce qui lui disait qu'ils étaient les mêmes aujourd'hui ? Quatre ans étaient passés. Et la disparition de leur petite sœur avait du les changer, ou du moins chambouler leurs vies.

- Eh bien, il y a d'abord Emmett, c'est le plus vieux. Il aura bientôt… 29 ans. C'est un boute-en-train. Toujours de bonne humeur, toujours partant pour faire la fête et les conneries. Surtout les conneries d'ailleurs. Il adore rire. Quand je pense à lui, c'est comme ça que je le vois d'ailleurs. Partit dans un grand éclat de rire.

- Ça doit être super de grandir avec quelqu'un comme ça.

Un élan de nostalgie la secoua. Oui, grandir avec eux tous avait été magique.

- Ensuite il y a Edward, il a trois ans de plus que moi, ce qui lui en fait… 25. Oui, c'est ça, 25 ans. Il est plus calme, plus doux, plus réservé. Il a toujours été mon confident. Quand je pense à lui, je le vois sur son piano. Il y est comme crocheté depuis tout jeune. Il y passait des heures et des heures. Il m'avait même écrit une mélodie, et la chanson qui allait avec. Il est très doué. Il est… on était tous les trois très proches, mais quand j'avais des problèmes perso, c'est à lui que j'en parlais. C'est lui qui est venu à mon bal de promo avec moi, comme je me retrouvais sans cavalier d'un coup. Toutes les filles de l'école m'ont jalousé comme pas possible, jusqu'à apprendre que c'était mon frère. Je me suis fait plein de nouvelles copines alors, se mit-elle à rire.

Mais Seth ne rit pas. Il semblait perdu dans ses pensées et Bella respecta son silence. Ça faisait beaucoup de changements pour un gamin de 17 ans, aussi responsable et intelligent soit-il. Quand il parla, dix minutes plus tard, sa voix n'était qu'un chuchotis.

- Et s'il ne veut pas de nous ? S'il ne veut pas partir ? Qu'est-ce qu'on fera, Leah et moi ?

Elle tourna la tête vers lui, étonnée. Il avait peur. Et elle n'avait pas pensé à le rassurer sur les intentions de cet homme dont il se souvenait à peine.

- Alors je vous emmènerais avec moi.

Il lui sourit, rassuré. Elle haussa les épaules.

- Quelle question ! Mais rassure-toi. Le shérif m'a dit qu'il vous avait cherché. Pendant des années. Partout. Et qu'il vous cherchait encore. Il n'a pas abandonné l'idée de vous retrouver, Seth. Pour moi, vous êtes toute sa vie, et il n'hésitera pas, même une seconde.

Elle espérait avoir raison. Elle espérait tellement avoir raison. Ils méritaient tous deux d'avoir enfin quelqu'un pour les protéger. Quelqu'un pour qui ils seraient tout.


Ils arrivèrent dans le Colorado au lever du jour, après quelques jours de route, plusieurs nuits dans des hôtels et quelques repas dans des diners. Le voyage avait été agréable. Ils s'étaient même arrêtés dans un cinéma pour voir un film, une fois. Ils réapprenaient la liberté en riant, redevenaient jeunes et insouciants. Mais jamais bien longtemps, et ils regardaient, chacun, à l'abri du regard des autres, fréquemment, par-dessus leurs jeunes et frêles épaules.

L'après-midi se terminait et faisait place au début de soir quand Bella se gara dans une petite rue de la banlieue de Colorado Springs. Elle coupa les moteurs et se tourna vers les deux adolescents aux yeux paniqués qui avaient fait route avec elle.

- C'est cette maison là, leur dit-elle en leur indiquant une petite bâtisse. La voiture est dans l'allée, il doit être chez lui. Ça va aller.

- Tu viens avec nous ?, demanda Seth d'une toute petite voix, et elle entraperçut l'enfant qu'il était encore.

