Chapitre 3, plus long que le précédent.
Je devrais réviser pour mon concours de demain, mais je poste ce truc-là quand même. Tant pis.
Bonne lecture.
MEMORIES
I'll love you 'till the end of time
Chapitre 3 : Une journée tranquille
Après son départ pour le moins précipité de la salle à manger du palais, Frerin était monté en quatrième vitesse dans les niveaux supérieurs jusqu'à atteindre ses appartements, qu'il partageait avec son frère aîné. Non pas par manque de place, très loin de là, mais par simple désir. Thorïn et Frerin étaient extrêmement proches, bien que totalement différents. C'était assez incroyable, d'ailleurs, pour des frères. Ils n'avaient absolument rien en commun, hormis leur goût prononcé pour les conneries en tout genre et les aventures sans lendemain.
Thorïn était très grand pour un nain, puisqu'il dépassait les 1m55, et assez fin (autant qu'un nain peut l'être, s'entend) bien que doté d'une force spectaculaire. Il avait de longs cheveux plus noirs que de l'encre, bouclés et soyeux, et des yeux d'un bleu azuré, aux nuances changeantes, hérités de sa défunte mère. Sa peau était pâle, comme pour beaucoup de nains. Un nez long et droit et des lèvres pleines au sourire lointain complétaient les traits harmonieux de son visage. D'un caractère plutôt excentrique, il ne parlait pas beaucoup, ou alors pour dire absolument tout ce qui lui passait par la tête. Il pouvait faire preuve d'une franchise désarmante si ca pouvait l'aider à garder cachés d'autres secrets. Facétieux et plus curieux qu'un chat, il était doté d'une intelligence acérée qui le poussait à expérimenter toutes sortes de choses et à inventer des objets à l'intérêt douteux. Bien sûr, il n'était jamais seul lorsqu'on le prenait la main dans le sac (rarement, il fallait l'avouer) au cours d'une farce quelconque. Mais tout le monde savait (sans preuves, malheureusement, ce garçon était plus malin que les gardes du Roi) que c'était lui qui magouillait. Malgré cela, il n'envisageait jamais de faire le moindre coup sans Frerin, son éternel complice.
Frerin, lui, était de taille moyenne et assez trapu, doté de longs cheveux de la couleur exacte du miel et d'yeux d'un gris d'acier hérités de son père. Il avait une peau halée, alors qu'il ne s'exposait pas spécialement au soleil, un nez court et légèrement retroussé ainsi que des lèvres fines constamment étirées en un sourire joyeux/sarcastique/niais/cruel selon son humeur et la personne qui lui faisait face. De l'avis général, Frerin était bel homme, dans le genre très lumineux. Oui, le terme "lumineux" lui convenait très bien. Il le savait et en jouait souvent, à des fins généralement innocentes. Surtout avec son frère et sa mère, en vérité, pour qu'ils accomplissent ses quatre volontés. Frerin était l'exemple même du joyeux drille qui préfère s'amuser et profiter de sa jeunesse tant qu'elle est là, toujours partant pour faire les 400 coups et peu importe les conséquences. Il était également connu pour ses réparties cinglantes et son ironie constante. Frerin ne savait pas être sérieux, et quand il l'était, c'était assurément que quelque chose allait mal. Frerin était quelqu'un qu'on aimait vraiment avoir à son côté, mais qu'on détestait avoir pour ennemi. Malheureusement pour lui, s'il se vantait de pouvoir faire faire n'importe quoi à son frère, il était bien souvent la victime des complots machiavéliques de Thorïn. La victime consentante, qui plus est. Le dernier complot d'importance en date remontait maintenant à plusieurs années. Thorïn avait créé quelque chose de fabuleux, appelé "poudre", et en avait mis une petite quantité dans une sphère de métal, dont il avait allumé la mèche. Frerin avait prit peur devant les étincelles et avait tout simplement lancé la sphère au beau milieu de la salle du trésor. L'explosion avait littéralement vaporisé l'or qu'elle contenait, et il s'était pris la plus grosse raclée de sa courte vie. Thorïn aussi bien que "techniquement parlant" il soit innocent, selon ses propres termes. Ce fâcheux épisode était un cruel échec dont ils n'aimaient pas se rappeler, ni l'un ni l'autre. Pour leurs autres coups, Thorïn et lui trouvaient toujours un mensonge convaincant à raconter pour sauver leur peau.
