Je sais que je prend beaucoup de temps pour poster les chapitres de cette nouvelle fanfic, mais en ce moment j'ai pas beaucoup de temps (bac blanc en vue et tout le tintouin) pour écrire. Cependant, j'essaye de faire de gros chapitres alors j'espère que vous ne serz pas trop déçus.

Merci à Senslo, Puky et Cassy.

Bonne lecture ...

Pot-du-Lard et Tête de Sanglier

Je regarde fiérement ma chambre. Le parquet, bien que poussiéreux, est vide de tout objet, que ce soient de vulgaires chaussettes ou une revue moldue. Im-pe-ca-ble ! Mon lit aussi est presque fait. C'est un peu négligé mais on distingue à peine le matelat ! Et puis ma table de travail (hum, ça fait plus professionnel) aussi n'est plus encombrée de milles coupures de presses et autres choses inutiles dont j'ai la manie d'y prendre goût (croquettes de Napoleon, canettes de soda, empilement de pots de yaourt, boîtes de glace ...) Et oui ! Tout ça à la poubelle ! Je suis fiert de moi !

- J'arrive pas à croire que tu m'ais fait ranger ta chambre !

Je me tourne vers Lily avec un sourire désolé. OK, j'avoue, c'est d'elle dont j'aurais dû être fiert.

- Tu es fiert de toi ? M'avoir au chantage !

Oups. Bon, d'accord, c'est vraie, c'était du chantage ! Mais tant que ça met tout le monde d'accord et que personne n'est mort j'vois pas où est le probléme !

- J'espère au moins que tu me l'as acheté ce Leika !

Euh ... pas tout à fait. Juste le temps de régler quelques détails.

- Mais biensur ! J'attend juste qu'on soit à Poudlard pour te l'offrir. Et puis, faut que je l'emballe !

- Mouais ...

Satisfait malgré sa moue soupsoneuse, je contemple avec ravissement ma chambre. Je ne m'en lasse pas ! Enfin, prêt à partir !

- Et puis, j'comprend pas, c'est encore dans dix jours la rentré. Et puis, t'as même pas reçu la réponse du professeur Dumbledore. Et même si tu es accepté, tu te débrouilleras pour tout redéranger d'ici là.

Mon enthousiasme retombe d'un coup. Je lui lance un regard furieux. Qu'est-ce qui lui prenait de se montrer si peu optimiste ? Une vraie rabat-joie !

- A partir de demain je dors avec vous !

- QUOI ?!

- Pour pas avoir la tentation, tu comprends ? Tu ne voudrais quand même pas avoir fait tout ça pour rien, hein ?

Elle voit bien que j'me fous de sa gueule. D'ailleurs, je crois que c'est ça qui l'a le plus énervé. C'est peut-être pour ça qu'elle crie aussi.

- Arrête de faire le malin James ! C'est pas drole ! Tu sais ce que tu t'apprete à faire ? Le sais-tu seulement ?

- Mais de quoi tu parle ? Si c'est pour ce nouveau poste je ...

- C'est dans le monde magique que tu vas replonger ! Tu vas retomber dans ce que tu as essayé de fuire toutes ces années ! Y parviendras-tu ? Tant de choses ont changés !

Je reste con à la regarder, comme si ses sourcils froncés et sa bouche hargneuse allaient me fournir une explication. Elle déconne grave là quand même. C'est pas comme si on ne vivait pas comme des sorciers ! Poudlard c'est pas le monopole de la magie ! Merde quoi ! C'est un village magique dans lequel on habite tout de même ! Et puis, j'suis pas totalement à côté de la plaque ! La Gazette du Sorcier on la reçoie encore à ce que je sache ! Et la vaisselle, c'est à la baguette que je la fais quand je suis seul avec les petits ! Alors pourquoi elle vient me gonfler avec ses histoires de ré-émergence dans l'univers des sorciers ? Je le lui demande. Mais elle se contente de secouer la tête avec exaspération. Elle marmone que je n'ai rien compris et s'enfuie précipitament en claquant la porte.

Bravo la communication. Y en a qui auraient des progrets à faire ! Je ne vise personne ...

Et là c'est mon petit Henri qui rentre. Mais là, j'ai tout sauf envie d'être gentil alors il va me la faire rapide !

- Jamesie ?

- Quoi ?

- William, c'est plus mon frére !

- Mais non ! Tout va s'arranger voyons ! (Comme d'habitude.)

- Mais non ! Tu comprend pas ! (Comme d'habitude.) On n'est vraiment plus frére ! C'est lui qui me l'as dit. Il a dit que comme on n'a pas le même papa on n'est plus frére mais moitié de frére.

C'est quoi encore ces conneries ?

- Va me chercher ton frére.

- Mais j'ai pas de frére.

Je le regarde méchant. Je sens que ma tête va exploser.

- D'accord. T'as plus de frére. Alors moi aussi j'suis plus ton frére ! Lily, Rose c'est pas tes soeurs et maintenant tu me laisse tranquille !

Il va pleurer. Mince, j'suis vraiment à jeter des fois. Il s'en va en courant. Et c'est moi quoi claque la porte. De toute évidence, faut que j'arrête de donner des leçons de communication. Moi même ais du mal à communiquer avec moi même. J'ai l'impression que c'est jamais relié. D'ailleurs, devrait pas y avoir à relier quoique ce soit. Depuis quand un Moi doit t-il réunifier ses plusieurs moi ?

