Bonjour à tous et à toutes,

Un grand merci à Snoopgol, Espe29, Dreamy-song, Lolotetine1596 et Kaizoku-Onee-Chan pour leur soutien.

Voilà le chapitre 2, en espérant qu'il vous plaise...

Pandore


Chapitre 2: Retrouver une famille

Emmitouflée dans un des célèbres extraits de Madame Weasley et une tasse de chocolat chaud dans les plats, Hermione continuait à se moquer de la précédente réaction d'Harry. N'ayant naturellement pas compris ce qui est retourné, il s'est inquiété de son état mental et avait crié le prénom de Rémus. Concerné, leur ancien professeur avait encerclé le visage de son visage en lui disant qu'il souffrait de vertiges ou de nausées. Je ne suis pas cognée la tête, avait répliqué la Gryffondor. Loin d'être convaincus, les deux hommes ne se sont pas lâchés du regard jusqu'à leur arrivée au Terrier ou une Molly incroyablement enjouée de s'émerveiller dans ses bras en lui conseillant de se prendre un bon bain chaud, la même occasion de l'étreinte inquiète et protectrice du Survivant.

Maintenant, après un repas digne d'une soirée du Nouvel An, Hermione supposait qu'il était temps de tout expliquer à Harry, l'attente devenait trop pénible à supporter. Personne n'ignorait que le jeune homme ne souhaitait rien de plus que le retour de ses parents. Une envie si forte qu'il l'aperçoit à travers le miroir de Rised. L'imminent retour de James et Lili Potter rappela douloureusement à Hermione l'absence de ses propres parents, morts il y a peu dans un accident de voiture. Jamais elle ne pourrait les ramener…

- Harry, il faut qu'on parle.

- Je ne fais pas les devoirs, s'exclama immédiatement après ce qui s'est passé à la droite de sa meilleure amie. Tu es certain de te sentir bien? Tu m'as foutu les jetons en parlant de mes parents…

- Harry, je sais que ça va être un maître fou, mais je vais ramener tes parents. Après tout, eux aussi sont morts de l'Avada Kedavra, non?

- Oui Mione, mais c'était il y a près de vingt ans. Leurs corps…

- Sont restés intacts, le coupa malicieusement.

Un silence pesant suivi cette déclaration, les yeux d'Harry s'élargissent de façon comique. Avec sa bouche grande ouverte, il se ressemblait à un poisson.

- Le sortilège d'Avada est un extracteur d'âme, expliqua calmement Hermione. Sans son âme, un corps ne subit plus les assauts du temps, et donc reste intact. Nous vieillissons en même temps que notre âme. Pour faire simple, cela signifie qu'à l'heure où nous parlons, les corps de James et Lili Potter n'ont pas évolué depuis le 31 octobre 1981. Ils ne reprendront leurs apparences de trentenaires qu'une fois leurs âmes réintégrées.

- Donc, reprit Fred d'un ton incrédule, s'il nous prenait la morbide envie d'aller déterrer les parents d'Harry, ils ne seraient pas de la poussière mais deux corps bien construits ?

- Exactement ! Asseyez-vous tous, je vais vous parlez plus longuement du très utilisé mais très mystérieux Avada Kedavra.

Subjugués par les paroles d'Hermione, toutes les personnes présentes au Terrier lui obéirent et s'installèrent à même le sol.

En regardant ainsi sa protégée, Nymphadora se rendit compte à quel point la jeune femme avait grandi trop vite. Elle se souvenait encore de la première fois où elles avaient été réunies, elle-même n'ayant pas plus de six ans à l'époque…

FASH BLACK

Il était tard dans la demeure des Tonks. Les parents de Dora étaient dans le salon, appréciant la chaleur de la cheminée, tandis que la petite fille jouait avec le vif d'or que son cousin Sirius lui avait ramené il y a de cela deux semaines. C'était une soirée ordinaire. Voyant sa fatigue, Andromeda décida d'aller coucher sa fille. Quelques minutes plus tard, Nymphadora était sur le point de s'endormir quand elle entendit de gros coups infligés à la porte d'entrée. Après cela, elle entendit les voix des ses parents ainsi que celle de son cousin préféré, Sirius Black. Curieuse, la petite fille descendit pour savoir ce qu'il se passait. Elle entendit des bribes de conversations mais rien de bien sérieux.

- Mais enfin Sirius, s'ils le découvrent nous serons tous en danger !

