Bonjour à toutes et à tous !
Tout d'abord, je tiens à remercier Azuria1, Harukane, Lyra64 et xD pour leur gentille review ! Cela m'a fait vraiment plaisir, et je suis très heureuse de voir que le début de ma fic vous a plu ! Ca m'a donné envie de continuer ! Et je remercie aussi les lecteurs et lectrices !
Voilà le second chapitre ! Toujours pas de Kuro-chan xD. Au prochain, promis. Ce chapitre est très important pour notre Fyeounet d'amour ^_^. Et j'espère qu'il vous plaira !
Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture !
Chapitre 2
Le soleil se levait sur le village de Dari. La lueur orangée illuminait toutes les façades des maisons et traversait les rideaux des fenêtres, éveillant tranquillement et chaleureusement les personnes qui dormaient à poings fermés.
Fye ouvrit doucement les yeux, sentant la lumière du soleil devenir de plus en plus forte. Il n'avait jamais aussi bien dormi depuis très longtemps. Il s'étira comme un chat, puis se leva. Il se prépara rapidement, rassembla toutes ses affaires et sortit de la chambre. Il avait un long voyage à faire, alors il décida de prendre un bon petit déjeuner pour tenir le coup. Il descendit jusqu'à la salle où on servait les différents repas. Il y croisa Tsudo et Miyaki, qui était déjà prêt depuis un certain temps.
- Bonjour, Votre Majesté, vous avez bien dormi ? Demanda la jeune femme.
- Très bien , merci.
Le prince sourit et s'installa à une table où étaient dressés des plats de nourriture pour le petit déjeuner. Bien entendu, il prit les aliments les plus sucrés… Ce qui étonna Tsudo. Remarquant sa surprise, Fye eut un petit rire.
- J'adore les choses sucrées, j'ai toujours aimé ça ! Je sais que ce n'est pas dans votre tradition, mais manger du salé au petit déjeuner est pour moi une chose impossible !
Tsudo soupira d'amusement. Il ne comprendrait jamais les coutumes des Eclésiens.
Miyaki s'assit à la table et se servit à manger, puis son mari fit de même. Le petit déjeuner se passa dans la bonne humeur.
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- Je pense que je serai rentrée dans trois jours. Je profiterai d'être à Suwa pour aller voir mes parents, dit Miyaki. Ca ne te dérange pas, Tsudo ?
- Non, ne t'inquiète pas, je m'occuperai de l'auberge.
Fye regardait la scène avec attendrissement. Ils étaient vraiment mignons tous les deux.
Il monta sur son cheval, suivi de la jeune femme qui allait l'accompagner. Après un dernier au revoir à Tsudo, ils partirent au galop jusqu'à la sortie du village.
Le prince était attentif à chaque paysage qu'il croisait durant le voyage. Il avait l'impression que cette partie du pays était imprégnée de la culture japonaise. Il trouvait cela magnifique et fascinant. Il n'avait jamais réellement su qui étaient les Japonais et leurs traditions, ne pouvant sortir du royaume. Cette découverte l'émerveillait et lui faisait prendre conscience qu'il avait raté tant de choses en étant enfermé dans son rôle de prince.
Cela faisait plusieurs heures que les deux voyageurs galopaient à travers les forêts, les plaines et les champs. Ils n'avaient aperçu aucun village. Comme l'avait dit Miyaki, Suwa était un village très isolé du reste du pays. Mais Fye ne pensait pas qu'il n'y avait aucune vie autour du village.
Leur ventre criaient famine et leur monture commençaient à être assoiffées. Ils décidèrent donc de trouver un endroit où se posait quelques temps afin de se reposer.
Après plusieurs minutes de recherche, Miyaki repéra un étang. Elle pensait que les chevaux pourraient se réhydrater. Une cascade coulait dans cette petite étendue d'eau, ce qui donnait du charme à cet endroit. Ils s'installèrent donc et mangèrent les provisions qu'ils avaient prises.
- Finalement, nous avons été assez vite, constata Miyaki. Je reconnais cet endroit, Suwa est à trois heures d'ici. Nous n'arriverons pas trop tard.