Depuis que le coeur s'entiche de sa plus jeune demie-soeur (demie-coeur), depuis que le cerveau ne pense qu'aux factures et que les nerfs n'arrivent plus à assumer.

oOOooOOo

Ce matin je suis d'excellente humeur. Ce maigre soleil aux lueurs acides et épheméres m'ont redonné le sourire. C'est eux qui m'ont réveillé ce matin. Puis il y a eu le coulie de bave et l'odeur typique Napoleon. Ensuite, j'ai eu droit à la cavalcade de mes deux monstres. J'ai eu droit à leurs sauts périlleux, à leurs "Regarde, regarde James ce que je sais faire !" Et j'ai fais mieux que regarder : j'ai participé à l'expérience en servant de porte-avion. Merci le soleil, parce que j'sais pas en quel état ils seraient ces deux morveux sinon. J'ai bien eu envie de les réduire en charpie. Mais Rose est arrivée à ce moment là. Et comme d'habitude, ses yeux chocolat, pareil aux miens, me réchauffent autant que le beau temps. Elle aussi elle l'a connu, cette Afrique flou et idéalisée que je me trimballe dans le coeur. Ses cheveux noirs et sa peau couleur terre me le rappellent à chaque regard. Et avec Pétu, nous sommes les seuls à avoir transpiré sous le soleil, les seuls à avoir sentis sur notre peau nue le sel de la mer nous grignoter.

Et même aujourd'hui, alors que j'ai des envies de meurtre, elle me sourit et je devine qu'elle n'est pas venu pour rien. C'est là que je vois l'enveloppe que renferme sa main. Je me redresse, bouscule un peu Napolelon et les enfants et me jette sur le bout de parchemin. Elle rit. Will et Henri me regardent avec le même regard que notre Napo (Qu'est-ce qui se passe ?)

Je l'ouvre soigneusement (mon oeil !) et parcourt avidement la lettre des yeux. C'est bien Dumbledore qui m'a répondut. Elle commence bien cette lettre.

- Il dit quoi ? demande Rose.

- Il dit qu'il est content d'avoir de mes nouvelles ... bla bla bla ... qu'il est étoné et que ...

Non mais ils ont pactisé ou quoi ?

- Et quoi ?

- Euh ... J'ai un entretien. Demain, à poudlard. Tu pourra garder la troupe ?

- Mais c'est super ! j'en étais sure !

Elle léve les bras et crie à la victoire. Puis elle prend le petit Henri dans ses bras et se tourne vers la porte. Puis elle s'arrête brusquement, se retourne vers moi, anxieuse :

- Mais tu ne m'as pas tout dit ...

Et n'ajoute rien.

Foutu triple oeil ! double sens ou je ne sais quelles autres coneries ! Moi je suis en pétard ! A croire que Lily lui a écrit en le conjurant de ne pas me prendre ! oh ! Biensur j'ai vraiment un entretien, mais il dit hésiter, ne pas être totalement d'accord. Et puis il y a les enfants, le professeur Lupin et ... Et lui aussi se borne à me rappeler que concierge n'est peut-être pas pour moi. Que le monde magique est très instable en ce moment et qu'il serait peut-être préférable que je n'expose pas William et Henri aux dangers et aux ennuis que pourait avoir Poudlard.

Mais là, en ce moment, je percute pas vraiment. Je ne pense qu'à Lily qui n'est pas venue ce matin, qui ne me veut pas à Poudlard, qui m'a donné les mêmes exemples que ce foutu Dumby ! parce qu'avec lui, un oui c'est jamais assez ! Faut qu'il en fasse toute une montagne ! Qu'il te mette le doute et que tu hésite ! Et ben non ! Rien ne pourais m'empêcher d'être le nouveau concierge de Poudlard !

Et comme un certain nombre d'individus sur cette Terre, j'ai le sale défaut de faire le contraire de ce qu'on me dit de faire. Aussi, toutes ces mises en garde, je ne les prends pas au sérieux. Parce que Poudlard pour moi, c'est le lieu même de la sécurité et de la joie. Quoi de mieux pour les momes ?

OOoOOoOO

Aujourd'hui : jour J. Ou plutôt jour D pour Désiré. Je me suis levé aux aurores, histoire d'avoir le temps de me préparer (mentalement) Je stress pas du tout, je suis sure de moi (mais avec une cravate ce serait peut-être mieux, non ?) J'ai pris ma douche, me suis habillé et j'ai suivi Napoleon jusqu'à la cuisine. Installée dans l'évier, Lily griffonait sur un morceau de parchemin. Elle portait une de ses jupes d'écoliére et avait attaché ses cheveux.

- Qu'est-ce que tu fais là ? T'as pas trouvé un autre endroit pour t'installer ?

Elle léve la tête. Mais pas comme je l'aurais voulu. Moi, j'voulais qu'elle soit surprise. Comme dans les films. Mais non, elle est restée très calmes, comme si elle nous attendait, moi et mes questions. Puis, sans un sourire, sans un mot, elle est replongé dans son tracet frénétique. J'me suis approché timidement (un comble !) et me suis penché sur elle. Avec de la mine, elle dessinait la piéce principale. Le pouf, le tas de chassette et même le pendule abandonné de Rose étaient présents. Ce décor si familier recouvert de gris. Comme si il faisait déjà parti du passé. Comme si elle voulait se l'immortaliser. Je crois alors comprendre quelque chose :

- Tu sais, on reviendra !

