Merci à Nanmeoh, Lunastrelle, Houbli, Fullmiya et Lys9191; pour vos reviews (très) encourageantes :)
Rating: T parce que Yuffie n'a aucun tabou.
Résumé: Qui aurait pu prédire qu'un jour Yuffie Kisaragi, qu'il souhaite assassiner plus que tout au monde, lui manquerait ? Entre mensonges et mauvais tours, il fallait bien sûr qu'elle ait raison en prime... Adorable peste.
Chapitre 2, ou comment Yuffie Kisaragi a encore raison.
Vincent se réveilla sans mal de tête, mais un parfum féminin flottait dans l'air. Il était seul dans le lit, il le sentit. Il ouvrit les yeux en priant pour ne pas tomber sur le regard moqueur de Yuffie, et fut soulagé de ne voir qu'une montagne de vêtement sur la chaise à côté du lit. Il enfila son pantalon et rejoignit Stevia dans la cuisine. Elle se levait toujours avant lui, ça faisait un mois qu'elle venait à raison de quatre à six fois par semaine, elle restait parfois quelques jours, mais il ne s'était jamais réveillé avec elle, lui qui pensait être un lève-tôt – du moins c'était ce que Yuffie disait.
Alors il la retrouvait à chaque fois dans la cuisine, avec une tasse de café dans les mains et son t-shirt sur elle. Il avait pris l'habitude de l'embrasser avant de faire quoi que ce soit d'autre.
Parfois, il se demandait pourquoi il était toujours surpris de se souvenir qu'il avait passé la nuit avec elle, et surtout, il ne pouvait s'empêcher de se questionner sur les raisons qui le poussait à toujours craindre que Yuffie soit là à son réveil. Stevia n'était pas des amantes qu'on oublie, elle était passionnée et passionnante, et sans forcément l'aimer, il aimait sa présence chez lui et dans son lit. Alors pourquoi ne lui faisait-il pas une place dans sa vie ?
S'il savait que Yuffie allait lui rendre visite – ce qui était devenu moins fréquent depuis son étrange réaction un mois plus tôt – il demandait à Stevia de partir avant qu'elle n'arrive. Et il mentait à Yuffie lorsqu'elle lui demandait s'il voyait toujours la belle brune; il ne pouvait se résoudre à lui avouer qu'elle faisait malgré lui partie de sa vie. Alors il inventait des sorties, et surtout, il se douchait et s'habillait avant que Yuffie n'arrive.
En un mois, Yuffie n'était venue que six fois, ce qui était un record. De plus, elle avait toujours prévenu avant de venir. A chaque fois elle était restée quelques heures chez lui et son flot de parole avait semblé moins puissant. Elle s'était endormie à chaque fois sur son canapé alors qu'il était occupé ailleurs, et à chaque fois il l'avait couverte pour éviter qu'elle n'ait froid.
Il ne s'expliquait pas l'amertume qu'il ressentait quand Yuffie repartait en expliquant qu'elle avait telle chose à faire. Il avait été d'autant plus touché lorsqu'il avait compris qu'elle mentait à chaque fois, elle s'inventait des excuses pour partir.
-Vincent ? l'appela la voix de Stevia.
Il sortit de ses pensées pour lever les yeux vers sa compagne.
-Ton portable a sonné quand tu dormais, l'informa-t-elle en poussant le téléphone vers lui.
Il la remercia à mi-voix et écouta sa messagerie. Il fut presque déçu d'entendre la voix de Reeves à la place de celle de Yuffie comme il s'y était attendu. Son ami l'informait d'une mission qui nécessitait sa personne dans deux jours. Il ne spécifiait rien de plus, mais la paranoïa était une spécialité de Reeves.
-J'ai trouvé de la glace dans ton congélateur, annonça Stevia avec un léger sourire. Ça m'a surpris de ta part, je ne savais pas que tu aimais ça.
-Je n'en mange pas, avoua-t-il.
-C'est bon à savoir, je vais pouvoir t'en prendre, sourit Stevia.
-Non, répondit-il fermement.
Stevia le dévisagea, surprise et il se reprit:
-C'est à Yuffie, mentit-il. Elle l'a laissée là pour quand elle prend d'assaut mon canapé et ma télé.
-Donc, si je comprends bien, Yuffie, dont tu te plains chaque jour, peut laisser de la glace dans le congélateur, son bandeau sur le porte-manteau de la salle de bain, un pyjama dans un coin de ton armoire, et moi, ta petite amie, si j'oublie une pince à cheveux, tu me fais une crise ?
