Bonsoir les amis ! Voici ce soir, et ce soir uniquement, le dernier chapitre du spécial Noël de La protectrice au Byakugan : Une bague pour Noël ! Je vous sers ce chapitre tout chaud, juste sorti du four. Il a été dur à écrire tant j'avais d'idées et je m'éparpillais mais j'ai réussi à le tenir dans les temps et je suis heureuse de vous le présenter ce soir ! Comme toujours, merci à ceux qui lisent, favoritent, suivent et commentent ces chapitres, vous êtes de précieux lecteurs.

Remerciements : Merci à toi Lunacristal ! Oui beaucoup d'émotion au chapitre deux ! Je voulais vraiment qu'on revoie un peu Itachi parce que je l'adore et que je pense que Sasuke a besoin de ses conseils à ce moment, contente que ça t'aie plu ! Et pour Hiashi, je pouvais pas m'en empêcher, je voulais qu'il devienne comme ça avec ses filles alors je l'ai fait. Désolée pour l'éloignement du caractère de Hiashi, j'ai essayé de la jouer progressivement mais j'ai un peu raté sur la fin, en tout cas j'espère quand même que tu as apprécié et que tu aimeras le chapitre 3 encore plus ! A bientôt !

Voilà chers amis, maintenant, place au chapitre !


Une bague pour Noël (Partie 3/3)

Naruto chantonnait avec joie en préparant ses affaires. C'était maintenant le matin de la veille du mariage tant attendu de Sasuke et Hinata. Il se redressa et s'étira.

- Et voilà, comme ça tout est prêt pour demain ! S'exclama le shinobi blond en contemplant son ensemble avec fierté. Oh !

Il eut un nouveau sourire. Il ne lui manquait plus qu'une chose à ajouter. La plus importante : les alliances que lui avait confié Sasuke. Heureusement pour le ninja au sharingan, Naruto avait été digne de confiance et envahit pris le plus grand soin. Rangeant la bague toujours au même endroit avec beaucoup de précaution. Naruto se dirigea vers le dit tiroir et l'ouvrit avec hâte.

Dans la rue près de chez Naruto, des passants faisaient leur promenade du jour et entendirent un cri qui leur glaça le sang.

- NOOOOOOOOOOOOON ! Hurla une voix stridente.

Les alliances n'étaient plus dans leur écrin. Naruto s'agitait dans tous les sens. Comment les bagues avaient-elles pu disparaître ?!

- Elles étaient pourtant là la dernière fois que je les ai regardées ! S'exclama-t-il d'un air désespéré.

Il se mit à retourner tout son appartement sens dessus-dessous. Sous son lit, dans son armoire, dans ses tiroirs de cuisine, dans la salle de bain… Les alliances demeuraient introuvables !

- C'est une catastrophe ! Gémit Naruto en se tournant de tous les côtés.

Mais où avaient-elles bien pu aller à la fin ? Si il ne les retrouvait pas avant demain, ce serait une catastrophe, il gâcherait le mariage et Sasuke le tuerait probablement.

- Quoi ?! S'exclama Kaigo en se frappant le front de la main.

Les clients du café se tournèrent vers eux.

- Pardon, ajouta Kaigo à leur attention.

- Attends, si je comprends bien, tu as perdu les alliances ? Récapitula Sai avec beaucoup plus de calme.

- C'est vraiment une catastrophe ! Approuva Konohamaru en se cachant le visage de ses mains.

- Non ! Répliqua Naruto. Je vous dis que ce n'est pas moi qui les ai perdues ! Je les ai rangées à la même place à chaque fois, c'est qu'on me les a forcément volées!

Les trois autres face à lui semblèrent réfléchir.

- Tu penses à qui ? Demanda Konohamaru avec hésitation.

- Ça semble logique, répondit Naruto en croisant ses bras sur son torse. Au conseil du clan Hyûga et à Hiashi bien sûr.

- Tu le penses vraiment ? S'étonna Sai.

- Ça me semble hautement improbable, remarqua Kaigo.

Naruto soupira.

- Hiashi déteste Sasuke, en plus, Hinata va devenir chef du clan, ça me semble plus que logique qu'ils aient fait ça pour empêcher le mariage !

Tout le monde réfléchit à nouveau.

- Je commence à voir où tu veux en venir, approuva Sai.

- Vu comme ça, ça me semble plausible, ajouta Kaigo après réflexion.

- Mais dans ce cas là, qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Konohamaru avec agacement. Je te signale que le conseil compte dix membres si on ne compte pas Hinata ni Hiashi ! Et le mariage est demain !

- C'est pour ça que j'ai fait appel à vous trois, j'ai confiance en vous et je sais que vous allez m'aider, répondit le blond.

Sai approuva immédiatement et Konohamaru lui sourit. Kaigo sembla réfléchir un instant puis soupira.

- Tu es mon ami et tu as besoin d'aide pour sauver un mariage, comment dire non dans de telles conditions ? Fit-il en souriant.

- Super, vous me sauvez tous la vie ! S'exclama Naruto.

- Bon, quel est le plan ? Demanda Sai avec impatience.

L'Uzumaki sourit.

- C'est bien simple, commença-t-il. Nous allons fouiller les dix maisons des membres du conseil. Après cela, nous irons discuter avec Hiashi.

- Au manoir Hyûga ?! S'exclama Konohamaru, rougissant.

- Exactement, approuva Naruto. Je crois savoir que tu connais bien les lieux et j'aimerais que pendant que nous discutons de « choses et d'autres » avec Hiashi, tu ailles fouiller la maison.

Konohamaru devint livide.

- Mais je… Fit-il. Je ne connais pas du tout leur maison ! Je suis juste allé voir Hanabi s'entraîner mais c'est tout !

- Tu ne connais pas la maison, mais tu connais Hanabi ! Expliqua Naruto. Je voudrais que tu lui demandes son aide pour retrouver la bague. Elle acceptera sans doute de t'aider !

- « Sans doute » ? Répéta Konohamaru. Et si elle dit non ?

- Elle ne dira pas non, ne te dégonfle pas ! Rétorqua son grand frère.

