Qu'est-ce qui est à moi ? Pas grand chose. Qu'est-ce qui est à J.K Rowling ? Quasiment tout.

Blablabla de l'auteur: Alors au programme: un mariage, un famille de fou, et un buffet. En tout cas j'espère que ça vous fera rire, parce que moi j'ai beaucoup rit en l'écrivant. Même si au fond, c'est pas tellement hilarant. Paradoxal ? Oui, totalement.

Merci Dess pour ta review. je suis très contente de ça te plaise. C'était en effet le but, sortir du classique " la vie est belle parce qu'on est sorcier " ( sauf en cas de guerre… évidement ) Et les soucis quotidien ( ou presque ) dans tout ça ? Bah, voila, on y est.

m13a, voila la suiteuuuh. Tu vois, grâce à toi je m'y suis vraiment remise. Il faut dire qu'à écrire cette fic elle est étrangement plus facile que " Entre Feu et Glace " ( qui avance aussi mais plus lentement )

Bonne lecture !


C'est tout et c'est rien

Chapitre 3


La meilleure solution pour faire abstraction de sa tenue, à l'imprimé tapisserie marron et orange, dont heureusement elle avait réussi à se débarrasser des fanfreluches inutiles, était de s'accouder au buffet et de picoler ardemment, quitte à passer pour une alcoolique notoire.

La cérémonie était fini, le plus dur était passé. Elle avait failli arriver en retard, et l'autre témoins, le frère cadet de Goldstein l'avait dévisagé des pieds à la tête avec un mépris évident avant de se moquer plus ou moins silencieusement. Deirdre n'avait rien dit, l'affrontement n'avait jamais était son fort de toute façon, même si au fond d'elle même, elle s'était quelques secondes vu très clairement l'étouffer avec une bouquet décoratif sous l'air ahurît de toute l'assemblé.

Voila, Roxane était enfin mariée, elle rayonnait à quelques mètres, ouvrant ses cadeaux un grand sourire aux lèvres, entourée d'une ribambelle de roux de tous âges.

- Merde ! lâcha Deirdre qui, perdue dans la contemplation des invités venait de renverser une bonne partie de sa coupe de champagne sur sa robe.

Elle posa la coupe sur la table, secoua ses mains en soupirant et finalement, après avoir vérifié que personne ne regardait, elle épongea le liquide avec un pan de la nappe.

- Quelle tenue exquise, la fit pratiquement sursauter une voix familière dans son dos.

La jeune femme se retourna avec appréhension bien qu'elle sache pertinemment qu'il s'agissait de son ancien meilleur ami. Elle lui sourit, penaude, avant de lâcher précipitamment le bout de nappe qu'elle tapotait encore sur sa poitrine. Il avait vu pire, c'était vrai. Le sorcière regretta cependant de ne pas être plus présentable en observant son allure.

- Salut, James… fut tout ce qu'elle trouva à dire sur le moment. Tu es… différant.

Quel sens de la répartie elle avait. Cette homme là ressemblait vaguement à son James, celui de Poudlard, celui qu'elle connaissait. Mais contrairement à son souvenir, il ne portait plus son uniforme débraillé, ses épaisses lunettes d'écailles, et cette touffe corbeau hirsute qui surplombait un visage clair perpétuellement malicieux. Non, cette homme là était la classe incarné, droit sortie d'un magazine d'affaire, un jeune sorcier dynamique qui portait le dernier costume à la mode avec une posture assuré, les cheveux long, brillant et soigné. Et ses yeux noirs, rieurs, tendres, exposés à la vue de tous. C'était James, grand, adulte, presque intimidant par l'assurance qu'il dégageait.

- Toi, sourit James, pas vraiment.

- Hum, ouais, non… A part que je porte cette chose, peut-être, grimaça la blonde avec beaucoup d'auto-dérision.

- Ta mère et son bon gout naturel, constata-le sorcier avec une nostalgie tinté de raillerie. Ca non plus, ça n'a pas changé.

Au fond, malgré les années et les apparences, c'était toujours ce bon vieux James Potter. Ce grand andouille, gentil comme personne, qui se moquait parce qu'il ne pouvait pas se retenir de tout remarquer, systématiquement.

- J'ai eu l'impression de faire partie d'un vieux mur décrépi toute la mâtiné, mais le reste des propositions était pire , soupira Deirdre.

- Et la seule solution que tu as trouvé pour rendre ça supportable c'est de vider tout les verres que tu trouveras.

- C'était le plan, en effet, acquiesça la jeune femme dans un petit rire. Ca te semble réalisable ?

- Il y a assez de Whisky de feu pour faire tomber dans le coma éthylique toutes les équipes de Quidditch du pays.

