Voilà un nouveau chapitre ! Je ne sais pas du tout ce que vous allez en penser. Enfin bref, je vous laisse lire!
Merci pour les reviews très encourageantes :)
Bonne lecture!
Oliver commença la journée suivante de bien meilleure humeur, alors qu'il prenait son petit-déjeuner dans la Grande Salle et qu'il participait activement à la conversation des autres étudiants. Percy, à sa droite, se contentait de l'observer tout en mangeant et n'y tenant plus, le châtain se retourna bientôt vers le roux, agacé par son attitude.
- Quoi ?
- Tu oses me demander ça ? Hier soir, tu hurles sur tout le monde, tu t'enfermes dans le dortoir sans prendre le dîner et tu pars en retenue avec Snape et Flint, et ce matin, tu fais comme si de rien était. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait dans les cachots, ils t'ont jeté un sort, ou quoi ?
- Toujours à exagérer, Percy. Tu devrais te réjouir plutôt qu'essayer de tout analyser et chercher la petite bête.
- Parce que tu trouves que j'exagère ! Tu es privé de Quidditch et c'est pourtant ta passion première ! Tu ne peux vivre sans Quidditch ! Et là, on dirait que ça ne te dérange pas. Tu es allé voir Darius après ta retenue, c'est ça ?
Le Weasley avait chuchoté la dernière phrase, en prenant un air entendu mais le simple fait, qu'il eut rappelé à son ami qu'il était privé de son sport favori, suffit à mettre le jeune homme sur les nerfs.
Oliver tenta de se calmer en serrant sa fourchette, prêt à la plier en deux, pour s'empêcher de se jeter sur son meilleur ami.
- Je te jure que si tu ne te tais pas tout de suite, tu vas le regretter ! Et non, je ne l'ai pas vu hier soir.
- D'accord, excuse-moi. Mais tu comprendras que ça m'étonne de te voir aussi peu… affecté par…
- C'est bon, Percy ! Tu veux que je me morfonde tous les jours sur ma condition, que je cogne sur les murs dès que tu rentres dans la même pièce que moi? Que je hurle sur tout ce qui bouge ?
Cette fois, le roux l'avait énervé pour de bon. Il ne pouvait pas s'occuper de ses affaires pour une fois, non !
Oliver se leva de table et le silence se fit parmi les Gryffondors, qui le regardèrent les yeux ronds. Les ignorant, le châtain quitta rapidement la salle.
En voyant Angelina Johnson arrivée dans sa direction, son visage se ferma encore plus. La jeune femme l'ignorait et lui en voulait depuis qu'il ne pouvait plus faire de Quidditch.
Il n'avait pas du tout envie d'écouter encore ses reproches, et lorsqu'elle s'arrêta devant lui, les sourcils froncés, il croisa les bras.
- Oliver, j'avoue que j'aurai aimé ne pas avoir à te parler mais bon, tu es toujours le Capitaine de notre équipe, même si c'est moi qui te remplace pour le moment et je me devais de te le dire.
- Je t'écoute.
- Et bien, je suppose que tu te rappelles de notre dernier match contre les Serpentards ?
- Difficile d'oublier, en effet.
La jeune femme leva le menton et continua sur la lancée.
- Ca fait un moment que j'en parle avec les autres membres de l'équipe et nous savons tous que l'unique raison pour laquelle, Malfoy a eu le vif d'or, c'est parce qu'il a triché. Bibine n'a rien vu, et donc, je me suis dit qu'on allait tout faire pour être en position de refaire le match. J'en ai parlé à McGonagall et elle est d'accord avec moi. On aura son appui.
- On a perdu, Angelina. On sait tous que les Serpentards sont les as de la tricherie. On ne pourra pas refaire le match, simplement parce que Bibine ne sait pas arbitrer.
- Si, parce que Malfoy a lancé un accio au vif d'or. Plusieurs personnes l'on vu faire, dont McGonagall. Si elle en parle à Bibine, celle-ci devra soit sanctionner les Serpentards, soit nous permettre de refaire le match.