Konohamaru soupira.

- Je sens que tout cela va très mal finir et surtout pour moi, marmonna-t-il.

- Bon, c'est le moment d'y aller maintenant ! S'exclama Naruto. Après tout, nous n'avons qu'une journée.

En début de journée, les quatre shinobi s'étaient séparés pour commencer leurs recherches dans les différentes maisons des membres du conseil Hyûga. Une tâche peu aisée car, même en dissimulant son chakra et en étant silencieux, se cacher d'un byakugan était presque impossible. Comment se faire invisible d'yeux qui voient tout ? La réponse à cette question était bien simple : attendre que ces yeux ne soient plus là et quittent leur domicile. Nous avons dit « simple » pas « ingénieux »… C'est alors que les quatre se séparèrent et passèrent toute la journée à attendre devant les différents lieux de résidence des membres du conseil. Toutes ces maisons étaient situées à quelques centaines de mètres les unes des autres étant donné qu'elles formaient toutes un genre d'environnement placé par rapport à la résidence Hyûga principale : celle de Hiashi et de sa famille.

Qu'il s'agisse de Sai, Kaigo, Konohamaru ou Naruto, leurs recherches se terminèrent toutes de façon similaire :

- Impossible de trouver ces fichus bagues ! S'exclama Naruto avec colère, refermant un tiroir violemment.

- C'est toi papa ? Demanda la voix d'un enfant à l'étage d'en dessous.

Naruto gémit puis soupira.

- Bon sang, c'est de mieux en mieux aujourd'hui !

Puis, il éteignit les lumières, ouvrit la fenêtre et sauta en bas de la maison. Il courut se cacher dans un buisson dans lequel l'attendaient Kaigo, Sai et Konohamaru.

- Alors ? Chuchota le plus jeune d'entre eux.

- Toujours rien, pesta Naruto.

- Peut-être qu'ils n'ont rien volé ? Suggéra Kaigo. Et que tu les as juste per…

- Kaigo, le réprimanda Naruto. Kaigo, mon vieil ami, ne me trahis pas, pas toi !

- Je te soutiens toujours, et désolé de le dire comme ça Naruto mais… Commença Kaigo. Je crois que c'est la seule explication possible !

- Et moi je crois que Kaigo a raison, approuva Konohamaru. En plus, il commence à faire noir et on a fouillé toutes les maisons, vois les choses en face !

- Non ! Le coupa Naruto avec un nouveau sourire. Pas toutes !

Konohamaru soupira.

- C'est la pire idée que tu aies jamais eu, soupira-t-il.

- Naruto a raison, il faut tout faire pour retrouver les alliances et empêcher le conseil de saboter le mariage de Hinata et Sasuke, intervint Sai avec son habituelle détermination.

- Super ! Approuva Naruto. Nous allons marcher jusqu'à la maison de Hiashi, et une fois suffisamment proches, Konohamaru, tu vas te rendre à la fenêtre de Hanabi pour lui exposer la situation. Sai, Kaigo et moi nous allons occuper Hiashi en l'interrogeant pendant que vous fouillerez le bureau et la chambre du vieux. Allez, en route !

Konohamaru se mit à le suivre alors qu'il se dirigeait vers la maison principale, soupirant, les bras tombant. Sai aussi prit le mouvement en marche et Kaigo le suivit avec incompréhension.

- Dis-moi, Sai, commença le ninja médecin aux cheveux argentés.

- Je t'écoute, répondit-il joyeusement.

- Je ne comprends pas, pourquoi est-ce que tu suis Naruto sans poser de question ? Fit Kaigo avec agacement. On sait pourtant très bien que tu ne penses pas vraiment que les alliances ont été volées, je me trompe ?

- Eh bien… Commença Sai alors que devant eux, Naruto ébouriffait les cheveux de celui qu'il considérait comme son petit frère. En réalité, si j'y crois. Mon ami y croit alors moi aussi, c'est comme ça que ça marche.

Son sourire était si honnête et pur que Kaigo se surprit à ne plus pouvoir lui répondre.

- Et puis, il faut sauver ce mariage, l'amour en vaut toujours la peine, ajouta Sai. Je ferai pareil si c'était ton mariage et celui de Sakura.

Kaigo entrouvrit la bouche et s'arrêta d'avancer alors que Sai rejoignait Naruto.

- Notre mariage ? Murmura Kaigo en les regardant partir, s'imaginant le visage de sa muse à la chevelure rose et aux grands yeux verts.

Il se rendit compte qu'ils étaient maintenant loin et qu'ils approchaient du perron alors que Konohamaru faisait le tour de la maison.

- Hé attendez-moi ! S'exclama-t-il en courant plus vite pour les rejoindre.

C'était une journée qui avait été relativement calme au magasin. Calme, mais pas ennuyeuse. Tenten avait fini de mettre au point une nouvelle bombe à kunai dernier cri et elle avait eu la visite de plusieurs clients intéressants. C'était toujours un plaisir pour elle de conseiller des experts ou des amateurs passionnés. Elle sortit de son arrière boutique pour déposer ses nouvelle création en rayon. Une, et deux, et la troisième. Voilà qui était parfait. Et dire qu'elle voulait agrandir sa boutique qui grandissait en popularité. Comment le pourrait-elle alors que sa boutique de taille moyenne était déjà difficile à gérer seule ? Elle passa derrière le comptoir et s'affala sur sa chaise.

- Enfin, soupira-t-elle.

Ses cheveux étaient un peu décoiffés et son teint livide. Maintenant que le magasin allait fermer, elle pouvait enfin se détendre un peu. Tout était en ordre, et son magasin était prêt à recevoir de nouveaux clients, mais pas le lendemain. C'était exclu étant donné qu'elle se rendait au mariage d'une de ses meilleures amies, il était hors de question qu'elle n'y soit pas présente.

« D'ailleurs, je vais m'y rendre seule », pensa-t-elle. « Mais ça ne fait rien, de toute façon je n'aurais jamais réussi à demander à Kyôki ».