Elle semble ne pas me suivre. Elle me regarde avec perplexité. Mais ne lache pas une mot.

- Tu sais, c'est pas parce qu'on va habité à Poudlard pendant l'année scolaire que ce ne sera plus notre maison.

Son visage se détent alors. Elle sourit et dit en ricanant :

- Tu croyais que j'avais la nostalgie de cette vielle boutique ?

J'vois bien qu'elle l'aime bien sa "vieille boutique". Mais j'vois aussi que j'me suis gouré. Elle le sait que cet endroit sera toujours à elle.

- Tu étais où, hier ? Toute la journée tu n'es pas venu une fois nous dire bonjour. J't'ai entendu revenir cette nuit. J'peux savoir ce que tu faisais ?

- J'suis allé baver devant cet appareil photo que tu m'as promi !

C'est traître ça. Elle le sait pourtant que c'est pas donné ce genre de petites merveilles !

- Mais puisque que je t'ai dit que tu l'auras une fois à Poudlard !

- Et si t'étais pas admis ?

Je reste silencieux. C'est vrai ça. C'est quoi le plan B si j'suis pas admis ? J'ai tout prévu jusqu'à notre départ. Mais si on ne part pas. Plus d'électricité, plus de téléphone (on va pas pleurer), plus de chauffage, plus de ... Merde, j'me suis encore fait avoir : elle a changé de sujet.

- J'crois pas que tu ais passé la journée à regarder un Leica.

- Tu sais où je suis allé, James.

"C'est pas normal de parler comme ça à son demi-frére." C'est la premiére pensée idiote qui m'ait venue. Car en effet, ces simples mots, elle les a murmuré de telle façon qu'ils se sont impregnés en moi. Ces mots m'ont parus sensuels. Et parce que, en effet, je savais où elle était allé, ils étaient pour moi comme une inivitation.Ma respiration s'est bloquée. Ses yeux étaient devenus noirs et c'est là, je crois, que j'ai compris à quoi elle faisait allusion. Un moment, j'ai vu tellement de choses dans ces prunelles qui ne m'ont pas plut que je me suis brusquement écarté, comme brulé. Elle aussi s'est détournée vivement, les joues en feu et les mains tremblantes.

C'était une vérité que ni moi ni elle ne pouvaient comabattre. Perdu, je la cherchais des yeux. Devais-je aller consulter un psy ? L'envie irrationnelle que j'entretenais pour elle me dégoutait. Et pourtant, elle me poussait toujours un peu plus dans les flammes. Tout en elle me faisait mal. Son inocence m'était intolérable et son silence inconcevable.

Finalement, je sortais de la maison. Aujourd'hui, il pleuvait.

OOOoOOO

Les autres donnent toujours l'impression d'en savoir plus que nous. Surtout en ce qui concerne ... nous-même : "Ce n'est pas bon pour toi"; "Tu devrais ..."; "Ne fais pas ..."; "C'est déconseillé dans ton cas ..." Merci bien, mais j'aimerais autant que MON cas reste MON cas.

Mais des fois, c'est à se remettre en question. Et à s'en poser, des questions ! D'abord, lui là, il le sait comment ça ? Et puis, de quoi j'me mêle ? Suis-je si transparant ? Au regard des autres, tout s'explique, personellement, tout s'complique. Si lui sait, ou crois savoir, ou fais semblant de savoir ... bref ... si j'me sens en danger, autant rebrousser chemin, non ? Mais quand "les autres" en question n'est autre qu'Albus Perceval Dumbledore, et bien, non, vous ne faites pas demi-tour la queue entre les pattes.

Enfin, JE ne fais pas marche arriére. Parce que deriére, il y a le regard fiert de Lily et celui, déçu, de Rose. Et moi, ce dont j'ai très envie en ce moment, c'est de fermer le clapet à Dumby, de contrarier la plus impertinante de toutes les rouquines et de sourire avec Mére Théresa. En deux mots, on accepte le poste.

Je ne m'étais pas alors rendu compte que je venais de rater la premiére épreuve d'admission.

Mais ce dont j'étais sure, c'est qu'il fallait que je me détche de Lily. A tout prix. Parce que - va savoir comment, ou est-ce moi qui suis paranoïaque ?- il semblait tout savoir de mes doutes. De ce conflit intérieur qui est perdu d'avance et qui me ronge. Pour lui, rester en permanence avec ma famille, c'est peut-être pas la meilleure solution. Ah oui ! Et devrais-je préciser qu'au moment de la lecture du réglement intérieur, il a insisté sur le fait que je ne pouvais entretenir une relation avec l'un des élèves de ce chateau ?(Lily comprise) J'en ais eu la chaire de poule. Suis sure qu'il est légilimen ce vieux fou. Tout pour m'arranger !