C'était bien qu'il soit là. Le malaise qui l'avait saisi n'avait pas durée longtemps. S'il y avait une chose que Deirdre avait redouté c'était que ces retrouvailles virent à l'effusion de reproches ou un banal, " quoi de neuf depuis l'été de nos 18ans ? ". Car elle n'avait pas grand chose à raconter, et qu'elle n'avait pas envie de s'expliquer pourquoi ils avaient cessé de s'écrire, cessé de se connaitre aussi brutalement.

- Tant mieux, le champagne, j'ai toujours trouvé ça surfait.

- Tu ne comptes pas enlever cette tâche ? Demanda James, un peu plus sérieux, après un cours silence.

Deirdre baissa les yeux pour contempler la forme sombre et humide qui envahissait l'ignoble tissus fleuri au niveau de sa poitrine. Elle soupira à nouveau et leva les yeux vers son interlocuteur avec une moue contrarié.

- J'ai oublié ma baguette au chaudron quand je me suis changée, expliqua-t-elle.

Puis, elle reporta son attention sur Hanna qui rabrouait Neville, tout deux assis à la même table que les Potter et les Scamander. Deirdre s'adossa au buffet et récupéra sa coupe presque vide pour ingurgiter le contenu d'une seule traite.

- J'ai toujours pensé que Victoire et Teddy seraient les premiers à se marier, lâcha James.

- J'espère que tu n'avais pas parié toutes tes économies là-dessus.

- Dominique a une sorte de troisième oeil. Elle a réussi à me convaincre de mettre 20 galions en jeu. C'était y'a presque 10 ans… mais elle n'a certainement pas oublié, avoua-t-il. J'aurais dû effacer ce petit détail de sa mémoire.

Dominique avait toujours était terriblement farfelue. Etrange fléau, tornade bariolé et bruyante, l'exubérante sorcière renversait à peu près tout sur son passage dans un rire tonitruant, un enchevêtrement d'anneaux colorés cliquetant de tous les cotés, les cheveux arc-en-ciel hissé sur son crâne en un chignon chaotique, le corps long et efflanqué enroulé dans un patchwork hétéroclite d'étoffes antiques et de breloques.

- Tu as lu le nouveau Chicaneur ? Questionna Deirdre.

Allez savoir pourquoi, Dominique et Fred, son acolyte depuis la naissance, avaient décidés de racheter le Chicaneur à Mr Lovegood et d'y balancer toutes leurs idées saugrenus et les bêtises sans fondements qu'ils pouvaient trouver.

- J'ai entendu ma tante Fleur y faire allusion hier soir pendant de le repas, soupira James avant d'en rire. Enfin, allusion… j'ai bien cru qu'elle allait pleurer de colère. Ca doit faire un mois qu'elle ne parle plus à sa fille. Mon oncle George a essayer de la résonner, mais elle lui a pratiquement envoyé son assiette à la figure quand il a "osé" faire une blague sur la situation, pour " détendre l'atmosphère ".

- Ca avait l'air sympa, ironisa la jeune femme.

- Oui, très ! Et encore, je ne t'ai raconté qu'un tout petit passage. Ca m'avait manqué, un peu, ma famille de fou, ajouta le sorcier après une petit pause, empreint de nostalgie. Ma vie était tellement calme depuis quelque temps. Depuis que j'ai quitté l'Angleterre en fait… J'avais oublié à quel point, ici, c'était… le chaos ? Oui… le terrible, l'inexorable chaos…

- Ca a un coté distrayant, relativisa Deirdre dans un sourire. Avec Fergus, c'est rare qu'on échange plus de trois mots à la suite.

Lorsqu'elle était plus jeune, elle avait parfois participé à ses grands pique-nique dans la propriété des Potter, avec la famille Weasley au grand complet. Elle se souvenait des enfants qui couraient partout, des disputes, des rires, des baignades dans la rivières, de la chasse aux gnomes, des farces et attrapes, des gâteaux à la citrouille de Molly Weasley, et surtout de l'agitation effréné de ces moments là. C'était de bons souvenirs, même si oui, effectivement, il s'agissait toujours d'un chaos sans nom.

- Ca demande surtout de l'habitude, et pas trop de bon sens aussi, plaisanta l'ainé des Potter.

Puis, parmi les invités Deirdre remarqua une tête inconnue au bataillon qui s'avançait vers le buffet. C'est une jeune femme, dans la vingtaine. Une grande brune qui exhibait ses courbes agréables dans une robe pourpre au décolleté plongeant. Le genre de fille qui était son plus parfait opposée. Tout en souriant, la belle brune s'accrocha au bras de James en lui lançant un regard langoureux.

- je suppose que tu es la fameuse Deirdre Londubat, dit-elle d'une voie mielleuse en lui adressant un sourire qui se voulait amical mais qui avait au yeux de la sorcière quelque chose d'inconsciamant hautain.

- En fait, je suis Cléonide Museauclair, s'exclama Deirdre en lui tendant sa main.

La brune leva un sourcil sans comprendre. La blonde jeta un regard à James qui semblait avoir comprit la blague mais ne faisait manifestement aucun effort pour venir à son secours.

