Aë : Voilà la deuxième partie ^^ je compte la publier ici en son entier durant l'été ! Pour qui n'a pas la patience, c'est bien sûr déjà en entier sur mon site, avec images pour chaque chapitre ^^
Cette 2e partie comprend 17 chapitres.
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Chapitre 3 (Début de la deuxième partie)
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L'argent ne fait pas le bonheur.
Habituellement, il pense que c'est de la connerie.
Après tout, il est bien plus heureux depuis que l'argent n'est pas un problème. Il s'amuse. Il voyage. Il crée. Il est… Professionnellement indépendant.
Mais depuis qu'il la recherche… Le dicton le hérisse.
« Comment ça, 'ils n'ont pas de Granger à la sécurité' ?
-Eh bien… Oui… J'ai même trouvé une fille des ressources humaines qui a accepté de me laisser lire tous les fichiers employés de la sécurité, du petit sous-fifre au chef de la sécurité, et le plus proche de 'Granger', c'est un Grassley de plus de quatre-vingt ans.
-Et cette non-information a coûté…
-Un cadeau de naissance, elle était enceinte.
-Combien. Je me fous de ce qu'elle va en faire.
-J'ai envoyé la facture exacte avec ma note de frais, ça tablait dans les… 250$. »
Il ne rétorque rien, ce qui signifie que le montant lui convient.
« As-tu vérifié les départs récents ?
-Je suis remonté à six mois avant la période que vous m'aviez donnée. »
Non, l'argent ne fait pas toujours le bonheur.
Comment une… Star… Une héroïne de guerre… Pourrait-elle être si difficile à retrouver ?
Il croit souvent la croiser.
Une femme brune, un uniforme semblable au sien –même s'il sait qu'elle ne travaille plus là-bas, deux mois de surveillance 24h/24 le lui ont confirmé- … Et il croit que c'est elle.
Mais elle… Ne l'obsède pas, n'est-ce pas ? Après tout… Il continue à voir des femmes. Il a des histoires –durant rarement plus d'une nuit.
C'est… Satisfaisant.
Mais, il se l'avoue sans aucun doute, elles ne sont pas Hermione. Elle avait un… Goût particulier.
Sans mauvais jeu de mot.
Elle était… Exigeante, amusante, gourmande, et… Belle, Merlin, belle.
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Son nouveau poste vaut l'ancien. Le portail de transplanage gratuit international est proche, elle peut donc voir son père souvent.
La maison –sa maison- est jolie, pas trop petite, le parc en est proche, le travail aussi –autant y aller à pied plutôt qu'en transplanant- les commerces moldus et sorciers ne sont pas trop loin…
Son prix est plutôt raisonnable.
Surtout pour une grande ville comme Atlantic City.
Et elle aime le front de mer. A ce prix-là, elle n'aurait rien en Angleterre. Ici… Sa pension de guerre seule couvre les frais, et lui laisse de quoi… Pas vivre, mais survivre.
55 000$. 58, négociés 57, précisément.
La télé américaine est chère, bien trop à son goût pour ce qu'elle pourrait y voir –elle ne l'a pas prise. En revanche, elle a un poste et un lecteur dvd.
Elle a commencé à installer son petit jardin –défriché, des carottes, quelques salades, quelques fleurs. Elle récupère des planches pour construire des cadres de culture, et a aussi un morceau de grillage qui ferait un enclos à poules sympathique.
Mais là-dessus, elle n'est pas décidée. Pattenrond n'est pas un grand chasseur, mais peut-être qu'avec une tentation permanente sous les yeux… Peut-être que des sorts de protection permanents seraient indispensables.
Peu importe.
Mais elle n'a pas envie de frustrer Pattou.
Sa journée s'annonce simple. Elle se lève à neuf heures, petit-déjeune en commençant par un jus de pamplemousse, se douche et s'habille, puis marche un quart d'heure pour rejoindre le casino sorcier d'Atlantic City.
Lisa-May, à l'accueil, lui fait signe.
« Hermione ! Tu es en avance… De plus de deux heures !
-Non, je relève Bob, et il fait mes deux dernières heures après-demain pour que je puisse aller à mon rendez-vous chez le docteur.
-Chez Pidic…
-C'est 'Pidic-wan-misk-we'.
-Bon sang. Son contrôleur des impôts doit le détester.
-Ta blague n'était déjà pas drôle la première fois.
-Mais si, mais si. Alors, tu retournes déjà voir Pickie ? Ca ne va pas ?
-Si, si. Mes analyses étaient meilleures, mais ma tension n'était pas extraordinaire, elle préfère me surveiller de près quelques temps. »
Un client accapare Lisa-May, et Hermione rejoint les vestiaires pour enfiler son uniforme.
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Revenir aux Etats-Unis réveille ses espoirs.
En un sens, il aime l'idée de ce voyage, car s'il a de la chance, il la verra. Il a bien eu la chance de tomber sur elle, à Vegas.
La probabilité est infime, il le sait.
Mais après tout, il y est déjà retourné quatre fois depuis… Elle. Les probabilités augmentent donc bien à chaque voyage, non ? Puisqu'il a déjà fait plusieurs voyages infructueux. La proportion réussite/échecs bascule donc lentement vers une réussite…
N'est-ce pas ?
Il ajuste son costume-cravate sans conviction. Il n'aime pas ce genre de tenue, mais le Monde Magique américain aime les costumes cravates. Il s'observe, désabusé. Il a l'air d'un professeur des années 50, avec sa cravate verte, sa chemise blanche, son veston à boutons et sa petite sacoche.
Peu importe.
Il repense à Lucius et à sa manie d'avoir une grande classe, peu importe la tenue. Parfois, pour une babiole, il retient presque ses larmes. Mais il n'a pas pleuré pour Lucius.
