Un grand merci de nouveau pour ceux et celles qui ont eu la curiosité de lire mon deuxième chapitre. Et maintenant, les petits mots individuels aux anonymes que j'appelerai '' Les Sans-Comptes '' lol [comme d'hab, j'espère n'avoir oublié personne parmi '' Les Avec-Comptes '' lol]

carlie : En même temps, identifier Ros.... euh oups...la belle blonde, c'était du gâteau :) La suite est déjà là et j'espère ça te satisfera :) Bisous.

Allyssabella : C'est vrai que mon reportage sur les Bernard L'Ermite... ^^ je sais pas non plus trop où j'ai été pêché ça mais j'avoue je rigolais toute seule devant mon PC en tapant l'ordi et en imaginant deux personnes qui se connaissent à peine en train de regarder ça... :D Est-ce que Bella ne va vivre que du bonheur ?? J'espère pour elle mais Edward l'emmène doucement sur le chemin tu trouves pas ? La bonne nouvelle c'est que j'ai quelques chapitres tapés d'avance, la mauvaise c'est que j'ai envie de vous faire patienter un peu (niarc, vilaine tiftouff :p ) !! Vite, vite... c'est promis je me dépêche :) Bisous.

marion : lol, mon Dieu que tu me flattes lol. Je craignais que les lecteurs trouvent Edward & Bella un peu trop '' familiers '' pour une première rencontre, mais tu me rassures. Concernant un POV Edward OUI le 4eme et le 5eme chapitres seront écrits ainsi. Je projette d'alterner : deux trois chapitres POV Bella, deux trois chapitres POV Edward. Mais je ne me fixe pas de règles trop précises. J'écris comme ça vient :) Quant au rythme de publication... Difficile de te répondre exactement. Dans l'idéal absolu (quelle belle expression lol), j'aimerais publier une à deux fois par semaines. Ca va être compliqué dans les deux semaines qui vont arriver car je vais avoir pas mal d'examens et je dois aussi déménager et quitter ma coloc' [malheureusement, j'ai pas eu la chance de tomber sur Edward Cullen :( ] mais après, ça sera sûrement un à deux chapitres par semaine. Puis, tout dépendra de si vous appréciez ou pas lol. Voili, merci d'avoir reviewé ! Bisous.

leslie : Voici le prochain chapitre que tu attendais :) Bisous

cullen'lu : La suite est là, les chapitres suivants sont déjà tapés (jusqu'au 7eme!) mais je laisse un peu poireauter... c'est de bonne guerre ;)

nini : Tout le monde veut un coloc comme Edward lol

laurie : Oui l'histoire de Bella est triste mais Edward est là, maintenant :)

Dawn : tu me mets la pression d'un coup là lol. J'espère ne pas te décevoir dans les chapitres qui vont suivre :) à bientot :)

Merci à tous ceux et toutes celles qui m'ont ajouté en favorit. Ca fait chaud au coeur !

Bonne lecture !

*0**0**0*

Je me réveillai au petit matin. Ma montre indiquait 8h15. Je mis un bref instant à me rappeller que je vivais dans mon nouvel appartement mais ce qui me revint immédiatement en mémoire, ce fut Edward et son baiser sur mon front. Un sourire illumina mon visage et je me levai, très vive pour un matin, mais manquais de me rompre le cou en glissant. Je me rattrapai in-extremis sur mon lit. Je ne pus que rire, pensant à Edward s'il me trouvait ainsi. Mais une pensée me rendit grognon : 8h15, Edward était déjà au Conservatoire. Zut ! Je saisis un peignoir en coton et attachai mes cheveux en un chignon désordonné et rapide. Je sortis de ma chambre et directement, mon regard tombait sur un plateau bleu avec un bol, un verre, et un sachet provenant d'une boulangerie. Dans la corbeille à fruits, un petit mot. Je m'approchais, espérant que l'auteur soit celui à qui je pensais.