Puis, elle ferma les yeux et respira plus profondément. Après tout, pourquoi ne pas s'octroyer une petite sieste ? L'heure de fermeture du magasin avait été atteinte et désormais, elle n'avait besoin que d'une chose : se reposer. Alors que tout tournait dans sa tête, le magasin, Hinata en robe blanche, ses nouvelles créations, elle-même en train de dormir, tout se transforma petit à petit en volutes de couleur et elles se mirent à danser en cercles.

La porte d'entrée tinta. Tenten qui était presque endormie sur sa chaise ne l'entendit pas. Le client en retard n'était autre que ce bon Kyôki, toujours en vadrouille. Il entra avec un grand sourire et chercha Tenten du regard un instant avant de la trouver endormie sur sa chaise. L'expert en armes sourit avant de réaliser que cette chaise n'était certainement pas un endroit confortable où dormir. Il ajusta son katana à sa taille, enleva son capuchon et s'approcha de la vendeuse aux chignons bruns pour secouer délicatement son épaule.

- Tenten, réveille-toi, murmura-t-il.

La brune entrouvrit les yeux et cligna.

- Kyôki ? Fit-elle avec étonnement, la gorge enrouée. Qu'est-ce que tu fais ici ?

- Comme toujours j'arrive en retard, pardonne-moi, déclara le ninja avec politesse.

- Je vois, murmura-t-elle en s'éclaircissant la gorge, les joues rouges.

Le ninja aux cheveux bruns et aux yeux jaunes se tenait très près de son visage et quand il consentit finalement à reculer un peu, Tenten put à nouveau respirer normalement.

- Je me suis permis de te réveiller, tu t'étais endormie, expliqua-t-il.

- Je sais, soupira Tenten, exaspérée.

Pour une fois qu'elle s'endormait sans difficulté, il avait fallu que Monsieur Toujours-En-Retard la réveille. Elle soupira.

- Oh non, je suis désolée ! S'exclama-t-il, gêné. Je pensais que tu n'avais pas fait exprès, ça abîme le dos de dormir ainsi !

Ses yeux dorés et préoccupés fixaient Tenten avec beaucoup d'attention. Elle ne put y résister.

- C'est bon, je ne t'en veux pas ! Fit-elle.

- Et je suis bien heureux de le savoir ! Approuva Kyôki avec soulagement.

La jeune femme frotta ses yeux.

- Puis-je te demander pourquoi tu n'es pas rentrée chez toi immédiatement pour dormir ? S'enquit finalement le ninja au katana.

- Parce que, bailla-t-elle, je suis épuisée et j'ai pensé me reposer un peu avant de sortir dans le froid hivernal de Konoha.

- Oh, je vois ! Approuva-t-il. J'espère que tu me pardonnes, je n'ai pas réfléchi !

Il semblait vraiment gêné et passa la main qu'il avait posée sur le manche de son katana derrière sa tête.

- Ça ne fait rien, fit finalement Tenten avec indulgence. De toute évidence tu n'as pas fait ça pour m'embêter.

- Ça non Tenten, je t'en fais le serment, promit-il

- Cependant, on ne peut pas dire que tu fasses ton possible pour ne pas me déranger quand tu viens systématiquement à ma boutique après la fermeture, remarqua-t-elle en soupirant.

Le jeune homme eut un rire nerveux et lissa ses cheveux bruns. Tenten rit elle aussi, observant ses grands yeux dorés. Elle se leva pour lui faire face.

- En fait, tenta d'expliquer Kyôki. Je suis toujours sur les routes, entre deux villages et j'aime bien venir à Konoha mais…

Tenten le regardait avec attention.

- Mais je ne devrais pas y venir pour mon travail, finit-il.

- Comment ça ? S'enquit la brune, incertaine.

- Tu sais, je travaille pour une riche famille de Kumo. Une famille de forgerons. Le chef de la famille, mon ancien maître, m'a appris tout ce que je sais et aujourd'hui, je travaille à son compte en sillonnant les différents villages shinobi afin de partager avec lui les meilleures techniques. Je suis très bien payé pour cela, d'ailleurs.

- Je vois, murmura Tenten, un peu déçue.

Elle l'imaginait plus du genre à avoir de grands rêves, à vouloir construire quelque chose de grand et pas à n'être qu'un simple employé n'ayant aucun intérêt pour l'ouvrage des armes.

- Si les armes de Konoha sont sans intérêt pour ton maître, que viens-tu faire ici, à me déranger toutes les semaines ? Demanda-t-elle avec agacement.

La belle brune se détourna de lui pour vérifier le compte de sa caisse, prétendant s'affairer.

- C'est un peu délicat, commença-t-il.

- Je t'en prie, raconte-moi cette histoire, à cause de ton intrusion, j'ai tout le temps qu'il faut à t'accorder, ajouta Tenten avec autant d'agacement et d'ironie.

- Eh bien, commença Kyôki en la regardant avec retenue.

Il plaça à nouveau sa main sur la garde de son katana tout neuf.

- Pour être tout à fait franc avec toi, la première fois que je suis venu à Konoha, c'était par pure curiosité, dit-il. J'avais entendu parler d'une nouvelle boutique et fabrique d'armes au Village caché de la Feuille, tenu par une jeune fille de talent. Mon maître refusait de m'octroyer du temps pour que je puisse m'y rendre et j'ai donc… Beaucoup hésité, je crois que ce sont les mots !

Il sourit.

- Mais finalement, je me suis rendu jusqu'à ta boutique et… En y entrant, j'ai découvert que j'avais pris la meilleure décision de ma vie en me rendant à Konoha ce jour-là, ajouta-t-il.

Tenten ferma sa caisse et cessa de prétendre d'être affairée.

- Je suis entré et… Tu étais là, près d'une étagère, tu conseillais un client, alors tu as levé les yeux vers moi d'un air mi-exaspéré, mi-enjoué - ai-je mentionné que j'avais laissé la porte ouverte près de deux minutes avant d'entrer.

- Je m'en souviens, approuva Tenten en souriant.

- Quoi qu'il en soit, reprit Kyôki, tu étais là, professionnelle et déterminée. Mon regard s'est attardé sur les merveilles accrochées à tes murs, posées sur tes étagères et là, j'ai su que j'étais au bon endroit.