- Plusieurs semaines sont passées depuis. Tu devrais te concentrer sur les prochains, on a encore trois matchs à jouer. Enfin vous, parce que je ne sais pas encore combien de temps je vais être privé de Quidditch. Pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant ?
- Les autres et moi n'étions pas sûrs, c'est pour cela qu'on l'a gardé pour nous. Malfoy l'a fait tellement rapidement mais utiliser sa baguette sur le vif d'or durant un match, est une faute très grave. Sans l'appui d'un prof, notre témoignage n'a aucune valeur et avec McGonagall de notre côté, on est sûr de convaincre Bibine.
Oliver n'était pas vraiment convaincu. Si les Serpentards avaient gagné, et bien soit. Ils avaient triché mais les Gryffondors étaient habitués à leurs ruses et il n'y avait rien d'autres à dire.
Mais la jeune fille voyant l'indécision du jeune homme, s'énerva.
- De toute façon, tu as intérêt à être d'accord avec nous ! Déjà que tu es interdit de Quidditch, alors si en plus tu refuses de nous soutenir !
Le châtain recula en la voyant s'agiter, furieuse.
- Oui, bien sûr que je suis d'accord. C'est juste que je me disais que ce n'est pas la première fois qu'ils trichent et qu'on y est habitué.
- Mais là ils ont carrément sortis leur baguette pour attraper le Vif d'or !
- Et bien, j'irai voir McGonagall mais ça m'étonnerait qu'elle me permette de reprendre mon poste.
- Ce n'est pas grave! On essaiera de la convaincre. Tout ce qui compte pour l'instant, c'est de pouvoir refaire le match ! Je viendrai la voir avec toi à l'heure du déjeuner.
Angelina s'en alla, satisfaite et Oliver avait bien envie de prendre sa revanche contre les Serpentards, mais s'il ne participait pas au match, l'intérêt ne serait pas le même.
Il sourit un instant en pensant à la tête de Flint s'il apprenait la nouvelle. Son rival n'allait pas aimer ça. Mais alors pas du tout !
Oliver sortit du bureau de la Directrice des Gryffondors en claquant presque la porte, tant il fuminait. Elle acceptait de parler à Bibine mais pas à ce qu'il réintègre l'équipe, car il avait été trop irresponsable selon elle et qu'il n'allait pas monter sur un balai de sitôt.
Angelina, qui l'accompagnait, avait un grand sourire sur les lèvres et tenta de le consoler.
- Ne t'inquiète pas, Oliver. Je suis sûre qu'elle changera vite d'avis. Après tout, sans toi ce n'est pas pareil et on aura besoin de notre vrai Capitaine !
- Mouais. Demande aux autres de ne pas en parler avant que nous soyons sûrs que nous allons… que vous allez refaire le match.
- D'accord ! Je te laisse !
Le châtain la regarda partir, toujours d'aussi mauvaise humeur et alors, qu'il marchait rapidement pour aller prendre son déjeuner, la tête baissée et des idées noires plein la tête, quelqu'un apparut brusquement devant lui.
Il releva la tête pour tomber nez à nez avec Darius, qui le regardait, sérieux. Oliver ne sut quoi dire et se laissa faire, lorsque le blond lui prit le bras pour le tirer à sa suite.
Il l'amena dans un coin tranquille et regarda ensuite le Gryffondor. Ce dernier était quelque peu gêné et finit par prendre la parole, après quelques minutes de silence.
- Je suis désolé pour hier. Je me suis énervé contre toi alors que tu n'avais rien fait.
Le Poufsouffle parut satisfait et soulagé.
- Ne t'inquiète pas.
Il s'avança ensuite vers Oliver, le prenant dans ses bras.
- Tu m'as manqué.
Il ne sut quoi répondre à cette phrase mais il répondit à l'étreinte du blond, appréciant cette marque d'affection. Darius savait comment lui remonter le moral.
- Ca va mieux aujourd'hui ?
