Hello guys! I'm back!
Disclaimer: Peu importe le nombre de trucs inutiles (mais mignons) en rapport avec Blue Exorcist que j'achèterai à la Japan Expo, ce manga ne m'appartiendra jamais!
Note de l'auteur: De retour après presque trois mois, me voici avec un nouveau chapitre, un bac passé, et des rêves plein la tête (et une envie terrible de dormir, ce qui explique pourquoi je manque d'originalité!). Je vous remercie pour vos reviews, et merci aussi à ceux qui ont mis ma fanfic dans leurs favoris ou leurs alertes. J'avoue avoir pris énormément de retard, et je m'en excuse! Mais maintenant, le bac, c'est fini, et l'année prochaine, je n'aurai pas de vie, donc il faut que je carbure à fond! Donc voici ce petit chapitre où l'on a quelques révélations (insuffisantes pour notre pauvre Rin!) Enjoy!
Réponses aux reviews anonymes:
akiza666: Merci pour cette review enthousiaste, elle m'a fait plaisir! Je dois avouer que la suite n'est pas arrivée rapidement, désolée!
Lumine: Merci! Je dois dire que remanier l'histoire est à la fois passionnant et un peu déroutant, parce qu'il faut faire évoluer les personnages dans des situations inédites... Ah mais j'espère bien y arriver! ... Tu m'as eue, je voulais faire du Shima x Rin à la base, mais j'ai tourné ça en une amitié proche (du moins je vais essayer)... Donc je tente Izumo x Rin, parce que ce couple est amusant! Merci encore, j'ai fait beaucoup attendre, mais voilà la suite!
Chapitre 3:
Quand Yukio ouvrit la porte le lendemain matin, il put voir deux garçons allongés sur le sol. Rin, les jambes et les bras écartés, de la bave sur le menton, ronflait bruyamment, et Shima était recroquevillé sur lui-même, en position fœtale, la tête près du torse de son frère. Apparemment, il devait faire un rêve particulièrement agréable, parce qu'il avait les joues roses et souriait bêtement ; il bavait presque plus que Rin et Yukio n'osait même pas imaginer l'état de son pyjama.
Comme s'il s'était rendu compte que quelqu'un l'observait, Rin commença à s'agiter dans son sommeil. Au bout de quelques longues minutes, il ouvrit les yeux.
—Bonjour nii-san, dit Yukio avec un petit sourire. Tu dois partir travailler, je crois.
—'Jour Yuki-MERDE !
—Oui, moi aussi je t'aime, nii-san. Tu devrais peut-être te dépêcher, sinon je crois que tu vas te faire virer…
—Je sais je sais ! cria Rin, s'habillant à la hâte.
Yukio vit son frère disparaître en courant. Quelques secondes plus tard, on entendit la porte de monastère claquer violemment. Ce fut suffisant pour réveiller Shima.
—Gné ?
—Quelle éloquence, dès le matin, observa Yukio.
—O-Okumura-sensei ! Je suis prêt, je suis prêt ! J'arrive !
—Ne t'en fais pas, les autres ne sont pas encore réveillés.
—Mais alors pourquoi ?
—Je suis venu pour Rin. Si tu ne veux pas te lever, soit.
Shima secoua la tête et quitta la chaleur de son futon. Il n'avait plus vraiment envie de retourner dormir, surtout si le pauvre Rin avait dû aller travailler.
Il se rappela soudainement de ce qu'il voulait demander à son professeur, en le voyant quitter la chambre.
—Euh, Okumura-sensei…
—Oui ? répondit Yukio, attendant Shima.
—Je me demandais… Est-ce que les humains peuvent être sensibles à l'eau bénite ?
—À l'eau bénite ? Yukio s'arrêta, suspicieux. Qu'as-tu vu, Shima ?
—Moi ? Euh rien, rien du tout, assura Renzou.
—Si tu parles de Rin, sache qu'il a une allergie à l'eau bénite. Ne me regarde pas comme ça, c'est la vérité.
Yukio sortit de la chambre précipitamment, laissant Renzou sans voix. Il sentait qu'on leur cachait quelque chose, autant à Rin qu'à eux, les apprentis exorcistes.