- Merci, répondit sincèrement Tenten en courbant la tête.

- Je t'en prie, Tenten, ne me remercie pas, ce n'est que la stricte vérité, fit-il. De plus, tes explications m'ont été si bénéfiques que mon niveau dans la création d'armes a vraiment augmenté !

La brune aux chignons lui sourit. Elle avait du mal à le croire.

- Tu es talentueuse, je te le promets ! Il y a comme un rêve en moi qui a resurgit depuis que je viens ici, confia-t-il. Et pour te dire la vérité, je sais que c'est grâce à toi, tu m'inspires beaucoup.

- Je ne sais pas quoi dire… Et c'est bien la première fois, constata l'experte.

D'un geste souple, Kyôki sortit son katana de sa ceinture et le posa sur le comptoir. C'était le katana au manche rouge qu'il avait acheté la semaine précédente à Tenten.

- C'est l'épée la plus particulière et la plus incroyable qu'il m'ait été donné de manier. Maintenant qu'elle est à moi, jamais je ne m'en sépare, expliqua-t-il en posant ses yeux dorés sur l'experte. Tu es incroyablement talentueuse Tenten.

Elle courba à nouveau la tête, ses joues rougissant incroyablement sous le coup de l'étonnement. « Ça alors » pensa-t-elle.

- Et la raison pour laquelle je viens t'embêter toutes les semaines après la fermeture, c'est que je ne devrais pas passer à Konoha, je n'en ai pas le temps mais… La vérité c'est que j'ai besoin de venir ici toutes les semaines parce que quand je viens ici, c'es comme si je vivais un peu de mon rêve avec toi et que je n'étais plus le simple ninja itinérant travaillant pour le compte d'un énième riche gentilhomme.

Kyôki soupira puis un sourire vint éclairer son visage. Il daigna enfin regarder Tenten dans les yeux suite à ses révélations. La jeune fille ne trouva rien à dire pendant quelques instants. Que répondre à cela ? Son coeur battait fort dans sa poitrine. Son rêve ? Avec elle ? Elle respira et se calma un peu.

- Quel… Quel est ton rêve, Kyôki ? Demanda-t-elle.

- Mon rêve ? Reprit-il. Eh bien… C'est peut-être simplet dit comme cela mais j'aimerais ne plus avoir à courir le monde, je voudrais juste me concentrer sur l'essentiel et devenir un grand forgeron, ingénieur d'armes, possédant ma propre boutique.

Tenten ne répondit rien, de nombreuses images se bousculant dans sa tête.

- Et chaque fois que je viens ici, que nous parlons ensemble, que tu me montres tes techniques, j'ai l'impression d'entrer dans ce rêve comme s'il était réel, ajouta-t-il. Et c'est terriblement agréable. Ainsi, chaque fois que je m'en vais, je me sens vide et déçu.

La jeune fille comprenait son mal être. Une idée lui vint en tête et suite aux paroles de Kyôki, une nouvelle force naquit en elle. Elle savait ce qu'elle devait faire désormais. « Je ne ferai plus la même erreur qu'avec Neji » se dit-elle avec détermination.

- Dans ce cas… Reprit la jeune fille sous le regard étonné du ninja. Je pense qu'il n'y a qu'un seul moyen pour toi de te faire pardonner.

Ce drôle de changement de sujet le fit rire.

- Tout ce que tu voudras, promit-il.

- Parfait, demain, je suis attendue au mariage de ma meilleure amie, déclara-t-elle. J'aimerais que tu m'y accompagnes. Penses-tu pouvoir faire ça ?

Kyôki eut l'air étonné.

- C'est vraiment tout ce que tu attends de moi ? S'enquit-il.

- Oui. Si c'est dans tes cordes bien sûr, ajouta Tenten avec sarcasme.

- Bien sûr, je serai honoré de m'y rendre avec toi, approuva-t-il.

- Voilà qui est réglé !

« J'en reviens toujours pas que tu aies réussi à faire ça, ma vieille ».

- Connaitrais-tu une bonne auberge près d'ici ? Demanda Kyôki.

- Une auberge ?

- Oui, si je suis censé rester jusqu'à demain, il me faut un endroit où dormir. Mettre en danger mon travail pour toi, d'accord, mais dormir dehors un vingt-quatre décembre à Konoha, ça jamais ! S'exclama-t-il avec entrain.

- Ne t'en fais pas trop pour ton travail, reprit Tenten, je sais déjà comment tout arranger ! Et pour ce qui est de ton hébergement ce soir, il est hors de question que je te laisse dormir à l'auberge quand j'ai une chambre d'ami chez moi. Et puis, c'est le réveillon de Noël, tu ne vas pas le passer seul !

Kyôki sembla surpris.

- Merci, c'est très gentil de ta part.

- Mais non, ce n'est rien du tout ! Le réprimanda-t-elle.

- Je te signale juste que toi aussi tu t'apprêtais à passer le réveillon seule aussi, fit remarquer le ninja aux yeux dorés.

- Je sais mais… Quand on a quelqu'un avec qui le passer, il ne faut pas passer à côté. Allez viens, on rentre à la maison.

Kyôki la suivit jusqu'à la porte de la boutique avec un sourire apaisé et attendri alors que Tenten éteignait la lumière.

Naruto frappa à la porte de la résidence Hyûga. Il était encore flanqué de Sai et Kaigo, le premier souriant, le second en proie au doute. Dehors, la nuit était tombée mais heureusement, plusieurs chandelles brûlaient sur le perron. Alors que Naruto faisait silencieusement des signes positifs à ses amis, on ouvrit la porte. Une jeune femme au byakugan et portant un uniforme noir se présenta devant eux.

- Bonsoir, dit-elle avec étonnement en reconnaissant les trois ninjas. Que puis-je pour vous ?

- En fait, commença Naruto, nous passions dans le coin et nous avons eu envie de discuter un peu avec Maître Hyûga.

- Oh, répondit la femme. Je comprends totalement votre requête mais je doute que maître Hiashi aie le temps de s'entretenir avec vous.