L'un dans l'autre, ils ne s'en sortaient jamais trop mal.
Frerin était donc monté jusqu'à ses appartements et avait régurgité la totalité de ce qu'il avait avalé durant le repas. Son estomac s'était rebellé pendant de longues minutes puis, une fois complétement vide, avait enfin accepté de faire une petite pause. Le jeune nain s'était alors lamentablement traîné jusqu'au sofa qui trônait dans le salon et s'y était étendu, frissonnant désagréablement, pris de vertige. Des sueurs froides dégoulinaient le long de ses tempes, de sa nuque, de son dos, et il ne pu trouver d'autres raisons à sa mort imminente que l'empoisonnement. C'était absolument terrible à penser, mais il allait mourir là, seul comme un chien errant, empoisonné par sa propre grand-mère. Un court instant, il eut une pensée pour son frère, qui lui allait devoir mourir en public. Finalement, il préférait sa situation.
Après de longues, très longues minutes, sa vision redevint nette. Lentement mais sûrement, sa migraine tenace s'évapora et son esprit reprit un peu de clarté. Il se rendit compte qu'il ne souffrait plus de son horrible gueule de bois. Et qu'il avait faim. Une faim de Warg. Jaillissant du sofa, il se précipita dans la salle de bain pour effacer les affreux relents de son malaise avant de quitter ses appartements, persuadé de pouvoir soutirer une assiette aux cuisines maintenant que son sourire était redevenu éclatant.
Dans les escaliers, il croisa sa mère. Dans une fureur noire, Skalli le bouscula avec force et s'enferma dans les appartements princiers et Frerin se retrouva devant un cruel dilemme. Son estomac ou sa mère. Il prit quelques instants pour réfléchir, et décida finalement d'aller voir ce qui tourmentait sa petite maman. Frerin éprouvait des sentiments mitigés envers sa génitrice. D'un côté, il l'aimait de manière inconditionnelle et aurait fait n'importe quoi pour elle. C'était sa maman et, malgré ses défauts, il n'aurait pas voulu d'une autre mère. En fait, elle était parfaite en tout : attentive, douce, gentille, prévoyante, discrète. Et puis, elle avait une belle voix. Frerin adorait la voix de sa mère. Quand il était enfant, elle lui chantait toujours une mélodie en khuzdul ancien qu'il ne comprenait absolument pas mais qui avait l'étrange pouvoir de l'apaiser en toutes circonstances. Mais avec le temps, sa maman avait cessé de chanter. Pour cela, il détestait son père et en voulait beaucoup à Thorïn. Mais ca passait.
D'un autre côté, il la trouvait absolument horrible avec Thorïn, qui n'était pas responsable de sa naissance et de ses géniteurs. Qu'il soit né le premier, d'une autre femme que Skalli, et qu'il soit un enfant mâle légitime par-dessus le marché, n'était pas de son fait et il ne méritait pas une telle haine, un tel mépris. Frerin avait souvenir que son frère avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour être aimé de Skalli, et qu'elle l'avait toujours repoussé, toujours maltraité, au profit de son fils à elle. Il se souvenait que Thorïn en pleurait souvent, autrefois. Maintenant qu'il avait définitivement abandonné l'idée d'avoir une mère, lui aussi, il rendait coup pour coup. Et cette guerre incessante faisait beaucoup de peine à Frerin comme à la pauvre petite Dis. Pour cela, il haïssait sa mère de toutes ses forces. Mais ca passait.