Vincent se sentit soudain mal à l'aise, il n'avait jamais réalisé ça.
-Sans parler du fait que tu refuses d'officialiser quoi que ce soit, et surtout pas devant elle, ajouta Stevia en perdant un peu de son habituel calme.
-C'est comme ça, marmonna-t-il.
-Tu sais, il y a des jours si je me demande si tu avais vraiment besoin d'une « présence féminine » comme le disait si bien Yuffie. Après tout, tu te débrouillais bien avec elle. Elle pouvait venir chez toi quand elle voulait alors que moi je dois appeler avant, elle dormait là sans problème et ne se faisait pas virer le lendemain, tu acceptais qu'elle laisse des affaires à elle, et oh, j'oubliais, elle te faisait les courses. Et tous tes amis le savaient bien sûr. En fait c'est avec la mioche que tu devrais coucher, je vois pas pourquoi tu perds ton temps avec moi.
Vincent sentit la colère se mêler au malaise et prendre le dessus assez vite.
-Ne l'insulte pas, prévint-il.
-A quoi je te sers Vincent ? continua pourtant Stevia. Je comble quel manque chez toi ? C'est parce que la peste a refusé ton lit ?
-Tais-toi et sors, ordonna-t-il froidement.
Stevia se leva, désormais véritablement en colère.
-Tu vas te voiler la face longtemps ? C'est elle qui fait partie de ta vie, pas moi ! Tu as honte de moi parce que j'occupe la place que tu voudrais lui offrir !
-C'est faux, répondit-il en tentant de garder son calme le plus possible.
-Ah oui ? Et c'est quoi alors ? Qu'est-ce qu'elle a de si fantastique après tout ? Elle ressemble à une gamine, elle parle trop, elle tape sur les nerfs, et elle m'inspire juste l'envie de la baffer pour qu'elle ferme enfin sa grande gueule !
Il se leva d'un bond et poussa brutalement la jeune brune contre le mur.
-Si tu lèves la main sur elle, le monde ne sera jamais assez grand pour te cacher, menaça-t-il.
La colère devint de la tristesse sur le visage de Stevia et elle laissa couler ses larmes silencieusement.
-Tu vois ce que je disais Vincent ? T'es sensée me protéger moi, et au lieu de ça tu me menaces pour la protéger elle.
-Tu ne sais rien d'elle, répondit-il d'une voix moins lourde de menace mais presque méprisante. Tu ne sais pas ce qu'elle a vécu, ni ce qu'elle a fait.
Disant cela, Vincent songea à toutes ces fois où Yuffie avait crocheté sa serrure pour venir se jeter dans ses bras pour pleurer. Elle ne disait rien dans ces cas-là, elle s'épuisait et s'endormait dès lors qu'il la déposait sur le canapé. Et lorsqu'elle se réveillait, il s'asseyait sur la table basse et attendait qu'elle parle enfin. Souvent, elle agrippait sa main et ne la lâchait plus jusqu'à ce qu'elle lui ait expliqué sa tristesse. C'était aussi ces moments-là qui le retenaient de la tuer quand elle l'agaçait.
-Tu as raison, sourit tristement Stevia. Mais je sais ce qu'elle t'a fait Vincent.
Il l'observa sans comprendre, un peu moins énervé. Stevia leva une main vers sa joue, main qu'elle laissa retomber presque aussitôt.
-Elle a guéri ton cœur, souffla-t-elle.
Il ne répondit pas, mais il lui sembla étrangement qu'elle n'avait pas si tord. Après tout, depuis les incursions intensives de Yuffie dans sa vie, il n'avait plus eu beaucoup le temps de regretter son ancienne vie, et étrangement, il était plus léger à ce sujet désormais.
Il sentit que Stevia voulait ajouter quelque chose, mais il n'était pas sûr de vouloir l'entendre.
-Elle a fait ce que je n'ai pas su faire... Elle t'a rendu fou d'elle, et pas dans le sens où tu l'entends quand tu le dis si souvent. Tu l'aimes Vincent, tu l'aimes elle, et tu ne m'aimeras jamais moi quoi que je fasse... Et je ne peux pas vivre comme ça.
Il nia d'un signe de tête et se recula.
-Tu peux partir, indiqua-t-il d'un ton ferme. Je ne te retiendrai pas.