Fye brûlait d'impatience. Et dire qu'à trois heures d'ici se trouvaient sa mère et sa sœur qu'il n'avait pas vues depuis treize ans. Il appréhendait le moment des retrouvailles. Le reconnaîtraient-elles ? Seraient-elles contentes, surprises ou au contraire, le repousseraient-elles ? Beaucoup de questions se bousculaient dans sa tête, lui donnant un atroce mal de crâne.
La jeune femme remarqua l'excitation et l'inquiétude du prince. Elle lui prit la main, ce qui sortit le blondinet de ses questions interminables.
- Ne vous en faites pas, tout va bien se passer, j'en suis certaine, rassura-t-elle. Vous savez, la Reine Erika parlait parfois de vous. Elle ne vous a pas oublié, loin de là. Une mère ne peut pas oublier ses enfants.
Fye sourit, toujours ce sourire vide de sens, comme pour cacher son malaise. Il espérait que Miyaki avait raison. Il essaya de trouver un autre sujet de conversation.
- Pourquoi avez-vous décidé de quitter Suwa pour votre mari ? questionna-t-il, mais il pensa que ce n'était pas une très bonne question… Il n'avait rien trouver de mieux.
- Pour avoir une meilleure situation. Et puis, j'aime Tsudo, je ne pouvais que le suivre. Mais ça ne me dérangeait pas plus que ça. Mes parents m'ont toujours soutenue. Je suis fille unique, alors forcément, le départ a été difficile, mais ils ont fini par accepter ma décision. Ils adorent Tsudo, heureusement. De temps en temps, lui et moi venons rendre visite à mes parents, et aussi pour assister aux réunions importantes de l'Ordre.
Soudain, Miyaki s'interrompit et eut une illumination, ce qui surprit le prince.
- C'est vrai, je ne vous l'ai pas dit. Les grandes réunions de l'Ordre des Guerriers Rouges se font à Suwa, car c'est là où vit notre chef. Il est né dans notre village.
Fye devint encore plus surpris. Décidément, Suwa était destiné à l'aider. Sa famille, et maintenant le chef du groupe avec qui il voulait s'allier… Il trouvait cela étrange que le destin joue autant en sa faveur.
- Comment s'appelle-t-il ? demanda le prince.
- Kurogane. Vous ne pouvez pas le rater. C'est un homme assez grand avec des cheveux noirs et des yeux rouges. En tant que chef, il porte un bandeau rouge avec le signe de l'Ordre dessiné dessus, un croissant de lune. Et puis, il est toujours en compagnie d'un gamin de dix-huit ans, Shaolan. C'est son cousin, il est sous la responsabilité de Kurogane depuis l'incident…
Miyaki se tut. Son visage s'attrista. Fye devina qu'il était arrivé quelque chose de grave à la famille de ce garçon. Il ne voulait pas le savoir, car ce n'étaient pas ses affaires.
- En tout cas, Suwa est rempli de grandes personnalités, dit le prince, voulant sortir la jeune femme de sa tristesse.
- Oui, sourit-elle. Vous verrez, Kurogane est un peu bourru, mais c'est quelqu'un de gentil.
- Bourru ? Je ne suis pas sûr que cela lui ferait plaisir s'il vous entendait.
- C'est vrai, on ne peut rien lui dire ! Mais heureusement qu'il est là, car grâce à lui, nous avons pu augmenter nos forces. C'est un très bon ninja, le meilleur de tous.
Le prince se demandait qui était vraiment ce Kurogane. Il avait désormais très envie de le rencontrer, et espérait qu'il voudrait s'allier avec lui pour combattre.
Après s'être rassasiés, Miyaki et Fye décidèrent de repartir. Ils grimpèrent sur leur cheval et partirent en direction de village.
Les dernières heures du voyage semblaient interminables pour le blond. Plus ils approchaient de Suwa, plus le cœur de Fye battait vite. Il avait l'impression qu'il voulait sortir de sa poitrine. Il avait peur, oui, peur de ne pas savoir comment réagir, quoi faire, quoi dire. Cette distance avait été trop longue et trop grande. Le prince avait changé, sa mère et sa sœur aussi, c'était certain. Cette dernière était petite quand elles ont été chassées du royaume. Se souviendrait-elle de son grand frère ? Peut-être pas. Cela lui faisait mal quelque part. Il n'avait jamais pu profiter de sa petite sœur, jouer avec elle, partager, se disputer, comme des frères et sœurs. Il aurait tellement aimé qu'elle soit présente auprès de lui. Il s'était senti tellement seul durant ses treize années de calvaire…
- Nous sommes arrivés, Votre Majesté, annonça Miyaki.