Bref, après une conversation tout à fait superficielle et polie où j'ai eu l'impression de raconter ma vie (quand je dis ma vie, c'est toute ma vie), il m'a permis, non sans deux, trois recomandations, de devenir le nouveau concierge de Poudlard. Ah oui ! Et Napo ? Va pour Napoleon dans le chateau. Hagrid sera ravi !

ooOOOoo

Suite à cet entretien d'embauche plutôt réussi (il connait pas la définition du mot "réussi" ce pauvre type), j'ai décidé d'aller fêter ça. D'après les dires d'Albus, Remus était parti en vacances, chez sa famille. Mais il restait toujours Sirius.

Heureux de redécouvrir les rues ensoleillées de Prés-au-Lard, j'me suis attardé à Honeyduke où j'y ais appris la mort de l'ancien boutiquier et où je me suis remis à jour question gourmandises ensorcelées. Ensuite, je n'ai pas put m'empêcher de faire un saut à Zonko où le vieux vendeur a eu un peu de mal à me reconnaître. Il était toujours d'une maigreur affligeante et son sourire édenté faisait toujours aussi rire. Impatient de me montrer ses nouvelles acquisitions, il m'a entraîné dans le fond de sa cave où j'ai admiré avec lui (et pour lui) des sortes de fresbees qui mordent et des pétards révolutionaires, sans poudres et sans fumé ! Juste des étincelles et du bruit ! Une invention d'un Monsieur Flistbule ...

Après avoir emporté un échantillon de quelques autres bêtises de ce genre ("Non mon vieil ami, les pétards et les explosions, on en a déjà assez à la maison ! Va pour ces bestioles qui reviennent. Ca fera plaisir à Henri.") je me suis dirigé vers une rue assez ombrageuse. Les maisons y étaient rapprochées et leurs briques sales. Pas bien ragoutant comme rue mais c'est ce qui faisait son charme. Exactement le genre de Patmol. D'ailleurs, son bistrot était le plus sombre de tous. Mais la façade impressionait et je l'ai tout de suite appréciée. Le fer forgé formait, grâce à quelques courbes compliqués, de féroces félins qui supportaient la pancartes, avec écrit dessus en lettres gothiques "Tête-de-Sanglier" Les vitres étaient brouillées (comme criptées) et je ne pouvais voir l'intérieur.

J'ai poussé la lourde porte en bois et me suis introduit dans cet endroit aux allures peu rassurantes. Au lieu du petit son clinquant qui reçoit toujours un client, une haute et puissante voix s'est élevée pour hurler en rigolant :

"James Potter !"

Joli l'accueil. Vraiment réussi. J'ai presque eu envie de rire. Bah, c'était vraiment un endroit à Sirius. Les banquettes, tout en bois et en fer forgé noir, étaient recouvertes d'un velour bordeau. Au centre, une estrade, et, à la droite du bar, au fond de la vaste piéce, un escalier. Sinon, de grandes banderoles aux couleurs de Poudlard et de Prés-au-Lard ornaient les murs, ainsi qu'un immense miroir au cadre d'argent. Un immense chandelier aux chandelles volantes éclairaient chaleureusement cet endroit aux allures, finallement, très rassurantes.

Accoudés au bar, deux jeunes hommes discutaient avec agitation tandis qu'un troisiéme essuyait négligément un verre de biére. Quand ce dernier me vit il sourit avec triomphe et déclara à ses potes, comme si on s'était quitté la veille :

- J'vous l'avez bien dit qu'il reviendrait ce looser !

Il a rit, et ses deux amis, que je reconnu vaguement ( le premier se prénomait Hugo Clinght, c'était un ancien Griffondor plus jeune que moi, et l'autre, Franc Longdubat, était un ancien Pouffsoufle de notre âge ), m'ont regardé avec étonement. J'ai eu envie de crier Mars Attaque ! Pour voir ce qui les surprendrait le plus : que l'on puisse crier ce genre de bëtise, ou que ce soit moi qui les crie.

Mais il n'y a pas eu de crie. Fidel à moi-même, je me suis approché avec ce regard de touriste et cette quetion perpetuelle "Qu'est ce que je fais là?" En fait, je savais exactement pourquoi j'étais venu. Un ancien réflexe : attraper toute bonne occasion. Et Sirius en était une, foie d'ancien attrapeur ! Et puis, il m'avait manqué avec ses blagues à deux balles et cette manie à vouloir changer le Monde. Drole de parcours quand même qu le sien : Formation d'aurore avortée lors de sa deuxiéme année pour s'échapper avec une vélane qui l'aurait plaqué avant la premiére borne. Mais c'est un peu l'idée que Patmol se fait d'une vie. Une vraie, de celles qui méritent d'être vécus. Pas une comme ce pov type qui s'emmerde à élever ses quatre fréres (pour l'instant !) Et oui, le looser, c'est moi ! Et pourtant, ni lui, ni moi, n'avions prévu ça. Dire que l'on croyait notre avenir tout tracé à l'époque ! Dégotage du magot pour, ensuite, aller s'inscrire à l'ENA (Ecole Nationale des Aurores) Puis le diplôme une fois en poche (chose évidente), envolée vers le meilleur des Départments (soit celui de la Défenses et des Mystéres) pour pouvoir ainsi se liguer contre les forces du mal !

