"Monsieur le Premier Ministre !

-Qu'y a-t-il ? J'avais pourtant demandé à ne pas être dérangé !"

Orochimaru était dans son salon personnel, quelque part dans la maison blanche. Il se tenait assis dans un lourd fauteuil de bois massif, droit, dans un coin de la pièce. De l'autre côté de la pièce, une chaîne hi-fi imitation bois diffusait de la musique classique – Haydn – à faible volume. Cinq des six murs de la salle étaient recouverts d'étagères, sur lesquels étaient rangés livres et objets de collection, dans le sixième mur était encastré un grand écran à plasma, qui, lorsque personne n'y regardait rien, diffusait une image donnant illusion d'avoir un aquarium. Le fauteuil sur lequel était assis le premier conseiller du président de la république trônait près d'une grande table de chevet faite de bois de rosier poli. Un éclairage tamisé était diffusé par des dizaines d'ampoules camouflées dans toute la pièce, donnant une impression chaleureuse et étrange. Une légère odeur d'encens pouvait s'affirmer aux fins nez.

Le Premier Ministre, chaussé de lunettes (1), portait une tasse de thé à sa bouche, avec « Le portrait de Dorian Cray » ouvert dans son autre main. Un proverbe dit que la musique adoucit les mœurs, mais à voir l'expression qu'affichait Orochimaru à cette intrusion dans son salon privé, on aurait pu douter de cette affirmation…

"C'est très important, monsieur…

-Ah oui ? Et qu'est ce qui pourrait bien être plus important que ma pause thé du dimanche ?

… Mademoiselle Tayuya est en duplex depuis Mars, monsieur… Elle m'a dit que c'était d'importance niveau A.

-Mais pourquoi tu ne l'as pas dit plus tôt, crétin !!!

-Pardonnez-moi…"

Violemment, Orochimaru posa sa tasse de thé sur la table en se levant, renversant la moitié du liquide ambré sur la table et l'autre moitié sur le sol. Il avait du même geste posé ses lunettes. Le domestique eut seulement le temps de se décaler de l'encadrement de la porte que déjà son maître se dirigeait vers le département des Opérations Spéciales. Il arriva dans la salle dans laquelle ses collègues et lui avaient tenu réunion quelques jours auparavant. les chaises et la table avaient disparu, seul un fauteuil était resté, face à l'écran de plasma. Sur la grande surface de ce dernier était affiché le même visage que la fois précédente, un peu plus pâle cependant. Tayuya regardait nerveusement la caméra qui la faisait apparaître en Duplex, à des milliers de kilomètres de là, sur Terre.

"Que se passe-t-il, Mlle ?

-Mes respects, Monsieur le Premier Ministre… J'ai demandé à vous voir pour…

-Venez-en au fait, coupa Orochimaru. (2) Pas de fioritures. Vous avez sollicité ma présence personnelle.

-Bien. En fait, nous… Nous manquons de carburant.

-Comment ?" cria Orochimaru.

La jeune femme sursauta, et le Premier Ministre blanchit à une vitesse record. D'une voix posée et calme, – peut-être trop – ce denier demanda :

"Comment ça ?

-Eh bien, certains prisonniers ont réussi à s'évader de leur cellule, malgré la surveillance triplée ces derniers temps… Une vingtaine se sont échappés !

-Seulement une vingtaine… soupira Orochimaru, soulagé. Alors ce n'est pas un réel problème ! Nous en avons plusieurs centaines…

-Ce n'est pas fini… Ils ont réussi à scier une artère principale véhiculant du Chakra… Du coup, nous ne tiendrons pas plus d'une semaine !

-Rahhh !"