- D'accord, intervint Sai. Pouvez-vous tout de même aller l'informer de notre présence ? Peut-être viendra-t-il nous saluer quand même.

- Bien sûr, patientez un instant, dit-elle en refermant la porte d'entrée sur eux.

Kaigo se retourna vers Naruto, en panique.

- Quel est le plan ? Murmura-t-il.

- On occupe Hiashi en l'interrogeant pendant que Konohamaru se charge de fouiller la maison avec Hanabi, répondit le blond.

Le médecin aux cheveux blancs ne répondit pas, trop occupé à s'inquiéter. Quelques instants plus tard, la porte s'ouvrit à nouveau et Kaigo eut une crise cardiaque lorsqu'il comprit que c'était Hiashi qui l'avait ouverte et non la jeune femme polie.

- Oh non, murmura le jeune homme en panique.

- Bonjour maître Hyûga ! S'exclama Naruto.

- Bonsoir, le corrigea Hiashi froidement.

- Ah oui, c'est vrai !

- Que me vaut le plaisir de votre visite ? Demanda-t-il, l'air impassible.

- Il serait mieux que vous nous fassiez rentrer afin de papoter un peu, lança Naruto du tac au tac avec audace.

Alors que Sai lui donnait un immense sourire et que Kaigo tremblait comme une feuille, le maître Hyûga les observa tous les trois.

- Très bien, dit-il en retournant dans sa maison, laissant les trois rentrer.

- Vraiment ? Glapit Kaigo en regardant les deux autres avancer.

Il se dépêcha de les rejoindre, fermant la porte derrière lui.

Le chef du clan s'était rendu dans le salon et avait invité ses visiteurs à s'installer sur un fauteuil face à lui.

- Allez-y, dit-il froidement.

« Dans quel pétrin est-ce que Naruto nous a mis, bon sang ! » pensa Kaigo avec affliction tant l'atmosphère de la pièce était oppressante. En même temps, Hiashi Hyûga était terriblement effrayant et il aurait pu le balayer d'un seul revers de la main bien placé. Le médecin aux cheveux blancs déglutit lorsque le regard de Hiashi se posa sur lui. Il était bien content que son beau-père à lui ne soit pas ainsi mais, au contraire, très chaleureux et accueillant. Bon sang, ce que ce chef de clan pouvait lui faire froid dans le dos. « Sakura, tu es merveilleuse et ta famille aussi », pensa-t-il en pleurant intérieurement.

- Bien, je vous écoute maintenant, déclara Hiashi en les observant.

- Nous sommes venus pour discuter un peu du mariage de votre fille, expliqua Sai, doué pour la diplomatie depuis peu.

Le regard de Hiashi sembla un peu plus intéressé.

- Qu'en est-il ?

- Nous parlions avec Sasuke et il n'était pas sûr de la couleur préférée de Hinata pour…

Naruto hésita.

- Pour le coussin sur lequel seront portées les alliances, finit-il.

Kaigo se frappa le front intérieurement. Ça ne passerait jamais ! Hiashi, lui, fronça les sourcils.

- Le… Coussin ? Demanda-t-il.

- Exactement, approuva Sai. Vous devez être l'une des personnes qui la connaissent le mieux, nous aurions besoin de votre expertise.

De son côté, Konohamaru Sarutobi escaladait l'un des murs de la résidence jusqu'à la fenêtre de la chambre de Hanabi qui était allumée. Lorsqu'il y arriva, il vit que Hanabi était allongée sur son lit en kimono. Il frappa alors au carreau. D'un angle inattendu de la pièce, une personne qu'il ne pensait pas voir ouvrit la fenêtre : Hinata Hyûga.

- Oh non ! Murmura Konohamaru.

Hanabi se leva derrière sa soeur et se précipita à la fenêtre. Mais trop tard, Hinata envoya un coup avec férocité à la silhouette qui la fit tomber au bas de la maison. Konohamaru poussa un petit cri dans sa chute.

Dans le salon, Hiashi fronça les sourcils.

- Vous avez entendu ça ? Demanda-t-il à ses invités.

- Ça quoi ? S'enquit habilement Sai.

- Si vous voulez parler de mon ventre qui gargouille, alors oui je l'ai entendu ! Fit Naruto en riant.

Kaigo soupira. C'étaient tous de grands shinobi capables des plus grands exploits mais dans le genre infiltration de bas étage, ils étaient super nuls…

De retour dans la chambre, Hanabi se saisit du bras de sa grande soeur.

- Hinata, c'est Konohamaru ! Qu'est-ce que tu fais, tu as failli le tuer ! S'exclama-t-elle.

Elle se précipita à la fenêtre pour vérifier que le jeune homme allait bien.

- Oh bon sang ! S'exclama à son tour Hinata. Pardonne-moi, je ne l'avais pas reconnu !

- C'est rien, il n'est pas mort, fit Hanabi en souriant à sa grande soeur.

- Pas encore, rectifia Konohamaru qui se relevait lentement tout en bas.

- Rien de cassé ? Demanda Hanabi.

- Non, non, la rassura Konohamaru.

- Qu'est-ce que tu viens faire ici à une heure pareille ?

Dans le fond, Hinata avait cessé de répéter « désolée » et les observait avec amusement.

- Moi je sais, chantonna-t-elle avec douceur. Tu devais lui manquer.

Konohamaru et Hanabi devinrent tous les deux rouges pivoines.

- Allez, je vous laisse, murmura-t-elle en adressant un clin d'oeil à sa jeune soeur.

- Grande soeur… Commença Hanabi en se tournant vers Hinata.

- Ne t'en fais pas, dit-elle. Pas un mot à papa, c'est promis ! Allez, à demain, Hanabi, prends soin de toi.

- Toi aussi grande soeur, prépare-toi bien ! Répondit la plus jeune des deux.

Puis Hinata quitta la pièce en fermant la porte derrière elle. Lorsqu'elle arriva en bas, elle remarqua la présence de Naruto, Sai et Kaigo avec étonnement mais se contenta de ne pas poser de question, elle était certaine que cela avait à voir avec son mariage.