Frerin frappa trois coups sonores contre le lourd battant de bois qui fermait les appartements de ses parents. Sans attendre de réponse, il entra calmement et se baissa de justesse pour éviter un vase de cristal, qui alla se fracasser à l'extérieur. Quand il se redressa, ce fut pour voir sa mère, ses cheveux blond foncé hirsutes et décoiffés, saccager le salon. Il referma prestement la porte. Elle marchait de long en large, furieusement, criant à s'en déchirer les cordes vocales. Par moments, elle s'arrêtait, se saisissait d'un objet quelconque et le lancait de toutes ses forces contre le mur, le sol ou en direction de son fils, qui, sagement, s'abstenait de faire le moindre mouvement brusque ou d'émettre le plus petit son.
Le jeune nain attendit patiemment que tous les objets potentiellement dangereux soient mis hors d'état de nuir et s'avança d'un pas calme vers sa mère, dont la fureur semblait s'apaiser. Fulminante, elle restait au milieu du salon dévasté et respirait fortement. Il la prit dans ses bras et caressa ses cheveux, indifférent au chaos qui régnait dans la pièce. Il était trop coutumier du fait pour s'en émouvoir encore. Sa mère avait toujours été un peu nerveuse.
Quand la respiration de Skalli se fut apaisée et qu'elle se laissa aller contre son fils, il lui demanda doucement ce qui s'était passé pour la mettre dans un état pareil. D'une voix atone, elle lui raconta la fin du déjeuner, le récit complet de Balïn et le départ des autres pour cette mystérieuse source magique.
Elle avait été mise à l'écart par ce putain de bâtard. Thraïn avait accepté cela. Et même Dis n'avait rien trouvé à redire, trop heureuse de se débarasser de sa mère.
C'était inacceptable. Inadmissible. Elle les détestait tous. Heureusement, il lui restait son fils. Son petit chéri, au moins, lui restait fidèle.
Son esprit battant la campagne, Skalli se redressa légèrement et caressa le visage de son fils avant de l'embrasser, délicatement, sur les lèvres.
Son petit bébé, rien qu'à elle, qui ne la quitterait jamais. Jamais. Jamais. Jamais.
Elle passa les mains dans les cheveux blonds de son fils, qui ressemblait traits pour traits à son père, et appuya plus fermement son baiser.
Frerin s'écarta d'un pas, le visage fermé.
- Maman, reprends-toi.
Le rejet de Frerin agit sur elle comme une gifle. Son esprit lui revint violemment et elle sembla s'éveiller d'un rêve particulièrement éprouvant. Elle secoua la tête, l'air hagard, et regarda autour d'elle. Le désastre lui apparut alors dans toute son horreur et elle appela des serviteurs à grands cris, leur ordonnant de tout ranger, vite, car Thraïn n'aurait sûrement pas besoin de beaucoup de temps pour inspecter cette source.
Voyant sa mère redevenir elle-même, Frerin s'éloigna progressivement, sans la quitter des yeux. Quand il fut certain qu'elle avait la situation et son esprit bien en main, il s'en alla d'un bon pas. Il attendit cependant que la porte des appartements princiers se soit refermée derrière lui pour essuyer sa boucher avec dégoût.
Ce n'était pas tant le fait que ce soit sa mère qui l'ait embrassé, ce n'était pas la première fois que ca arrivait et ce ne serait sûrement pas la dernière - et elle faisait pareil avec Dis - car elle avait une nette tendance à le confondre avec son père dans ses effrayants moments d'égarement. Non, ce qui le dégoutait, c'était surtout qu'il y avait pris du plaisir. Lui aussi avait eu un moment d'égarement, sûrement dû à son malaise, et ca ne devait plus se reproduire. Les caresses de sa mère et son baiser ferme, plus que d'habitude ce qui laissait présager d'une aggravation de son état mental, avait déclenché des visions qu'il préférait tenir soigneusement enfermées dans un coin de son esprit durant la journée, pour les lâcher avec délectation une fois la nuit tombée, quand il était au creux d'un lit, le sien ou celui de quelqu'un d'autre, seul ou accompagné - et peu importait la compagnie. La seule chose qui comptait, c'était que Thorïn l'embrassait avec douceur ou fureur selon s'il avait besoin de tendresse ou de violence, dans ses visions délicieuses. Qu'il passait ses mains dans ses cheveux et caressait son visage, de la même manière que Skalli l'avait fait quelques instants auparavant. Dans son imagination débridée, les baisers de Thorïn avait un délicieux goût fruité. Sa mère avait juste un goût d'hydromel.
