Chapitre 3

Mais pourquoi est-ce que je me sens proche de toi ?

Commentaires : ce chapitre ne rentre encore pas vraiment dans le vif du sujet (gomen). Il s'agit en fait d'une mini histoire que j'avais déjà écrite et que j'ai voulu inclure dans cette fic et donc voilà…

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis le premier rêve d'Usagi. Elle n'avait rêvé de cette scène depuis lors et l'avait (presque) oubliée. Mamoru était toujours un peu inquiet mais il était trop content de pouvoir être avec sa fiancée pour se laisser envahir par une multitude de doutes.

Chibi-Usa était repartie pour le 31ème siècle depuis trois jours, ce qui avait terriblement attristé Hotaru, qui tirait d'ailleurs la tête depuis son départ, car elle n'avait personne avec qui s'amuser et ennuyer Usagi. Comme d'habitude, les filles se retrouvaient tous les jours au café d'Urazuki, pour discuter et, dans le cas d'Ami, pour se droguer au café.

- Dis Ami, tu devrais arrêter de boire autant de café en une heure ! fit remarquer Michiru

- P… pour…poupou… pourquoi ? demanda l'intéressée en posant sa tasse, la main tremblante.

- Parce que tu es devenue une vraie boule de nerf… répondit Haruka

- Même pas vrai !

- Et que tu t'énerves tout le temps pour rien depuis que tu bois plus de 5 cafés en un quart d'heure… continua Setsuna

- N'importe quoi !

- Et que tu n'arrêtes pas de trembler… poursuivit Rei en sirotant un coca

- C'est un ramassis de conneries !

- Et que tu es devenue grossière, conclu Makoto en posant le menton sur ses mains.

- …

Un long silence s'empara du café (cependant on pouvait entendre Usagi murmurer à Minako, qui hochait la tête en guise d'acquiescement, qu'en plus elle ne comprenait pas comment elle pouvait boire des boissons chaudes par une telle chaleur) (nda : ces deux-là, elles n'ont encore rien capté à la conversation)

- Oh Mon Dieu, je suis devenue accro à la caféine ! hurla Ami en s'arrachant les cheveux.

- Et tu pourrais baisser d'un ton stipli ? demanda Hotaru qui était concentrée sur le gameboy que Setsuna lui avait offert pour qu'elle s'occupe un peu.

- Et si tu continues à t'arracher ainsi les cheveux, tu vas devenir chauve…

-…

Ami regardait Michiru, sur le point de pleurer.

- …non sans rire, c'est vrai… continua-t-elle.

C'est à ce moment qu'Ami s'écroula sur la table et commença à pleurer à chaudes larmes.

« Mais qu'est-ce qui lui prend ? », telle fut la pensée qui unit les filles à ce moment-là. Elles se regardèrent toutes quelques secondes, cherchant une solution à ce stress mais, malheureusement pour elles, il n'y en avait qu'une seule de possible.

- Simple supposition, marmonna Haruka (en espérant qu'Ami ne l'entendrait pas vraiment, car elle voulait vraiment éviter ce sujet de conversation), l'école te man…

Elle n'eut même pas le temps de finir sa phrase car Ami avait soudain redressé la tête au son merveilleux (du moins pour elle) qu'est la prononciation du mot « école ».

- En plein dans le mil… soupira Rei.

- S'en est devenu désolant, continua Michiru, toujours d'une voix extrêmement basse, pour éviter qu'Ami ne les entende (de toutes façons, cette dernière ne prêtait attention à rien : elle était tellement excitée par la caféine qu'elle se tenait raide droite sur sa chaise et regardait partout autour d'elle avait des mouvement saccadés de la tête, en répétant sans cesse « école…devoirs…étudier… »)

Usagi et Minako discutaient encore ensemble : « n'empêche, tu te rends compte que l'on a toutes eu la même idée au même moment ? » fit Usagi, émerveillée. Elles firent le V de la victoire en émettant un puissant « Ouais ! » (nda : elles sont vraiment lourdes par moment ces deux-là, et connes…mais bon, c'est aussi pour ça qu'on les aime non ?)

- Et si tu rentrais chez toi ? proposa Setsuna

- Tu pourras trouver un vieux bouquin d'exercices non fait, s'avança Makoto, tout en pensant que cela l'étonnerait qu'elle ait un seul livre où il y ait un seul exercice incomplet.

