Suite à la victoire contre les bandits, les villageois avaient invités les aventuriers à une fête. L'alcool avait coulé à flot et l'ambiance était au rendez-vous... Mais un petit problème était survenu.

- Ah... Ma tête... Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi suis-je dans le noir ?

Akatsuki se leva doucement, ses jambes lui faisaient mal et elle avait la tête qui tournait. Elle en profita pour jeter un coup d'œil sur les environs. La jeune fille était nyctalope, ce qui lui avait de nombreuses fois sauvé la vie. Elle voyait actuellement des formes allongées autour d'elle, le sol était recouvert de paille sale et la pièce était jonchée de débris divers. Sa vision était trouble, mais elle était parvenue à repérer un homme assis contre un mur. Elle s'approcha lentement de lui et commença à lui parler, mais elle comprit vite qu'il était mort d'une blessure au niveau du cœur. C'était elle qui l'avait tué. Choquée, elle s'agenouilla près du corps et resta bouche bée, encore fatiguée.

Au bout de quelques minutes, elle décida d'aller réveiller le reste de son groupe. Chacun se réveilla en souffrant.

- Mon Dieu... Pourquoi ai-je si mal aux côtes, jura Kudo.

- Tu as dû dormir sur la garde de ton épée, expliqua Shiroe qui remontait ses lunettes.

- Il fait drôlement noir ici et ça sent le vomi, ajouta Naotsugu.

- Bien, quelqu'un pourrait m'expliquer ce qu'il se passe ici, questionna le mage.

- J'avoue que je ne sais pas pourquoi nous sommes ici, répondit Kudo, mais avant de réfléchir plus longuement, tu pourrais allumer ton bâton pour qu'on puisse voir quelque chose ?

Le mage s'exécuta et un doux halo bleuté émanait maintenant de la pointe du bâton de l'enchanteur.

- Parfait... Qu'est-ce que fait un mort ici, demanda Naotsugu en pointant le cadavre du doigt.

- D'après l'emplacement de la plaie, c'est moi qui l'ai tué, expliqua Akatsuki.

- Vu son allure, c'est sans doute un bandit, continua Kudo, je vais aller le fouiller.

Le bretteur sortit différents objets des poches du mort. Il déposa par terre un canif, un briquet amadou assez usé, une bourse et une bague ornée d'une salamandre et d'une pierre précieuse.

- Dans la bourse, il y a huit pièces d'or et quatre d'argent, déclara Kudo. Tu pourrais garder ça Akatsuki. Et Shiroe, tu penses pouvoir identifier la bague ?

- Je pense, mais je ne te garantie rien, ma tête me fait encore mal.

Le magicien se concentra pendant quelques instants.

- Désolé, mais cette bague n'est une fade imitation. Rien de magique, on pourrait la vendre à un marchand, expliqua Shiroe et tendant le bijou à Kudo.

- Tant pis, je la garde tout de même, elle doit valoir quelques pièces d'or, dit le guerrier en plaçant l'objet dans sa poche.

A ce moment-là, il tomba sur un bout de papier.

- Récupérez la fiole d'antidote du poison Tugulak chez l'herboriste fou, dans les ruines de Zomur. Attention, il est un peu dangereux, lut-il.

- Mhh... C'est sûrement une mission qu'on nous a donnée, mais je ne me souviens pas quand, ajouta Shiroe.

- Ça me revient, continua Naotsugu. Vous vous souvenez de la soirée d'hier ? A la taverne ?

- Oui, et un vieil homme nous a donné ce papier, ajouta Akatsuki. On est donc parti dans ces ruines et voilà qu'on se réveille, encore sous l'effet de l'alcool.

- Ça me semble tout à fait cohérent, conclut Kudo. Sinon, cette pièce à deux sorties, laquelle emprunter ? Celle de gauche ou celle de droite ?

Après une rapide concertation, les aventuriers prirent la sortie de droite. Ils débouchèrent sur une salle creusée maladroitement. Un homme était attaché au fond de la pièce :

- Boire ! A boire ! Donnez-moi à boire, criait-il.