Quand tout le monde fut debout, Yukio, Shura et le père Fujimoto leur expliquèrent la situation. Ils devraient s'occuper de quelques démons, pour faire diminuer leur nombre. La mission semblait facile, tant qu'aucun démon de rang supérieur n'était présent. La journée allait être longue…
Le premier endroit où ils s'étaient arrêtés se trouvait être un bâtiment désaffecté où des Hobgobelins avaient élu domicile. Ils en vinrent à bout rapidement, malgré quelques blessures, sans grande gravité. La petite pause bien méritée qu'ils firent peu après leur permit de récupérer quelques forces.
Puis ils durent s'attaquer à des goules, sur les toits. Le combat fut plus acharné car le ciel était couvert, et les démons paraissaient être excités par quelque chose.
Konekomaru fut le premier à remarquer le démon de rang supérieur qui les fixait d'un air ennuyé. Il avait une sucette rose dans la main, mais cela ne l'empêchait pas d'avaler goulûment des takoyaki, semblait-il.
—Dites… Les gars, chuchota-t-il. Amaimon…
—Quoi ? De quoi tu parles, Koneko…
Shima fut coupé dans son élan en voyant le roi de la Terre le regarder, ses yeux inexpressifs lui promettant une mort atroce. Sous le choc, l'apprenti exorciste ne put s'empêcher de pousser un petit cri. Et de se tourner vers ses camarades.
—Heureux de vous avoir connus, dit-il en souriant, le pouce en l'air.
—Ton comportement n'a même plus de logique, commenta Shura, exaspérée.
—Que voulez-vous ? demanda Yukio, l'arme pointée sur Amaimon.
—Ah, c'est vrai ! s'exclama le démon. J'avais oublié. Je suis venu chercher mon petit frère. Astaroth a échoué, alors Père m'a demandé de venir ici.
Yukio plissa les yeux et raffermit sa prise sur le revolver, tandis qu'Amaimon restait impassible.
—Mais il n'est pas là, continua-t-il.
—De qui parle-t-il ? s'enquit Bon, la voix tremblante.
—Je ne vais même pas m'amuser avec vous, dit Amaimon, parce que vous n'êtes pas intéressants. En ce qui concerne mon petit frère…
—Retourne d'où tu viens ! l'exhorta Yukio. Il n'y a rien qui puisse t'intéresser à Assiah !
—Grossière erreur. Je veux jouer avec mon petit frère.
Shura sortit son épée, trop tard, car Amaimon avait déjà disparu. Yukio avait pris son téléphone portable et semblait appeler quelqu'un.
—Où es-tu ?… Non, réponds-moi, vite !… Surtout ne bouge pas, j'arrive !
La voix de Yukio était sèche et nerveuse, un fait qu'aucun de ses élèves n'avait déjà pu observer. Il quitta rapidement les toits, laissant les autres seuls. Heureusement, les goules avaient déjà été éliminées par Shura, qui soupira longuement.
—On devrait peut-être le suivre, non ? proposa Izumo. Je doute qu'il soit de taille face à Amaimon.
—Je doute qu'on soit de face à Amaimon, même tous réunis, précisa Shima, dont le sourire n'avait pas faibli, mais qui commençait à pleurer légèrement.
—On doit protéger Yuki-chan ! assura Shiemi, qui suivait déjà leur jeune professeur.
—Mais qui est le petit frère d'Amaimon de toute façon ? s'inquiéta Konekomaru.
—Je n'en ai pas la moindre idée, répondit Shima, même si au fond de lui, il se disait qu'il le savait.
Quand il arriva devant le monastère, Yukio crut qu'il allait s'évanouir tant il avait peur pour son frère. Rin se trouvait devant le portail, et lui faisait de grands signes de la main.
—Nii-san-
Il n'eut pas le temps d'atteindre son cher grand frère Amaimon se trouvait déjà derrière lui, un petit sourire sur les lèvres. Il posa ses mains sur les épaules de Rin, le faisant sursauter.
—Ouah ! s'écria Rin. T'es qui toi ?