La voix de la jeune femme le sortit de ses pensées. Fye n'avait pas senti son cheval stopper sa course. Ils s'étaient arrêté sur le haut d'une colline où on pouvait le village tout entier. Suwa était un petit ville typiquement japonaise. Son atmosphère apaisante et chaleureuse calmait la peur du prince. Les maisons ne se collaient pas les une aux autres, elles laissaient un petit espace entre elles, comme si les habitants ne voulaient pas se mêler de la vie des autres personnes. Il trouvait cela très respectueux. Machinalement, Fye chercha la maison de sa mère et sa sœur. Puis il regarda Miyaki. Cette dernière l'avait observé dans sa contemplation. Elle avait deviné les questions incessantes que se posaient le prince durant tout le voyage. Elle lui lança un regard attendri.
- Ne vous posez pas autant de questions, les choses se feront naturellement. Suivez-moi, il y a un chemin de l'autre côté qui mène au Nord du village, là où se trouve la maison de votre famille.
Fye baissa les yeux et suivit la jeune femme. Il avait peur. Son cœur battait très fort. Ce n'était plus qu'une affaire de quelques minutes.
Ils prirent un petit chemin qui se situait en pleine forêt. Puisqu'il était en descente, les chevaux marchèrent au pas. Une fois arrivé en bas du chemin, le blond remarqua trois maisons assez espacées de taille moyenne et de style japonais. Derrière ces maisons, on pouvait voir une allée qui menait au centre de la ville. Mais ce qui intriguait le prince était les trois maisons qui se dressaient devant lui. Laquelle était celle de sa mère et de sa sœur ? Miyaki, sans entendre la question qu'il se posait, lui répondit.
- C'est celle-ci.
Elle montrait du doigt la maison le plus à gauche, celle qui était la plus éloignée de toutes. Il était impossible de les déranger, puisqu'elle était entourée d'arbres et d'arbustes. Fye s'approcha doucement avec son cheval. Il se retourna et remercia Miyaki.
- Mais de rien. Cela a été un plaisir. Nous nous reverrons sûrement. Bonne chance, Votre Majesté, je sais que cela va bien se passer.
Le jeune homme acquiesça. La jeune femme lui sourit avant de partir vers le centre du village.
Le prince soupira un grand coup et avança doucement vers la maison. Lorsqu'il fut assez proche, il arrêta son cheval et descendit de sa monture. Il accrocha les rênes du filet à un poteau de bois à côté de la maison. Il marcha jusqu'à la porte d'entrée. Bien qu'on fusse en pleine après-midi, il n'y avait personne dehors, et les fenêtres étaient fermées malgré le beau temps. Soudain, Fye se dit que sa mère et sa sœur n'étaient peut-être pas là. Mais cela reviendrait au même. Maintenant qu'il était planté devant cette porte, il ne pouvait plus reculer. Alors il se décida enfin à frapper.
Le blond retint son souffle lorsqu'il entendit des pas se dirigeant vers la porte. Il vit la porte coulisser doucement. Ces secondes furent interminables pour lui. Une fois la porte grande ouverte, il vit une silhouette féminine se former devant ses yeux. Une femme d'une quarantaine d'années, avec de longs cheveux blonds et de yeux verts émeraudes. Elle portait un kimono blanc avec des fleurs de cerisier dessinées dessus. Elle arborait un sourire accueillant sans même avoir vu son visiteur.
La Reine Erika, car c'était elle, changea complètement d'expression en remarquant la personne qui se tenait devant elle. Son visage n'était qu'étonnement, stupéfaction.
Fye avait du mal à se retenir. Il hésitait entre l'envie de pleurer, de rire, de se jeter dans les bras de sa mère, de s'enfuir et encore de rester impassible. Il ne savait comment réagir. Il tremblait de tout son corps, et il usait de toutes ses forces pour ne pas le montrer.