-Je sais, sourit Stevia amèrement. Mais tu ne la retiens pas elle non plus, tu devrais essayer un jour. Peut-être que tu comprendrais ce que j'essaye de te dire.
Il ne répondit pas, il ne la regardait même plus. Alors elle sortit de son appartement et de sa vie, aussi facilement qu'elle était arrivée, mais sans un bruit.
Vincent attrapa sa serviette au-dessus de la porte de douche et l'enroula autour de sa taille avant de sortir. Il faillit sursauter lorsqu'il vit Yuffie assise sur le rebord de la baignoire, les jambes croisées et un sourire malicieux fiché sur le visage.
-Yuffie, gronda-t-il alors qu'elle le regardait de haut en bas pour bien lui faire comprendre pourquoi elle était là.
-Je t'avais dit de mettre une alarme, rétorqua-t-elle.
-Sors, ordonna-t-il en pointant la porte du doigt.
-La vue me plaît, je crois que je vais rester encore un peu, rit-elle.
Il mit ses poings sur les hanches et la fusilla du regard. Elle soutint ses yeux rouges avec défi, puis elle se leva avec grâce.
-Dommage, j'aurai aimé te voir de dos, commenta-t-elle avant de sortir en courant pour éviter la bouteille de shampoing vide qu'il avait attrapé pour lui lancer.
Il entendit sa cible manquée lui envoyer un éclat de rire moqueur et ferma la porte de la salle de bain à double tour avant de s'habiller précautionneusement. Il ne trouva pas sa chemise et soupira. Il pouvait être sûr que Yuffie était la responsable.
Il sortit torse-nu et se dirigea vers sa chambre. Son armoire grande ouverte et vide de toute sorte de haut sembla le narguer.
Finalement, il préférait peut-être quand elle se contentait d'une visite minimum. Il ne savait pas d'où lui venait son regain de bonne humeur, mais il tuerait quiconque lui avait remonté le moral.
Il pénétra dans la cuisine sans t-shirt et, en croisant les bras, il observa Yuffie, assise sur le bar en train de manger un pot de glace. Elle leva ses yeux emplis de malice vers lui et lui tendit sa cuillère.
-Tu veux goûter ?
-Pourrais-tu avoir l'obligeance d'au moins me rendre une chemise ? éluda-t-il.
-Tu manges de la glace avant, rétorqua-t-elle en tendant sa cuillère.
Il leva les yeux au plafond et s'approcha pour engloutir la cuillère qu'elle tendait.
-Satisfaite ?
-C'est bon hein ? sourit-elle.
-Yuffie, soupira-t-il.
Elle l'ignora royalement et tendit une nouvelle cuillère vers lui. Il déclina l'offre et elle haussa les épaules pour avaler le contenu de la précieuse cuillère.
-J'ai vu Stevia hier, elle a refusé de me parler, il s'est passé quelque chose avec elle ?
Yuffie avait l'art de lancer les bombes. Cela faisait une semaine que Vincent avait forcé Stevia à quitter sa vie – sans regret – et il n'aurait jamais pensé que ce soit Yuffie qui le lui rappelle. Après tout, elle n'était pas sensée savoir qu'il avait passé un mois avec la jeune brune.
-Ça ne sert à rien d'encore me mentir Vinnie, soupira Yuffie en posant sa glace à côté d'elle. Je ne vois pas pourquoi tu t'es évertué à me mentir d'ailleurs. Je suis une grande fille et je t'ai poussé dans les bras de cette fille, j'aurai très bien pu comprendre que tu sortes avec elle.
-C'était sans avenir, répondit-il. Dans ton langage, on appelle ça une connerie.
Yuffie rit doucement.
-Je n'aurai jamais cru vivre assez longtemps pour entendre un tel mot dans ta bouche Vinnie. Tu as rompu ou c'est elle qui l'a fait ?
-Yuffie...
-Oh allez, je suis la responsable de tout ça, tu peux bien me dire comment se finit mon œuvre !
-Je n'appellerai pas ça une œuvre.
-Je ne demandai pas ces détails-là, mais si tu veux en parler, j'écoute, répliqua-t-elle, malicieuse.
Il secoua la tête, légèrement amusé, et fit le tour du bar pour s'asseoir sur l'un des tabourets. Yuffie se tourna sur le bar pour lui faire face et attendit que pour une fois ça soit lui qui parle. Mais comme il ne se décidait pas, elle reprit la parole:
-Tu devrais te couper les cheveux Vinnie. Je déteste ne pas voir ton expression de visage quand je suis plus haute que toi.