—Je pensais que tu serais plus fort, otouto, mais apparemment, tu n'es qu'un faible humain. Tu vaux encore moins la peine de s'intéresser à toi que ton jumeau.
—De quoi tu parles ?
—Nii-san ! Ne l'écoute pas !
—Mais il raconte n'importe quoi, de toute façon ! rétorqua Rin. Et tu ne m'as pas répondu, ajouta-t-il en se tournant vers Amaimon. Qui es-tu ?
—Oh. Excellente question. Je suis Amaimon, roi de la Terre, un des seigneurs démoniaques.
—Ah… Ok. Attends une minute. Tu veux dire que t'es un démon ?
Amaimon scruta le jeune garçon, l'air à peine surpris. Il croqua un peu sa sucette, puis plaqua Rin contre le mur soutenant le portail, sa main griffue écorchant légèrement sa gorge.
—En plus d'être faible, tu ne connais même pas l'existence des démons ?
—Depuis quand les démons existent ? s'étonna Rin, l'air ahuri.
—Tu aimerais que je te montre à quel point j'existe, otouto ?
—Beuh. Ne m'appelle pas comme ça, j'ai pas envie d'être le frère d'un mec aussi bizarre que toi.
—Comment ? Comme si je voulais-
—Okumura-sensei ! retentit la voix de Suguro.
Yukio se tourna vers le petit groupe qui l'avait suivi en courant. Il secoua la tête, désapprouvant fortement ce geste. Ils couraient droit à leur perte, surtout si Rin apprenait la vérité. Il lança un regard vers le monastère. Il espérait voir leur père arriver, pour leur dire que tout irait bien. Mais il savait que se cacher derrière des illusions n'arrangerait rien. Il sortit son arme et visa la tête d'Amaimon.
—Ouah ! Yukio ! Depuis quand tu es armé ?
—Ne pose pas de questions, nii-san, c'est bien trop dangereux.
Yukio pouvait voir l'expression perdue de son frère aîné. Il s'en voulait d'avoir menti pendant si longtemps, mais cela ne l'empêcherait pas de le protéger.
—Okumura-sensei ! dit Shima, haletant. Vous êtes parti si vite, on a eu du mal à vous rattraper !
—C'était le but, soupira Yukio. Je pensais que tu m'aiderais sur ce coup, Shura.
—Peuh, arrête de prendre tes rêves pour des réalités, le binoclard. C'est pas demain la veille que tu pourras faire face à Amaimon.
—Je dois le protéger, insista-t-il.
—On pourrait m'expliquer la situation ? Hého ! appela Rin.
—Je peux tout te dire, otouto, assura le démon aux cheveux verts. Ils t'ont tous menti, de ton gentil père adoptif, jusqu'à tes nouveaux amis, en passant par ton frère jumeau adoré.
—Pardon ?
Il était évident qu'Amaimon pouvait ne pas dire la vérité, pourtant Rin semblait peu à peu comprendre ce qu'il se passait. Il se tourna vers son frère, l'air blessé, puis vers les autres « apprentis médecins », même si il se doutait à présent qu'ils n'avaient jamais eu l'intention d'orienter leurs études dans cette voie.
—Qu'est-ce que ça veut dire, Yukio ? grogna-t-il.
—Nii-san, je-
—N'essaie pas de changer de sujet ! cracha Rin, furieux. Tu m'as menti pendant combien de temps ? Si les démons existent, qu'est-ce que je dois découvrir de plus, maintenant ?
Yukio baissa la tête, ce qui fit redoubler la colère de Rin. Amaimon souriait. Peut-être que son petit frère n'était pas aussi inutile qu'il en avait l'air. Il le lâcha et le laissa aller vers les exorcistes.
—Alors c'est vrai, ce qu'il dit ? s'écria Rin, tremblant de rage. Tu es quoi, si tu n'es pas un futur médecin ?
—Un exorciste, répondit Yukio en relevant les yeux, l'air déterminé. Je sais que nous t'avons caché beaucoup de choses, mais c'était pour ton bien.
—Mon bien ? Te fous pas de moi, Yukio.
—Avant que tu ne t'énerves encore plus, sache que nous voulions que tu sois protégé, père et moi.
