Mot de l'auteur : Helloooo les snargaloufs ! J'espère que vous vous portez à merveille et que la célébration de la bataille de Poudlard du 2 mai 1998 hier ne vous a pas fait pleurer/frissonner/rendu dingue, comme moi haha ! Pour la peine je me suis fait HP7PART2 et durant les 7 minutes de silence (oui oui, y'a eu 7 minutes de silence !) à 7h du soir je me suis passée les musiques classiques made in HP, bref, que d'émotions mes amis, que d'émotions !

J'ai l'air d'une fille dérangée et hypersensible comme ça, mais je garde tout pour moi en temps normal, si si ! C'est l'influence Serpentard ça je crois...

Bref, le CHAPITRE 3 en ligne finalement ! J'essaierai de garder ce rythme de publication, du moment que j'ai toujours des chapitres d'avance (encore 10 pour le coup) après c'est une autre histoire, mais j'essaierai de m'appliquer pour vous (oooooh) :3 Merci d'ailleurs pour vos reviews, elles m'ont fait plaisir comme d'habitude !

Je ne vous dis rien de plus sur ce chapitre (même si je n'ai rien dit en vérité, hihi) et vous laisse le découvrir tranquillement :)

Bonne lecture !

Réponse à la review anonyme :

La mllechamalow : Contente que le premier chapitre t'ait plu Léa ! Pour les fautes d'orthographes, je le relierai et corrigerait ce qui ne va pas, merci de l'avoir fait remarquer. :)

Disclaimer : Seule l'histoire m'appartient, le reste est entièrement à J.K. Rowling.


La Nacre Dorée.

Chapitre III.

.•O'°'O•.•O'°'O•.•O'°'O•.

Après que Ginny ait été trouver Hermione dans la réserve de l'antique bibliothèque, la préfète-en-chef s'était résignée à entamer la lecture de l'étrange livre qu'elle venait tout juste de déchiffrer à cet endroit précis, de peur d'apercevoir une nouvelle fois un de ces amis venu la trouver pour une quelconque raison. Prestement, la jeune sorcière se hâta de ranger l'intégralité de ses affaires avant de quitter d'un pas empressé et décidé, la pièce dans laquelle elle avait passé une partie de son après-midi.

Gravissant les imposantes marches de pierres du château, Hermione serrait ardemment le bouquin contre sa frêle poitrine, comme si elle possédait un trésor d'une valeur inestimable, jusqu'à ce qu'elle atteignît finalement le septième étage. Se dirigeant vers un des nombreux anciens tableaux qui ornaient les pans des murs, à l'opposé de l'entrée de la salle commune des Gryffondor, elle se posta face au portrait qui dissimulait sa salle commune ainsi que celle de son homologue. Malgré s'être dépêchée pour entamer sa lecture, elle ne put s'empêcher d'admirer, comme souvent, la toile qui se dressait fièrement face à elle, quoique ce jours-ci inanimée ; une jeune et grande femme se trouvait là, d'une élégance et d'une grâce majestueuses, alors que sa beauté digne d'une des plus grandes déesses grecques aurait pu faire pâlir les plus jalouses des filles, si elle avait eu la chance d'exister en dehors de la prison dont faisait office son tableau.

« - Comptez-vous rester plantée ici à me contempler sans relâche ? »

Hermione laissa échapper un violent sursaut qui la libéra de l'exaltation dont elle faisait preuve depuis une longue minute.

« - Désolée, murmura la jeune fille.

- Ce n'est pas grave. Je commence à m'y habituer, de toute façon, rétorqua la femme d'un ton aussi blasé qu'amusé. Je vous écoute.

- Ecume romanesque, prononça-t-elle d'une voix sourde. »

D'un geste courtois, la majestueuse peinture ouvrit son bras en guise de bienvenue, arborant un sourire en coin mystérieux et avenant à l'encontre de la jeune préfète, qui pénétra rapidement dans la pièce circulaire faite majoritairement de bois et d'étoffes mordorées ponctuées de quelques touches opalines.

Dans la pièce, aucun bruit ne venait perturber le silence d'or, qui habitait les lieux un peu trop fréquemment dans les appartements des préfets, et pour cause : les deux adolescents ne s'adressaient jamais la parole, en dehors des fois où ils étaient tous deux d'une humeur si massacrante qu'ils en venaient à se cracher les pires insultes au visage, sans éprouver le moindre remord l'un envers l'autre. Un Serpentard et une Gryffondor ne s'entendraient pour aucune raison valable.

Hermione s'avança jusqu'au sofa et y jeta négligemment son sac de cours, trop lourd pour son épaule chétive, avant de se laisser tomber lourdement sur le canapé de velours, épuisée de sa journée, quoiqu'elle ne fût en rien exténuante. Sur ses genoux, reposait ce fameux livre qui l'avait tant intriguée précédemment. Pensive, la jeune fille se risqua à contempler une nouvelle fois le bouquin, hésitant à parcourir enfin les premières lignes qui noircissaient ses pages. L'inscription dorée, elle, prenait plaisir à la narguer, tandis que les lettres scintillaient joliment sur la couverture cuivrée. Alors, d'un geste incertain, elle se décida à feuilleter les écrits qui peuplaient le livre.