Kudo s'avança vers lui et coupa les cordes qui retenaient l'homme prisonnier. Il lui donna ensuite un peu d'eau de sa gourde.

- Merci, merci à vous, monsieur, lui dit le prisonnier. J'étais sur le chemin qui menait au petit village de Loubet quand quatre hommes m'ont attaqué et m'ont attaché ici, avant de me fouiller ! Ces rustres ne m'ont pas laissé à boire, ni à manger.

- C'est fini, maintenant, lui dit Akatsuki. Voulez-vous nous suivre ou quitter cet endroit ?

- Si vous avez une arme, je serais ravi de vous aider. J'ai quelques différends à régler avec ces brigands.

- Prenez alors cette épée, fit Kudo en lui tendant l'arme qui avait reçu du garde plus tôt. Et comment vous appelez-vous ?

- Mon nom est Hadiel, c'est un honneur de vous rencontrer.

- Nous de même, répondit Shiroe et Naotsugu.

Le groupe se remit en marche, mais un bruit sourd se fit derrière eux. Deux corps venaient de s'élever du sol. Ils agitaient leurs membres comme des marionnettes absurdes.

- Mettez-vous en position de combat, un peu exercice permet de se remettre de l'alcool, déclara Kudo. Vous Hadiel, placez-vous à côté du magicien avec le bâton lumineux. Shiroe, ne combat pas, la lumière nous est pour l'instant plus utile.

Les guerriers dégainèrent leurs armes pendant que les morts-vivants avançaient en boitant.

- Ça fait du bien de ressentir la garde de cette épée, lança Naotsugu. A l'attaque !

Le guerrier planta d'office son épée dans l'œil du zombie armé d'une bouteille cassée. Du sang coulait de la plaie, mais le revenant ne semblait pas en tenir compte et continuait de s'approcher lentement. Kudo le jeta sur le zombie pour l'achever d'un coup de rapière. Il frappa de ses deux rapières, le zombie tenta de parer la première, mais il se planta sa bouteille cassée dans la jambe et ne put esquiver la seconde qui lui fut mortelle. Akatsuki se rapprocha du zombie qui était resté à l'arrière pour lui infliger un sérieux coup de sabre. Celui-ci ne broncha pas et attaqua la jeune fille avec son antique épée, mais l'assassin était trop rapide pour lui et elle avait déjà esquivé le coup.

Naotsugu reprit l'assaut, mais échoua son attaque :

- Alors, des problèmes pour viser, railla Akatsuki.

- Tais-toi, son mouvement imprévisible me perturbe, répondit-il en riant.

- C'est ce qu'on dit toujours, mais regarde un vrai coup, lui dit Kudo.

Le bretteur frappa d'estoc, mais, à sa grande surprise, son coup fut dévié par le mort vivant. Toutefois, le coup de rapière était donné avec tant de puissance que l'épée du mort-vivant fut propulsé dans son ventre. Le zombie posa un genou à terre face à cet empalement imprévu. Kudo l'acheva en plantant sa seconde arme entre les deux yeux.

- Je ne pense pas, que l'on doive se risquer à fouiller ces deux zombies, fit Akatsuki avec un certain air de dégoût.

- Oui, revenons dans la salle précédente et allons voir l'autre sortie.

Les aventuriers, accompagnés d'Hadiel, rebroussèrent chemin et empruntèrent la seconde sortie. Il entrèrent dans un long couloir sombre. A l'autre bout, filtrait de la lumière par le dessous de la porte. Ils marchaient tranquillement quand Hadiel poussa un cri horrible. Tous se retournèrent et virent qu'il était couvert d'un liquide vert et fumant.

- De l'acide, pesta Naotsugu, quel piège malsain !

- Il s'est pris beaucoup de dégâts, mais je pense pouvoir faire quelque chose, expliqua Kudo. Shiroe aide-moi avec la magie de soin.

Un halo entourait les mains du magicien qui s'appliquait à faire disparaître les plaies pendant que Kudo pensait les blessures avec les morceaux de la tunique du voyageur.

