Hey hey hey !

Voilà le chapitre 2!

Alors déjà, place aux réponses des reviews qui m'ont fait bien plaisir :

Inconnue: merci! C'est aussi un peu ce que j'essaye de faire sentir à travers son petit moment de faiblesse, que ce n'est pas juste une machine à tuer des titans mais que c'est aussi un humain (plus ou moins) normal avec des sentiments même si il ne les montre pas ^^ j'espère que la suite te plaira! (:

Helena Ackerman: hey! Merci pour tes remarques constructives! Héhé moi aussi j'ai la fâcheuse tendance à en faire voir de toutes les couleurs aux perso que j'aime :D je comprend ce que tu veux dire, l'intrigue intrigante va finir par arriver ne t'inquiètes pas, j'aime bien prendre mon temps, et surtout je suis encore en train de réfléchir à la manière donc je vais amener cette dernière! Malheureusement les vacances sont finies depuis déjà bien trop longtemps (deux semaines) et j'ai repris les cours à grands coups d'exams. C'est triste. Bref, j'espère que la suite va te plaire! :)


Les jours et les semaines avaient passés, et Livaï avait repris des forces, même si ses côtes n'étaient pas encore tout à fait consolidées et que son genou le faisait encore parfois souffrir.

Malgré les recommandations d'Edwin et du médecin, il n'en avait fait qu'à sa tête, comme d'habitude, et avait recommencé à utiliser son équipement tridimensionnel, non sans appréhension, car les souvenirs de son accident lui étaient tous revenus. Il avait aussi repris les entrainements physiques et de musculation pour retrouver l'intégralité de ses capacités physiques, qu'il avait en partie perdu lors de sa convalescence.

Le jour commençait à se lever, et la lumière qui filtrat des rideaux tirés réveilla le jeune homme d'un sommeil sans rêve. L'hiver était à présent bien installé et la neige avait recouvert le paysage. C'était dimanche, le jour de repos de tous les soldats, et le caporal comprit vite que personne n'était encore levé grâce au silence qui régnait. Il s'étira longuement, et frotta ses yeux encore endormis, hésitant entre se replonger dans ses couverture bien chaudes ou affronter le froid. Il décida alors de faire une chose qu'il n'avait pas fait depuis bien trop longtemps. Le soldat sortit de son lit en frissonnant, ne portant qu'un fin pantalon de pyjama, qu'il troqua vite contre une pantalon et un pull bien chaud, ainsi qu'une ses cuissardes et sa cape verte, et se dirigea vers les écuries. C'était décidément son endroit préféré. Il pénétra dans l'allée, se dirigeant directement et sans faire le moindre bruit vers le box de Nyx. La tête de l'équité apparu par-dessus la porte de bois, et planta son regard dans celui de son cavalier, les oreilles tournées vers ce dernier, et souffla doucement. C'était sa façon de lui dire bonjour. Livaï s'approcha et posa son front contre son chanfrein et plongea les mains dans l'épaisse crinière d'ébène.

- Tu m'as manqué grosse bête, murmura-t-il.

Il n'était pas remonté à cheval depuis son accident, et n'avait pas pu venir voir son compagnon aussi souvent qu'il l'aurait souhaité. Comme pour lui répondre, l'étalon le poussa doucement de la tête. Les lèvres du soldat s'étirèrent en un fin sourire, laissant apparaître deux petites fossettes sur la peau pâle. Nyx était désormais le seul à avoir le privilège de pouvoir voir cela. Souvent, ses subordonnés s'étaient interrogés sur le fait que leur supérieur était très attaché à sa monture. Seul deux personnes en connaissaient la raison : Erwin et Hansi. Au retour de sa première expédition hors des murs, alors qu'il venait de perdre ses deux seuls amis et n'avait plus gout à grand-chose, le jeune soldat qu'il était passait la majeure partie de son temps libre dans les écuries, pour profiter de l'effet incroyablement apaisant et réconfortant qu'avaient les chevaux sur lui. Un soir, une jument avait mis bas sous ses yeux. Même si il avait trouvé cela incroyablement répugnant, il n'avait pas pu s'empêcher de venir tenir la tête de la jument dans ses bras pour la soutenir. Plus tard, le minuscule poulain qui tenait à peine sur ses jambes démesurées pour lui, était venu mettre des coups de tête au jeune soldat qui s'était finalement endormi dans la paille. Depuis, il s'était incroyablement attaché à cette petite boule d'énergie montée sur sabots qui se mit à le suivre partout tel un petit chien. Peu à peu, le petit chien se transforma en un très gros chien dépassant le mètre quatre-vingt-dix au garrot, le plus grand cheval de la cavalerie des bataillons d'exploration. C'était la grande fierté de Livaï : à cheval, il dépassait tout le monde, même Erwin.