- Ca peut aller. Il faut que je te parle, Darius. Rentrons dans cette salle.
Le jeune homme le suivit et ils refermèrent la porte derrière eux.
- Hier, je suis allé en retenue avec Flint et j'ai appris que c'est grâce à lui, que les deux filles m'ont retrouvé sur le terrain de Quidditch.
- Comment ça ?
- L'oiseau en papier, c'était lui. Il s'est grillé hier soir et il me l'a balancé involontairement.
Darius avait les sourcils froncés et parut embêté par cette nouvelle.
- Ah.
- Je ne t'ai pas dit aussi. Pendant les vacances, un jour avant l'incident, on s'est… retrouvé dans la même situation que la première fois. C'est arrivé comme ça sans qu'on y puisse contrôler quoi que ce soit. Je ne comprends rien à ce qui se passe entre nous.
Donnant le dos au blond et faisant les cent pas, tête baissée, Oliver ne vit pas l'expression de Darius suite à ses mots.
- Tu y comprends quelque chose toi ?
Le Poufsouffle parut sortir de sa torpeur.
- Si j'étais toi, je ferai attention. C'est un Serpentard et il a sûrement une idée derrière la tête. Il a en plus de cela une petite amie et il la trompe avec un mec.
Oliver ne put s'empêcher de se dire qu'il avait raison.
- Je le sais mais dès qu'on se retrouve seul, lui et moi, on finit toujours par se sauter dessus sans pouvoir se retenir. Je ne sais pas pourquoi.
- Tu ressens quoi pour lui ?
- Quoi ?
- Qu'est-ce que tu ressens pour lui ?
- Tu rigoles, j'espère. C'est mon ennemi, mon rival, la personne que je déteste le plus ici, et toi tu me demandes ce que je ressens pour lui ?
- Pourquoi tu m'en parles alors, si c'est rien ?
Oliver ne sut quoi répondre et resta silencieux pendant quelques instants.
- Je ne sais pas… J'aimerai comprendre justement ce qui se passe entre lui et moi. Pourquoi… pourquoi on est dans cette situation…
Darius s'approcha alors du jeune homme, posant ses bras sur ses épaules.
- Ecoute, je pense que tu devrais tout arrêter avec lui. Ca finira par te retomber dessus et crois moi, ça se passera mal. Je suis là pour toi et… et… je t'apprécie beaucoup… un peu trop même… Je… je tiens à toi…
Le blond avait rougi suite à ses paroles et le châtain le fixa, surpris, par cette… déclaration ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Que je tiens à toi tout simplement.
- Attends mais… je croyais qu'entre nous, c'était rien de tout ça… C'est bien entre nous mais je ne pensais pas qu'il y avait plus que ça…
Darius ne cilla pas et resta stoïque. Il sourit alors et se mit à rire.
- Bien-sûr que non ! Tu m'as mal compris. Je voulais simplement dire que tu peux compter sur moi. Ne va pas croire que je ressens plus pour toi. Tu es plus qu'un ami mais on couche ensemble, c'est tout.
- Bon sang, j'ai cru que tu me faisais une déclaration !
Il se reçut un petit coup à la tête avant que le blond ne vienne le prendre dans ses bras, lui murmurant à l'oreille :
- Tu crois vraiment que je voulais plus ? Remarque avec un corps comme le tien, je dois avouer qu'on peut facilement en tomber amoureux.
Il se mit à déshabiller le châtain qui l'arrêta.
- Tu es malade ? On ne va pas faire ça ici !
Continuant sa besogne, le blond jeta un sort à la porte pour empêcher tout intrus d'entrer dans la salle et un sort de silence.
- D'autres objections à me faire part? Ca fait plusieurs semaines que je n'attends que ça.
Mais le châtain le repoussa.
- Pas maintenant, Darius. Il faut que j'aille prendre le déjeuner.
Il sortir rapidement de la salle, laissant un blond confus en arrière.
Oliver s'apprêtait à se rendre à la bibliothèque pour finir ses devoirs, puisqu'il avait quelques heures de libre.