- Non, je pense que vous devez faire ça tous les deux, seuls. Mais je ne bouge pas d'ici, d'accord ? Et si ça se passe mal, je suis prête à démarrer à tout moment. Vous courrez jusqu'à la voiture et on met les voiles, ok ? Je ne vous abandonnerais pas ici tous seuls, d'accord ?

- D'accord.

Il souffla un grand coup et sortit de la voiture. Il ouvrit la portière à Leah qui n'avait rien dit depuis plusieurs heures. Elle n'avait pas dit grand-chose de tout le voyage, et Seth passait son temps, quand elle ne dormait pas, à moitié sur le siège passager, à parler avec elle, à lui raconter des histoires, à lui détailler du mieux qu'il le pouvait les rares souvenirs de son père qu'il avait.

Ils se dirigèrent tous deux vers l'entrée, la main dans la main. Cette vision arracha quelques larmes à Bella, qui ne pouvait pas s'empêcher de voir son frère et elle, au même âge. Ce qu'ils pouvaient lui manquer, ses deux dadais de frères. A travers son rétroviseur, elle les vit se tenir sur le porche de la maison, droits comme des I, devant la porte. Entre le moment où ils frappèrent et le moment où la porte s'ouvrit sur un homme d'une cinquantaine d'années, il y eut à peine une minute. Cet homme devait être constamment aux aguets, depuis qu'on lui avait enlevé ses enfants.

Elle vit Seth parler, joignant les gestes à la parole, et l'homme le prendre dans ses bras et le serrer si fort. Puis il se tourna vers Leah et ouvrit un bras, et elle se précipita sur son frère et son père. Ils restèrent ainsi un long moment, parlant de temps en temps, pleurant la plupart du temps. Puis Seth tourna la tête vers elle, et les deux autres suivirent. Ils ne tardèrent pas à s'approcher de la voiture et Bella, après avoir profondément inspiré, sortit de l'habitacle.

- Voici Bella.

L'homme à qui il parlait avait les yeux rouges, bouffis, et des larmes coulaient encore sur ses joues, mais l'immense sourire qui ornait son visage ne trompait pas. Il attrapa sa main dans les siennes et la serra fort, très fort.

- Merci. Pour… pour eux, pour tout. Merci, tellement merci.

Elle lui sourit, alors que les larmes menaçaient de couler, elle aussi.

- Vous n'avez pas à me remercier. Ils m'ont donné la force de partir. Si ça n'avait pas été pour eux, je ne sais combien de temps encore j'y serais resté. Je n'y serais pas arrivée sans eux.

Ils se sourirent tous les quatre.

- Je vais y aller. Vous m'avez l'air entre de bonnes mains.

Seth et Leah paniquèrent tout de suite, et l'homme fronça les sourcils.

- Vous ne voulez pas entre une minute ?

Bella le regarda, déterminée. Elle voulait s'assurer qu'il serait prêt à tout pour ses enfants.

- Nous n'en avons pas le temps. Vous n'en avez pas le temps, pour être plus exact. Vous devez partir le plus vite possible. On ne sait pas quand ils seront capables de venir ici.

Il comprit parfaitement qu'elle s'inquiétait, et qu'elle le testait même.

- Nous partons ce soir. Un agent immobilier s'occupera de vendre la maison et tout ce qu'il se trouve à l'intérieur pour moi, et la voiture. Nous ne resterons pas plus longtemps dans cette ville, juste le temps nécessaire pour que je récupère mes papiers. Et il va falloir que je leur en fasse, mais on s'occupera de tout ça une fois qu'on aura bougé.

Mais ils ne pourraient pas sortir du pays tant qu'ils n'auraient pas de papiers, pensa la jeune femme.

- Vous ne pouvez pas rester aux Etats-Unis, Monsieur. Je pense que…

- Ne vous inquiétez pas, c'est juste le temps des papiers. Nous allons aller chez des amis, et puis nous quitterons le pays. J'ai de la famille en…

Mais Bella l'interrompit immédiatement.