Il se promit de cacher toutes les paires de ciseaux et autres objets tranchants de l'appartement, mais ne s'abaissa pas non plus à répondre.
-Elle t'a largué ? demanda-t-elle. Si c'est le cas on peut la tuer tu sais ? Reeves devrait pouvoir cacher de la drogue chez elle pour justifier une mission contre elle. Quoi que la drogue ça serait pas assez puissant, après tout, on ne quitte pas Vinnie Valentine, alors peut-être...
Il décrocha assez vite, bien qu'amusé qu'elle veuille le venger. Il hésitait à raconter à Yuffie ce qu'il s'était passé. Une partie de lui, la bougonne, voulait qu'elle n'apprenne jamais ne serait-ce qu'un détail de ce qui s'était passé, et l'autre aurait aimé voir sa réaction, après tout elle était impliquée – malgré elle, et bien malgré lui.
-Vinnie ? Pourquoi tu n'écoutes jamais la fin de mes phrases ? s'exaspéra Yuffie.
Parce qu'elles sont trop longues, ironisa-t-il intérieurement. Il leva les yeux vers elle et vit qu'elle avait un sourire timide, un sourire qu'il n'avait jamais vu.
-J'ai pas mal pleuré ici, alors je vais pas me moquer si tu me dis qu'elle t'a jeté, tenta-t-elle.
Il lui adressa un léger sourire.
-Je ne suis pas triste Yuffie, et puis c'était une décision commune, même si nous n'avions pas les mêmes raisons.
-Donc tu sortais vraiment avec ?
Il acquiesça.
-Mais ça n'était pas sérieux... De mon côté, avoua-t-il.
Il n'aurait jamais pensé qu'un jour il confierait ce genre de choses à Yuffie.
-Oh. Tu veux dire qu'elle était amoureuse ?
-Je ne sais pas, concéda-t-il. Mais elle était jalouse.
Il ne dit rien de plus, mais il savait que sa prochaine question serait décisive. Il n'avait pas encore décidé si Stevia avait tout faux, le retour de Yuffie dans sa vie avait éludé ce genre de réflexions.
-Tu sais Vince, les hommes ne comprennent jamais qu'une femme, ça sent la présence d'une autre femme même s'ils mettent de l'encens. Je ne t'ai jamais cru quand tu m'inventais tes histoires farfelues, je savais très bien que Stevia passait du temps chez toi, c'est pour ça que je ne venais plus beaucoup. Mais je suppose que tout l'encens du monde n'a pas pu lui cacher à elle que je passais ma vie à t'emmerder.
Il sourit, amusé par son discours. Mais ce qu'il trouva moins amusant la minute d'après, c'est lorsqu'il comprit qu'elle savait très bien de qui Stevia avait été jalouse.
-Je ne t'ai pas chassée parce qu'elle était là, déclara-t-il soudain.
-Je sais, sourit-elle. Comme si tu pouvais me chasser, ajouta-t-elle. On ne me chasse pas moi.
-Alors pourquoi tu ne venais plus ?
-Parce que j'ai pensé que ça serait plus facile sans moi, souffla-t-elle, soudain moins joyeuse. Quand j'ai vu que tu me la cachais, je me suis dit que tu prenais cette histoire au sérieux, alors j'ai préféré te faciliter la vie et laisser Stevia faire sa place... Mais je crois qu'en fait tu ne lui en as pas fait. Ça explique pourquoi elle avait l'air énervée contre moi.
Vincent soupira et refusa de la regarder de nouveau, le regard vissé face à lui. Elle apparut devant lui lorsqu'elle se coucha à moitié sur le bar et lui sourit.
-La prochaine fois, il faudra l'autoriser à laisser au moins un t-shirt dans ton armoire, tu verras ça lui suffira. Elle aura l'impression de faire vraiment partie de ta vie, et elle sera contente.
-Il n'y aura pas de prochaine fois, protesta-t-il en songeant mentalement que si Yuffie lui amenait une autre Stevia, il la tuait pour de bon – et cette fois ça n'était pas une menace en l'air !
-Regarde, moi, continua-t-elle en l'ignorant, je m'invite chez toi, mais je sais que j'ai ma place, parce que tu m'as acheté de la glace. Tu aurais dû lui acheter un truc.
Il aurait voulu protester, mais décida finalement de détourner le sujet:
-En parlant de ce genre de choses, j'aimerai savoir ce que fait une bouteille de shampoing à l'abricot dans ma douche.
