Titre: Idéal Weasleyien
Auteur: Mimoo
Disclaimer: Les personnages et le monde des sorciers appartient à J.K Rowling
Rating: Pour l'instant K, je changerai s'il le faut plus tard.
Résumé: Pour la première fois de sa vie, Fred envisage de s'incliner face à plus fort que lui: les sentiments.
Genre: Romance/ Humour
Note de l'auteur: C'est un peu comme pour ma fanfiction sur Seamus et Dean, je sors de la réalité de Rowling, envie de m'évader et de faire rêver les personnages ^^ Histoire à prendre donc au second degré pour ceux qui n'aiment pas l'OOC...
Note 2: L'histoire se déroule après la quatrième année d'Hermione mais ne prend pas compte du tome 5 et des événements qui s'y déroulent alors, désolée ^^
Chapitre Trois: Je ne ressens rien pour elle
George avait passé son temps à se moquer discrètement de son frère qui essayait lui, et en vain, d'ignorer les gloussements de cet imbécile. Finalement, après une journée trop mouvementée, Fred craqua lors du dîner sous les yeux surpris et inquiets de la plupart des Gryffondor.
« JE TE DIS QUE NON !, tonna-t-il alors que George, suggestif, venait de lui montrer Hermione, Ron et Harry qui entraient dans la Grande Salle.
-Non quoi ? », demanda paisiblement son jumeau d'un air tout à fait innocent.
Fred, surprenant quelques regards indiscrets, se pencha sur lui.
« Je ne ressens rien pour cette fille, je le saurai quand même si c'était le cas ! Elle est comme une petite sœur à mes yeux, rien de plus.
-Bah, l'inceste n'a jamais tué personne... »
Hermione, coupant court à leur conversation, s'installa à quelques places à peine suivie par Ron. Tous deux paraissaient furieux, presque plus que Fred continuant de fulminer sur place. Harry levait souvent les yeux au ciel, énervé par leurs disputes journalières. Fred et George qui les observaient depuis leur arrivée à la table, pâlirent brusquement lorsque Hermione leur adressa le regard le plus noir qui pouvait exister.
La jeune fille passait ses yeux d'un jumeau à l'autre, tentant de discerner lequel avait accueillie sa confidence sur Malefoy un peu plus tôt dans la journée.
« Je vais le tuer !, sifflait Ron en même temps.
-Mais puisque je te dis qu'il ne s'est rien passé, gémit Hermione qui s'en retourna à son meilleur ami.
-Fred a l'esprit tordu, d'accord, mais pas au point d'inventer une chose pareille ! »
Une veine palpita à la tempe de l'intéressé. Esprit tordu ? Lui ?
« Que ce soit clair Ronald Weasley, je n'ai jamais embrassé Malefoy ! J'ai seulement trébuché, il m'a rattrapé et j'ai faillit l'embrasser. Faillit ! »
Comme victorieux, George eut un sourire supérieur à l'égard de Fred qui évita soigneusement de croiser son regard.
« Si ça peut te rassurer, il m'a rapidement insultée d'un air dégoûté, fit Hermione pour clore la question.
-Comment ça il t'a insultée ? », bondit alors Fred en s'immisçant dans le trio, furieux à présent contre Drago.
Harry, Ron et Hermione eurent la même expression incrédule en le voyant apparaître aussi brusquement. George, venant au secours de son jumeau, se leva à son tour et s'installa près de leur petit frère, affichant un énervement feint mais vraisemblable.
« Alors ? Il t'a dit quoi ?, questionna-t-il d'un ton plus doux.
-Oh... Je... Ben, l'habituel Sang-de-Bourbe, bredouilla Hermione. J'ai cru entendre « sale limace » aussi mais comme il venait de me repousser j'étais en train de reprendre mon équilibre...
-Je vais... »
Fred s'arrêta, tout le monde le regardait. George retint un rire goguenard et posa un coude sur l'épaule de son jumeau.
« Il va faire un tour, déclara-t-il. A plus tard les enfants ! »
Harry continua de boire son jus de citrouille, impassible mais pensif. Ron prit Hermione à témoin, stupéfait de l'attitude de ses frères depuis quelques temps. La brune non plus ne comprenait pas très bien pourquoi George, ou était-ce Fred ?, se conduisait comme un fou furieux.
Dans le couloir qui menait à la Salle commune de Gryffondor George éclata d'un rire amusé alors que Fred, mains dans les poches, bougonnait dans sa barbe.
« Et après ça il va me dire qu'il la voit comme sa petite sœur, gloussa bêtement le second.