Si seulement elle avait su qu'il était le gardien d'une magie presque aussi destructrice que celle dont faisaient preuve beaucoup de forces du mal, elle n'aurait sans doute pas pris la peine de s'y intéresser.

Trop impatiente de connaître ce que renfermait le manuscrit, elle sauta la préface, et entama alors la première partie : « SOMNIFICUS », et se plongea dans les potions.

Elle n'avait jamais entendu parler de potions dites hypnagogiques jusqu'à ce jour, pourtant, Merlin savait qu'elle avait lu des dizaines de livres sur la matière qu'enseignait le professeur Slughorn. Sûrement n'était-elle justement pas sensée savoir ce qu'étaient ce genre de breuvages.

Plongée dans sa lecture captivante, Hermione buvait chaque mot inscrit sur les pages d'un blanc laiteux. Jamais elle n'avait été aussi happée par un texte, non sans compter que celui-ci n'aurait jamais dû se trouver à sa portée. Mais cette passion inhabituelle prit davantage d'ampleur quand elle se risqua à lire la signification d'une des potions hypnagogiques.

L'Ecclosia.

« L'Ecclosia restera sûrement une de mes inventions les plus attrayantes. Influente, cette potion aura la capacité inouïe de provoquer chez un être vivant un changement d'humeur si irrégulier qu'il en perdra la raison. Passant d'une vive impétuosité à une mélancolie sans pareil, l'individu se verra rapidement soumis aux effets secondaires de l'Ecclosia… »

« Pourquoi continuer de lire un tel savoir ? Ce n'est pas de ton genre… »

« Un attachement démesuré prendra alors place en la personne souple au-dit breuvage, qui ne lui laissera plus une seule seconde de répit… »

Mais pouvait-elle d'ores et déjà avoir un quelconque effet sur Hermione ?

« La victime ne deviendra alors qu'un simple pantin, soumis à la puissance irréelle et à le goût irrépressible de l'Ecclosia, et ne désirera plus que la saveur envoûtante de la potion… L'esprit sera alors possédé, envenimé par la pression de la potion. À la recherche de soi, rien ne pourra arrêter l'Ecclosia… Jusqu'à ce que mort s'ensuive. »

Étouffant un hoquet d'aversion, Hermione referma brusquement le manuscrit, alors que ses mains se surprirent à trembler d'une telle force que sa respiration se mit à être aussi irrégulière que les soubresauts de ses doigts blanchâtres.

Il faut que je me calme, pensa-t-elle dans l'espoir d'apaiser les spasmes qui la secouaient suite à sa lecture.

Un claquement retentit alors violemment.

Malefoy.

La jeune sorcière se sentait toujours aussi mal, et tandis que son regard croisa les iris glaciales du Serpentard, son souffle ne se régularisa pas pour autant. Comment aurait-elle pu se contrôler face à un regard aussi polaire que celui que l'adolescent lui adressait habituellement ? Une lueur de sadisme se logea au fond des prunelles de Drago Malefoy, qui, ravi d'avoir surpris la Gryffondor, prenait un malin plaisir à la voir trembler. De peur ? Il l'espérait fortement.

« - Quoi ? cracha Hermione d'un ton exécrable.

- Rien, répondit calmement son interlocuteur, après l'avoir considérée quelques secondes avec un de ses regards les plus mesquins. »

Et sans un mot de plus, Malefoy traversa la pièce circulaire avant de gravir quatre à quatre les marches de l'escalier qui le menèrent jusqu'à sa chambre. Sa porte claqua aussi fortement que lorsqu'il était entré dans la salle commune. Boum.

Puis le silence revint.

Lentement, Hermione entreprit de s'allonger sur le sofa, sans faire attention au bouquin qui s'était retrouvé à terre lorsqu'elle fût surprise par l'arrivée soudaine de son homologue dans leurs appartements. Elle ferma doucement ses paupières, entreprenant une respiration plus régulière que précédemment. Pourquoi Diable cela l'avait-il mit dans tous ses états ? Elle n'avait pourtant lu que quelques lignes de ce qu'une potion engendrait sur un être humain quelconque.

Elle n'était pas un être humain quelconque.

Je suis Hermione Granger, cria-t-elle intérieurement. Une telle chose ne devrait pas m'arriver par une simple lecture !

C'était si étrange, la manière dont le manuscrit l'avait empoignée sans qu'elle ne puisse se détacher de son emprise. Sans que sa volonté n'ait pu s'en mêler.

.•O'°'O•.•O'°'O•.•O'°'O•.

Un énième claquement de porte fit revenir Hermione à la réalité. Se relevant brusquement du canapé, la Gryffondor se tourna vivement vers les escaliers pour apercevoir Malefoy descendre rapidement les marches… mais il n'y avait personne. Sûrement avait-il dû quitter la salle commune pour se rendre au repas du soir.