Il repensait aux paroles de Darius, quand Rosina Silverland fit son apparition devant lui, un air déterminé sur le visage. Elle était rouge et marchait droit vers le jeune homme qui s'arrêta étonné.
- Oliver ! Je… Ca va ?
- Rosina. Oui, ça va.
- Génial. Tu as quelques minutes ?
- Oui. Je me rendais juste à la bibliothèque.
- Oh… euh… en fait… je voulais juste te dire que… je t'apprécie beaucoup…
Oliver eut l'impression d'un déjà vu et une tête blonde apparut devant lui. Elle n'allait pas lui faire une déclaration quand même ! Ils s'étaient donnés le mot ou quoi ?
D'abord c'était Darius qui lui avait fait peur, et maintenant la jeune fille s'apprêtait à lui dire quelque chose de fort déplaisant, il en était sûr.
Le châtain essaya tant bien que mal de rester impassible, car il avait une forte envie de rire mais il savait que cela blesserait la brune. Il la laissa continuer sur sa lancée.
- Je… ça fait un moment que je voulais te le dire mais… je n'ai pas trouvé le bon moment. Et tu sais… quand je t'ai retrouvé inconscient dans la neige la dernière fois, j'ai eu tellement peur que… Je… Je… Je t'aime.
Elle lui avait dit les derniers mots en fermant fortement les yeux et s'avança vers lui, l'embrassant à pleine bouche. Trop surpris pour réagir et les bras chargés de bouquins et de parchemins, il ne put la repousser.
Pensant qu'il appréciait ce qu'elle faisait et qu'il avait les mêmes sentiments pour elle, Rosina continua et Oliver finit, à son grand soulagement, par trouver un moyen de reculer.
Levant la tête, il aperçut Flint qui les regardait dans le couloir, indéchiffrable et pour une fois, seul.
Oliver resta immobile à le fixer et le Serpentard finit par continuer son chemin, toujours impassible et passa à côté d'eux, sans un regard pour le Gryffondor.
Les quelques élèves, qui étaient dans les parages et qui avaient assisté à la scène, furent surpris que le brun ne se saisisse pas de cette occasion pour lancer une pique au rouge et or.
Oliver ne put s'empêcher de le suivre du regard, oubliant presque la présence de Rosina, qui le regardait une expression larmoyante sur le visage.
Lorsque le châtain entendit un reniflement, il reporta son attention sur la jeune femme et sembla enfin se rendre compte de la situation. Des larmes coulaient le long des joues de la brune, tandis qu'elle le fixait de ses yeux noisette.
Il se sentit terriblement mal à l'aise et prit la parole avec hésitation.
- Rosina, je… Tu es une amie… Je ne t'ai jamais vu autrement. Je suis vraiment désolé…
La jeune femme laissa échapper un sanglot plus fort que les précédents et s'enfouit en courant.
Le Gryffondor la regarda partir, ne sachant quoi faire et finit par ramasser les parchemins qui étaient tombés.
Il entendit des chuchotements autour de lui et était sûr, que ce qui venait de se passer, allait faire le tour de l'école d'ici une heure.
Ce n'était pas comme si il n'avait pas l'habitude de cette situation. Après tout, il était populaire à l'école, les filles appréciaient son physique et il était sorti avec quelques étudiantes. Mais ça ne l'empêchait pas d'être gêné.
Poussant un soupir, il se dirigea vers la bibliothèque, ne se préoccupant guère des discussions à son sujet.
Lorsqu'Oliver arriva devant la porte de la salle commune des Gryffondors, il inspira profondément, sachant d'avance ce qui l'attendait.
Après avoir énoncé le mot de passe adéquat, il y trouva la pièce emplie d'étudiants, qui le fixèrent à son arrivée, pour la plupart amusés.
A son grand soulagement, il n'y vit pas Rosina et alors qu'il allait trouver Percy, les jumeaux Weasley s'avancèrent vers lui, tout souriant, passant un bras autour de ses épaules.