-Parfaitement, je vais démolir Malefoy comme je l'aurai fait s'il avait insulté Ginny.
-Nan... Nan. S'il avait insulté Ginny, tu te serais moqué d'elle. Et même, elle l'aurait déjà achevé de ses propres mains. »
Fred canalisa, ou plutôt essaya, sa colère en griffant l'intérieur de ses poches.
« Qu'est-ce que je dois faire pour te faire comprendre que je ressens rien pour Granger ? »
George sembla réfléchir un trop court instant. Il avait apparemment prévue une telle réaction et son frère ne l'en hait que d'avantage.
« Une semaine !
-Plait-il ?
-Une semaine, tu restes une semaine sans la regarder, sans aller la voir, sans lui parler. Ou du moins le strict minimum. Si à la fin de cette semaine tu es redevenu le Fred de d'habitude, je m'incline. Sinon, j'aurai raison... Et on sera dans la merde. »
Il tapota l'épaule d'un Fred en pleine réflexion et s'éloigna.
« Je prie Merlin pour que tu ne ressentes rien pour cette fille frangin, parce qu'elle est intouchable, crois-moi. »
o0o0o
Troisième jour sans avoir une seule fois croisé Hermione, ou tout du moins l'avoir évitée consciencieusement, et Fred trouvait qu'il s'en sortait rudement bien. Ce qui était en somme très logique dans la mesure où il n'aimait pas Hermione comme on aime une fille.
Le jeune homme se baladait donc dans les couloirs après le couvre-feu, sifflotant, s'amusant à l'avance de savoir qu'il aurait le dernier mot dans cette histoire et que son frère allait devoir ravaler ses belles théories. A force de traîner avec Katie et Alicia, George devenait presque aussi féru des histoires d'amour que leur père des moldus. Le rouquin emprunta un passage secret, ressortit au deuxième étage et se demanda quoi faire puisque George était en train de travailler avec Angelina.
Embêter Rusard n'était pas drôle s'il était seul...
« Weasley ! »
La voix était reconnaissable, l'appellation ne concordait pourtant pas.
Fred se tourna lentement et manqua la crise cardiaque en voyant Hermione se diriger vers lui, baguette à la main, hors d'elle. Depuis quand l'appelait-elle Weasley ?
« Pourquoi n'es-tu pas dans la salle commune ? Tu n'as pas le droit de traîner ici à cette heure-ci ! Je vais devoir enlever des points à Gryffondor !
-Pourquoi tu m'as appelé Weasley ?
-Tu as écouté ce que j'ai dit ?, s'enflamma la brune.
-Et toi, pourquoi tu ne réponds pas ? »
Elle leva les yeux au ciel et il put lire sur son visage qu'elle semblait dire « mais enfin, c'est évident ! », sauf que lui ne voyait pas. Il haussa un sourcil et patienta, tout en se préparant plus tard à mentir à George en disant qu'il n'avait pas vu Hermione en une semaine.
« Je ne sais tout simplement pas si tu es George ou Fred », râla cette dernière et le garçon baissa les yeux vers elle.
Elle était vachement petite par rapport à lui...
« George, moi c'est George, mentit-il d'un ton vague.
-Super, ça m'avance beaucoup quant à ta présence ici ! »
Elle était mignonne quand elle s'énervait.
« Dépêche-toi de retourner à la tour avant qu'un autre préfet ne te voit !
-Qu'est-ce que tu fais là toi aussi ?, fit-il remarquer sans prendre en compte son ordonnance.
-Une ronde tiens ! Tu vas te dépêcher ? Malefoy patrouille de l'autre côté. »
Il sentit comme une pierre tomber dans son estomac et de l'acide remonta dans sa bouche.
« Malefoy... Tu fais tes rondes avec lui maintenant ?
-Si tu crois que ça me fait plaisir, bougonna la jeune fille qui regardait des deux côtés du couloir, craintive.
-Tu l'as bien embrassé, faire une petite ballade avec lui c'est pas grand-chose à côté de ça. »
Il n'avait pas pu s'en empêcher, c'était sortit tout seul, et ça ne plaisait absolument pas à Hermione qui se mit à rougir de colère, brandit sa baguette à la hauteur du nez du septième année et le menaça de ses yeux bruns.
« Si tu ne vas pas te coucher de suite Fred Weasley, je te garantis que tu auras affaire à moi !
-Moi c'est George, rappela-t-il faussement, cette fois amusé du ton de l'adolescente.