- Je le sais bien, mais comprends moi Andromeda, je ne pouvais pas la laisser entre leurs mains. Pas elle

Tout en disant cela, il avait resserré l'étreinte sur le paquet qu'il tenait dans ses bras. C'est à ce moment là que la petite fille décida d'entrer dans le salon. Au même moment, le paquet se mit à pleurer : c'était donc un bébé ! De plus en plus impatiente de voir le sujet de conversation des adultes, Nymphadora s'approcha discrètement d'eux.

- Maman ? C'est qui le bébé dans les bras de Sirius ?

- Dora ? Que fais-tu là ma puce, tu devrais dormir ?

- Mais j'ai entendu la voix de Sirius alors je voulais le voir.

Sirius sourit devant l'innocence de sa petite cousine. Elle était tellement adorable avec ses grands yeux et ses cheveux…bleus ? Pourtant ils étaient roses la semaine passée. Bref passons. Il avait totalement oublié ce détail qu'était le petit monstre portant le nom de Dora. S'il la laissait ici, la petite allait vite comprendre et il ne fallait pas qu'elle aille le crier sur tous les toits. C'était un secret de famille, ou du moins un secret entre la famille Tonk, lui et sa princesse. Il savait très bien que la petite Dora, malgré son jeune âge, était intelligente et que la laisser dans l'ignorance ne ferait qu'aggraver les choses. Il prit alors une décision que même lui, il y a de cela quelques temps, aurait trouvé stupide.

- Nymphadora approche.

Elle obéit et s'approcha de lui. Elle put alors voir le bébé : c'était une petite fille. Elle avait peu de cheveux sur le crane et semblait minuscule. Ses grands yeux fixèrent Nymphadora et la jeune métamorphage en fut bouleversée. Ses yeux étaient splendides : noirs avec des paillettes d'or. La dernière des Tonks approcha sa main et le bébé lui pris le doigt avec toute la force que son être pouvait lui fournir. Sirius regardait cette scène avec attendrissement. Les deux femmes les plus précieuses à ses yeux se tenaient devant lui et semblaient prêtes à partager une grande complicité. Il avait fait le bon choix.

Les yeux remplis de malice de Nymphadora se posèrent sur Sirius et elle posa la question lui brulant les lèvres depuis plusieurs minutes.

- Patmol, qui c'est la petite fille ?

- Elle s'appelle Hermione ma puce. Dis moi, ça te dirais de devenir sa marraine ?

- Pour de vrai ?

- Oui ma belle, pour de vrai.

- Chouette ! Maman, papa, vous avez entendu ? Je suis la marraine d'Hermione !

- Oui mon ange nous avons entendu. Sirius es-tu certain de ce que tu fais ?

- Ne t'inquiète pas Andromeda, ça va aller.

Nymphadora n'avait jamais était aussi heureuse. Même quand elle avait reçu tout ces cadeaux à son anniversaire.

Ils continuèrent de discuter jusqu'au moment où Sirius décida qu'ils étaient temps de mettre le plan en action. Il leur expliqua alors qu'il avait décidé de la confier à un couple que James et Lili connaissait bien et qu'il lui lancerait un sort pour que personne ne la reconnaisse jusqu'à ce que la menace du mage noir est disparu pour de bon. Nymphadora se mit alors à pleurer. Elle ne voulait pas quitter Hermione, elle venait juste de l'avoir et on l'emmenait déjà très loin d'elle. Ce n'était pas juste. Sirius lui expliqua alors que le bébé était en danger à cause d'un méchant monsieur et qu'il fallait le protéger. La petite fille, malgré son immense chagrin, s'avoua finalement vaincu et promis à son cousin que jamais personne ne ferait du mal à sa nièce temps qu'elle serait sur cette terre. Sirius fut touché par les mots de la petite qui n'avait que six ans... Elle faisait preuve de beaucoup de maturité pour son âge.

Après des dernières embrassades, il reprit Hermione dans ses bras et transplana vers la demeure du couple que Lili connaissait si bien. Les Granger avait-elle dit…

FIN FLASH BACK

Dora avait finalement dû attendre quatorze ans avant de pouvoir la reprendre dans ses bras au Square Grimmaurd. Sirius étant devenu le Gardien du Secret d'Hermione, il lui revenait de droit de tout expliquer à la jeune femme. Des explications que Tonks avait cru à jamais perdues avec la mort de Sirius, mais là encore, sa Gryffondor préférée la surprenait en ramenant les gens de l'au-delà… Outre sa propre impatience, elle devinait aisément celle de Remus.