Il pansa énergiquement la robe d'ébène jusqu'à ce qu'elle brille. Oui, la propreté concernait également son cheval, qui était toujours impeccable. Il ne prit même pas la peine de le seller ni de le brider, et il sortit simplement du box, suivit par deux paires de sabots dont les claquements sur le sol résonnaient sans le silence matinal. Une fois dans la cour, le cavalier sauta souplement sur le dos de sa monture et ils partirent tous deux en direction des champs au petit trot. Ils contrastaient avec le paysage blanchit par la neige. Livaï serra doucement ses jambes sur les flancs puissants de l'animal, auquel il n'en fallut pas d'avantage pour se lancer dans un galop effréné et joyeux, agrémenté de quelques ruades et sauts de joie, au grand amusement de l'humain sur son dos, nullement déstabilisé et qui avait même lâché la crinière sans laquelle il avant noué les doigts pour se les réchauffer.

Le caporal passa presque toute la matinée sur le dos de Nys, à profiter du calme et de la beauté silencieuse des paysages enneigés avant de revenir au QG, où la plupart des soldats qui y étaient restés pour le week-end devaient être à présent réveillés. En rentrant dans l'écurie, il trouva Eren, occupé à faire les boxes. Ce dernier se redressa vivement après avoir remarqué la présence de son supérieur et exécuta le salut militaire.

-Caporal !

-C'est bon Eren, repos.

Le garçon repris son activité, et c'est alors que le caporal remarqua les larges cernes qui soulignaient ses yeux. Tout en s'occupent de son cheval, il observa discrètement son soldat. Il avait remarqué que son attitude envers lui avait changé ces derniers temps. Lors des entrainements, le gamin ne venait plus toutes les deux minutes pour lui poser une question stupide sur telle ou telle technique, même s'il se faisait remballe dans les règles de l'art, et Livaï devait avouer qu'il s'ennuyait un peu à présent. Le début de ce changement correspondait étrangement avec son accident. Et il ne voyait pas ce qu'il avait bien pu faire pour justifier cela. Ne trouvant pas de réponse à ses interrogations, le caporal reporta son attention sur le soldat. Celui-ci paraissait nerveux et évitait soigneusement de regarder dans sa direction.

- Eren ! Appela-t-il.

L'autre eut un sursaut en entendant sa voix, et se tourna vers lui,

- Oui caporal ?

- Qu'est-ce que tu as ?

- Pardon ? Le brun ouvrit des yeux ronds de surprise.

- Qu'est-ce que tu as ? Repris le plus âgé d'une vos lasse en articulant bien chaque syllabe comme si il avait à faire a quelqu'un de profondément stupide, tu es bizarre en ce moment, quelque chose te tracasse ? Et puis c'est quoi ces cernes, je ne veux pas d'un zombie dans mon escouade !

Eren eut un moment d'hésitation avant de lui répondre avec un sourire qui avait l'air faux aux yeux de Livaï :

- Je ne vois pas de quoi vous parlez, tout vas bien, ne vous inquiétez pas pour moi.

Livaï sut instantanément qu'il lui cachait quelque chose, quand le gamin mordillait sa lèvre inférieure de cette façon c'était soit qu'il avait fait une connerie soit qu'on lui posait une question a laquelle il ne voulait pas répondre franchement, et le caporal penchait plus pour cette deuxième option. Néanmoins il n'insista pas et quitta les écuries en lâchant un « très bien » d'une voix sèche.

Tout en retournant sans sa chambre, il se surprit à être contrarié de l'attitude d'Eren vis-à-vis de lui. Que lui avait-il donc fait ? Il n'avait remarqué aucun changement de son comportement envers les autres, alors pourquoi lui ? Il se promis de tirer ça au clair.

Dans les jours qui suivirent, Livaï mena sa petite enquête, et aboutit à la conclusion qu'il ferait un très mauvais détective. De plus, il n'était pas très doué socialement parlant, ce qui ne l'avait jamais aidé pour comprendre les relations humaines.

Livaï était donc désappointé. Doublement désappointé, car malgré toute la discrétion dont il avait fait preuve, ses observations avaient été remarqué par sa folle de collège à lunettes, qui lui avait lancé l'air de rien « le problème n'est pas le problème, le problème c'est ton attitude par rapport au problème* » après l'avoir fixé d'un air profondément dérangeant pendant plusieurs minutes, le tout à table, devant tout le monde.

C'était précisément depuis ce moment qu'il avait réalisé qu'il se souciait trop d'Eren. Son intérêt pour lui n'était pas le même que celui qu'il portait à n'importe quel soldat car, même sous ses airs blasés, il s'intéressait réellement à chaque soldat sous ses ordres. Livaï s'était lui-même surpris à mater son subordonné pendant les entrainements, et à ses dire qu'il était définitivement bien très agréable à regarder. Si il n'avait pas été en public, il se serait mis une baffe pour se remettre les idées en place, il se contenta donc d'une gifle mentale. Bref, il avait décidé que cela devait cesser, et donc il devait arrêter de penser à Eren. Si il arrêtait de penser au problème il n'y en aurait plus. C'est surement cela que l'autre tarée avait dû vouloir lui faire comprendre. Cependant un léger problème subsistait : Jäger était dans son escouade, donc directement sous ses ordres, et donc il était bien obliger de lui parler.

Cette situation commençait vraiment à le faire chier.


Voilàààààà!

Bon au risque de me répéter, n'hésitez pas à me laisser vos avis !

A bientôt pour la suite,

Luanaii.