-Oh, c'était la fois où on a regardé des films trois soirs de suite, j'en ai eu marre de sentir l'homme alors j'ai acheté du shampoing pour moi.
-Parce que tu prenais mon shampoing ? s'exaspéra-t-il.
-Il sent vachement bon sur toi, mais sur moi, berk..!
Elle fit une grimace pour illustrer ses dires.
-L'abricot, c'est plus féminin, ajouta-t-elle. Et puis d'après Reeves, ça donne envie de me manger.
Vincent se retint de montrer son choc sur son visage.
-Reeves te dit vraiment ce genre de choses ? ne put-il s'empêcher de demander.
-Et encore, il est pas trop amoché quand il dit ça, t'imagines pas un instant à quel point il me drague comme un dingue lorsqu'il a un coup dans le nez ! Une fois il m'a embrassée d'ailleurs, et ça a fini en combat au sol, corps à corps, et j'ai gagné !
Vincent imagina la scène et visualisa très bien, Tifa avait dû être furieuse. L'image de Reeves tentant d'embrasser Yuffie le mit étrangement en rogne et il revint à Tifa en colère.
-T'as changé le sujet Vinnie, réalisa soudain Yuffie. Elle était donc jalouse de moi, mais elle n'a pas exposé d'autres raisons ?
Elle avait affirmé qu'il ne l'aimait pas et aimait Yuffie comme un fou, se remémora-t-il mentalement. Il secoua la tête, hors de question qu'il avoue ça.
-Elle a dit que je ne l'aimais pas, que je me servais d'elle, dit-il.
-Ouch, elle était en colère... Et je suppose que toi et ta délicatesse, vous n'avez pas démenti ?
-... Je ne suis pas un menteur.
Elle se racla la gorge en se redressant et il soupira.
-Elle t'avait insultée, aucun rabaissement n'aurait été suffisant pour le lui faire payer, marmonna-t-il.
-Wow, Vinnie défendant mon honneur, mon preux chevalier !
Vincent se leva pour cacher qu'il était mal à l'aise et jeta le pot de glace vide dans la poubelle avant de mettre la cuillère dans l'évier.
-Je te préfère sans haut, mais ils sont tous dans le placard à balais au cas où tu les chercherais toujours, annonça-t-elle en descendant du bar.
-Tu t'en vas ? s'étonna-t-il en entendant son ton las.
-J'ai promis à Tifa de l'aider au bar, on est jeudi, il y a affluence les jeudis. Mais ne te réjouis pas trop vite, je reviendrai, ajouta-t-elle malicieusement.
Elle se dirigea vers la porte alors qu'il hésitait. Les mots de Stevia tournaient dans sa tête: « Tu ne la retiens pas elle non plus, tu devrais essayer un jour. »
-Yuffie ?
Elle se tourna, étonnée qu'il la rappelle. Il hésita puis demanda d'une voix peu sûre :
-Tu me mens quand tu dis que tu vas voir Tifa..?
Elle sembla encore plus surprise et se rapprocha.
-Je sais que toi aussi tu m'as menti le mois dernier, quand tu passais et partais aussi vite.
-Je te promets que je vais voir Tifa, lui sourit-elle. Mais si tu veux je peux t'appeler depuis le Seventh Heaven et te passer Tifa pour te le prouver.
Il fit signe que ça n'était pas nécessaire et lui adressa un léger sourire.
-Passe une bonne soirée, lui souhaita-t-il.
Yuffie élargit plus son sourire – si c'était possible – puis sortit de son appartement après avoir souhaité une bonne soirée à Vinnie aussi.
Il ne l'avait retenue que quelques secondes, mais ça avait suffi à lui faire comprendre ce qu'il avait craint. Il était effectivement devenu fou, mais c'était d'amour pour elle. Et de ce qu'il avait saisi, elle semblait plutôt consciente de cette partie-là de lui.
Elle n'était pas sensée savoir avant lui qu'il était amoureux, encore moins lorsqu'il s'agissait d'être amoureux d'elle. Il pesta à voix haute cette fois, cette adorable peste aurait-elle toujours aussi désagréablement raison ?
Plus qu'un petit chapitre et c'est fini, je mentais pas quand je disais que c'était court !
Je pense poster une fiction un peu plus longue (et beaucoup moins réjouissante) après celle-ci, à vous de voir si ça vous intéressera :)
Les reviews sont toujours appréciées ;)