Bien qu'au courant du secret, Remus fut le dernier à le comprendre. C'était il y a trois ans, lors du Réveillon de Noel. Le Trio d'Or et la famille Weasley s'étaient mis d'accord pour le célébrer au Square Grimmaurd. Comme à son habitude, Sirius s'était empressé d'installer Hermione à côté de lui, la faisant rire en lui racontant des blagues et des anecdotes sur son passé. Pendant qu'ils mangeaient, Remus les avait observés avec attention, voire suspicion. Au départ, il avait craint que ce bon vieux Patmol ne soit en train de flirter avec Hermione. Cependant, il s'était ravisé en voyant le regard de son meilleur ami. Ce n'était pas celui d'un homme amoureux. Il couvait la jeune femme avec des yeux où se mêlaient tendresse et mélancolie. Mais le plus troublant était cette habitude que Sirius et Hermione partageaient lorsqu'ils étaient nerveux. Ils enroulaient une mèche de cheveux autour de leur doigt avant de la plaquer en arrière. Ou encore cette manie qu'ils avaient de terminer les phrases de l'autre comme le faisaient les jumeaux.

Embêté et un tantinet inquiet, il en avait parlé à Nymphadora. Elle avait sourit avant d'aller chercher Sirius, ce dernier lui avouant toute l'histoire… Quand Remus était revenu dans le salon une vingtaine de minutes plus tard, sa pâleur inhabituelle inquiéta Hermione qui lui demanda s'il allait bien. Incapable de répondre, il s'était contenté de la fixer de longues secondes avant de l'attirer brusquement dans ses bras et de l'embrasser sur le front en tremblant. Il l'avait tant cherchée depuis le jour de l'arrestation de Sirius, parcourant Londres de toutes parts, autant du côté Moldu que du côté Sorcier, malheureusement sans résultat. Après ça, il s'était fait à l'idée qu'ils avaient échoué et qu'ils la perdaient une fois de plus…

Revenant au présent, Dora sourit face à l'enthousiasme d'Harry. Toute la fatigue des derniers mois semblaient tout à coup futile et inexistante tant le jeune homme trépignait d'impatience autour d'une Hermione aux joues rouges d'avoir tant ri.

- Quand ?, demanda Harry. Quand y allons-nous ?

- Maintenant, lui assura Hermione en se relevant. Au plus vite tu les retrouveras, au mieux ce sera !

- Ma chérie, s'interposa Molly d'un air concerné. Tu ne penses pas qu'il serait préférable de te reposer un peu avant tout cela ?

- Ne vous en faites pas Molly, je vous promets d'aller dormir dès le retour de James et Lili.

- Très bien, consentit la matriarche en soupirant. Mais il est hors de question que vous y allez seuls !

- Mais Molly…

- Elle a raison Hermione, intervint Remus. Dora et moi viendrons avec vous. Voldemort est peut-être vaincu mais certains Mangemorts courts toujours dehors. Ne prenons aucun risque inutile, d'accord ?

- D'accord.

Une demi-heure plus tard, les quatre sorciers transplanèrent à Godric's Hollow. L'endroit était aussi lugubre et triste que la dernière fois où Hermione et Harry s'y était rendus. La seule différence résidait dans le fait que, cette fois-ci, ils ne venaient pas pour se recueillir sur la tombe de James et Lili Potter, mais bien pour ramener ces derniers.

Remus et Tonks ouvrirent les tombes avec appréhension. Et si Hermione s'était trompée ? Ce ne fut pas le cas. Là, devant eux, les corps intacts du couple Potter semblaient les attendre, un sourire aux lèvres. Le moment fut difficile pour Harry, lequel fondit en pleurs dans les bras d'un Remus n'en menant pas large.