Orochimaru rageait intérieurement. Jusqu'à présent, son plan avait fonctionné à merveille, tout s'encastrait si bien, il avait mit plusieurs décennies à en arriver là, et une vingtaine de personnes insignifiantes allaient tout faire rater… Non… Non, c'est impossible ! Il allait accomplir avec succès son entreprise. Il reprit rapidement ses esprits :

Votre priorité absolue est de réparer les canalisations puis de torturer les vingt évadés. Nous vous enverrons d'ici quelques jours de la marchandise supplémentaire. Cet incident passé, la sécurité devra être renforcée au maximum.

"Bien, monsieur.

-Vous…"

Orochimaru marqua une pause. Il sembla réfléchir, puis dit :

"Tu sais aussi bien que moi que j'aurais dû te renvoyer pour ça…

-Oui, père. Tu es trop aimable avec moi… Je sais que cela fait tellement longtemps que tu souhaites accomplir cette tâche, je ferais de mon mieux pour que tu n'échoues pas. Ne t'en fais pas, il n'y aura plus d'erreur.

-Bien. Mlle la Directrice en Chef des OST, je vous salue.

-De même."

La connexion fut brutalement coupée. Orochimaru retourna dans son salon, dans lequel une nouvelle tasse de thé fumante lui avait été déposée. Il s'assit dans son fauteuil, reprit son livre et but une petite gorgée de thé brûlant.

Il réfléchissait. Il se dit que c'était vraiment une situation catastrophique pour que sa fille et lui-même aient arrêté, même momentanément, de se cacher derrière leurs fonctions pour dévoiler leur lien de parenté… Ne pouvant plus être concentré, il posa son livre et sa tasse de thé et retourna dans ses bureaux, dans lesquels il allait vaquer à des affaires d'Etat.


"Pa… Pardon ?"

Sasuke ouvrait des yeux ronds sur Naruto. Que ça cible lui demandait à lui de passer une soirée dans un bar, ah ça, il ne s'y attendait pas du tout ! Naruto, quant à lui, regardait Sasuke avec attention.

"Je t'ai demandé si tu souhaitais passer une soirée avec moi dans un bar sympathique, répéta lentement Naruto comme s'il parlait à un demeuré. Ca te tente ?

-Euh, fit Sasuke Non… Enfin, si, pourquoi pas,

-Eh ben, détends-toi, c'est pas comme si j'allais te violer !

-…

-…

-Bon, pour l'instant je dois aller… prévenir quelqu'un ! fit Sasuke, se reprenant rapidement. On se retrouve à Etoiles de Nuit ce soir, vers dix heures ! Ok ?

-… Ok ! A ce soir !"

Sasuke repartit d'un pas rapide sur la plage, longeant la route. Il avait laissé Naruto seul. Ce dernier n'avait pas pu résister au physique ravageur qu'il avait aperçu au loin : deux profonds yeux sombres, une chevelure d'ébène frémissant à la douce brise de ce début d'été de Floride, un visage parfait, d'une douce blancheur, un corps proportionné à la perfection, de telle sorte qu'il semblait sculpté par un ange. Naruto n'avait pas résisté à la vue d'un être au physique si irréprochable… Pour une de ses dernières nuits qu'il passait en Floride avant longtemps, il pouvait bien se permettre ça !

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En partant, Sasuke ne pensait à rien. Son esprit était embrouillé, et il ne savait que penser. Il se dirigeait vers son hôtel. Il retourna sur la route, et entra dans son hôtel – un grand hôtel discret, aux chambres individuelles sympathiques, et pas trop cher. Mais Sasuke ne 'lavait pas choisi pour le prix ou la taille des chambres, mais pour son emplacement : l'hôtel n'était pas loin de la villa de Naruto, mais pas trop près non plus pour éviter de prendre des risques inutiles.

Sasuke entra dans sa chambre, et s'allongea sur le lit. Dans un coin de la chambre se trouvait une grande armoire avec une glace, et le lit était à côté de la porte qui menait au couloir. Posée à côté, une table de chevet cirée reflétait la lumière de la lampe suspendue du plafond.