- Alors, Oliver…
- On s'amuse à briser le cœur de jeunes filles innocentes ?
- La pauvre fille était en larmes…
- Ses lamentations nous faisaient de la peine.
Les deux frères se jetèrent un regard complice.
- Taisez-vous, bande d'idiots.
- Ne t'en prends pas à nous. C'est toi le bourreau des cœurs, qui fait souffrir les filles.
Agacé, le châtain, d'un coup d'épaules, se dégagea de leur emprise et George se pencha vers lui, prenant le ton de la conspiration, alors que Fred faisait de même.
- En passant Chef, Angelina nous a parlé pour le match. McGonagall prévoit de parler à Bibine.
- Mais t'inquiète, on ne dira rien aux autres. Il y a que les membres de l'équipe qui sont au courant.
- Motus et bouche cousue.
Les deux Weasley s'en allèrent bras dessus, bras dessous et se dirigèrent vers un minuscule première année, apparemment terrifié d'être le centre de leur attention.
Rapidement, Percy vint réprimander ses deux frères, leur intimant de laisser le petit sorcier tranquille. Ils prétendirent lui obéir et dès que leur aîné tourna les talons, ils retournèrent à leur occupation auprès du garçon.
Le roux alla s'asseoir à une table vide pour travailler et Oliver le rejoingnit, tout en sachant parfaitement que son meilleur ami était fâché contre lui.
- Percy, je m'excuse pour ce matin.
Le jeune homme garda la tête baissée, faisant mine de ne pas l'entendre.
- Je sais, je n'aurai pas du.
- Tu peux le dire.
Percy ne leva pas la tête mais au moins, il lui répondait.
- D'après ce que j'ai entendu, Rosina t'a fait une déclaration et t'a embrassé ?
- Oui… Je ne sais pas ce qu'il lui a pris.
Le roux se figea et regarda Oliver, impassible.
- Tu es vraiment un imbécile.
Le préfet finit par se lever, emportant ses affaires, alors que le châtain était surpris par ses mots. Le roux sortit de la salle commune, après avoir rappelé à l'ordre les jumeaux.
Resté immobile, Oliver finit par le suivre à l'extérieur de la salle commune.
- Percy ! Qu'est-ce que tu as ? Attends !
Le Weasley se retourna, furieux.
- Comment ça qu'est que j'ai ? Il y a que la fille que j'aime vient de faire une déclaration à mon meilleur ami et que ce dernier est…
Le préfet se rendit compte de ce qu'il disait et regarda autour de lui pour repérer une présence.
Soulagé de voir qu'ils étaient seuls, il fixa son ami, les yeux orageux. Oliver avait les yeux ronds et la bouche ouverte.
- Tu es amoureux de Rosina ?
- Oui ! Tu as un problème avec ça ?
- Non ! C'est juste que je ne m'y attendais pas. Ce n'est pas de ma faute si elle est venue me parler. Je ne lui ai rien promis ou fait croire quoi que ce soit.
- Je sais… C'est juste que… C'est pas grave…
Le jeune homme parut résigné et continua sa route, mais Oliver lui emboîta le pas.
- Percy, arrête. Parle-moi.
- Tu es celui que toutes les filles aiment et celui après qui elles courent. Si elles savaient la vérité… Enfin bref, ce n'est pas de ta faute. Il faut juste que je sois seul. Je vais aller travailler à la bibliothèque.
Oliver le laissa partir, tout en se disant que la journée avait été longue et remplie d'évènements inattendus.
Il était maintenant 23 heures et tout son dortoir s'était endormi. Pourtant Oliver avait besoin de réfléchir et fermer les yeux était pour lui impensable. Et il n'y avait qu'un endroit où il pouvait se laisser aller à ses pensées.
Silencieusement, il mit des vêtements chauds et se faufila hors de la salle commune.
Alors qu'il traversait les couloirs, une faible lumière attira son attention et il se cacha derrière un mur. Se penchant pour voir qui c'était, il vit deux jeunes gens qui parlaient à voix basse dans le couloir et il entendit ensuite un rire, avant que les voix ne disparaissent.