'' Bella,

je ne pouvais partir au travail en te laissant affronter seule le néant du frigidaire. Comme j'ignore ce que tu aimes, je t'ai pris un peu de tout. Et si j'ai manqué quelque chose, je t'autorise à faire changer la serrure de l'appartement, je l'aurai bien mérité ! Hier, la soirée a vite passé. J'ai l'impression d'avoir oublié tant de points essentiels. A commencer par te donner mon numéro de portable, au cas où tu aurais besoin de me joindre. Envoie-moi un texto pour que je récupère le tien. Passe une bonne journée.

Edward. ''

Il avait noté en PS son numéro de portable et je m'empressai de le rentrer dans mon répertoire. J'hésitai puis récupérai le mot. Je rentrais dans ma chambre, trouvai une vieille boite à chaussures et le glissai à l'intérieur. Je revenai vers mon petit-déjeuner et me fis du café. J'avalai rapidement deux croissants qu'Edward m'avait acheté et constatai qu'il restait deux chocolatines, deux pains au raisin et deux beignets. Je pris une boite hermétique, les plaçai à l'intérieur. Je repris mon téléphone puis envoyai un texto à Edward. Je me mis à paniquer : quoi dire ? Comment le lui dire sans paraître niaise ? Finalement, j'optai pour quelque chose de bref et de simple, tout en conservant la note humoristique qui faisait que nous nous entendions si bien :

'' Salut Edward. Merci pour le petit-dej', tout était parfait et la bonne nouvelle c'est que tu n'auras pas besoin d'escalader la fenêtre pour rentrer ce soir. Bonne journée. Bella ''

Satisfaite, j'envoyai le tout et parti me doucher. Quand je revins, j'avais reçu un autre message, l'expéditeur fit se retourner mon ventre en moi :

'' Hey, Bella ! Ravi que ça t'ais plu ! Ce que tu ignores, c'est que j'avais prévu l'escabot au cas où tu aurais pris mon mot au sérieux. Bonne journée à toi aussi. Edward. ''

Devai-je répondre ? Non. Je ne voulais pas passer pour la fille accro. Je ne supprimai pas son message et j'entrepris de faire un peu de ménage et de rangement. Cependant, je n'osai pas toucher à sa chambre. Je pris ma vieille Chevrolet pour partir faire quelques courses. Je mangeai un sandwich tout prêt au centre commercial et rentrai. Je rangeai mes achats et repartis pour Seattle afin de trouver un job éventuel. Seules deux annonces de serveuse avaient retenu mon attention. J'étais un peu maladroite mais il me fallait vraiment de l'argent. Malheureusement, le premier entretien m'annonça qu'ils avaient déjà trouvé quelqu'un et le second me refusa, sous prétexte de non-expérience. Légèrement énervée, je rentrai à l'appartement. Mon père m'appelait. Je l'informai que tout s'était bien passé.

- Et ton colocataire, alors ?
- Très gentil, mais il travaille alors on va quasiment faire que se croiser, tu vois le genre... je voulais éviter de trop lui en dire sur Edward.

- Il ne te néglige pas, au moins ?

- Non, il est très courtois, poli, respectueux et gentil. Ne t'inquiète pas, Papa !

- Parfait ma chérie. Non pas que l'idée me déplaise que tu vives seule avec ce garçon, mais...

- Papa ! Tout ça, c'est de l'histoire ancienne. Je vais bien. Et je te promets de ne pas m'exposer inutilement à des dangers potentiels. Ca te va ?

- Désolé, Bella...

- Je dois te laisser Papa. Je passe à la maison demain. Je t'aime. Embrasse Emmett.

- J'y manquerai pas, je t'aime Bella. Bonsoir.

J'écoutais un peu de musique et fleimmardais jusqu'à 19h30. Je me levai pour mettre la table, impatiente je l'avoue de retrouver Edward. Je constatai qu'il faisait bon et doux, je décidai de mettre la table sur le balcon, afin que l'on profite du beau temps. Je cuisinais une galette de pommes de terre avec deux tranches de jambon. J'espérai qu'il apprécierait. La bonne odeur de mon plat envahissait l'appartement quand la porte s'ouvrit et je lâchai mon ustensile, surprise, en tressaillant. Je ramassais ma cuillère et me retournai vers Edward. Bon Dieu ! Il était encore plus beau que dans mes souvenirs. Aujourd'hui, il portait un polo blanc avec des rayures bleues, sur un jean bleu. Je m'arrêtai de respirer un instant.