—Comme c'est touchant, siffla Rin. Pourquoi j'étais le seul à ne rien savoir ?
—Tu étais incapable de voir les démons, nii-san ! Je ne voulais pas que tu supportes ça aussi.
—Que veux-tu dire ? s'enquit l'aîné, en plissant les yeux.
—Je peux voir les démons depuis mon plus jeune âge, expliqua Yukio. Tu as été épargné. Je savais pourtant qu'un jour tu aurais à vivre cette expérience, mais je voulais te préserver ! S'il te plaît, calme-toi, nii-san.
Rin serra les poings, contrôlant à peine ses sentiments. Yukio avait peur de perdre son frère à cause de tous ces mensonges. Amaimon léchait sa sucette, l'air absorbé par la scène devant lui, tandis que les apprentis exorcistes paraissaient horrifiés par ce qui était en train de se produire sous leurs yeux. Shura leva les yeux au ciel.
—C'est pas trop tôt, commenta-t-elle.
—Désolé, désolé, dit une voix familière. J'ai eu quelques problèmes de transport…
—N'importe quoi…
Yukio vit arriver le paladin en personne. Il n'avait pas l'air armé, mais connaissant leur père, il savait qu'il avait un plan en tête. Il devait en avoir un.
—Rin.
—Le vieux schnock ? s'exclama l'intéressé, oubliant presque sa colère.
—En personne ! Écoute, Rin, je sais que tu es vraiment furieux contre nous, fit Shiro, reprenant son sérieux. Mais tu ne gagneras rien à suivre ce démon. Sache que même si je t'ai caché toute la vérité pendant autant d'années – Yukio n'a rien à voir là-dedans-
—Otou-san !
—Je disais que Yukio n'a rien à voir là-dedans, donc si tu veux en vouloir à quelqu'un, c'est moi qu'il faut viser.
—Je…
Rin ne savait plus quoi dire. Il était en colère, certes, mais il avait toujours confiance en Shiro et Yukio, même si cela pouvait paraître stupide. Il essaya de se calmer, avec plus ou moins de succès. Il laissa échapper un soupir tremblant.
—Bon. Que dois-je savoir ? réussit-il à dire.
Shiro sourit. Il aimait beaucoup quand son fils faisait preuve de sang-froid. Une sonnerie de téléphone brisa le silence serein qui venait de s'installer. Amaimon prit son portable et décrocha, sous les yeux effarés de tous les autres.
—Comment, Ani-ue ?… Oh… Je vois. Très bien, je rentre alors, dit-il en refermant son téléphone. Bon, c'était très ennuyeux, et je dois partir. À la prochaine !
Sur ces mots, il disparut, laissant la petite bande bouche bée.
—Amaimon est vraiment un cas, soupira Shiro.
—J'attends toujours, rappela Rin, dont l'agacement fit redescendre son père sur terre.
—Ah oui. Eh bien, pour tout te dire, il existe deux mondes, qui se comportent un peu comme des miroirs : Assiah, le monde des humains, où nous nous trouvons en cet instant, et la Géhenne, le monde des démons, dont le roi est Satan.
—Ouah… Et donc ? pressa Rin, assez intéressé.
—Techniquement, il ne peut y avoir de lien entre ces deux mondes cependant, les démons sont capables de venir à Assiah, en possédant des corps, végétaux, animaux, humains, morts ou vivants. Le travail des exorcistes est d'annihiler la menace qu'ils représentent.
—Vous tuez les démons même s'ils n'ont rien fait ? s'inquiéta Rin.
—Non, en principe, quand ils n'ont rien fait, ils ne sont pas répertoriés, on ne peut donc pas les tuer. Qui plus est, il y a beaucoup de démons comme les Coaltars dont la neutralisation est presque inutile, tellement ils sont inoffensifs.
—Les Coaltars ? Tu veux dire, ces choses noires qui ressemblent à des insectes ?
Le père Fujimoto se rendit alors compte que Rin avait été blessé par Amaimon, et qu'il avait subi par conséquent un traumatisme malin.
—Tu peux voir les démons, à présent, murmura-t-il.