Mais voilà. Ca coûte cher ces écoles, même pour les plus doués d'entre nous. Et les bourses n'y ont pas suffis. Sirius déshérité a bien essayé deux, trois tentatives de recup' au Square Grimmaud, mais voilà, à part cette vieille baraque, il ne restait plus rien à Patmol. Et tant que Regulus vivrait, rien ne pourait être vendu. Et on a beau essayé de marchander (supprimer l'avorton), on est resté sur la paille. Adieu donc projets grandioses et stratégies de défense ! Il a fallu faire avec les moyens du bord. Et par quelques heureux (ou malheureux) hazards, nous voilà tous les deux dans cette cabane, propriété de Mr Black et célèbre pub La Tête du Sanglier. Il y a de quoi déprimer. Je vois maintenant à peu prés ce que redoutait Lily. Ce sont les remords et les regrets qui ressurgissent quand c'est un avenir oublié qui vous fait signe. Et Poudlard, Sirius ... et bien, disons que c'est l'apothéose.

Mais en même temps, faut pas se le cacher : je l'ai bien cherché. Aucune ambition. J'avais souvent ça sur mes carnets de notes avant. Le pauvre Claghton (mon ancien professeur de métamorphose, celui qui a précédé Minerva McDonnagal) s'était quasi arraché les cheveux en cinquiéme année, lors de l'entretien pour l'orientation. Il m'a cru sincére quand je lui ai affirmé que je voulais juste devenir chomeur agregé. Evidément, bien que mon comportement à l'époque (pas comme si ça avait changé, mais bon) en fasse douter, j'avais très envie de devenir aurore avec Sirius. C'est d'ailleurs ce dernier qui m'a fait dire ces bêtises (un simple pari)

Mais maintenant que j'y pense, Sirius n'était pas loin de la vérité étant donné que, bien que nouveau concierge de Poudlard, toucher le R.M.I et chercher un job a été ce que j'ai fait le plus depuis ma sortie de l'école. Mais j'ai bien l'intention de changer ça. Je ne demande pas à devenir aurore, mais disons qu'avec Dumby à mes côtés, j'ai des chances de m'en sortir. Et puis, il y a les petites qui vont avoir besoin d'être aidés. En fait, toute ma vie, je crois que j'ai investi dans ces crapules. Je suis comme un propriétaire qui alimente un peu plus son capital. Et le capital, évidement, c'est les enfants. Quelle confiance envers ces mômes quand même ! C'est idiot.

Bref. Pour l'heure, je suis surtout dans cet endroit pas mal du tout en train de bavarder poliment avec ces deux pipelettes :

- Ca y est, je crois qu'on va s'y mettre avec Alice ...

- Une jolie rousse tu vois ...

- Ouais, le marché des pottirons est en baisse ...

- Faut investi dans les chaudrons ...

- ... et dans les gosses.

-QUOI ?!

- Rien.

- Bref, l'économie ne va plus du tout. S'en est fini de la belle vie ! Avec Tu-sais-Qui ...

- Qui ça ?

- Tu sais pas qui sait Tu-ne-Sais-pas-Qui ?

- Ah ! Ce nouveau mage en puissance ? ils en parlent souvent dans la Gazette. Mais j'me souviens plus de son vraie nom ils le disent tellement peu souvent ...

Ils m'ont regardé comme si je venais de sortir deux antennes. Venant à mon secours ... Non, en fait, m'enfonçant encore plus, Sirius a éclaté de rire. On aurait dit un aboiement. C'est idiot, mais entendre ce rire, ça m'a fait sourire. Je nous ais revu, tous les quatre, dans la Cabane Hurlante, hurlant à la vie et jouant comme des enfants. Ce que nous étions, d'ailleurs. Poudlard, quand même, c'est quelque chose. Je comprend maintenant Dumbledore quand il ne voulait rien laisser filtrer. Son école, c'est un cocon sans sang et sans mage noir. Il n'y a que l'avenir espéré et préparé avec soin. Si on te met à la tête d'une équipe de Quidditch, tu es persuadé d'avoir acquis assez d'autorité pour, par la suite, diriger un pays. Si on te nomme préfet, tu est sure de, plus tard, imposer le respect. Si tu es félicité par un enseignant, tu ressens en toi comme la gratitude d'une nation entiére. Poudlard, c'est le Monde en plus petit et en plus magique.

Comme une île, coupée de toute autre existence où seules quelques lettres et quelques colis te parviennent de "l'Autre Monde" Il y a en gros quatre nations : Griffondore, Serpentard, Pouffsouffle et Serdaigle. Et à cela, il faut rajouter certaines terres neutres : Prés-au-Lard ou la Grande Salle. Et évidement, cette derniére est à concquérir. Toute l'année est une bataille pour qu'à la fin, tu ais le droit d'y imposer, pour une soirée, les couleurs de ta maison . Ensuite, c'est la dictature des professeurs. Mais chacun à sa chance. Les meilleurs ont le droit de s'en aller dans "l'Autre Monde" ou de remplacer les anciens dictateurs. Le reste, il fini en tant qu'élève, et toute sa vie, il regrette ce pays tant aimé et si facile ou il y a laissé sa jeunesse et sa promesse d'avenir.

Moi, je suis un rescapé. J'aurais dû m'envoler avec Sirius pour l'Autre Monde. le vrai, le dure. l'intangible où l'on n'a jamas droit à une deuxiéme chance. Mais il n'a pas voulu de nous. Alors petit à petit, nous sommes revenu. Conscient d'avoir ratés notre chance. Mais moi, je peux changer ça ! Remus est professeur. Moi, je vais être concierge. Déjà, l'on sort du vestibule qui sépare l'âge enfant à celui de l'adulte.