Il sourit en se disant que la vie à Poudlard, le soir venu, n'était pas du tout ennuyeuse pour certains. Il continua alors sa route avec précaution et arriva enfin à la tour d'astronomie.
Normalement, les cours avaient lieu ici à minuit mais aujourd'hui, il n'y en avait heureusement pas.
Il ressentit un certain apaisement en pénétrant les lieux et apprécia cette solitude reposante.
Malheureusement pour lui, quelqu'un s'y trouvait déjà, penché sur la balustrade, perdu dans ses pensées. Il voulut faire demi-tour, quand il fut interpellé et fut surpris à l'entente de la voix qui s'adressa à lui.
- Wood, encore toi.
Retournant sur ses pas, Oliver haussa les épaules, s'avançant silencieusement aux côtés du jeune homme.
- Faut croire qu'on aime bien venir ici tous les deux.
Le brun ne répondit pas, continuant à fixer l'horizon et quand il tourna la tête vers le châtain, ce dernier crut y déceler une lueur de tristesse, qui disparut aussitôt.
- Je n'arrivais pas à dormir.
Ils restèrent silencieux pendant un moment, chacun perdu dans ses pensées.
- Tu sors avec Silverland ? Elle est pas mal.
Surpris par cette question et par le calme étrange de Flint, Oliver regarda le profil du jeune homme.
- Je ne sors pas avec. Elle pensait que j'avais des sentiments pour elle.
Le noiraud ricana.
- Si elle savait comment tu adores te faire baiser par des mecs, elle tiendrait un autre discours.
Oliver se recula, excédé par le brun.
- Tu es toujours obligé de parler comme ça ?
- Comme quoi ?
- Comme un imbécile fini qui a toujours besoin de tout insulter?
Marcus le fixa de ses yeux gris, fronçant les sourcils.
- Tu crois quoi, Wood ? Que parce qu'on a baisé deux fois ensemble, je dois te tenir un autre discours ? Tu n'as pas compris ce que je t'ai dit la dernière fois ?
- T'es vraiment un connard !
- Ouais, je sais. Et tu aimes te faire défoncer par ce connard et pas seulement, d'après ce que tu m'as dit. C'est qui, l'autre ?
- Pourquoi ? Tu es jaloux de savoir que tu n'es pas le seul à me toucher ?
Le Serpentard quitta enfin la balustrade, s'avançant vers lui, un sourire moqueur sur les lèvres.
- Tu peux pas savoir à quel point je m'enfous, mais j'avoue que ça me plairait bien de te défoncer avec lui, tour à tour ou peut-être en même temps.
- Je t'emmerde !
Marcus s'approcha de lui, le plaquant contre son corps ardent.
- Ah oui ? Je suis pourtant sûr que si je le veux, tu me tomberas dans les bras, comme la dernière fois.
Oliver déglutit difficilement, sachant parfaitement que le brun avait raison et fut envouté par ses yeux et ses lèvres charnues. Mais il essaya de résister et repoussa le jeune homme en arrière.
- T'es vraiment un con.
- Un con avec qui tu aimes baiser.
- Arrête !
Oliver avait hurlé le dernier mot, furieux et Flint le regarda, amusé.
- Oouuuh, j'ai peur.
- Tu me saoules !
- Qu'est-ce que tu fous encore là, alors ? Dégage.
Un bruit se fit alors entendre et le miaulement d'un chat également. Le Serpentard se tendit alors que le châtain écarquilla les yeux. Les bruits se rapprochaient et Flint finit par se saisir du bras du châtain et se mit à courir vers une des portes de la salle.
- C'est Rusard, cours !
Oliver se laissa tirer à la suite du brun et ils empruntèrent différents couloirs, avant de descendre des escaliers.
Le brun le tirant comme un malade, le Gryffondor faillit rater les marches et se vautrer par terre, mais la poigne puissante de Marcus lui permit d'éviter ce désagrément.
- Ca va ?