-Menteur. Allez, va-t-en nom d'une chouette ! »
Fred fit un pas de côté et opina tranquillement, sourire aux lèvres. Il ne savait pas comment elle avait fait pour le percer à jour, il s'en fichait, elle avait sût lequel des jumeaux il était et c'était un grand pas... Enfin non ! Un grand pas de rien du tout, il s'en fichait bien entendu. C'était juste très... très... Très amusant, voilà. Amusant de voir qu'on arrivait parfois à les discerner. Un peu troublant, certes, mais amusant.
Se maudissant de se sentir aussi bien après cette simple conversation nocturne, Fred regagna finalement la salle commune à contrecœur. A vrai dire il aurait bien aimé tomber sur Malefoy. Il n'était pas un très bon étudiant mais il avait appris à métamorphoser un humain en animal et Malefoy la Fouine bondissante lui manquait terriblement...
« Tricheur. »
Le mot avait jaillit de la bouche de George au moment où Fred avait posé un pied dans la salle commune de Gryffondor. La grande pièce était vide et son jumeau l'attendait, installé sur un fauteuil près de la cheminée.
« Quoi tricheur ?, interrogea Fred en regardant le plafond.
-Vu l'immense sourire que tu as sur les lèvres, soit tu as réussit à suspendre Rusard par une corde de la tour d'astronomie, soit tu as croisé Hermione. Et comme je n'entends guère notre cher Rusard hurler au meurtre, je penche pour la seconde solution. »
Très bien, il voulait jouer à ça ?
« Et toi, tu as vraiment travaillé ? »
George se perdit dans le rose de ses joues et Fred ricana en désignant le cou de son frère.
« Par Merlin, mais Angelina est un vrai vampire à ce compte-là ! »
L'autre plaqua sa main sur le suçon qui s'étendait derrière son oreille.
« Je t'emmerde mon frère, je t'emmerde.
-Et réciproquement mon cher.
-Alors tu as croisé Hermione ?
-Alors tu sors avec Angelina ?
-Ne joue pas à ça...
-Tu as commencé...
-Ron sort avec Hermione. »
Fred eut un sursaut et son sourire l'abandonna. George paraissait plus sérieux lui aussi, et ses yeux n'avaient plus aucune étincelle de joie. D'un signe de tête il indiqua à Fred de s'asseoir sur le fauteuil voisin et son double obéit sans un mot.
« Ron nous a annoncé ça tout à l'heure. Je t'avais dit qu'elle était intouchable. Il m'avait déjà parlé de cette éventualité cet été.
-Mais... Enfin... Je...
-Je ne pense pas qu'il l'aime vraiment, ses yeux traînent beaucoup sur Lavande aussi. Je parlerai juste d'un béguin. Mais Hermione a accepté... Désolé...
-Pourquoi désolé ? Tant mieux... Et ça nous fait une nouvelle raison de se foutre de lui maintenant, tenta de rire Fred mais George secoua la tête.
-Arrête tu veux, pas avec moi.
-Je ne l'aime pas », répéta l'autre pour l'énième fois depuis un mois.
Le pire n'était pas de savoir que George ne le croyait pas. Le pire n'était pas de se rendre compte que lui non plus n'y croyait plus après sa réaction face à la nouvelle. Non. Le pire était de savoir que Ron n'avait pas plus de qualités que lui sur la liste d'Hermione.
o0o0o
Il était tard, ou tôt, et comme depuis une semaine depuis qu'il avait apprit que Ron sortait avec Hermione, Fred paressait pensivement devant le feu de cheminée de la salle commune. Le jeune homme entendait les crépitements des braises, restait hypnotisé par les longues flammes commençant à s'éteindre et ne savait plus quoi faire pour se sortir de la tête l'image de Ron embrassant Hermione au sortir de la Grande Salle.
Seul réconfort: les disputes entre ses cadets ne cessaient de s'accroitre et beaucoup d'étudiants rêvaient de les voir rompre. Les cris, les scènes en public, plus personne ne les supportait. Encore moins Fred qui, en tant que frère, aurait dû soutenir Ron quand il venait se plaindre mais qui ne pouvait que lui rétorquer qu'il était un crétin en pensant qu'Hermione n'avait pas besoin d'un petit-ami encombrant pour vivre. Surtout qu'elle semblait surmenée en ce moment, malgré le fait que George et lui aient décidé d'un commun accord d'arrêter de lui donner leurs devoirs. Ils prétextaient qu'ils n'en avaient plus beaucoup, que les professeurs les surchargeaient en cours. N'empêchait que Hermione avait du mal à sortir la tête de ses bouquins et de ses rondes de préfète.