Pourquoi je raconte tout ça ? Pourquoi je pars dans mon délire sur ce Monde "Imaginaire" ? Parce que Poudlard, c'est ça. C'est un endroit qui, soigneusement, te clou à lui, t'enchaîne, sans que tu t'en rende compte. Ce n'est que quand tu n'y a plus les pieds que tu ressens ce manque et cette pression qui veut t'entrainer de nouveau vers lui. Et comme Lyra qui ne peut se séparer de son daemon, moi, mon âme, c'est Poudlard. Et Poudlard, ce chateau, en lui-même, c'est ce qu'il est et ce qui fait sa puissance : un flot (un gouffre) d'âmes et de sentiments.

Mais en fait, je suis à des kilométres de penser à ce blabla quand, dans cette petite taverne, ces deux énerguménes me contemplent comme si j'étais une soucoupe volante. Sirius, lui, se paye toujours leur tête (ou la mienne) Puis il s'exclame en souriant gaiement :

- Ah ! Mon bon vieux Cornedrue ! Tu en était resté à Grindelwald !

C'est vrai, faut l'admettre, pour moi, mage noirGrindelwald. Ou est le mal ? Normal pour un admirateur de Dumbledore non ?

- Tu lie quoi comme journaux ?

- Ben ... La gazettte ...

- Tss, tsss, tsss ... Peut plus leur faire confiance. M'étone pas que tu sois à la ramasse. Tu-sais-qui, mon pote, c'est bien plus que Grindelwald. C'est même pas humain et ça n'a même pas de but, si ce n'est l'immortalité. C'est le mal en personne et ça ne débat pas des heures pour une cause. Et surtout, ça ne parlemente pas avec Dumby. C'est plus un ange du mal que l'on a. Grindelwald, c'était Lucifer, l'ange déchu. Tu-Sais-Qui, c'est le mal tout court. Il n'y a jamais eu de bien en lui et il n'y en aura jamais.

Beau discours, je l'admet. Mais comment représenter le danger si on ne peut pas même lui donner un nom ?

- Et c'est quoi son nom, à la fin ?

Il grimace, puis, comme pour se convaincre de quelque chose, se contemple dans le reflet que lui renvot son verre à biére.

- Tu sais ... enfin, non, tu ne dois pas savoir ... Que sais-tu vraiment, James ? Que sais-tu de lui ?

Bonne question.

- Et bien ... Je me l'imagine un peu comme un terrosiste ...

- Arrête de penser comme un moldu.

Je me tais. De toute évidence, quoi que je dise, rien ne sera bon. Parce qu'il est vrai, ce Je-ne-sais-pas-qui, j'en ai rien à battre. Et si le monde magique n'est fait que de ça, et bien dans ce cas, je retourne me terrer au fond de ma vieille boutique.

- Les nés moldus sont persécutés, le Ministére est de plus en plus infiltré et à chaque mission l'on perd au moins un aurore. On n'est plus en sécurité nulle par, James. C'est la guerre !

La guerre ? Je l'saurais quand même, non ?

- Mais la Gazette ... la Gazette a trop peur. Trop peur de ce qui arriverait au moral des sorciers si l'on admettait le massacre que c'est devenu, cette bataille infinie. Elle s'est fait dépasser maintenant. Après tout, ce n'est pas le seul moyen de s'informer. Et les gens veulent savoir ! Ils veulent comprendre pourquoi on leur impose un couvre-feu et pourquoi certaines régles de sécurité sont devenues obligatoires. Parce que si on ne le fait pas, ils se révoltent et du coup, se dressent contre le Ministére aux côtés de Tu-sais-qui !

- Tu as l'air d'être pas mal au courant, Pat. Laisse moi deviner, tu t'es révolté ?

Il m'a regardé méchant, tandis que ces comparses désaprouvaient ma remarques en secouant la tête.

- Tu me connais donc si mal ? Tu sais bien que, tant que les Black seront de son côté, je m'y opposerais.

- C'est-à-dire ? Si ils reviennent du notre, c'est toi qui ira proposer tes services à ce Lord ?

Il plisse le nez. Puis, décide de ne pas relever. Il sait très bien que je pense pas ce que je dis. Que je balance ça juste pour avoir quelque chose à répondre. Juste pour montrer que je suis.

- Mais tu ne m'as toujours pas dit, c'est quoi en vrai, son nom ?

- En vrai, aucune idée. Mais il porte un surnom.

- Autre que Tu-Sais-Qui ?

- Oui ... Au départ, il se faisait appeler ... Voldemort.

La façon dont il chuchota ce nom m'inquiéta. Voir Sirius ainsi apeuré m'alerta enfin. Car si ce sale cabot avait peur, alors ça ne devait pas être un petit méchant de pacotille. De toute évidence, le monde autour de moi avait changé. Sirius avec. Qu'avait-il dont à craindre ? Ou avait-il déjà tout perdu ?

- Mais pourquoi prononcer son nom est-il si dure ? Il y a une sortilége posé dessu .

- Non ...