- Je t'ai fait peur, Bella ? demanda-t-il, visiblement amusé

Je me renfrognai et il laissa échapper un petit rire.

- Maladroite est mon deuxième prénom, grognai-je.

Je lui retournais le dos pour me reconcentrer sur le plat. Je ne l'entendis pas s'approcher et pourtant je faillis frôler la crise cardiaque lorsqu'il m'embrassa légèrement sur la joue. Il murmura d'une voix suave qui me donna des frissons dans le bas du dos :

- La prochaine fois, je frapperai...

J'entendis son sourire dans sa voix et je rougis immédiatement. Un silence gêné s'installa entre nous, qu'il brisa bien vite, comme si de rien n'était.

- Ca a l'air bon, qu'est-ce que c'est ?

- Oh, du très sophistiqué ! Jambon avec galette de pommes de terre.

Il inspira à plein nez l'odeur de mon plat qui chauffait et me dit :

- J'ai tellement faim que je pourrais dévorer un grizzly.

- J'ai bien peur que tu ne doives te contenter de jambon !

Il se mit à rire et saisissait des couverts quand je l'interrompis :

- Déjà mise la table, Edward !

Il se retournait vers la table, un sourcil arqué.

- Suis-je devenu aveugle ?

- Dehors, sur le balcon, lançai-je dans un sourire.

Il se dirigea vers le balcon et resta un moment planté là.

- Tu as eu une idée formidable !

- Je n'ai que des bonnes idées...

Il me répondit en souriant alors qu'il partait chercher le paquet de jambon. Il m'interrogea sur ma journée, je l'interrogeai sur la sienne. Il dévora son assiette et terminait la galette à même la poele. J'en riai.

- Je ne pourrais plus me passer de tes petits-plats, Bella !

Je ne répondis rien mais j'espérai au fond de moi qu'un jour il m'annoncerait qu'il ne pourrait plus se passer de moi, tout court.

Non attends, qu'est-ce qui m'arrive ? J'étais tout de même pas en train de tomber amoureuse d'Edward Cullen là, si?

Après avoir débarassé, comme hier il partit prendre sa douche et me retrouvais cette fois sur le balcon. Nous profitions de la douceur ambiante pour continuer notre discussion d'hier.

- Encore merci, Edward. Pour ce matin.

- Ca m'a fait plaisir.

- Combien je te dois ?

- Pardon ?

- Combien ça t'a couté les croissants et tout le reste ?
Il semblait incrédule.

- Cadeau de la maison, Bella.

- Edward !

- Je t'en prie, c'est pas deux malheureux croissants qui...

- Ce n'était pas QUE deux malheureux croissants, Edward...

- Puisque je te dis que ça m'a fait plaisir.

Je détestais que l'on m'offre des choses comme ça, mais Edward semblait décidé à ne pas flancher.

- Par contre, j'ai vu que tu avais décidé d'offrir un peu de compagnie au frigo...

- De quoi tu parles ? demandai-je

- Les courses...

- Oh, ça ! Oui, ben tu sais, c'était pour avoir plus de choix entre ton yaourt nature et ton yaourt nature...

Il rit.

- Combien ça t'a couté ?

- Edward, ne...

- On partage les frais, Bella. C'est le but d'une colocation !

- Je n'ai pas fait le plein, juste quelques courses...

- Tu ne veux pas que je te rembourse la moitié de tes achats et tu me tanes pour deux croissants ?

Il semblait furieux. Je me blottis contre mon siège. Il fermait les yeux.

- Je suis désolé, Bella. Je ne voulais pas que tu penses que je suis en colère. Ecoute, je te propose un compromis pour le financement des courses.

Je me redressai et le fixai. Bon sang, ses yeux...ses yeux verts si parfaits...

- Je vis ici depuis deux ans et je sais d'où ces produits viennent. Je sais aussi grosso modo la somme que cela représente. Laisse-moi t'offrir tous les matins tes deux malheureux croissants jusqu'à ce que j'ai globalement payé ma dette et...