- Vous savez, la chanteuse… articula Deirdre avec une grimace. Oui, bon… c'est moi, en effet. La seule, l'unique Deirdre Londubat.

La grande brune laissa échapper un petit rire forcé et lui serra la main du bout de ses doigts parfaitement manucurés où étincelait un caillou de plusieurs carras. C'était la journée du ridicule. La sorcière n'était pas encore sure de survivre. Elle avisa un serveur qui passait par là et lui subtilisa un verre de… elle n'en avait strictement aucune idée mais ça sentait la guimauve. Elle bût une gorgé. C'était tout bonnement horrible mais elle retint un haut le coeur et avala tout rond.

- Et vous êtes ? s'exclama-t-elle enfin même si elle en avait vaguement une idée.

- Cassiopé Witchburn, répondit la sorcière en caressant l'avant bras de James. Je suis la fiancée de James. Il ne vous l'avait pas dit ?

Quel nom ! Ca ne devait pas être facile à porter. Pas plus que Londubat, en tout cas. Mais ce qui vint après coupa cour à la remarque humoristique qui aurait dû sortir de la gorge de Deirdre.

- Non… pas encore. C'est vrai ça, pourquoi tu me l'as pas dit, vieux hibou ? questionna Deirdre avec une voix grave étrangement parodique en se tournant vers son ami.

Pourquoi elle jouait à l'imbécile devant cette bonne femme ? Sans doute parce qu'elle avait déjà trop picolé, c'était un signe ça. Ce qui n'échappait apparemment pas à la fiancée qui l'observait de ses yeux délicatement ourlé de noir avec un air à mis chemin entre la stupéfaction et le dégout.

- Il aime bien cacher des choses, ajouta la blonde. Depuis toujours…

James ne semblait pas vouloir participer à la conversation. Pourtant cela aurait été vraiment une bonne chose. Parce que pour l'instant c'était une formidable catastrophe. Witchburn devait surtout espérer une chose, ne pas avoir à l'inviter à son propre mariage. En tout cas, James semblait se retenir de rire, il avait gagner en self-control apparemment.

- Oui, acquiesça Cassiopé, j'avais remarqué. Je ne savais pas que la famille Potter était aussi nombreuse.

Et ça ne semblait pas l'enchanter même si elle faisait tout pour le faire croire, ou du moins se montrer poli. En même temps, elle avait touché le gros lot. Si elle avait assisté au repas qu'avait évoqué James quelques minutes plus tôt, Deirdre arrivait à comprendre, un tout petit peu, le genre de sentiments qui devait tourner dans son cerveau.

- Ma belle famille est vraiment gentille. Surtout ton père et ta mère, dit-elle à James. mais ils sont tout de même très différents de ce dont j'ai l'habitude.

- Et de quoi avez-vous l'habitude, Cassiopé ? Questionna instantanément Deirdre avec une sourire presque railleur qui en disait long sur son opinion.

La brune resta un moment interdite, ne sachant que répondre à cette remarque qui était presque désobligeante. Elle regarda tour à tour James et Deirdre avec un petit rire gêné.

- Et bien, dit-elle finalement, chez moi… c'est beaucoup plus… calme…

- C'est bien calme, affirma Deirdre, sarcastique, en hochant la tête.

C'est là que la jeune femme remarqua que le regard amusé de son ami avait fait place à un sentiment beaucoup moins approbateur de sa part. Tant qu'elle était ridicule tout allait bien et maintenant qu'elle commençait à s'attaquer à sa fiancée, il appréciait de toute évidence beaucoup moins.

Elle ne savait pas vraiment comment se comporter. Elle rit, un peu bêtement, avant de porter son verre à ses lèvres. D'un coup, elle prenait conscience d'une chose, son James n'était plus là, même s'il faisait encore semblant de l'être. La boisson lui retourna l'estomac. Comment avait-elle pû oublier si vite à quel point ce breuvage était infect ?

- Ce truc est vraiment dégueulasse, dit-elle en soulevant son verre, je croie qu'il faut que j'aille vomir.

Oui, elle l'avait dit. Cassiopé ouvrit des yeux ronds, James soupira, et elle tourna les talons pour prendre la fuite. Si elle ne les croisait plus jamais, c'était très bien. Pas dans les mois à venir du moins. Il y avait des moments ou il fallait tirer un trait sur le passé. C'était génial les amis d'enfances, sauf quand ils grandissaient beaucoup plus vite que vous. Passé pour une dingue de plus… ce n'était pas tellement grave, n'est-ce pas ?


Prochain chapitre ? Hum... Dans le prochain chapitre vous découvrirez la boutique où travaille Deirdre et on retrouvera James, et des problèmes hautement existentiels.

A la prochaine, et n'oubliez pas de laissez une review. Même trois mots, c'est mieux que rien.