—Merci, j'avais remarqué. Donc Yukio est un exorciste, continua Rin. Et Shura ?
—Aussi exorciste !
—Comment ils ont pu accepter qu'une alcoolo soit exorciste ? demanda Rin.
—Ferme-la, morveux, ordonna Shura.
—Et nous sommes tous apprentis exorcistes, l'informa Shiemi. Yuki-chan est notre professeur.
—Ben ça alors…Et toi, jiji ?
—Ah. Je suis juste un vieil homme…
—Arrête.
—C'est le Paladin, précisa Bon.
Rin leva les yeux vers Ryûji qui soutint son regard.
—Le Paladin ?
—C'est l'exorciste le plus fort, expliqua Konekomaru. On n'accorde ce titre qu'à un seul exorciste à la fois.
—Donc le vieux est super fort, conclut Rin. Ça ne me surprend même pas. Par contre, ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi ce démon, Ama… Bref, ce mec bizarre, voulait m'emmener à la Gé… Bé… Chez lui, quoi. D'ailleurs, c'est exactement comme l'année dernière, quand tu as eu un attaque, ajouta-t-il, suspicieux.
—En fait, père était possédé par un démon, dit Yukio calmement. Puissant, certes, mais ce n'était heureusement pas Satan, donc on a pu l'exorciser.
—Pourquoi ces démons en ont après moi ?
—Parce que-
—Malheureusement, interrompit Shiro, le fait de ne pas t'avoir préparé aux attaques de démon t'a rendu vulnérable et donc tu es une proie facile. Depuis longtemps, Satan essaie de trouver un moyen de détruire le Vatican, et s'attaquer au paladin n'est pas un mauvais plan. S'il t'emmène à la Géhenne et te tue, il sait que ni Yukio, ni moi ne pourrons le supporter. Il pourrait même faire en sorte de nous retourner contre les autres exorcistes, juste pour te sauver.
Rin hocha la tête, comprenant tout à présent. Bien sûr, il était certain que son père avait omis quelques détails, mais il était persuadé qu'il n'avait pas besoin de les savoir. Il prit sa décision.
—Je veux devenir exorciste, dit-il d'une voix assurée.
Son père, partagé entre la fierté et l'incrédulité, secoua la tête. Yukio le saisit par les épaules.
—Non, nii-san, tu ne peux pas ! pressa-t-il, l'air inquiet.
—Tu as entendu le vieux. Si je ne deviens pas plus fort, je ne serai qu'un boulet. Et en plus, maintenant que je vois les démons, je dois bien tirer profit de ça, non ?
—Bah, Rin, tu as ouvert un dictionnaire avant de venir ici ou quoi ? se moqua Shura.
—Arrête, la v-
—Je te conseille de ne pas finir ta phrase. Mais je suis tout à fait d'accord pour que le morveux devienne exorciste. Ça ne lui fera pas de mal.
Le père Fujimoto fronça les sourcils. Quant aux jeunes élèves de Yukio, ils n'osaient rien dire, même si Bon donnait l'impression de vouloir faire remarquer quelque chose à Rin.
—Tu en es sûr, Rin ? demanda Shiro.
—Ouais. Je pense que tu me dois bien ça.
—Je propose que Rin vienne en classe avec nous ! fit Shiemi en souriant.
—Euh, Shiemi-san, je crois que…
—Non, Yuki-chan ! Imagine ! Tu as l'air de t'en faire pour lui, et tu es le professeur principal de notre classe. Tu pourras toujours garder un œil sur lui, comme ça !
—Mais, même si c'est possible, intervint Ryûji, Okumura a un an de retard par rapport à nous.
—Je t'emmerde, le yakuza, grommela Rin.
—Eh, je dis ça pour ton bien ! On commence à faire des missions assez dangereuses ! Comment vas-tu faire pour suivre, si tu n'as pas les bases de l'année précédente ?
—En effet, c'est assez problématique, concéda le paladin.
Shiro regarda Shura, puis Yukio.
—Mais rien n'est impossible, ajouta-t-il, un sourire aux lèvres. Shura, Yukio, vous allez faire en sorte que Rin ait le même niveau que ses camarades à la rentrée, soit dans environ deux semaines.