- Non, ne me dites pas où.

Elle lui sourit, désolée.

- On ne sait jamais.

- Ok. Encore merci, Mademoiselle. Vous n'imaginez pas ce que vous venez de faire pour moi. Si vous avez besoin de quoi que ce soit, maintenant ou dans dix ans, n'hésitez pas.

Elle sortit un petit bout de papier de sa poche, et le luit tendit.

- Je ne vous demanderais que ça. C'est une adresse mail qui était la mienne avant que… enfin avant tout ça. Elle doit certainement encore fonctionner. Quand vous serez enfin installés pour de bon, ailleurs qu'aux Etats-Unis, envoyez-moi un mail pour me dire que vous allez bien. Que vous êtes en sécurité. Ne me dites pas où vous êtes, juste que c'est bon.

Il lui sourit. Il y avait quelque chose de rassurant chez cet homme, et Bella lui fit confiance. Elle espérait ne pas se tromper. Une part d'elle aurait voulu remettre Seth et Leah dans la voiture et fuir le plus loin possible avec eux, mais elle n'en avait pas le droit. C'était ses enfants, et on l'en avait assez privé comme ça. Et puis ses petits protégés méritaient d'avoir une famille, une vraie, enfin, et d'être heureux.

Il lui serra la main encore une fois et s'éloigna, voulant leur laisser un peu d'intimité. Mais à aucun moment il ne les quitta du regard, et cette attention rassura encore plus la jeune femme.

Seth s'avança, sa lèvre tremblait, et Bella savait qu'il se faisait son possible pour ne pas pleurer. Bella n'eut pas cette retenue, elle. Puis il se précipita dans ses bras.

- Tu vas me manquer, Bella. En dehors de Leah, tu étais ma seule famille là-bas. Tu vas vraiment beaucoup me manquer.

Elle sanglota encore plus fort.

- Tu vas atrocement me manquer aussi, mon grand. Quand j'ai dit que j'avais deux frères la dernière fois, quelque part j'ai menti. J'en ai trois. Je ne vous oublierais jamais.

- Promets moi que si tu ne trouves pas ta famille, tu nous retrouveras nous et que tu viendras vivre avec nous.

Elle lui sourit. Il s'inquiétait pour elle. Comme il l'avait fait avec Leah pendant des années. Mais ce n'était pas son rôle, il allait devoir apprendre à laisser couler un peu. A être jeune. Il allait devoir se réhabituer à la normalité, et l'idée fit du bien à la jeune femme. Ça avait tellement valu le coup des risques qu'elle prenait.

- Je te le promets.

Il lui sourit une dernière fois et s'extirpa de son étreinte. Bella le laissa partir et, avec sa sœur et son père, ils s'éloignèrent. Bella retournait vers sa voiture quand elle sentit deux petits bras entourer sa taille. Elle se retourna et Leah enfonça sa tête dans les côtes de la jeune femme, la serrant extrêmement fort. Bella n'avait jamais pu nouer de lien particulier avec cette enfant. C'était une petite fille très réservée, et elle n'avait jamais semblé apprécier la jeune femme plus que ça. Bella se dit qu'elle aurait du essayer plus, et être plus attentive. Elle se contenta de lui rendre son étreinte, et de la serrer aussi fort qu'elle le put à son tour. Elle embrassa le haut de son crâne et murmura dans ses cheveux.

- Sois heureuse.

Puis, en pleurs, elle s'éloigna et grimpa dans la voiture. Tremblant, elle démarra le moteur, baissa le frein à main et passa la première. Son corps était secoué de sanglots de plus en plus bruyants. Les yeux rivés sur le rétroviseur qui lui renvoyait l'image de Leah dans les bras de son frère, et d'Harry Clearwater dont la main était posée sur l'épaule de son fils, elle sortit de son stationnement et s'éloigna d'eux.


Et voici pour aujourd'hui mes p'tits loups ! La suite demain ! Bonne journée !