Ils restèrent tous les deux ainsi, à se regarder, à chercher les mots qu'il fallait dire. Ce fut Erika qui brisa le silence qui venait de s'installer entre eux.
- Fye… C'est toi, n'est-ce pas ?
Sa voix tremblait. Puis elle pensa que sa question était complètement dénuée d'intérêt. Bien sûr que c'était lui, elle le savait mieux que quiconque. Pourtant, son fils répondit, alors qu'il était complètement tendu.
- Oui, c'est moi, Mère.
Cette dernière ne résista pas bien longtemps. Elle se jeta dans les bras de son fils et le serra très fort contre elle, comme si elle avait peur qu'il s'échappe. Fye ne put que lui rendre son étreinte. Et d'un coup, sans savoir le pourquoi du comment, ils se mirent tous deux à pleurer. Treize ans… Treize ans défilèrent dans cette étreinte remplie d'amour, de peine, de manque aussi. Ils restèrent ainsi pendant plusieurs minutes, ne voulant plus se lâcher. Mais ils durent le faire à regret. Erika sécha ses larmes et posa sa main sur la joue trempée du prince, qui sourit de bonheur.
- Comme tu es beau mon fils. Je n'ai jamais perdu espoir, tu sais, jamais. Je savais qu'un jour tu viendrais ici. Entre, il faut absolument qu'on discute.
Fye suivit sa mère et pénétra dans la maison. Elle était spacieuse, sans qu'il y ait trop de meubles. Puis il entendit des pas et une voix douce et féminine parvenir de l'escalier qui se trouvait à droite de la grande pièce.
- Mère, qui est-ce ? C'est Shaolan ?
Une fois arrivée en bas des escaliers, lorsqu'elle remarqua la personne qui se trouvait dans la pièce, elle s'arrêta net. A première vue, la jeune fille de dix-huit, aux cheveux châtains clairs et aux yeux verts émeraudes qui portait un kimono de la même couleur que ses pupilles, et qui se nommait Sakura, ne reconnut pas son grand frère tout de suite. Après tout, elle n'avait que cinq ans lorsqu'ils ont été séparés. Mais cet instant fut bref, car elle courut dans les bras du blond. La même chose se passa qu'avec Erika. Lorsqu'ils se séparèrent, le jeune homme contempla sa petite sœur.
- Que tu es belle, Sakura ! Tu es une véritable jeune fille maintenant. J'aurais tellement aimé te voir grandir, t'accompagner dans ta jeunesse, et que tu sois près de moi durant tout ce temps. Vous aussi, Mère. Vous m'avez tellement manqué, si vous saviez à quel point… Mais maintenant, on pourra rattraper le temps perdu. Ca fait beaucoup, mais on le fera.
Il se mit à rire malgré lui. Il était tellement heureux. Il se sentait soulagé d'un poids, mais aussi plus fort pour affronter son horrible père.
La famille s'assit au sol, autour de la table posée au centre de la grande pièce. Aucun des trois ne savait par où commencer. Ce fut Erika qui prit la parole.
- Comment nous as-tu retrouvé ? Demanda-t-elle, curieuse.
Alors Fye raconta son calvaire durant ces treize années, sa fugue, son voyage, ses projets, sa rencontre avec Miyaki et Tsudo, et son envie, sa peur et son impatience de les revoir toutes les deux. Ces dernières se mirent à sourire.
- Maintenant tu es là, c'est tout ce compte, dit l'ancienne Reine. Et nous t'aiderons à combattre Léone. Et je suis sûre que l'Ordre se joindra à nous.
- Vous avez raison, Mère.
L'interpellée secoua sa tête et soupira. Le blond se demanda ce qu'elle avait. Remarquant sa surprise, elle rit.
- S'il te plait, ne me vouvoies pas. Je ne suis plus la Reine ! Je ne supporte plus ça, ça me rappelle de mauvais souvenirs.
- D'accord !
Ils passèrent alors tous les trois la fin de la journée et la soirée ensemble, rattrapant le temps perdu. Fye sut que sa vie prenait tout un autre sens désormais. Alors il profita de cet instant et de ses retrouvailles avec sa famille avant de passer aux choses beaucoup plus sérieuses.
Et voilà pour ce chapitre 2 !
Est-ce qu'il vous a plu ? Je mets la suite ?
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