Il releva la tête vers le Serpentard, complètement essoufflé et éclata de rire. Il ne put se contrôler et s'affaisa dans les escaliers, se tenant le ventre.
Ahuri, le brun le regarda comme s'il avait à faire à un fou et l'imita bientôt, s'appuyant contre la rambarde pour se soutenir.
Ils continuèrent ainsi pendant plusieurs minutes et durent s'arrêter, par manque d'air et le ventre douloureux.
Les deux garçons se fixèrent alors, reprenant leur souffle et se perdirent dans le regard de l'autre. Oliver prit enfin la parole au bout d'un certain moment, brisant ce silence apaisant.
- Pourquoi tu as alerté les deux filles quand tu m'as vu sur le terrain ? Tu aurais pu te débarrasser de moi une fois pour toute.
Le Serpentard ne répondit pas tout de suite, le visage impassible.
- Tu es la personne que je déteste le plus. Si je t'avais laissé mourir sur le terrain, je n'aurais pas été sûr de trouver quelqu'un d'aussi divertissant que toi. Je ne pouvais pas prendre ce risque.
Bien-sûr, à quoi c'était-il attendu d'autres ? Le Gryffondor ne put s'empêcher de ressentir une certaine déception, mais se reprit.
- Je ne te savais pas aussi intelligent que ça avec le coup de l'oiseau. J'ai toujours cru que tu avais du sang de troll dans les veines.
Marcus se fit menaçant et s'approcha de lui, tel un serpent s'approchant de sa proie. Contre toute attente, il souleva le châtain, qui enroula par réflexe ses jambes autour des hanches du Serpentard, et ses bras autour de ses épaules.
- Qu'est-ce que tu fais ?
Le brun se dirigea vers un couloir sombre et le plaqua contre le mur, le soutenant toujours.
- Te montrer si j'ai du sang de troll.
Il se mit à parcourir de baisers le cou du jeune homme.
- Attends ! Rusard va finir par se pointer et cette fois, on se fera prendre ! Aaah...
- Et alors ? Ne me dis pas que tu as peur ?
Marcus venait de frotter son érection contre la sienne et il se laissa faire. Ils s'embrassèrent brutalement et le Serpendard lui murmura d'une voix emplie de désir, un :
- Tu me rends fou.
Cela suffit à abaisser les dernières barrières du Gryffondor, qui ne pouvait s'en vouloir de céder aussi facilement au brun. Il laissa ses mains se perdre dans les cheveux épais de Marcus.
Complètement perdu dans toutes ces sensations et haletant, Oliver était dans une sorte de transe.
Marcus déposa le jeune homme sur ses pieds le temps d'abaisser son pantalon et fit de même pour Oliver, qui dut s'appuyer contre le mur derrière lui, pour ne pas flancher.
Le brun le retourna et se positionna à son entrée, le pénétrant avec plus de douceur que d'habitude, son visage se perdant dans le cou du châtain.
Ils essayèrent tant bien que mal de ne pas faire trop de bruits, alors qu'ils ne faisaient plus qu'un, et rien ne comptait plus à part cet instant où ils se perdaient l'un dans l'autre.
Et ce fut silencieusement qu'ils se quittèrent, retrouvant ce silence étrange qui se plaçait entre eux, à chaque fois qu'ils se retrouvaient dans cette situation, où les mots n'avaient pas leur place.
Le lendemain, Oliver eut bien du mal à se réveiller. Il s'était couché très tard et son corps était courbaturé. Il se trouvait maintenant, avec Angelina, dans le bureau de Madame Bibine, qui le fixait de ses yeux jaunes. Le professeur McGonagall était aussi présente, son éternel air pincé sur le visage.
- Bon et bien, si c'est le cas, on va refaire le match Serpentard/Gryffondor. Mais nous allons d'abord en parler avec Malfoy, puisqu'il est le principal concerné. S'il y a eu ce genre de tricherie, je ne peux le tolérer. Je veux également voir Flint et Malfoy dans mon bureau.