Et là il a semblé géné. Il m'a sourit d'un air contrit et m'a avoué :

- C'est tellement plus facile de le dissimuler sous un surnom sans aucun rapport avec ce qu'il fait ...

- Voldemort ... Ca m'a parut facile.

- Tu ne comprend donc pas ! Le monde se porterait beaucoup mieux si il n'existait pas. l'appler ainsi, c'est l'effacer un peu de notre existence ...

- C'est vous qui avez tout faux ! Si vous n'en voulez plus de cette menace, faut aller au devant du risque ! Rester ici à trembler ne fait qu'aggraver les choses !

- Qu'est ce que tu crois ? Qu'on ne fait rien ? Dumbledore ne t'en a donc pas parlé ?

- Parlé de quoi ?

- Sirius ... le prévint Franck, comme si il ne voulait pas qu'il en dise plus.

- Allons, je suis sure qu'il t'en aurait parlé un moment ou un autre. J'ai confiance en toi. Ecoute moi bien attentivement. La guerre est loin d'être gagnée, mais il nous reste un espoir. Et comme tu le dis si bien, aller au devant du risque, on sait très bien faire ...

- Développe ...

- L'Ordre du Phoenix, ça te dis rien, hein ?

J'essaye de creuser ma mémoire afin de trouver un quelconque renseignement, en vain.

- Normal. Mais bientôt, ça sera toute ta vie. LA mission que représente ta vie.

Intéressant, moi qui pensais m'ennuyer !

- C'est un ordre top sercret. Impossible de le filtrer, il est trop renfermé sur lui-même. Evidément, on a un espion dans les rangs du mage, mais même nous ignorons son identité. Seul Dumbledore le connait. Et il assure qu'il est de confiance.

- Et ... en quoi consiste cet ordre ? Se battre ?

- Exactement ! Le truc, c'est d'à chaque fois déjouer une attaque. Malheureusement, on n'y parvient pas toujours. De plus, on est bien conscient que l'on ne peut continuer indéfiniment ainsi. Il faudrait avoir le plus de noms possible pour pouvoir enfermer le plus de mangemorts et ...

- Le plus de quoi ?

- De mangemorts. Les partisans du mal. Les sbires de Tu-sais-qui.

- Toute une armée en gros.

- Oui. Et pas que des mangemorts. Les géants sont avec lui. Ainsi que d'autres créatures. Et Dumbledore parle même de ... mais je préfére pas en parler. Ce n'est de plus qu'une hypothése. Ridicule, même.

- Dis toujours.

Il hésite, puis, finallement, crache le morceau :

- Et bien, Dumbledore parle d'une ... d'une armée d'inferi.

Charmant. Je quitte le monde de la magie trois secondes et voilà ce qui se passe !

- Evidément, ce n'est qu'une hypothése.

Piétre tentative pour me rassurer.

- Et vous êtes combien à peu prés, vous ?

- Une cinquantaine, sans compter les aurores du Ministére et l'aide qui pourait nous venir d'Amérique et de France.

- On devrait s'en sortir.

On reste tous les quatre dans un silence pensif. Puis Patmol remarqua mon paquet cartonné renfermant mes nouvelles acquisitions.

- T'as fait un tour chez Zonko ! T'as vu les nouveaux pétards de Flitbule ? Géant, hein ?

oooOOOooo

Je quitte en silence le village. Je décide d'en sortir à pied avant de transplaner. Une fois chez moi, je redécouvre en souriant l'ambiance chaleureuse de mon foyer. Un feu brule faiblement dans l'atre de cuivre et Napo m'accueille en bougeant la queue. Ca sent bon le pot au feu et les enfants sont assis sagement en train de faire une partie de Mistigri.

Lily, elle, comme à son habitude, est aux fourneaux. Et pour la premiére fois, cette vue qui, pourtant, à l'habitude de me rassurer, aujourd'hui, m'énerve. Tout serait tellement si simple si elle était comme les autres ! Moins maternelle, plus gamine. Et puis, si seulement elle pouvait prendre plaisir à des choses moins sérieuse que l'exposition de photos de Joel Myerowitz ! Juste, aimer me voir rentrer, me sourire en me voyant, écouter mes histoires sans les contester.

Je me renfrogne, la snobe royalement, Napo sur mes talons, monte dans ma chambre et m'y enferme. Je crois que j'ai claqué la porte, mais ce n'était pas volontaire. J'ai peur d'avoir inquiété les enfants. Je crie bien fort :

- AU FAIT ! J'AI ETE ADMIS !

ooOOOOoo

Avec une certaine molesse, je regarde le réveil posé sur ma table de chevet. 07H00 ? Qu'est ce que je fais, réveillé à 07H00 ? Je suis en vancanes. Ah ! Mais je dois emmener les filles à Poudlard ! Et moi ! Et moi aussi il faut que j m'emmene !

Je manque de tomber du lit quand quelqu'un toque à la porte. Je me redresse, contemple la porte sans la voir, me demande qui - dans cette maison - toque avant d'entrer. C'est Lily. Elle a les lévres pincées mais, les désserre en me voyant (je suis très drole au petit matin)

- Tu es levé ?

- Non.

- Réveillé ?

- Presque ...

- Pfff ... Tu imagine, ça sera six heures du mat' tous les matins à Poudlard !

- Hein ?