Sur son lit, le jeune tueur à la solde du gouvernement réfléchissait. Il était perdu. Il avait tout prévu, le tuer dans sa villa, le soir, avant qu'il ne sorte. Avec un fin fil de nylon très résistant. Il avait tout prévu, et voilà que… Sa propre cible lui demandait de passer une soirée dans un bar de nuit avec lui ! Mais le pire, ce n'était pas son absence de prudence, ou le fait d'avoir accepté, mais d'avoir parlé sa victime. Une des règles élémentaires d'un bon tueur, ne jamais approcher sa victime, sauf si ce n'est pour la tuer, et en aucun cas lui parler.

C'était une règle évidente : En parlant on pouvait « s'attacher ». Même si on ne voulait pas l'admettre. Et Sasuke ne voulait pas refaire une seule erreur. Il devait tuer cette nouvelle cible, sans quoi il perdrait sa crédibilité auprès du Premier Ministre. Il rageait intérieurement… Mais il réfléchit. Sur le coup, il avait accepté, parce qu'il avait pensé que ça aurait pu l'aider à le tuer. Il pouvait faire jouer ce rendez-vous en sa faveur… Finalement, se disait-il, il allait bien trouver un bon moment dans la soirée pour l'emmener dans un endroit où ils seraient seuls… Sasuke, rassemblant ses pensées, commença à élaborer un nouveau plan…

Etendu sur son lit, il sourit. Il semblerait que la chance aussi.


"Je vous ai convoqué ici pour une session spéciale de première Importance."

Orochimaru, dans la salle même dans laquelle il avait appris la mauvaise nouvelle, vers neuf heures du soir, était assis avec M. Jiraya, Mme Tsunade, et M. Kabuto, Scientifique en Chef. L'écran à plasma était allumé et affichait encore le même visage encadré de cheveux rouges, Mlle Tayuya. Elle semblait moins tendue que dans l'après-midi.

"La situation est grave.

-Que se passe-t-il ? demanda Jiraya.

-Nous manquons de carburant sur place. Une vingtaine de prisonniers a réussi à s'échapper, et a tranché une artère principale véhiculant du Chakra en grande quantité. Ce Chakra, en plus d'être perdu, peux provoquer des maladies chez les personnes trop exposées.

-Sur ce point, coupa Tayuya, Tout est réglé. Le nettoyage a été effectué par les prisonniers eux-mêmes, puis nous les avons emmenés en salle de torture… Ils y resteront jusqu'à ce qu'ils meurent.

-Je vois que vous avez été vite. Bien. Mais toujours est-il qu'il ne reste de carburant que pour une semaine.

-Neuf jours précisément, Monsieur.

-Oui. Quoi qu'il en soit, nous devons trouver une solution, d'une part pour renforcer la sécurité sur le Terrain, d'autre part pour envoyer du carburant.

-En neuf jours, ce n'est pas une mission impossible, dit M. Kabuto, mais très ardue tout de même… Il y a tous les préparatifs à faire, plus les calculs… De plus, il faudra attendre que Mars passe à la bonne position…

-Nous devons trouver un moyen coûte que coûte, sans quoi, quelqu'un pourrait apercevoir la base…

-Nous trouverons un moyen, dit M. Kabuto. Mes scientifiques et moi allons nous y mettre dès ce soir.

-Parfait. La séance est terminée. Je vous tiendrais au courant par une nouvelle convocation. Vous pouvez disposer."


Kiba se réveilla dans le noir. La première chose qui lui vint à l'esprit était la question : « pourquoi j'ai aussi mal au dos que si on m'avait traîné comme un sac à patates ? », la seconde fut, immédiatement après : « Où je suis ? ».

Il était attaché les mains dans le dos, et les pieds aussi, et était allongé sur une sorte de moquette épaisse. Il faisait quasiment noir mais on pouvait sentir que l'espace était exiguë. Des secousses faisaient trembler l'endroit. Kiba se dit qu'il étaient certainement dans une sorte de camionnette. Il essaya de trouver une position plus confortable que celle dans laquelle il était – il avait des fourmis dans les bras – mais n'y parvint pas.