Comme pour confirmer sa pensée, le portrait de la Grosse Dame s'écarta pour laisser entrer une jeune fille aux boucles brunes emmêlées, aux cernes bleuâtres et à l'air dépité.
Fred retint son souffle quand Hermione Granger traversa la salle, s'arrêta et vint finalement s'asseoir près de lui. Trop près de lui sans doute, leurs genoux se touchaient et les yeux verts du rouquin étaient obnubilés par ce contact inattendu.
« J'en peux plus... », soupira la pauvre Gryffondor.
Son aîné tenta un grand sourire moqueur.
« Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait d'Hermione ?
-Oh s'il te plait, évite moi les « tu es un bourreau du travail » ou « c'est pas comme si tu n'avais pas l'habitude ». Je mélange les formules en métamorphose, j'ai raté ma potion aujourd'hui, Ernie me poursuit partout pour que j'organise un bal masqué -comme si on avait le temps de penser à un bal !- et Ron... Ron... »
Elle s'éteignit dans une sorte de trémolo et Fred sentit son cœur se serrer en voyant les yeux de la brunette s'embuer. A coup sûr elle était au bout du rouleau.
« Désolée », rit-elle en essuyant d'une main la larme qui menaçait de couler.
Fred se perdit dans un gargouillement, mal à l'aise.
« Je... Je peux te poser une question ?
-Tu viens de le faire. »
George se serait foutu de lui s'il l'avait entendu, cette remarque était digne d'un premier année.
« Je suis sérieuse, Fred.
-Comment tu sais que je suis Fred ?
-Fred !, siffla-t-elle et il fut soulagé de voir qu'elle était encore capable de le fusiller du regard.
-Vas-y, dis moi tout... »
Grossière erreur.
« Est-ce que... pourquoi est-ce qu'un garçon ne peut pas attendre ? », bredouilla alors Hermione, le regard dévié vers les flammes.
Fred ferma les yeux, les rouvrit, les referma fortement et déglutit.
« Je te demande pardon ?, balbutia-t-il après qu'un hippogriffe soit passé.
-Raaah... Tu m'as comprise... Ne me fais pas répéter ça...
-Attendre... Attendre ? Attendre comme dans « attendre pour faire l'amour » ?
-Non, attendre comme dans « attendre que Rogue tombe amoureux de la bannière des Gryffondor » ! »
A la limite, il aurait préféré qu'elle lui demande si Rogue était capable d'aimer un jour les Gryffondor. Fred gigota sur place, passa et repassa une main dans sa nuque et se demanda s'il n'était pas en train de rêver. Hermione Granger et lui parlant du sexe dans une relation adolescente à deux heures du matin... Absurde. Pourtant la brune levait maintenant sur lui des yeux profondément blessés et interrogateurs, en attente d'une réponse.
Puis brusquement, tout le sens de la question, tout le sous-entendu de cette question, prit Fred à la gorge.
« Ne couche pas avec Ron !, s'écria-t-il d'un coup.
-Chut ! »
Elle plaqua sa main sur sa bouche, furibonde.
« 'Scuse..., marmonna-t-il lorsqu'elle consentit à relâcher sa prise.
-De toute façon la question n'est pas là, fit-elle précipitamment, démentant inconsciemment ce qu'elle disait.
-Oui. Donc. »
Qu'avait-il fait pour mériter ça ? Hein ? Pourquoi lui ? Pourquoi elle à lui ?
« Un garçon peut attendre. Enfin, ça dépend du mec évidemment, et de certains facteurs qu'il faut prendre en compte..., commença-t-il en essayant d'élaborer une réponse intelligible et surtout objective. Bref. Puisque c'est d-de vous qu'on parle... Oh quelle horreur, mon frère et toi en train de...
-Fred !
-Désolé, désolé. Je disais donc. Oui. Donc.
-Arrête de dire donc ! »
Il inspira profondément.
« Je disais... puisqu'on parle de vous, de toi et lui, aucun facteur a déploré. Tu l'as pas chauffé, enfin je ne crois pas ? »
Elle le regarda d'un air farouche. Comment pouvait-il seulement oser penser qu'elle ait pu un jour essayer de séduire un garçon avec ce genre d'intentions ?
« Bref. Ron, c'est... Ron. S'il t'aime il peut a-attendre. C'est cliché mais s'il t'aime il attendra que tu sois prête... Un truc du genre... Hermy tu pouvais pas demander ça à quelqu'un d'autre ?, geignit-il et Hermione éclata d'un petit rire qui lui remua les entrailles.