- Et si tu n'en trouves pas, tu pourras toujours faire les miens !

- Usagi ! s'écria Rei. Tu devrais avoir…

- Et les miens aussi ! Ma mère m'en a acheté une bonne dizaine… rien qu'à les voir dans ma chambre, ça me donne une irrésistible envie de dormir.

- Mina… soupira Rei (« je laisse tomber, j'en ai assez… »)

Ami se leva de sa chaise, les jambes tremblantes, puis se dirigea vers la sortie (c'est non sans dire qu'elle eut du mal à l'ouvrir).

- Et voilà, maintenant c'est à nous de payer sa note… grommela Usagi

- C'est pas quelques cafés qui vont nous ruiner, fit remarquer Setsuna.

- Ha oui ? demanda Usagi en agitant le détaille de la note sous le nez de Setsuna. Tu appelles ça « quelques cafés » toi ? Si tu veux les payer, je t'en prie !

Setsuna frôla la crise cardiaque en remarquant que les cafés, rajoutés au fur et à mesure, prenaient bien les trois quarts de la note.

- Qu'est-ce que je disais… dit Usagi sur un ton de sarcasme.

Il y eut soudain une bonne dizaine de personnes qui se levèrent, les regards tournés vers la rue. Les guerrières se retournèrent et virent Ami au milieu d'un passage pour piétons. Elle ne bougeait pas et avait crée une file de voitures dans les deux sens.

- Allons bon, soupira Michiru. Qu'est-ce qui se passe encore ?

- Je crois que notre amie ne supporte pas la caféine… répondit Hotaru, toujours les jeux rivés sur son gameboy.

Haruka se leva, sortit de ses poches de l'argent pour payer ses consommations, enfila sa veste en jeans (même s'il fait crevant de chaud) et invita d'un simple regard Makoto à l'imiter. Cette dernière lui répondit par un regard interrogateur.

- Vu son état, j'aurais très bien pu la ramener mais je ne connais pas le chemin…

« - Tu parles ! murmura Minako à l'oreille d'Usagi.

- Ouais, dis plutôt que tu n'es pas certaine de pouvoir la raccompagner sans qu'elle ne fasse de bêtises… » (nda : no comment, et comme l'a dit Rei, je laisse tomber, j'en ai assez)

- Je vous ai entendu ! s'écria Haruka, vexée.

- Je pense que ce qu'à voulu dire Haruka est qu'il faut au moins deux hercules pour la surveiller… dit calmement Rei en sirotant le fond de son verre de coca.

- Deux hercules ? demanda Makoto. Tu n'exagères pas un peu ? Hé ! Haruka ! Attends-moi !

Elle s'élança derrière son amie.

Arrivant à la hauteur d'Ami, elles la prirent chacune par un bras et l'entraînèrent de l'autre côté de la route. Makoto fit signe aux passants qu'elles étaient ses amies, et qu'il ne s'agissait en aucun cas d'un acte suspect (parce que, voyez-vous, à notre époque, les gens pensent n'importe quoi d'une situation on ne peu plus simple).

Haruka, elle, était un peu plus gênée par Ami « on dirait qu'elle a fumé quelque chose de pas net… »

- Ouf ! Je jure qu'Ami ne boira plus jamais une seule goutte de café ! soupira Makoto en sortant de l'appartement.

- Ça te dirait un bras de fer ?

Elle avait demandé ça comme ça, sans prévenir.

- Pourquoi ? demanda sournoisement Makoto, le sourire jusqu'aux oreilles

Voyant que la jeune fille commençait à la faire charrier, elle accéléra dans les escaliers et sortit dans la rue. Elle s'apprêtait à rentrer chez elle quand elle entendit Makoto lui dire qu'elle était d'accord.

Elles ne parlèrent pas avant d'arriver chez Haruka. Makoto était aux anges (« c'est la première fois que je vais chez Haruka ! »). Michiru était déjà rentrée (« je m'ennuyais… ») et se préparait à aller à la piscine. Lorsqu'elle fut partie, Haruka se retourna vers son invitée, l'air grave et proposa de s'asseoir dans le salon (« on y sera mieux »).

- Alors on se le fait se bras de fer ? demanda Makoto

- Je préfèrerais que l'on discute un peu.