La langue de Frerin glissa sur ses lèvres tandis que l'excitation faisait ruer son sang dans ses veines. Pour dire la vérité, il ne voyait jamais son visage ou son corps. Il ne voyait qu'une paire d'yeux bleus reconnaissables entre mille ou de longs cheveux noirs, n'entendait qu'une voix grave rendue rauque de désir, qui criait de plaisir.
Les mains du jeune nain se mirent à trembler de manière convulsive. Il fallait que ca cesse. Ce n'était pas normal. Ce n'était pas normal ! Et c'était bien ce désir déchaîné, ces sentiments aberrants qu'il sentait poindre en lui, qui le dégoutaient. Plus que le baiser de sa mère. Il se dégoutait lui-même d'avoir tant envie de son propre frère.
Frerin s'arrêta en haut des escaliers et s'assit sur la marche, serrant fermement ses mains l'une contre l'autre en les coinçant entre ses jambes. Il posa le front contre ses genoux et respira profondément. Il lui fallut plusieurs minutes pour se reprendre. Lentement, comme à regret, les yeux bleus s'éteignirent et les murmures de plaisir s'évanouirent.
Quand il se releva, son masque souriant bien en place, personne n'aurait pu se douter de ce qui agitait son esprit. Satisfait de sa performance, il descendit aux cuisines, déterminé à manger quelque chose de correct. Il ne pourrait jamais attendre le dîner.
Un sourire séducteur, un clin d'oeil et le cuisinier lui prépara une belle assiette. Rien que pour lui. Il en avait de la chance. Il en était à se demander s'il avait encore assez faim pour manger une de ces succulentes pommes bien rouges et sucrées quand le branle-bas de combat eu lieu. Optant pour l'indigestion, il s'empara d'un fruit et y mordit à belles dents. Une main dans la poche, il s'en fut sur un dernier signe de main. Quand il ouvrit la porte menant au Hall, ce fut pour voir Dis passer en courant, des larmes dégoulinant sur ses joues pâles. Aussitôt l'inquiétude le saisit. Inquiétude qui se transforma en panique quand il vit Balïn courir vers la salle du conseil. Il s'était passé quelque chose. Quelque chose de potentiellement très grave. Apercevant Nori, qui courait derrière Gloïn et Dwalïn avec un chat pelucheux dans les bras, il lui attrapa le bras au vol, bien décidé à avoir des réponses.
Il ne voyait pas Thorïn. L'angoisse lui tordait l'estomac.
- Nori ! Qu'est-ce qui se passe ?
Le nain pickpocket essaya de lui expliquer la situation mais son souffle court rendait tout dialogue impossible. Il parvint finalement à prononcer le nom du prince héritier, ce qui confirma les craintes de Frerin. Il était arrivé quelque chose à Thorïn. Son esprit hurla, mais il réussit à retenir son masque en place. Usant d'une technique qui avait fait ses preuves, il dressa mentalement une liste de ses objectifs pour ne pas perdre son calme.
Monter aux niveaux supérieurs. Trouver son père. Obtenir des réponses. Voir son frère. Il compta rapidement jusqu'à dix, la litanie des chiffres agissant comme un baume sur son esprit agité.
Il n'attendit pas que Nori ait repris son souffle. Il courut à la suite de Gloïn et Dwalïn.