Konohamaru qui s'était remis de ses émotions remonta au mur jusqu'à la fenêtre de la plus jeune des Hyûga.

- Je peux entrer ? Demanda-t-il poliment à Hanabi.

Elle approcha son visage du sien, les joues rouges, intimidante.

- Qu'est-ce que tu fais ici, Sarutobi ?

- Laisse-moi entrer, je vais tout expliquer, c'est vraiment une question de vie ou de mort !

- Ok, allez rentre.

Elle retourna au centre de sa chambre et observa Konohamaru y entrer. Il essuya son front.

- Je t'écoute, qu'est-ce que tu viens faire ici alors ? Insista Hanabi.

- Je suis venu te demander de l'aide.

- De l'aide ?

- Oui, ce que je vais te dire sera difficile à entendre mais… C'est pourtant la vérité, déclara-t-il gravement, ajustant son écharpe bleue.

Il inspira.

- Je sais de source sûre que le conseil du clan Hyûga a volé les alliances du mariage de ta soeur.

Hanabi, prise de panique, couvrit sa bouche de ses mains. Puis, elle recouvra un air incertain.

- Comment tu peux savoir ça ?

- Je te l'ai dit, une source très fiable, assura le brun. Crois-moi, Hanabi.

- Ne crois pas que tu peux m'infantiliser parce que je suis un peu plus jeune que toi, je veux tout savoir de cette histoire, insista-t-elle.

- Désolé, fit Konohamaru avec empressement, mais aujourd'hui tu dois me croire sur parole !

La jeune fille aux longs cheveux marron réfléchit puis s'avança vers lui d'un pas décidé, levant la tête pour le regarder dans les yeux. Elle avait un air terriblement intimidant qui fit frémir Konohamaru. Ses deux grands byakugan le fixaient.

- Je t'écoute, mais parle vite.

- D'après mes sources, c'est ton père qui a volé les anneaux, dit-il. Et j'ai besoin de toi pour fouiller son bureau.

- Mon père ? Demanda-t-elle, ahurie.

- Oui, Hanabi, c'est le cas, lui annonça Konohamaru, désolé.

- Je n'en reviens pas, murmura-t-elle en s'éloignant du jeune Sarutobi.

Elle se retourna vers lui.

- Je te crois, déclara-t-elle. Mais s'il l'a fait, c'est que les autres membres l'ont décidé contre son gré, il aime bien Sasuke et il ferait tout pour le bonheur de Hinata. Alors on va tous les deux fouiller son bureau et sa chambre pendant que tes amis font diversion.

- Merci Hanabi, la remercia Konohamaru en lui adressant un immense sourire.

Elle rougit.

- Ne vas pas croire que je fais ça pour toi, je ferais n'importe quoi pour ma famille, lança-t-elle avec agacement.

Dans le salon, Hiashi et ses trois invités discutaient encore.

- Et sinon, maître Hyûga, commença Naruto. Vous en pensez quoi des alliances de Sasuke et Hinata ?

- Rien de spécial, répondit Hiashi sans émotion. A dire vrai, je ne les ai jamais vues.

Kaigo jeta un regard à Naruto et Sai.

- Jamais vues ? Insista le ninja blond.

- C'est exact, affirma le Hyûga.

- Vous en êtes bien sûr ?

- Puisque je te le dis, Uzumaki, répliqua Hiashi avec agacement.

- Oh je vois…

« Bon menteur », pensa Naruto. L'homme au byakugan souffla.

- Maintenant, j'ai moi aussi une question pour vous, les garçons.

- Une question ? Bafouilla Kaigo.

- Vous avez tous un problème de surdité on dirait, remarqua le plus vieux. C'est une question à laquelle vous allez sans doute pouvoir répondre.

- Je vous écoute, approuva Naruto.

- Pourrais-tu m'expliquer pourquoi le jeune Sarutobi est en train de retourner ma chambre avec Hanabi ?

Le sang de Kaigo se glaça et il gémit. Même Sai et Naruto perdirent leur sourire.

- Vous pensez donc que mon byakugan n'est pas capable de voir à travers un étage ? Fit Hiashi avec consternation. Vous me sous-estimez grandement…

- La raison est assez simple mais je ne peux vous la donner, dit Naruto.

Hiashi se leva et activa son byakugan, des veines se créant autour de ses yeux.

- Ça ne fait rien, je vais aller demander au petit Sarutobi moi-même.

- Non ! S'exclama Kaigo.

Le médecin aux cheveux blancs et aux yeux bleus se leva avec inquiétude. Il était hors de question que l'on blesse ses amis. « Un peu de courage », pensa-t-il.

- Voilà quelqu'un d'intelligent, qu'à tu à me dire, Isha ? Demanda Hiashi.

- Ils cherchent les alliances que vous avez volées.

Hiashi fronça les sourcils, un éclair de compréhension passant sur son visage. Naruto hésita un instant. Après tout, c'était une bonne idée que Kaigo dise la vérité, comme ça, ils allaient pouvoir observer la réaction de Hiashi.

- Si je puis me permettre, commença Hiashi, pourquoi pensez-vous que je suis l'instigateur de tout cela ?

- On a volé les alliances que Naruto gardait, expliqua Kaigo. Tout indique que ce n'est que le conseil ou vous, Hinata est l'héritière des Hyûga, vous détestez Sasuke, tout se recoupe. Et puisque les bagues n'étaient dans aucune des maisons des membres du conseil, ça ne peut être que vous.

Hiashi faillit sourire puis reprit un air froid. « Ça y est, on le tient ! », pensa Naruto avec délectation.

- Je vois qu'il est facile de te faire parler, remarqua Hiashi en regardant le ninja à lunettes. Cependant, sachez que je n'ai pas ces alliances.

- C'est exactement ce que je… Attendez vous quoi ? Demanda Naruto déçu. Mais… Dans ce cas là, qui les a ?!

- Je n'en ai pas la moindre idée, Naruto Uzumaki, répondit Hiashi, c'était la tâche qui t'incombait que de veiller sur elles.