Décidant qu'il était plus que temps, Hermione prononça pour la énième fois aujourd'hui Regeneratio Temporum et le miracle opéra. Deux boules lumineuses arrivèrent à vive allure et tournoyèrent jusqu'à intégrer les corps de James et Lili. Subitement, les traits de leurs visages gagnèrent quelques rides et signes de vieillesse, leurs âmes ayant continuées d'évoluer sans eux. Enfin, ils ouvrirent leurs yeux. Ce fut un moment tellement chargé en émotion qu'Hermione savait qu'elle ne pourrait jamais l'oublier. Harry refusa de lâcher ses parents plus d'une paire de secondes. Tout en pleurant, il leur expliqua les exploits d'Hermione, la raison pour laquelle ils respiraient encore…

James et Remus se donnèrent une franche accolade, le premier se moquant des traits marqués et fatigués du second dans une ambiance bon enfant. Quant à Lily, elle étreignit la « petite Dora » dont les cheveux changeait de couleurs à une vitesse ahurissante tant elle ressentait diverses émotions en même temps. Harry, lui, tenait fermement sa meilleure amie contre son cœur. Pas ma meilleure, pensa-t-il. Ma sœur

- Comment pourrai-je un jour te remercier en conséquence ?, chuchota Harry dans les cheveux d'Hermione. Tu es la fille la plus merveilleuse que cette terre n'ait jamais portée…

- Je pense qu'après avoir consacré ta vie aux autres, il est normal que les autres se consacrent un tant soit peu à toi Harry.

- Je t'aime ma sœur.

- Je t'aime mon frère.

Alors qu'il allait lui demander si elle se sentait bien, Hermione s'effondra dans ses bras, la fatigue la rattrapant beaucoup plus vite que prévu.

- Hermione !, s'écria Harry en attirant l'attention des autres.

- Que se passe-t-il ?, demanda une Lili passablement inquiète.

- Je crois qu'elle a utilisé trop de magie ce soir, répondit Remus en s'approchant. Donne-la-moi Harry, je vais la porter.

Avec une infinie douceur, il souleva la sorcière endormie dans ses bras sous les expressions attendries de ses amis. Désirant au plus vite laisser la jeune femme se reposer, ils transplanèrent au Terrier où, dès leur arrivée, des cris de joie et de stupéfactions se firent entendre. Lorsque Fred remarqua une Hermione assommée dans les bras de son ancien professeur, il paniqua légèrement.

- Elle va bien ?, s'enquit-il avec empressement.

- Oui, sourit Remus en se dirigeant vers la chambre d'Hermione. Elle est juste totalement vidée. Ça va aller, Fred.


Le lycanthrope venait à peine de rabattre les draps sur sa jeune protégée que Tonks entra dans la pièce. Sans un mot, elle s'assit sur le bord du lit et caressa les cheveux de sa nièce.

- Te rends-tu compte que notre Hermione vient de ramener plus de deux-cents cinquante personnes à la vie ?, chuchota-t-elle. Et dire que je la vois encore dans les bras de Sirius…

- Je te l'accorde sans concession. Je suppose que la prochaine étape sera de ramener Patmol ?

- Harry m'a dit qu'elle prévoyait de le faire dès que ses forces lui reviendraient suffisamment pour supporter le sortilège.

- Toujours aussi pressée, ria Remus. Et nous Dora ? Qu'allons-nous dire pour notre séparation ?

- La vérité Remus. Que notre amour n'est pas celui que devraient se partager un mari et sa femme. Que nous sommes amis. Pour tout te dire, je m'inquiète davantage de la réaction de Molly quand elle comprendra que je te quitte pour son fils.

Remus fut pris d'un fou rire en imaginant madame Weasley passer de la tristesse à la joie en à peine trente secondes. Elle serait surement heureuse d'organiser un nouveau mariage pour l'un de ses enfants !

Le mariage…

Aurait-il lui aussi la chance de se marier avec celle qu'il aime ? Ou alors resterait-il seul jusqu'à la fin de sa triste vie ? Dora perçu son malaise et posa sa main sur son épaule. Ils se regardèrent avant de sourire simultanément. Elle avait compris depuis très longtemps les réels sentiments de Remus. Elle savait mieux que personne qu'il se sentait obligé de refuser le bonheur étant donné sa condition de loup-garou. Stupidité quand tu nous tiens…

- Toi aussi tu as droit à l'amour Remus. Plus que n'importe lequel d'entre nous d'ailleurs.

Le regard de Rémus se pose une dernière fois sur Hermione, endormi dans son lit. Elle était fragile en ce moment. Comment cette jeune femme avait-elle enduré autant de souffrances et de sacrifices en peine dix-sept ans? Sirius serait tellement fière d'elle. De toute manière, en ce moment, il pensait que tout le monde était fier de connaitre Hermione. Avant de quitter la chambre, il s'embrassa sur le devant et lui murmure ces quelques mots empli de tout son amour.

- Bonne nuit mon ange.


Voilà pour aujourd'hui...

A très bientôt,

Pandore