- Edw...

- Chut, écoute-moi jusqu'au bout. Je fais ceci, et tu arrêtes de râler. Ensuite, dès ce soir, on va faire un pot aux courses.

- Un quoi ?

- C'est un système que j'avais avec mon premier colocataire. On met un pot destiné aux courses, dans lequel on place chacun un peu d'argent, de temps à autre. Et quand tu iras faire les courses ou que j'irai, on prend l'argent de ce pot. Ca te paraît honnete ?

J'y réfléchissais et force était d'admettre que c'était une bonne idée. J'acquiessai en silence. Il sourit, satisfait et se recala contre son dossier.

- Bien. Alors. Parlons de choses plus légères.

- De quoi veux-tu qu'on parle ?

- Hier on s'en est arrêtés à la gestion des soirées avec les amis. Tu sors souvent ?

- Non pas trop. Ma seule vraie amie, Angela, vit à 500 kms pour ses études alors...

- Je vois.

- Et toi ?

- Mon boulot ne me permet que peu de sorties. Je me réserve le mercredi après-midi que je consacre à mes amis. As-tu un petit ami ?

- Un quoi ? demandai-je, ahurie par cette question.

Il éclata d'un rire magnifique et doux. Que j'aimais ce son !

- Pourquoi cette hypothèse te semble si surprenante ? demanda-t-il, les sourcils froncés.

Je sentais mon ventre se nouer et je me mis à fixer le sol. Les images de mon viol, de Jacob... Tout à la fois me revint en mémoire et je luttai pour ne pas laisser couler mes larmes.

Edward se pencha vers moi et posai une main sur mon genou dans un geste qui se voulait rassurant. Je tressaillais.

- Déception sentimentale ? demanda-t-il à voix basse

Je secouai la tête affirmativement.

- Navré, dit-il en baissant les yeux.

Il n'ajouta rien et il n'y avait rien à ajouter. Je me contentai de poser doucement ma main sur la sienne qui effleurait mon genou. Nous restâmes ainsi, en silence. Il ne me scrutait pas, ne me brusquait pas. Il m'avait avoué hier être seul. Je me demandais si c'était douloureux pour lui aussi. Puis, je repensais à ma peine, à la souffrance du départ de Jacob alors que celui-ci avait été la raison pour laquelle j'avais surmonté le cauchemar du crime dont j'avais été la victime.

Cette fois, les larmes vinrent d'elles-même. Edward leva son visage vers le mien et ses yeux me transpersèrent comme un milier d'aiguilles.

- Bella, je...je ne sais pas quoi faire pour toi. Je...sens que tu as besoin d'aide, que tu as besoin d'extérioriser quelque chose de pénible mais...si tu me disais ce que tu souhaites, ce serait plus facile...

- Me...merci Edward, mais...ça va...aller... dis-je, la voix entrecoupée de sanglots. Je m'apercevais d'encore plus près de la beauté de son visage. Je sentais son souffle chaud contre moi et cette proximité me réchauffait quelque peu.

Edward se releva, je suivis le mouvement.

- On dit tous ça, Bella. Mais de toute évidence, tu as besoin de quelqu'un à qui tu puisses parler, qui puisse te donner de l'attention et te soutenir, à chaque fraction de seconde de ton existence...

Nous étions face à face et la véracité de ses propos me frappait. Oui, je n'étais pas guérie, oui j'avais besoin de quelqu'un.

C'est alors que je relevais mon visage vers mon colocataire et je vis tout l'espoir qu'il portait pour moi. Encore une fois, il semblait avoir lu dans mon esprit et après avoir hésité, il me prit dans ses bras. C'était une étreinte tendre et douce. Il passa sa main sur mes épaules tandis que je me blottissais contre lui et fermai les yeux. Il me berçait calmement et je sentis sa tête reposer sur la mienne.

Il s'éloigna de moi, trop tôt, tout en veillant à conserver mon corps dans ses bras. Je levais mon regard interrogateur vers lui. Il me fixait et je me sentais me consumer entièrement.

- C'est d'accord, Bella. Je serai celui-là...