- Je pense que vous allez vous en remettre, mais ne vous forcez pas, et restez en arrière s'il y a d'autres combats, lui conseilla Kudo.

- Merci, je vous suis vraiment reconnaissant.

- Bien, la porte ne semble pas être piégé, dit Akatsuki en examinant cette dernière, la serrure ne me semble pas très compliquée à crocheter, laissez-moi quelques instants.

Les aventuriers virent la jeune fille s'agenouiller et placer un crochet à l'intérieur de la serrure. Elle faisait rebondir son crochet avec petits mouvements verticaux, quand tout à coup, la porte s'ouvrit. Elle la referma et ne laissa qu'une petite ouverture pour pouvoir examiner l'autre côté de la porte.

- C'est un couloir faiblement illuminé avec deux sorties différentes, expliqua-t-elle. La porte au fond mène sûrement à la salle des gardes. L'autre doit nous emmener au bureau de l'herboriste fou.

- Pourquoi ça, demanda Shiroe.

- Sans doute qu'un garde est rentré par la sortie du fond, répondit Kudo. Rares sont les gardes qui peuvent rentrer dans la salle de leur maître comme bon leur semble.

- Mais comment sais-tu qu'il s'agit d'une salle de gardes, et non d'un autre couloir qui peut mener à une autre aile de ces ruines.

- Il est fortement probable qu'elle ait déduit cela de la luminosité du couloir, expliqua le bretteur. Si le couloir est faiblement éclairé, on peut imaginer que tous les couloirs sont faiblement éclairés. Donc, s'il y a une lumière plus forte qui est visible au fond du couloir, c'est que la sortie donc mener à une pièce, sans doute la salle des gardes. D'ailleurs, il ne fait aucun doute que l'homme que nous avons fouillé plus tôt dans la première salle était l'un de ces hommes de main. De toute évidence, le gardien, s'il restait dans une aile sombre et fermée à clé.

- Et vous avez déduit cela sans même observer le couloir, demanda Hadiel, plutôt ébahi.

- De la simple logique, répondit Kudo. J'ai des faits et je base mes explications sur des suppositions et sur mon imagination, je complète ensuite mes pensées avec l'observation. Qui sont, ici, celles d'Akatsuki.

- Mais, sinon, quel chemin emprunter, j'aurais opté pour celui de droite, dit Shiroe. Comme ça, on ne tombera pas sur les hommes de cet herboriste.

- Je pense également que c'est une bonne idée, ajouta Naotsugu.

- Il est préférable d'aller d'abord combattre les hommes de main, corrigea Kudo. Si l'herboriste peut appeler ses gardes, alors le combat deviendrait trop difficile et nous serions encerclés. Mieux vaut battre les ennemis un par un.

- Je préfère la solution de Kudo, fit Akatsuki, y a-t-il des objections ?

- Mais, que se passerait-il si l'herboriste vient pour soutenir ses gardes, demanda Hadiel.

- Je ne pense pas qu'il se risque à venir aider ses hommes de main. S'il avait ce courage-là et cette force, il n'aurait pas engager de gardes, répondit la jeune fille.

Le groupe s'avança donc jusqu'au fond du couloir et s'arrêta juste avant le virage. Akatsuki en profita pour jeter un œil. Elle arma ensuite son arc et Shiroe prépara un sort.

- Combien sont-ils, demanda Naotsugu.

- Quatre, répondit Kudo, trois guerriers et un archer.

- Est-ce que ce nous allons faire, questionna Hadiel.

- Comme vous pouvez le voir, Akatsuki et Shiroe nous ont préparé un petit quelque chose.

La jeune fille commença le combat en tirant une flèche sur le guerrier armé de la plus belle épée, celui qu'elle estimait être le chef. La flèche lui arriva en plein dans le ventre. Du sang coulait de la plaie, mais il ne semblait pas en tenir compte. Lui et ses hommes se précipitèrent pour attaquer la jeune fille, mais un violent vortex d'air apparut

- Le tourbillon de Wazaa, déclara Kudo. Le vent de ce sort empêche les ennemis de fuir et les griffes de vent lacèrent la chair des personnes qui ont le malheur de se trouver dans sa zone d'effet.