Il réussit à se tourner vers l'autre côté, et vit Gaara à côté de lui, et, derrière, sa mère. Ils étaient tous deux endormis, sûrement à cause de la substance étrange qu'on leur avait injecté dans les veines, dans la cuisine, juste avant qu'ils ne s'endorment… Kiba lui-même se sentait un peu pâteux. Kiba lui tournait le dos, et il ut voir sa montre. Le cadran lumineux affichait vingt et une heure et demie.

Il n'avait aucun doute sur la nature de leurs ravisseurs, c'étaient forcément les mêmes qui provoquaient ces enlèvements par centaines aux Etats-Unis en ce moment même. Kiba appréhendait quelques peu ce qui allait se passer plus tard. Dans quel but sont organisés ces enlèvements ? Qu'allait-on leur faire ? Où les menait-on ?

Le jeune brun hésita longtemps à réveiller son ami, mais il n'eut pas besoin : Il se réveilla seul, à cause d'une secousse plus brutale que les autres. Gaara, étant claustrophobe, paniqua un peu à son réveil, mais se maîtrisa et reprit son air calme habituel – quoique dans le noir, cela ne servait pas à grand chose. Il examina autour de lui, puis dit à Kiba, à voix basse :

"On est où, là ?

-Je n'en sais pas plus que toi. Ca a l'air d'être une sorte de camionnette, mais je ne sais rien d'autre. Je suis réveillé depuis une vingtaine de minutes.

-Ah, d'ailleurs, il est quelle heure ? On a dormi combien de temps ?

-Il est vingt et une heure et demie…

-Quoi ? fit Gaara.

-Oui, ça explique la faim… On n'a rien mangé depuis, eh ben… depuis vingt-quatre heures."

Soudain, Gaara sentit un mouvement derrière lui. Il se retourna non sans peine et vit que Yuka était réveillée. Elle s'apprêtait à parler d'une voix endormie, lorsque une aveuglante lumière blanche envahit la camionnette par la porte qu'on venait d'ouvrir à l'arrière, dessinant une grande silhouette noire…


L'Etoile de Nuit. Il se trouve sur le littoral, avec une vue sublime, le soir, sur les couchers de soleils. Un bar de nuit faisant aussi office de restaurant, un bar de nuit à l'ambiance chaleureuse, aux serveuses en petite tenue, et à l'atmosphère échauffée. La salle n'avait pas vraiment de forme, elle était allongée. Un long comptoir derrière lequel se trouvait tous les alcools imaginables, longeait tout un mur. Des petites tables rondes pour deux à quatre personnes étaient parsemées dans la salle, à intervalles réguliers : ni trop peu pour que tout le monde ait une place assise, ni de trop pour ne pas que ce soit étouffant. Des lampes cachées diffusaient de la lumière tamisée aux teintes ambrées dans la salle.

Dans un coin discret de la salle, Naruto et Sasuke avaient prit place. Ils avaient déjà commencé à parler et à se connaître. Sasuke se nommait Yuako (3), et avait perdu sa mère à l'âge de trois ans. Il avait grandi avec son père un peu partout dans le monde, et finalement était arrivé en Floride… Il avait été en pension et on l'avait « libéré » deux ans auparavant. Depuis, il survivait grâce à des petits boulots de-ci de-là. Naruto raconta lui aussi sa vie, mais ne parla pas de sa profession… Il préférait que ça ne se sache pas trop.

"T'as mangé ? demanda Naruto.

-Euh… Non, mais je n'ai pas très faim.

-Je vous sers quelque chose ? demanda une petite serveuse asiatique, très mignonne.

-Qu'avez-vous en champagne doux, Mlle ? demanda Naruto.

-Tenez, voici la carte."

Elle leur tendit une carte, Naruto la prit et la donna à Sasuke en disant :

"Quelque chose te tentes ?

