Donc comme tous les OS de ce recueil, je l'ai écrit en une heure, pour le thème « bromance »…
Enjoy !
PS : d'après Fjudy qui a donné le thème : comme c'est un terme anglais « C'est la contraction de brother et de romance. C'est donc une amitié très forte entre deux garçons, mais sans sexe. »
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Bromance
Ils étaient comme frères, c'est ce que leurs plus proches amis leur disaient souvent. Les plus audacieux sous-entendaient une relation charnelle avec le regard un peu obscène de ceux veulent du ragot et de l'exotisme. Ceux qui n'étaient rien, de simples figurants dans leur vie à Poudlard, n'en remarquaient d'abord qu'un.
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Car Drago était le Prince des Serpentard, l'héritier Malefoy aux inégalables cheveux blonds et aux sombres prunelles d'argent. Il était le fantasme numéro un d'une bonne partie des élèves de Poudlard, filles ou garçons. Il était l'intouchable, le méprisant, celui qu'on ne peut approcher et auquel on confère donc une sorte d'aura mystique. Il était idéalisé par certains, dédaigné par d'autres, mais envié, partout.
Il ne s'était jamais autoproclamé Prince Serpent. Il avait été porté à cette place de choix, surtout dans une maison comme celle des verts et argents où la loi du plus fort était la première d'entre toutes. Charismatique, puissant et endurci par un père qui ne pardonnait rien, rendu cynique par une jeunesse empreinte de la présence encore trop proche du Lord, fier et moqueur, il avait toutes les qualités requises pour assumer cette tâche et cet honneur. Nombreux étaient ceux qui le disaient le plus Serpentard de Poudlard, à cette époque du moins.
Pourtant, il n'était pas seul ! L'erreur de certains était d'imaginer le cliché du bellâtre en apparence idolâtré mais qui n'est en fait qu'un cœur tendre déchiré par une réelle solitude. Non, Drago avait un vrai cercle d'amis qui auraient tué pour lui, ainsi que toute une cour de fidèles auxquels il ne faisait pas le moins du monde confiance. Et il y avait Blaise.
Blaise, son meilleur ami aux yeux de tous. Plus que cela encore : son frère de cœur, son autre, son indispensable. Celui qui l'épaulait à chaque coup dur (et Merlin savait qu'il y en avait !), celui qui ne l'avait jamais jugé mais qui connaissait le moindre de ses défauts, celui qui le rendait meilleur par sa chaleur et son calme serein, celui qui lui donnait l'impression d'exister enfin.
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Celui qui, maintenant, n'était plus là.
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Voilà, je sais pas trop quoi en penser, donnez-moi votre avis. (:
