Encore un infini merci aux reviews de Gwen Holmes Watson, Caidy Chan, ahotep84 et la patate qui s'exprime :p
Je m'excuse de nouveau si les chapitres sont bien court, mais je tâcherai de pas trop traîner dans la publication vu que j'ai déjà pas mal avancé dans la rédaction. Mon but de faire des drabbles est assez exceptionnel (vu que chez les autres les micros chapitres me frustrent aussi au possible^^), donc je mise plus sur leur pertinence et leur nombre que sur leur longueur.
N'hésitez pas à donner votre avis sur cette petite expérience, mais aussi et surtout bonne lecture !
3. Patch
Les éléments du puzzle se mettent en place William. Les indices, les pistes, les alibis et les mobiles… Ces alternatives fusent dans mon cerveau à pleine vitesse comme sur une autoroute, la logique de ce vacarme assourdissant est là, dans ce flot d'informations que je ne cesse de passer en revue encore et encore …
A l'ardeur de ma recherche s'ajoute la pénibilité d'un mal de crâne. J'ai besoin de calme dans mon crâne, de penser plus vite, plus intensément. J'ai besoin de ma dose. Mais je me suis hélas promis de ne pas impliquer mon nouveau colocataire dans mes problèmes de drogue et d'addiction. Je le confrontais déjà à un sérial killer, il faut savoir assumer ses priorités.
Mais comme j'en ai besoin William, ma tête commence à bouillir : elle n'est pas assez résistante pour la vitesse analytique que j'inflige à mes neurones. Il me faut plus d'espace là dedans, que cet esprit surexcité que j'abrite vole un peu, se détache de ma vision restreinte du monde pour mieux visualiser l'immensité des possibles. Ha ! Tu as tellement de chance d'être un amas osseux désinvesti de tous ces nerfs qui compressent douloureusement un cerveau !
Tant pis, un patch fera l'affaire. Quand je pense que tu ne peux pas ressentir les effets bénéfiques de la nicotine, je ne t'envie plus William. Ignores-tu donc tout du monde cotonneux et libéré dans lequel je nage à loisir ? Un lieu où mon esprit survole toutes les rationalités humaines afin de s'intéresser à des hypothèses inédites, d'imaginer des stratagèmes extraordinaires… C'est comme si Miss Hudson m'injectait du thé directement dans les veines. Je me sens déjà plus détendu.
Revoyons donc les éléments à disposition. Crime, excitation, Lestrade, exaspération, John, compréhension. D'abord, appeler John.
Tu sais, je pense que le greffer à cette enquête est une bonne idée. Pas seulement pour l'intégrer progressivement à mon univers personnel. Mais plutôt dans l'idée d'aiguayer la morosité de son travail, et de m'apporter un quelconque soutien parmi les demeurés de la brigade. J'ai toujours pensé que le raisonnement simpliste -mais avisé- d'un esprit inférieur m'aiderai à comprendre certaines choses, d'une logique évidente qui échappe parfois à mes raisonnements trop développés. Une réflexion idiote engendre parfois un puissant mécanisme d'intelligence... Miss Hudson a encore eu raison de mon entêtement, la collocation n'est pas une si mauvaise idée.
J'envoie un message à John. Quand il se décidera à me rejoindre j'essayerai d'établir une liaison avec cet énigmatique assassin. J'ai besoin que mon doute principal soit confirmé, c'est à dire la vérification qu'il ait eu un contact direct avec la victime. D'accord, John dira que cette tentative relève de la gausserie : envoyer un texto à un psychopathe est une stratégie provocante et peu subtile, mais néanmoins d'une efficacité sans faille.
John ne répond pas à mon message. Peut être que je n'ai pas été assez convaincant. Ou qu'il estime inutile de me prévenir de son arrivée imminente, dans les 10 secondes à venir… Lesquelles se sont déjà écoulés, me laissant manifestement toujours face à l'absence de John et d'une réponse.
J'ai besoin d'un deuxième patch. J'ai besoin de m'allonger et de planer. De chercher l'erreur, l'indice, l'anicroche de cet engrenage bien préparé de mon adversaire. A l'instar de leur protocole minutieux et cohérent, tous les serials killers commentent un impair. Il y a toujours un couac.
A ton avis William, où est-donc John ?
Je réitère mon message, mais toujours aucune réponse. A croire qu'il ne saisit pas la priorité de mon entreprise. Il ne serait néanmoins pas impossible qu'il soit affairé à discuter de son épique cohabitation avec un sociopathe, face à l'hostilité et aux avertissements du sergent Donovan. J'espère qu'il ne se laissera pas intimider. Etrangement, malgré le tempérament calme et réservé que j'ai observé chez lui, je l'imagine très bien la rabrouer d'un ton autoritaire. Tu crois qu'en temps que militaire il aurait l'autorisation de la faire fusiller ?
Troisième texto. Je m'impatiente. Troisième patch. Je décolle.
Balancez vos reviews, ça fait toujours plaisir à l'auteuze d'avoir des avis ! Un petit bien pour un grand bien héhé =) A suivre Ami.