-Eh bien… Je ne connais pas grand chose…

-Très bien, fit Naruto… On prendra une bouteille de Cristal de Roederer…

-Euh… Tu as vu les prix ?

-T'en fais pas pour ça.

-… Ok, mais à $ 650 la bouteille…

-Je vous apporte une bouteille tout de suite."

La serveuse s'éclipsa aussi rapidement qu'elle était apparue, et deux minutes n'étaient pas passées qu'elle revenait avec la bouteille dans un grand récipient rempli de glaçons et deux verres à pied de cristal. Naruto paya tout de suite, et elle s'en alla, toujours accompagnée par son merveilleux sourire qui la suivait partout.

Ils commencèrent à siroter tranquillement dans leurs verres. Ils parlaient de tout et de rien, de leurs premiers amours, et commençaient à bien faire connaissance. Sasuke inventait au fur et à mesure qu'il parlait. Naruto, quant à lui, parlait de plus en plus fort à mesure que le niveau de champagne restant dans la bouteille descendait.

Sasuke attendait le moment où ils devraient partir. En vérité, il n'avait pratiquement pas bu de champagne, mais cet abruti de Naruto n'avait rien remarqué. Il n'avait même pas fini son premier verre, alors que son compagnon blond s'en versait un cinquième.

Vers minuit, l'ambiance dans la salle s'était considérablement échauffée, et on parlait plus fort. Des secrets se révélaient, et une bagarre éclata entre deux jeunes hommes – bagarre qui ne dura pas grâce aux vigiles. Il y avait aussi quelques écarts d'autre nature, par exemple une fille qui était passée sous la table, ou carrément, un couple qui voulait commencer à copuler contre le comptoir.

"Je vais prendre l'air, dit Naruto en se levant. Tu viens ?

-Oui, volontiers. Ensuite, on va où ?

-On pourrait aller dans ma villa… fit Naruto, légèrement éméché, en le regardant d'un air entendu.

-… Bien."

Ils sortirent, et, sous la lune qui éclairait leur chemin, commencèrent à marcher sur la route menant à la villa de Naruto. Sasuke saisit sa chance. Il se dit que, s'il ne le faisait pas maintenant, il risquait de trop s'attacher à Naruto. Non. Pas Naruto. Sa cible. Elle n'avait pas de nom. Ce n'était qu'une personne.

Il avait toujours été homosexuel mais n'avait jamais eu de rapports avec un homme, il n'en avait même jamais embrassé. Il n'éprouvait aucune attirance envers sa cible, mais il devait s'y résoudre. Il s'arrêta, et Naruto, se retournant vers lui, demanda :

"Qu'est ce qu'il y a ?

-Embrasse-moi…

-Euh… fit Naruto, embarrassé. On a fait connaissance, mais… Ce n'est pas … Un peu rapide… ?

-Non… fit Sasuke d'un air sensuel, fermant presque les yeux. Je te veux…"

Il s'approcha de sa cible, et avec sa main gauche, la prit par la nuque, tendrement. Ils s'approchèrent, et leurs lèvres furent en contact. Sasuke se surprit à commencer à aimer ça, et Naruto reçut comme un coup d'électricité. Ce baiser lui sonnait étrangement… Soudain, il ressentit une vive douleur au ventre. Sasuke avait arrêté de l'embrasser, et, de ses deux mains, enfonçait une sorte de long couteau dans le ventre de Naruto…


(1) Vous voyez Orochimaru avec des lunettes ? (des lunettes en demie lune, comme Dumbledore .)

(2) Sachant que c'est un Duplex de Mars à la Terre, il y a un grand décalage. Il est donc difficile de couper quelqu'un mais, hein, c'est écrit, je n'y peux rien moi

(3) Pour ceux qui n'auraient pas compris [les boulets quoi non je plaisante , c'est ce qu'il raconte à Naruto, vu qu'il ne doit pas connaître son identité.