—Mais otou-san, tu sais bien que c'est impossible, nii-san ne pourra… Que dis-je, personne ne pourrait travailler et assimiler autant de choses en si peu de temps !
—Rin, tu voulais prouver ta valeur à tout le monde, n'est-ce pas ? continua Shiro. Tu en as l'occasion. Tout ce que je te demande, c'est de faire autant d'efforts que tu le peux. Tu vas devoir apprendre toutes les bases pour devenir un exorciste, et passer un examen.
—Donc je vais travailler encore plus que si j'étais allé dans un lycée normal, observa Rin. Génial. Mais je relève le défi, dit-il avec un intérêt nouveau.
—Parfait ! s'exclama Shura. Pas le temps de te reposer, jeunot.
—Avec des expressions pareilles, pas besoin de s'étonner si tout le monde pense que t'es v-
Shura asséna à Rin un coup de pied dans les côtes et ricana.
—Si tu veux mourir, dis-le tout de suite, grogna-t-elle. Comme je disais, pas le temps de te reposer, tu commences maintenant.
—Quoi ? Mais j'ai faim, moi ! protesta Rin. Et puis j'ai failli me faire tuer par un seigneur démoniaque !
—Ce sera ton quotidien si tu deviens exorciste, contra Shura. Tu renonces ?
—Jamais de la vie. Je veux devenir plus fort, assura-t-il.
—Pas de problème. Yukio, tu rentres avec les autres gamins, et je m'occupe de ton frère, d'accord ?
—Bien reçu. Je reviendrai plus tard. À bientôt, nii-san.
Yukio lança un dernier regard vers son frère qui avait l'air ennuyé, puis se tourna vers ses élèves. Ils paraissaient exténués, et il comprit qu'ils ne devaient pas rester, même si la mission n'était pas tout à fait terminée. L'important, c'est qu'ils avaient réussi à garder la confiance de Rin. Qui sait ce qu'il se serait passé, si Rin avait perdu le contrôle, et que… Il préférait ne pas y penser.
Après avoir rassemblé tout ce qui leur avait été nécessaire pour passer la nuit au monastère, les jeunes exorcistes se retrouvèrent devant le bâtiment.
—Je sais que cette journée a été éprouvante pour vous, et je m'en excuse, dit Yukio en se courbant. Je pensais sincèrement qu'il n'y aurait pas de démon de rang supérieur aujourd'hui.
—Pas la peine de vous excuser, soupira Bon. Au fait, Okumura, dit-il en direction de Rin, je suis désolé pour hier, je ne voulais pas te blesser. J'espère que tu t'en sortiras avec tes études !
—En fait, il va t'admirer si tu réussis l'examen, expliqua Shima. À la prochaine !
—Oh… Oh. Ça fait ça, d'avoir des amis, murmura Rin, ému.
—On se voit à la rentrée ! s'écria Shiemi toute souriante. J'ai hâte de travailler avec toi !
—C'est le genre de formule qu'on utilise quand on se présente pour la première fois au collège, Moriyama-san, s'amusa Konekomaru. Mais moi aussi, j'ai hâte de voir quel genre de camarade de classe tu seras, Okumura-kun !
—Peuh, ces présentations sont pathétiques, fit Izumo en levant les yeux au ciel. Mais soit, je te souhaiterai la bienvenue quand tu seras admis. Jusqu'ici, travaille bien.
—Me… Merci, vous êtes de vrais potes ! dit Rin qui avait commencé à pleurer.
—Eh, ne t'autoproclame pas un de nos amis ! J'te jure, critiqua Suguro.
—Nous y allons, les informa Yukio. On se revoit très bientôt, nii-san !
Rin regarda la petite bande partir rapidement, avec le peu d'affaires qu'ils avaient.
—C'est moi, ou Yukio avait l'air d'être impatient de me torturer ? s'inquiéta-t-il.
—Qui sait, répondit le père Fujimoto.
—Au travail ! Bouge-toi, morveux, exhorta Shura. Tu n'as pas le temps de rêvasser.
—Oui m'dame.
Voina, voina! Une petite review? (... ou alors je ne la mérite pas...)