En effet, les corps étaient littéralement battus par les courants d'air et on pouvait comprendre que ces quinze secondes étaient les plus longues de leur vie. Quand la tempête de brume s'arrêta enfin, les ennemis déboussolés tentaient de se remirent debout et ramassèrent leurs armes, toutefois, ils avaient été fortement blessé durant cette vague magique. Le vrai combat pouvait enfin débuter.

Le chef des hommes de main se jeta sur Akatsuki et lui asséna un puissant coup d'épée, mais malheureusement, il n'avait réussi qu'à détruire une partie du mur du couloir, la jeune assassin, qui avait esquivé son coup se trouvait maintenant à plusieurs mètres de lui.

Naotsugu se lança à son tour et trancha la main du chef qui tentait de prédire le coup de son adversaire. Il ne supporta pas la douleur et mourut dans un terrible râle d'agonie. Kudo fonça à son tour, en face de lui se trouvait les deux guerriers restants, prêts à l'accueillir. Le bretteur sauta en l'air et enfonça une rapière dans le cœur de l'ennemi à sa gauche et empala les poumons de son adversaire de droite.

L'archer était désormais seul, sans option de fuite. Akatsuki bondit sur lui et enfonça son coutelas dans son torse. Il mourut sans douleur.

- Bravo à tous, félicita Akatsuki, c'est ce que j'appelle du travail propre.

- On doit fouiller la pièce, maintenant, demanda Naotsugu. Parce qu'à cause du tourbillon, tout est en désordre.

- Bon sang, un peu de courage, bon, chacun prend un côté de la salle, soupira Kudo. Hadiel, si tu le peux, tu peux fouiller les hommes de main.

Pendant plusieurs minutes, les aventuriers recherchaient des objets entre une commode renversée et une table retournée. Au final, la recherche fut fructueuse.

- J'ai une miche de pain et de la terrine de lapin, fit Kudo en mettant en commun ce qu'il avait.

- Pour ma part, ajouta Naotsugu, j'ai trouvé un calice en or et un livre appelé « L'envie de pister ».

- J'ai mis la main sur un cassette, cachée dans un renforcement du mur, déclara Akatsuki. Je l'ai ouverte et elle contient trente pièces d'or.

- Avec Hadiel, nous avons fouillé les hommes de main et voilà tout ce que l'on a, dit Shiroe en posant les objets à terre, à l'aide d'Hadiel.

Ils avaient trouvé un nombre d'objets assez conséquent : un quart de jambon, vingt pièces d'or, huit d'argent, un trousseau de clés, une potion de guérison des plaies, un médaillon en or, 25 mètres de ficelle, un papier avec « Brouette » inscrit dessus, un briquet amadou et un bouteille d'alcool blanc.

- Cela fait un beau butin, exclama Kudo, mais les deux objets qui m'intéresse particulièrement sont le trousseau de clés et le papier avec « Brouette » dessus.

- Il est évident que le trousseau de clés, vu le nombre de clés ouvre toutes les portes de ces ruines, remarqua Hadiel.

- Exact, approuva Kudo, en ce qui concerne le mot « Brouette », sachez que je l'ai également écrit sur le papier de mission.

- C'est sans doute un mot de passe secret, proposa Naotsugu.

- Celui de la porte d'entrée des ruines, sans doute, ajouta Shiroe.

- Nous aurons l'occasion de vérifier cela plus tard, maintenant, avançons jusqu'à l'autre embranchement.

Le groupe rangea alors leurs affaires et repartirent. Ils se dirigèrent dans le couloir et avancèrent, quand tout à coup Shiroe les arrêta.

- Attention ! Il y a un piège ici !

- Que se passe-t-il, demanda Naotsugu, visiblement paniqué.

- Depuis le piège de tout à l'heure, je vais quelques examens de Priaka pour m'assurer qu'il n'y ait pas de pièges magiques et en voilà un.

- Est-ce qu'on peut passer, questionna Akatsuki.

- Oui, il suffit juste de contourner par-ci et c'est bon, dit le mage en joignant le geste à la parole.

Le groupe avança prudemment et arriva devant une porte plutôt imposante.

- C'est sûrement la porte de l'atelier de l'herboriste, dit Kudo. Maintenant, l'erreur n'est pas permise, on ne sait pas de quoi il est capable, préparez vos armes et vos sorts.

Pendant, ce temps Akatsuki essayait toutes les clés avec la serrure jusqu'à ce que la porte s'ouvre. Elle prépara son arc et ouvrit la porte. L'herboriste était occupé à faire des travaux sur son bureau. Il releva soudainement la tête et en voyant les aventuriers, il prit son bâton et se dirigea vers un levier. Mais avant qu'il n'ait pu faire la moindre action avec, une flèche l'atteint dans le cœur. Attaque létale.

- Je... suis impressionné, souffla Kudo en rengainant ses rapières.

- Et bien, moi aussi, avoua Akatsuki.

- Bon, allons fouiller cette pièce qui est bien remplie, coupa Naotsugu.

La salle possédait une immense bibliothèque pleine de livres, recensant une grade partie des connaissances sur la fabrication de différents poisons. Les murs étaient couverts d'étagères, sur lesquelles reposaient un grand nombre d'ingrédients magiques.

- J'ai fouillé rapidement la bibliothèque, commença Kudo, j'ai trouvé quelques livres qui pourraient nous être utiles. « Manuel des ingrédients insolites », « Manuel des potions des novices », « Manuel des potions des confirmés », « Tout savoir sur les pièges », « Le grand mensonge politique » et « Atlas de la Terre de Fangh ».

- Sur les étagères, il y avait plusieurs ingrédients intéressants, comme de la poudre de granite, des parchemins, des orties du chaos, de l'herbe de Nilla, de l'essence de Boulorne, des fioles qui sont remplies de produits que je ne connais pas, différents poisons et l'antidote qu'on recherche, ajouta Shiroe.

- En ce qui concerne l'herboriste, il a son bâton magique et une bague avec une tête de lion, compléta Naotsugu en tenant cette dernière à Shiroe.

Le mage examina rapidement la bague, en la tournant dans tous les sens.

- Si je ne m'abuse, ce bijou est magique et procure un bonus d'intelligence à son porteur. Qui la garde ?

- Je propose que tu la gardes, répondit Kudo, le bonus d'intelligence est utile pour les dégâts magiques. Sinon, tu as trouvé quelque chose, Akatsuki ?

- Pour l'instant, non, répondit-elle. Mais ce tapis usé me semble assez suspect, tout comme ce mur qui est un peu trop propre pour moi.

- Mhh... C'est sans doute une cache secrète, mais il faudrait trouver le mécanisme pour l'activer, ajouta Naotsugu.

- Il n'y a rien sur les murs et sur le sol, expliqua la jeune fille, le système d'ouverture doit être caché dans la bibliothèque.

- Oui, fit Hadiel en tirant un livre. Je crois que j'ai activé le mécanisme !

La dalle se mit donc à s'enfoncer dans le sol et laissa un coffre à découvert. La jeune fille pénétra la première dans la salle secrète et crocheta le coffre. Il renfermait un grand nombre de pièces d'or et de pierres précieuses, ainsi qu'un objet qui semblait assez précieux.

- Mais c'est une tasse à chocolat, fit la jeune fille.

- D'après mes souvenirs, expliqua Shiroe, c'est la tasse à chocolat de Swimaf.

- Alors, si c'est un objet divin, il doit donner quelque pouvoir, demanda Akatsuki avec des étoiles dans les yeux.

- Non, c'est un objet tout simplement inutile. Désolé de briser tes rêves.

Et l'assassin alla bouder dans son coin.

- Bref, séparons cet argent et ses pierres précieuses et sortons de cet endroit, décida Kudo.

Ils retournèrent donc dans la partie sombre des ruines et se dirigèrent vers la sortie qu'ils avaient aperçu plus tôt.

- Il suffit de dire « Brouette » pour que la porte s'ouvre, dit Kudo.