- Mais…

- Je ne pouvais pas en parler devant les autres (« ou plutôt, je ne voulais pas en parler »)

Makoto se demandait bien de quoi la jeune femme voulait lui parler.

- Si c'est pour me demander de sortir avec toi, je te préviens, j'ai un copain, dit-elle en riant.

- Ha ha c'est très drôle mais ce n'est pas ça (je te ferais signaler au passage que je suis avec Michiru et que cette idée ne me traverserait l'esprit). Je te trouve juste un peu étrange pour le moment.

- Etrange ? Comment ça ?

- Je pensais que c'était à toi de me dire en quoi tu avais changé… Tu as l'air un peu triste en ce moment…ça va avec ton copain ?

- Hein ? Non t'inquiète ! Y a absolument aucun problème avec lui !

- Je sais pas trop… parfois, tu as l'air triste, mais le plus étrange est qu'en même temps, tu as l'air déterminée à propos de quelque chose. Tu ne nous caches rien j'espère ?

Makoto resta un moment sans rien dire puis éclata de rire :

- Ne t'inquiète pas, je vais très bien. Et vous aussi d'ailleurs, donc pas de problème.

- Pardon ?

- Je n'ai pas terminé ce que j'avais à faire ici… je veux te dire merci Haruka ?

- Hein ? décidément, Haruka comprenait de moins en moins les choses.

- Je me souviens de notre première rencontre…

- Ouais, j'avais failli te renverser…

- Je me souviens que Usagi avait cru je j'étais attirée par toi…

- Mais à ce moment là, tu ne savais pas que j'étais une fille.

- Si je le savais… mais ce n'était pas de l'attirance physique que je ressentais… je t'admirais… et je t'admire toujours…

-…

- Tu représentes pour moi ce que j'ai toujours voulu être. A chacune de nos batailles, tu arrivais et tu nous aidais.

- Michiru aussi ! s'empressa d'ajouter Haruka, qui avait les joues légèrement empourprées

- Quand les Death Bastards ont tenté de me voler mon cœur, je me rappellerais toujours que tu m'avais protégée…

- Mais c'était tout à fait normal…

- Je veux que tu me promettes de me laisser te protéger, quand l'occasion se présentera… C'est mon rôle après tout non ?

- Jupiter, guerrière de la protection… mais tu es vraiment à fond dans ton rôle toi ! rigola Haruka. Mais c'est fini tout ça maintenant.

- Promets-le !

- D'accord (elle rigole toujours).

- Merci… bon ben moi je vais m'en aller…

Haruka la raccompagna jusqu'à la porte du spacieux appartement.

- Tu sais, je n'ai plus mes parents et je n'ai jamais eu de grands frères et de grandes sœurs. Les autres sont de venues en quelque sorte ma nouvelle famille… mais toi, je te considère comme ma grande sœur…

Avant qu'elle ait pus dire quelque chose, Makoto avait disparu.

« Moi aussi je crois que je te considère comme une sœur, et pas parce que je l'impression de devoir te protéger… mais principalement parce que l'on se ressemble, et plus que tu ne sembles le croire… »

Commentaire : alors ? c'était comment ? nul ? bien ? très bien ? Merci de me laisser des reviews, même s'il s'agit de critiques. Je trouve que cette mini story avec Ami s'intégrait bien dans ma fic (car, sans vous en dire trop, je compte faire d'Ami une fille un peu plus cool et plus forte… peut-être même que je vais la faire basculer du mauvais côté de la force…mdr… à vrai dire je n'en sais encore rien) et puis, il fallait que j'arrive à isoler Makoto et Haruka. Pour ceux qui ne l'auraient pas compris, je fais allusion à l'épisode où des démons avaient essayé de voler le cœur pur de Makoto… depuis ce jour, elle voue une admiration sans borne à Haruka. Ce sont toutes les deux des garçons manqués, ce sont de véritables forces de la nature et elles ont quelques traits de caractères en communs… dans la série, Makoto est la première à se sacrifier pour faire progresser les autres (ex : la bataille du Pôle Nord avec Périle), comme Haruka (elle ferait n'importe quoi pour protéger Michiru)… Bon ben au chapitre 4 alors… que j'espère écrire au plus vite…TT

Sayonara