Il repense à l'amie de Lucius, à cette danseuse qui le pleurait. Il se demande si quelqu'un le pleurerait, lui, s'il mourrait.
Il voudrait qu'Hermione le pleure, s'il mourrait.
Il ne voit personne d'autre dont il aimerait avoir le chagrin.
Dans l'ascenseur, un micro chante 'New York New York', par la voix de Sinatra, après les dernières notes de 'Singing in The Rain' –pas de doute sur le temps extérieur, ainsi. Il se surprend à chantonner.
« Start spreadin' the news
I'm leaving today
I want to be a part of it
New York, New York
These vagabond shoes
Are longing to stray
Right through the very heart of it
New York, New York
I want to wake up in a city
That doesn't sleep
And find I'm king of the hill
Top of the heap…
-Vous bossez dans la chanson ? »
La fille est jolie, et, après un coup d'œil plus appuyé, mérite plus l'appellation de femme. Elle a au moins son âge, même si son maquillage fait assez bonne illusion.
« Non, pas du tout.
-C'est dommage. Vous ne voudriez pas tenter votre chance ? J'ai un petit spectacle avec des présentations de nouveaux talents au casino sorcier. Les mardis et jeudis soirs, de 20h à 1h.
-Sur Scamander Lane ?
-Oui. Vous viendrez ?
-Peut-être.
-Merci. C'est mieux qu'un 'non'. A bientôt. »
Elle sort, et lui se dit –et sait- qu'il aurait peut-être été entreprenant s'il ne pensait pas tant à Hermione. Un type qui doit avoir au moins le double de son âge lui jette un regard incrédule. Oui, cette femme est plutôt attirante, et la plupart des célibataires normalement constitués aurait sauté sur l'occasion. Elle a suffisamment exhibé son décolleté plongeant pour que le centenaire lui jette le regard que lui réservait aux pires cornichons, lorsqu'il était professeur.
Le casino de Scamander Lane…
Pourquoi ne pas y aller, après tout ?
Après le travail, surtout.
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« Tu vas déjeuner ?
-Oui. Je voulais passer au Suzie's, mais je n'ai que 40 minutes, s'il y a du monde, je n'aurais pas même le temps d'être servie…
-Si on descend au nouveau cupcakes coffee shop en bas de la rue moldue, on peut prendre des pitas chez l'indien et le dessert au coffee shop, ils laissent y déjeuner si on achète au moins un truc chez eux.
-Moui, c'est l'occasion de le tester.
-Pas pour moi, j'y ai déjà pris… »
Hermione se fige.
Sa haute silhouette élégante et surannée sort de la petite salle de réunion luxueuse.
Il s'avance à grands pas vers elle.
L'éviter est impossible.
Il y a une vingtaine de mètres entre eux, mais le hall est loin d'être plein.
Elle tente de faire demi-tour, ou plutôt, elle y pense. Elle est en état de choc.
Lisa-May, à quelques pas d'elle, se rend compte qu'Hermione n'est plus là, et fait demi-tour.
« Hermione ! Ca va ? »
Peut-être l'a-t-il entendue, malgré la distance et le bruit ambiant, car son regard se fixe dans leur direction. Et s'illumine. Brillamment.
Elle ne peut toujours pas bouger. Lui, si. Il s'avance vers elle.
Il dit quelque chose, tout bas, qu'elle ne peut que lire sur ses lèvres.
« Tu es là. »
Puis il est devant elle, si près, comme dans cet ascenseur, ce soir-là.
Et il le répète.
« Tu es là. »
Elle retrouve enfin une partie de ses fonctions.
« Severus. »
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Note de Marayeva : Elle l'a devinée toute seule ou quelqu'un lui a soufflé la réponse ?
Chouette chapitre, cette fiction est vraiment agréable à lire. Bravo !
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Aë : Merci ^^
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Note de Sockscranberries : Haaaan mais nooooon ! Raaaah mais ce genre de cliff est juste horrible !
Pfff c'est vraiment pas bien de nous faire ça…
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Aë : Elle a les chapitres en avance, et elle se plaint ^^'
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J'ai même trouvé une fille des ressources humaines qui a accepté de me laisser lire tous les fichiers employés de la sécurité, du petit sous-fifre au chef de la sécurité, et le plus proche de 'Granger', c'est un Grassley de plus de quatre-vingt ans. Petit clin d'œil au nom ! ^^ Aë : Oui, c'est Mara qui me l'a proposé quand je lui ai dit chercher un 'Gra-' semblant anglophone ^^
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Pattenrond n'est pas un grand chasseur, mais peut-être qu'avec une tentation permanente sous les yeux… Peut-être que des sorts de protection permanents seraient indispensables. Un chat reste un chat !
Mais elle n'a pas envie de frustrer Pattou. (Ben non, le pauvre :p) Pattou ? Tu es sérieuse là ?!
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-Si, si. Mes analyses étaient meilleures, mais ma tension n'était pas extraordinaire, elle préfère me surveiller de près quelques temps. » Tiens donc elle aussi à des problèmes de tension ? Aë : Seulement en grossesse, et ça va mieux depuis ^^ Pickie préfère la surveiller ^^
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Les probabilités augmentent donc bien à chaque voyage, non ? Puisqu'il a déjà fait plusieurs voyages infructueux. La proportion réussite/échecs bascule donc lentement vers une réussite… Toujours voir le verre à moitié plein !
N'est-ce pas ? (Oh moi et les math hein…)
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-Vous bossez dans la chanson ? » This is the Voice !
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« Tu es là. » C'est un fait.
Puis il est devant elle, si près, comme dans cet ascenseur, ce soir-là.
Et il le répète.
« Tu es là. » Oui, elle est là !