Le dîner…!

Alors que son état l'avait poussé à s'assoupir un peu plus d'une heure, Hermione se souvint qu'elle avait dit à Ginny qu'elle la retrouverait dans la Grande Salle.

Pour une fois, Malefoy et ses mauvaises manières avaient servi à quelque chose.

Promptement, l'adolescente se leva du divan, la fatigue pouvant se lire sur son visage, puis remit en ordre sa chevelure caramel tout en lissant proprement les plis de sa jupe noire, et enfin quitta la pièce en se dépêchant pour ne pas faire attendre ses amis.

.•O'°'O•.•O'°'O•.•O'°'O•.

La Grande Salle était bondée et les élèves avaient déjà commencé à manger lorsque Hermione était entrée dans l'immense pièce. À la table des Gryffondor, une tignasse rousse la fit réagir, davantage lorsque le propriétaire de cette chevelure flamboyante la remarqua au seuil de l'entrée. Un sourire vint orner le visage de Ginny, auquel la jeune fille se put s'empêcher de répondre, néanmoins moins assuré que celui d'Hermione, puis elle s'avança calmement jusqu'à eux.

« - Alors, cette dissertation ? demanda la rouquine en enfournant une bouchée de pommes de terre, alors qu'Hermione s'asseyait aux côtés de Harry.

- Je l'ai presque terminée, mentit-elle ; elle l'avait totalement oubliée.

- Ca ne m'étonne pas de toi, se moqua-t-elle gentiment. Et toi Ron ? Je suppose que tu n'as encore rien fait ?

- S'il te plaît, mêle toi de ce qui te regarde, d'accord ? grogna-t-il. »

Ce fut ainsi qu'une énième dispute commença entre le frère et la soeur, qui en oublièrent presque Hermione et Harry à leurs côtés, qui, ce dernier demeurait totalement silencieux, ses iris d'un vert irréel sondant sa meilleure amie, d'un sérieux qu'elle ne connaissait que trop bien.

« - Harry ? l'appela-t-elle après s'être éclaircie la gorge.

- Quoi ? »

Sa voix, inhabituellement froide, laissa Hermione interdite. Que lui avait-elle fait pour qu'il réagisse de la sorte ?

Ginny, à l'entente de son ton cassant, adressa un impitoyable regard à l'encontre de son petit-ami, qui se calma légèrement à la vue de ses menaces silencieuses.

« - Excuse-moi, Hermione, dit-il d'un ton légèrement réticent. Mais…

- Mais ? l'incita-t-elle à poursuivre, tandis que les deux rouquins les observaient tour à tour.

- Je ne comprends pas pourquoi tu agis de la sorte, ces temps-ci, avoua-t-il en baissant la voix. Je veux surtout parler de ce matin : tu m'as ignorée alors que je criais ton prénom derrière toi !

- Oh, je… je suis désolée, Harry, dit-elle, honteuse. »

Les yeux de la jeune Gryffondor se brouillèrent imperceptiblement. Ginny, folle de rage, adressa au jeune homme un regard empli d'une sévérité extrême, alors que le cœur de l'adolescent s'était aussitôt serré à la vue de sa meilleure amie dans cet état de détresse, il lui caressa maladroitement l'épaule.

« - Je suis désolé, Hermione, mais, tu sais, on veut t'aider à traverser cette épreuve.

- Je sais, Harry, je sais, répondit-elle. Et je vous en suis très reconnaissante. Je vous promets d'essayer de faire des efforts. »

Un petit sourire vint illuminer son visage, immédiatement imité par celui de ses trois amis. Peut-être que tout irait mieux, désormais ? Peut-être qu'Hermione replongerait à nouveau dans la joie et la bonne humeur ? Peut-être qu'il n'y aurait plus aucune impasse à son acheminement jusqu'à la guérison de ses maux ?

Peut-être, peut-être, peut-être…

Peut-être que tout ne serait qu'illusion ?


Alors alors alooooooors ?

Comment avez-vous trouvé ce chapitre, les boursouflets ? La longueur était bonne ? Hermione (ou Ginny) n'était pas trop embêtante ? Comment trouvez-vous la réaction d'Hermione et celle d'Harry ? Malefoy ? Le livre ? Un passage préféré, une citation préférée ? :)

Ca fait beaucoup de questions d'un coup hihi, pardon. J'aimerai avoir votre avis sur ce qui vous a plu ou non that's it :B Sinon, l'intrigue commence à se mettre en place comme vous l'avez vu, et je peux vous assurer que le prochain chapitre sera... différent ! Mais chut ! Je ne dis rien d'autre... :B

L'auteure de cette wizard-fiction vous remercie de votre lecture et de votre attention et vous encourage à laisser une petite friandise magique à son attention :3

Et la dernière question pour ma curiosité personnelle : Si vous étiez à Poudlard, dans quelle maison seriez-vous ?

Bisous de hibouxxx !