Le blond soupira.

- Maintenant, reprit le chef, si vous n'avez plus de question, j'aimerais que vous partiez avant que l'envie ne me prenne d'aller parler à mes collègues du conseil de ces intrusions chez eux.

Ils acquiescèrent puis se levèrent.

- Oh, et reprenez Sarutobi avec vous, afin de lui épargner des recherches inutiles.

Kaigo monta à l'étage afin de retrouver Konohamaru alors que Hiashi se tournait vers Naruto.

- Je vais racheter des alliances, déclara-t-il.

- C'est hors de question ! S'exclama Naruto. C'est de ma faute.

- Cependant, c'est du mariage de ma fille qu'il s'agit et contrairement à ce que vous semblez tous penser, je ne déteste pas Sasuke, même si c'est un Uchiha, ajouta Hiashi. Avec lui, elle est heureuse et c'est tout ce que je dois vouloir pour elle.

Naruto le regarda avec détermination.

- Pas la peine d'en racheter, maître Hyûga, je vais réparer mon manque de vigilance !

- J'ai hâte de voir ça…

- C'est donc ça ton idée de génie pour « réparer ton manque de vigilance », remarqua Sai, les sourcils froncés.

- On ne sait pas où sont passées les autres alors, à nous de jouer pour qu'ils aient quand même des alliances ! S'exclama Naruto avec joie.

- Il est carrément nul ce plan, dit Konohamaru en s'allongeant sur le tapis de la chambre de Naruto. Aussi nul que le plan qui m'a valu de tomber du deuxième étage de la résidence Hyûga.

- Roh allez ! Mettez-y un peu du votre ! Intervint le blond. Kaigo, dis quelque chose !

Kaigo fixait le vide, épuisé et contemplatif.

- Maintenant que tu le dis, je ne vois pas pourquoi on devrait t'aider, commenta le ninja aux cheveux blancs.

- Vous êtes tous détestables ! S'écria Naruto.

- On va quand même t'aider, intervint Sai. Mais je maintiens que c'est une mauvaise idée.

Dans l'obscurité de leur chambre, Sasuke et Hinata étaient étendus côte à côte. La jeune femme se tourna lentement vers son fiancé et posa une main dans ses cheveux. Sasuke frissonna en sentant la chaleur de la Hyûga le parcourir.

- Quelque chose ne va pas ? Demanda-t-elle doucement.

- Non, tout va bien, répliqua Sasuke de son éternelle voix détachée.

Hinata se colla plus à lui.

- « Tout va bien », imita-t-elle en prenant une voix grave. Sasuke, je sens ton coeur battre de façon inégale depuis tout à l'heure.

- Tu m'imites vraiment mal, lança le brun en levant les yeux au ciel.

La jeune femme rit.

- Je m'améliore quand même ! S'exclama-t-elle.

Sasuke sourit.

- Alors ? Demanda Hinata. Qu'est-ce qui te tracasse ?

- Rien… C'est juste que j'ai peur que tout n'aille pas comme prévu demain.

- Tu penses encore à Naruto ?

Un petit grognement d'approbation franchit les lèvres de l'Uchiha. Hinata soupira.

- Ecoute, Naruto est une personne de confiance, déclara-t-elle. Tous les deux, nous avons toujours pu compter sur lui.

- Pour ce qui est du combat, peut-être, mais là, je commence à regretter de lui avoir confié nos alliances, intervint Sasuke.

- Et alors ? Quoi qu'il arrive, nous nous marierons demain, n'est-ce pas ?

L'Uchiha réalisa le contact agréable de sa fiancée contre lui et ne put s'empêcher de se retourner vers elle pour la prendre dans ses bras. Hinata se blottit contre lui un peu plus.

- Evidemment, déclara Sasuke d'une voix ferme. Quoi qu'il arrive.

Et à nouveau, ses paroles semblèrent rester suspendues dans la pièce, comme si elles flottaient.

Le grand jour était enfin arrivé. Voilà plus de trois semaines que les amis et la famille de Hinata et Sasuke l'attendaient. Il avait neigé toute la nuit à Konoha et au-dehors, le paysage se couvrait d'une couche de neige d'une vingtaine de centimètres. Les environs étaient féeriques. Un Noël blanc à Konoha, et un mariage le même jour.

Ce matin-là, Hinata s'était rendue chez sa famille afin de s'y préparer avec Hanabi et toutes ses autres demoiselles d'honneur : Tenten, Sakura, Ino et Temari. Lorsque Tenten avait débarqué chez les Hyûga avec Kyôki, il n'avait fallu qu'un regard menaçant de l'experte en armes pour que les autres ne posent pas de questions devant lui. Il avait été invité par Hanabi à s'installer dans le salon avec un thé et un petit déjeuner. Les questions des autres demoiselles d'honneur au sujet de Kyôki ne cessèrent que lorsque Hinata sortit de derrière son paravent en kimono blanc. Toutes se tournèrent vers elle et leurs yeux s'agrandirent. Subjuguées.

- Hinata… Murmura Tenten.

- Tu es… Continua Ino.

- Tu es magnifique, termina Sakura en lui adressant un immense sourire.

Temari approuva vivement.

- Je t'aurais bien étreinte, mais je risquerai d'abimer ton kimono, dit Hanabi avec émerveillement.

Alors, elles passèrent à la coiffure des longs cheveux noirs de Hinata. Une fois que la mariée fut prête, les demoiselles d'honneur quittèrent la pièce avant elle afin de se rendre à la salle réservée pour les célébrations de la résidence Hyûga. Là-bas, tous les invités étaient déjà arrivés. Ils n'étaient pas si nombreux que ça, Sasuke n'avait pas de famille et seuls les amis proches avaient été autorisés à entrer. Ainsi, un peu plus d'une cinquantaine de personnes attendait l'arrivée de Hinata.

La jeune fille descendit les escaliers aux côtés de Temari et lui murmura :

- Pour la réception, je t'ai placée à côté de Shikamaru. Si ça te dérange, dis le moi et je te déplacerai, autrement, ce sera l'occasion parfaite pour agir.

Temari rougit vivement.