Et la porte s'ouvrit. Ils sortirent donc des ces ruines renfermées et pouvaient enfin goûter à l'air frais. Ils voyaient toute la campagne : des bois, des champs, la rivière qui coule vers la mer, le ruban blanc de la route qui s'allonge, les montagnes dentelant leurs crêtes inégalées, et la grande prairie qui les sépare en se répandant au milieu.

- Enfin dehors, soupira Akatsuki, rentrons maintenant à Loubet.

- Vous allez à Loubet également, demanda Kudo à l'attention d'Hadiel.

- Oui, faisons donc la route ensemble.

La marche s'effectua sans problème et arrivés au village, ils furent applaudis par les villageois qui les attendaient.

- Mes braves, revenez-vous avec l'antidote, questionna un habitant local.

- Et bien, nous l'avons ici, répondit Naotsugu.

- Regardez de vrais héros, alors qu'ils n'étaient pas très frais hier, ils ont réussi à retrouver cet antidote, cria une villageoise en rigolant. Mais trêve de bavarderies, allez voir Alchibald ! Il vous attend impatiemment à l'auberge.

Les aventuriers saluèrent les villageois et se rendirent à l'Auberge chez Nanar et ils virent un vieillard qui faisait les cent-pas devant le bâtiment.

- Vous, vous êtes revenus, s'exclama-t-il. Donnez-moi donc l'antidote, la fille du maire en a vraiment besoin.

- Et, commença Kudo avant d'être coupé par le vieil homme.

- J'ai confié votre récompense au tavernier, il a pris vingt pièces d'or pour les consommations que vous aviez oubliées de payer hier ! Bon vent, dit-il en s'en allant.

- Et bien, voilà une mission rondement bien menez, dit Akatsuki en entrant dans l'auberge. Et en plus, nous avons ramené Hadiel avec nous.

- Et je vous en suis éternellement reconnaissant, fit ce dernier. J'aimerais vous remercier.

- Attendez, répliqua Naotsugu, ce n'est pas la peine, vous étiez dans le besoin et nous vous avons sauvé, cela s'arrête ici.

- Voyez-vous, je suis un agent immobilier et je gère toutes les propriétés de ce village. Je suis également un grand ami du maire et il sera ravi de savoir que vous avez sauvé l'un de ces amis en plus de sa fille.

- Enfin, arrêtez...

- Et il m'excusera sans nul doute quand il aura appris que je vous aurais remis cette clé.

- Une clé, s'étonna Shiroe.

- Cette clé est celle de l'ancienne maison du herboriste. Il habitait juste en face de cette auberge, dit Hadiel en tenant la clé.

- Nous ne pouvons que vous remercier pour cela, dit Kudo en prenant la clé en laiton.

- Bien, je ne peux rester plus longtemps en votre compagnie, les affaires m'appellent. Portez-vous bien !

Hadiel quitta l'auberge et se rendit vers la mairie. Quant aux aventuriers qui demandèrent à l'aubergiste si Archibald leur avait laissé quelque chose. Le tavernier leur répondit que oui et leur donna un sac rempli de pièces.

- Il vous l'a sûrement dit, mais je me suis permis de prendre vingt pièces pour vos commandes d'hier.

- Aucun problème, répondit Akatsuki en riant.

Les aventuriers quittèrent ensuite la bâtiment et se dirigèrent vers leur maison. La bâtisse est recouverte de paille et recrépie de la plus grosse glaise et éclairée seulement par des treillages. L'intérieur était simple et la maison possédait deux étages. Le premier comprenait un hall aménagé, un salon et une cuisine. Le second étage était composé de deux chambres et d'un bureau.

Ils avaient désormais leur maison, un endroit où se reposer. Ils avaient trouvé leur place dans ce monde.


Voilà un chapitre qui pouvait être plutôt ennuyeux. En effet, c'est plus une introduction au système des ruines et des donjons. Le problème avec ce scénario, c'est le manque de roleplay. Autrement, le scénario est intitulé "La Cuite" de POC pour le jeu de rôle : Donjon de Naheulbeuk.