-Excuse-moi, la fatigue. Seulement j'ai l'impression de tout faire de travers... Tu comprends avec Viktor c'était, enfin, je crois que je l'aimais vraiment. »
Ah, elle parlait au passé, nota Fred avant de s'en rendre compte.
« C'est pour ça que ça m'a pas dérangé de... enfin tu vois quoi... »
Un cognard en pleine figure ne l'aurait pas autant assommé. Il pointa un doigt tremblant sur la jeune fille, ahurit.
« Tu as fait quoi avec Krum ? », s'exclama-t-il toutefois à voix basse.
Puis il agita les bras dans tous les sens, affichant un air dégoûté.
« Non ne dis rien ! Je ne veux pas savoir ! »
Un silence gêné s'installa entre eux au cours duquel Hermione ne cessa de soupirer et Fred d'éloigner de son esprit l'image d'une Hermione nue dans les bras de l'attrapeur bulgare. Subitement la tête brune se laissa tomber sur l'épaule du jeune homme et ce dernier se raidit sans rien dire. Il l'entendait soupirer, marmonner, prouvant qu'elle était encore vivante et donc consciente de ce qu'elle faisait.
« J'en ai marre... Il me prend la tête avec ça... Il n'arrête pas... « Et pourquoi tu as couché avec Krum mais tu refuses de le faire avec moi ? » « Et comment t'as pu faire ça alors que tu le connaissais depuis moins longtemps que moi ? »... J'en peux plus. De toute façon je fais toujours tout de travers. Je sors avec mon meilleur ami. Tu te rends compte ? Mon meilleur ami qui me voit comme une machine à dépuceler...
-'Mione, s'il te plait.
-Désolée. Seulement je ne l'aime pas. Et il ne m'aime pas. Et y a le travail, et mon rôle de préfet. Et... et... Qu'est-ce qui cloche chez moi ? Après tout, c'est que du sexe !
-Et si tu allais te coucher ?, essaya Fred en fermant les yeux comme un condamné.
-Pourquoi en faire un drame ? C'est vrai, j'ai juste à m'allonger et le laisser faire ! C'est comme pour une potion, il suffit de suivre la recette.
-Tu veux que j'aille chercher à manger ? Il me reste des chocogrenouilles.
-Alors pourquoi ça bloque ? Après tout ce n'est que du sexe ! Je pourrais tout aussi bien me taper le premier mec venu, ce serait la même chose !
-Je préférerai pas...
-Et lui, pourquoi il ne pourrait pas attendre ? Il croit quoi ? Que je vais sagement me déshabiller et faire l'étoile sur son lit sous prétexte qu'on est ensemble maintenant ?
-...
-C'est dingue ça !
-Comme tu dis... »
Elle accepta enfin à se taire, Fred retrouva son souffle et il appela à l'aide mentalement. Après tout les jumeaux avaient soi-disant un lien spécial, peut-être que George entendrait sa douleur et débarquerait pour l'emmener loin d'Hermione et du sexe ? Non ? Non.
Dans un geste maladroit, il leva le bras et tapota doucement le cuir chevelu de la brune qui soupira encore et encore.
« Je sais que je m'adresse à la mauvaise parole si on tient compte des rumeurs au sujet des jumeaux Weasley mais... tu attendrais toi ? Sincèrement ? », demanda tout doucement Hermione d'une voix endormie lorsque l'horloge de la Salle commune indiqua qu'il était désormais trois heures.
Fred baissa un peu la tête. De là il ne voyait que les cils longs, le front buté et le nez aquilin. Il devinait la petite bouche pincée, il constatait le froncement de sourcils.
« Oui. »
Hermione soupira à nouveau pourtant cette fois il lui sembla qu'il s'agissait d'un soupir de soulagement.
« Si j'aime vraiment la fille, ouais. »
Il vit les sourcils se détendre et quand il se pencha un peu, il vit qu'elle avait fermé les yeux. Elle semblait avoir tenu jusque là simplement pour entendre une réponse qui lui épargnerait d'autres tourments. Fred attendit cependant d'être sûr qu'elle était totalement endormie pour la prendre tout doucement par les épaules et l'allonger sur lui.
D'un geste affectueux et presque tendre, il glissa sa main dans les cheveux longs et caressa de sa main libre la joue d'Hermione.
« Si ça avait été toi, j'aurai attendu... »
Voilà.
George avait eut raison. Hermione était intouchable. Et il était foutu.
A suivre...