Angelina se désigna volontaire pour y aller, et Bibine secoua la tête.
- Comment cela a pu m'échapper pour Malfoy ?
- Allons, allons, Renée.
La porte s'ouvrit quelques minutes plus tard, laissant entrer Draco et Marcus, qui avaient le visage fermé. Angelina, satisfaite les suivait, venant se placer aux côtés du châtain.
Oliver ne tourna pas la tête vers eux, se concentrant sur Bibine.
- Messieurs, j'ai appris quelque chose de fort déplaisant. Malfoy, avez-vous utilisé votre baguette sur le Vif d'or durant le dernier match avec les Gryffondors ?
Pris au dépourvu et surpris, le blond rougit et ouvrit la bouche comme pour trouver de l'air. Cela suffit à convaincre Bibine de sa culpabilité, et elle se leva, abattant ses deux mains sur son bureau, furieuse.
Le capitaine des Serpentards fit un bruit d'agacement, alors que Bibine hurlait sur le blond, qui tentait faiblement de se défendre. McGonagall arborait un petit air satisfait.
- Malfoy, vous serez privé de Quidditch et ce jusqu'à la fin de l'année ! Pas de discussions ! Et vous Flint, c'est indigne d'un capitaine de couvrir une telle chose !
Le brun gardait un air calme et fixa le professeur, mâchoire contractée.
- Vous rejouerez ce match avant les vacances de Pâques. Et le premier qui triche, se verra interdit de Quidditch et expulsé de son équipe. Compris ?
Les quatre étudiants répondirent un oui simultané.
- Maintenant dehors !
Alors que Dubois s'apprêtait à sortir, il fut interpellé par McGonagall. Il fit un signe à Angelina pour qu'elle parte et se retourna vers la vieille dame.
- Etant donné les circonstances, je ferai une exception pour vous. Votre équipe a besoin de son capitaine. Mais à la moindre bavure, je ne serai pas aussi tolérante. Vous continuerez cependant, vos retenues avec le professeur Snape. Allez, sortez.
Trop heureux pour répondre quoi que ce soit, le Gryffondor obéit et emprunta un couloir.
Il entendit des chuchotements précipités à sa droite, dans un couloir latéral, et vit Flint, furieux, qui tenait un Malfoy tremblant par le col.
- Espèce de petit imbécile, je t'avais dit de ne pas utiliser ta baguette !
- Lâche… lâche-moi ! Mon père en entendra parler !
- Je m'enfous complètement ! A cause de toi, on doit refaire ce putain de match !
Lorsque le brun se rendit compte de la présence d'Oliver, il se tourna vers lui, le visage dur. Il repoussa le blond en arrière et s'avança dans sa direction.
- T'es content hein, sale cafeteur !
- Vous n'aviez pas le droit d'utiliser votre baguette sur les balles.
Mais il n'eut pas le temps de réagir qu'il se mangea une droite et se retrouva à terre. Les coups pleuvèrent alors sur son corps, sans qu'il ne puisse réagir et il essaya de se protéger de ses bras. Le brun balançait des insultes et au bout d'un moment, il ne sentit plus rien.
Levant la tête, il vit Flint dans les bras de deux Serpentards et Darius, penché vers lui, le visage soucieux.
Il l'aida à se relever tant bien que mal et toucha doucement les blessures qu'Oliver avait au visage.
Ils ne virent pas Marcus, qui fixait avec une attention soutenue les gestes doux du blond envers le Gryffondor. Se dégageant de la prise des deux garçons, il s'en alla rapidement.
Oliver ne put s'empêcher de le suivre du regard, triste alors que Darius le conduisait à l'infirmerie.
Une fin un peu triste, je sais, Marcus est violent, pauvre Oliver^^ J'ai vraiment hâte d'avoir votre avis car je suis un peu mitigée sur ce chapitre.
Quoi qu'il en soit, à très bientôt ! Et n'hésitez pas pour les reviews, car comme vous le voyez, ils me motivent vraiment !
Feather Pen Soul