- Pour agir ? Répéta-t-elle.

- Oui, tu vois très bien de quoi je veux parler, sourit Hinata.

La kunoichi de Suna sourit à son tour.

- Non, ça ne me dérange pas du tout, merci, répondit-elle avec joie.

Temari avança plus vite que la mariée afin de lui laisser une entrée soignée. Lorsque Hinata pénétra dans la salle, tous les regards se braquèrent sur elles et plus un bruit ne se fit entendre. L'émerveillement et l'étonnement se propagèrent sur tous les visages des invités. Les membres du conseil admiratifs, le Hokage, tous leurs sensei, leurs coéquipiers et leurs meilleurs amis des autres villages comme Temari, Kankuro, le Kazekage, Karui… Tous étaient présents. Mais celui qui regardait Hinata avec le plus de fierté dans l'assistance, c'était sans aucun doute son père. Il prêta son coude à Hinata jusqu'à ce qu'ils arrivent au bout de la pièce, là où Sasuke attendait. L'émotion parcourut la salle et chacun la ressentit alors que Hiashi accompagnait fièrement sa fille aînée.

Le regard de Sasuke sembla lui aussi s'emplir d'émotion lorsque Hiashi lâcha sa fille et qu'elle leva les yeux dans ceux de son amant. Ils se sourirent mutuellement, leurs visages si pâles cherchant désespérément à retrouver l'autre.

La cérémonie suivit son cours sous le regard embué et ému de toute l'assistance. Nul ne demeura insensible à l'authenticité de l'amour du couple. Puis, Sasuke se tourna vers Naruto pour lui demander les alliances. Kaigo déglutit avec difficulté alors que Sai et Konohamaru adressaient de confiants sourires au ninja blond.

Naruto s'approcha de Sasuke et posa sur le petit coussin les deux alliances. Soudain, lorsque Sasuke vit les alliances, l'atmosphère changea immédiatement. Toute la magie du moment sembla disparaître pour laisser place à de la colère. Sur le petit coussin trônaient deux alliances de remplacement fabriquées avec amour par Naruto, Sai, Konohamaru et Kaigo. Elles étaient loin d'égaler le niveau des originales. En fait, elles étaient même assez laides, faites à partir de papier mâché et repeintes et re-décorées de toutes les couleurs. Alors que plusieurs personnes s'étaient mises à rire, d'autres s'offusquaient. Kakashi pouffait derrière son masque. Hiashi, Kaigo, Shikamaru, Kiba et Temari se frappèrent le front. Hinata, elle, s'était mise à rire aux éclats. Peu lui importait en réalité.

Cependant, Sasuke ne l'entendait pas de cette oreille. Il s'avança dangereusement vers Naruto, comme prêt à attaquer.

- Où sont les bagues ? Demanda-t-il, menaçant.

- En fait… Fit Naruto, paniqué. On me les a volées…

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, Sasuke bondit sur lui, son sharingan activé. Naruto tomba en arrière alors que Hinata attrapait avec force le poignet de Sasuke. Elle aussi, elle avait activé son byakugan et semblait dangereuse. L'Uchiha le sentit et se tourna vers elle avec étonnement. Ils se calmèrent tous les deux.

- C'est inutile, lui dit-elle d'une voix calme et forte.

Sasuke contempla un instant sa future femme avec admiration, elle était si belle et si impressionnante. Il acquiesça.

- Tu as raison, je suis désolée, Hinata, approuva-t-il.

Il se tourna vers Naruto et lui tendit la main.

- Viens, lui dit-il.

Cependant, ses yeux au sharingan remarquèrent un éclat sur le sol, près de Naruto. Deux alliances. Deux magnifiques alliances. Pas de papier mâché. Le ninja blond les remarqua une seconde plus tard et il faillit faire une crise cardiaque : les deux vraies alliances étaient tombées de sa poche. Elle étaient donc là depuis tout ce temps !

Dommage que l'idée ne lui soit pas venue de fouiller ses poches…

Tous les invités se hissèrent sur les sièges pour voir ce qui attisait tant l'intérêt des deux shinobi. Sasuke se baissa pour les ramasser et contempla Naruto avec agacement.

- Tu ne peux jamais t'empêcher de faire de stupides farces comme celle-ci ! S'énerva l'Uchiha.

- Pas besoin de s'énerver pour si peu ! S'exclama Hinata avec joie. Les bagues sont de retour.

Tout le monde rit avec elle et applaudit. Enfin, presque tout le monde. Hiashi semblait exaspéré et Kaigo au bord des larmes. Tous ces efforts alors que les bagues étaient juste dans sa poche…

On venait de frapper à la porte. Naruto glissa rapidement les bagues dans sa poche. « Je les remettrai dans le tiroir tout à l'heure », pensa-t-il.

Inutile de préciser qu'il ne l'avait jamais fait, l'étourdi. Cependant, malgré cette péripétie, la cérémonie prit fin dans l'émotion la plus totale, et le bonheur des deux mariés. Sasuke et Hinata, officiellement mari et femme.

- Je t'aime, Sasuke.

- Moi aussi je t'aime, Hinata.

- Toujours.

- Toujours.

Et après tant d'histoires et de mots, c'est aussi ainsi que prend fin notre histoire. Par l'union des deux clans ennemis. Uchiha et Hyûga.

Enfin, pour l'instant.


Et voici la fin de spécial Noël et aussi probablement de cette fiction. C'est avec beaucoup d'émotion que je l'ai fini. Peut-être qu'en été j'aurais envie de la continuer, ou pour halloween... Enfin, si je change d'avis, je vous le ferai savoir, soyez-en sûrs ! Pour l'heure, j'espère que vous avez aimé l'histoire principale et ce mariage et que cette fiction vous aura fait vivre des moments uniques hors de votre quotidien et avec ces personnages que vous aimez, c'est ce qu'il y a de mieux dans une fiction, vraiment. Comme toujours, je vous remercie infiniment et je vous souhaite beaucoup de bonheur dans vos vies : prenez soin de vous et de ceux que vous aimez et...

A bientôt !

- Maude-chan