Il les dépassa rapidement et retrouva son père sur l'esplanade qui s'étalait devant les différents appartements de la famille royale, au plus haut niveau. Il nota rapidement que les vestiges du vase que lui avait lancé sa mère avaient disparus. Tant mieux, il n'essuierait pas de nouvelle crise de ce côté-là. Inspirant à plein poumons, il appela son père de sa voix la plus forte, surpassant sans peine les sanglots déchirants de Dis, les cris de sa mère qui était sortie à l'entente de tout ce tintamarre, les appels de Thror et Valmora qui entamaient la montée des escaliers, les ronchonnements de Dwalïn et Gloïn et les ordres de son père, pourtant donnés d'une voix de stentor. Thraïn se retourna vers son fils cadet, surpris.
Frerin sentit son sang se glacer dans ses veines. Thorïn, inconscient, gisait dans les bras de leur père. Un de ses bras pendait, inerte, et sa main était crispée autour d'un saphir de belle taille. Voyant que son fils était choqué par la scène qui se jouait devant lui, Thraïn lança un dernier ordre et ouvrit la porte des appartements de ses garçons d'un coup de pied. Ce n'est qu'en voyant son père disparaître, suivi d'une rivière de mèches noires, que Frerin se rendit compte de quelque chose. Depuis quand Thorïn avait-il des cheveux si longs ?
Frerin regardait son frère étendu sur son lit. Il avait en effet des cheveux très longs, maintenant. Ainsi qu'une poitrine, très belle au demeurant. Et il n'avait plus rien entre les jambes, d'après Dwalïn, toujours plein de tact.
C'était effroyable. Traumatisant. Désastreux. Catastrophique.
Il ne paniquait pas pour son frère. Il se disait que Thorïn saurait très bien gérer la situation tout seul, comme le grand garçon qu'il était avant. Non, il paniquait pour lui. Déjà, quand il avait un frère, il avait beaucoup de mal à ne pas fantasmer tout éveillé sur lui. Maintenant, il avait une soeur. Et il mourrait d'envie de lui faire l'amour. Là, maintenant. Il n'avait pas grand chose à faire. Il lui suffisait de dire à tout le monde de partir, prétextant l'état de panique dans lequel serait Thorïn s'il les voyait tous réunis autour de lui, couplé à l'horreur de sa situation. Une fois tout le monde dehors, il verrouillerait la porte et reviendrait dans la chambre. Il déshabillerait ce corps parfait avant de faire de même pour lui. Et il lui ferait subir les derniers outrages.
Oh oui, très bonne idée.
Il se donna une claque mentale et secoua la tête. Ce n'était vraiment pas le moment.
Valmora et Oïn, que Gloïn avait été chercher de toute urgence, auscultaient le prince sous tous les angles, essayant de déterminer si son passage impromptu dans la source d'eau avait eu des séquelles sur ses voies respiratoires ou l'oxygénation de son cerveau, et si sa chute avait abîmé sa tête d'une quelconque manière. Gloïn, Dwalïn, Nori et Balïn avaient préféré attendre dehors. Skalli, assise dans un fauteuil avec Dis sur les genoux, serrait sa fille contre elle en lui chuchotant que tout allait bien et qu'elle n'était responsable de rien. Thror attendait patiemment au bout du lit, près de Frerin, tandis que Thraïn marchait de long en large.
Bien que concentré sur son frère (ou sa soeur ? Il ne savait plus), Frerin nota vaguement que son père ne tarderait pas à exploser. Et en effet, il s'arrêta bientôt derrière Oïn et se pencha, menaçant.
- Alors ?
- Alors, Sire, votre fils n'aura pas de séquelles. Il réagit très bien à tous mes tests.
- Pourquoi ne se réveille-t-il pas, en ce cas ? demanda Thror.
- C'est le choc qui l'a assommé. Son cerveau a activé un moyen de défense face à une réalité trop inconcevable et l'a plongé dans l'inconscience, tout simplement. Il se réveillera de lui-même, quand il sera apte à accepter la situation.
- Et ca risque d'être long, intervint Valmora en caressant les cheveux noirs de Thorïn.
La journée s'écoula et la nuit après elle.
Voilà.
Chapitre 4 demain, sûrement en soirée, vu mon examen va me bouffer toute ma journée. Misère de misère...
J'veux une review, Katsuri. Pour me donner du courage =)
A la revoyure !
Aschen