- Ben oui. Levé à 06H00 pour aller récurer les sols avant le levé des élèves.

J'essaye de me représenter la scéne. Moi, aux aurores, en train de racler le sol avec un chiffon. Mais c'est surtout le sourire narquois de Lily que je vois, là.

- Ben avec une baguette ça ne doit pas être trop dure.

- Sans parler des retenus que tu infligeras aux élèves.

- Je vais pourvoir en faire voir de toutes les couleurs aux Serpentards !

Elle soupire. Puis, vient se blottir contre moi. Elle est toute froide et déjà habillée. Je la sert un peu plus contre moi. Elle se retourne avec difficulté pour me regarder intensément. Moi, heureux comme un nouveau né, je joue avec ses méches couleur de feu.

- Tu devrais aller te laver les dents.

Je grimace. Pourquoi le monde était-il si cruel ? Je la repousse séchement, vexée, et court m'enfermer dans ma salle de bain. Je l'entends rire. Je me lave préstement les dents, me décrotte les yeux et retourne dans ma chambre. Elle est toujours là, blottie dans mon lit.

Je m'apporche, me penche comme pour l'embrasser sur le front. Elle attend, patiente. Mais à mi-chemin, je léve les mains pour la chatouiller. Son éclat de rire retentit comme un hymne à la joie dans mon coeur. Une vraie tigresse. Se servant de ses poings et de ses ongles, elle tente, en vain, de se défaire de mon emprise. Je suis totalement fasciné face à ce corps qui se cambre sous cette torture. Elle haléte, n'en peut plus, me supplie d'arrêter. Mais j'aime trop la voir se mouver ainsi pour m'arrêter. Aussi, elle réussit à me mordre. Je la lache enfin. Nous nous regardons. On éclate de rire.

Mais ce n'est plus le même rire. Déjà, les questions affluent et nous savons pertinament, l'un comme l'autre, que nous jouons à un jeu interdit.

Je me léve, lui ébouriffe les cheveux et retourne me préparer. J'ai un nouvel avenir à expérimenter. Et j'ai hate de commencer !

oooOOOooo

Sous les conseils de Dumbldeore, je n'ai pas pris le Poudlard Express pour me rendre là bas. J'ai transplané à Prés-au-lard et ais terminé le chemin en marchant. Il était encore tôt et les élèves n'arriveraient pas avant 19h00. Quand je pénétre dans l'enceinte du chateau, Hagrid, le garde-chasse, me salut en rugissant :

- Concierge ? Ah ! Tu es un grand homme James Potter !

Il m'a accompagné jusqu'au chateau en me signalant que l'on m'attendais pour déjeuner. Etonné, je lui demandais si je pouvais déjeuner dans la Grande Salle. Il a rigolé puis m'a fait un clin d'oeil. J'ai pas compris.

Mais à la vue de cet endroit qui m'étais à l'époque si familier, tout ce mystére et cette complicité m'est sortie de la tête. A la grande table du fond étaient assis Albus, évidément, avec à sa droite Minerva McDonnagal. Elle avait vieillie, s'était indéniable. Ses cheveux chatains étaient à présent parsemés de méches blanches. Ca lui adoucissait le visage et, en même temps, lui donnait un air plus sage. Ce n'était plus la jeune sorciére aux gestes nerveux et aux regards couroucés que j'avais connue. A côté d'elle - j'ai cru m'étouffer quand je lais reconu- se tenait un jeune homme au visage cireux et aux cheveux noirs. Severus Snape ! Cet imbécile au nez crochu aux côtés de McDonnagal ! C'était donc vraie ! Remus m'avait prévenu. Mais le voir ainsi, pour de vrai, à la table des professeurs, et non plus à cette infame table des Serpentards !

Une fois la surprise passée, j'ai donné plus d'attention aux autres attablés. J'ai reconus d'anciens professeurs, comme cet éternel Binns, et, bien sur, il y avait Lunard. Il me souriait avec franchise. Il était assis à côté de la chaise vide qui se trouvait à la gauche du directeur. Quand j'ai compris que cette chaise était pour moi (ça ne m'a guére pris plus de trois minutes ...) je m'y suis assis en hésitant, cherchant du regard Hagrid. Mais ce dernier se tenait en bout de table, aux côtés d'une jeune femme aux formes généreuses que je ne connaissais pas. De par la terre qu'elle avait sur les mains, j'en ais conclu que ce devait être un professeur de Botanique.

Ce repas fut excellent. Cela faisait longtemps que je n'avais pas mangé comme ça ! Huit ans exactement. Quoique, je suis injuste, Lily cuisine très bien. Mais la béchamel des elfes de maison, c'est quelque chose ! Cependant, la façon dont je remplis mon ventre n'a pas été ma seule source de bonheur. Cette salle, que je chérissait entre toutes, renaissaient de ses cendres pour ressurgir devant moi. En vrai, avec de vraies pierres et de vraies chandelles. Par ce souvenir incertain de chaleur et de satisfaction. Et bien que être assis à cette table ne m'est pas familier, c'est comme si je redevenais élève.

A côté de moi, Albus discute joyeusement à Minerva, lui exposant les risques que pouvaient entrainer une pluie de météorites, comme s'il anonçait une fine pluie. Plus loin, Servilus demeurait silencieux, ruminant certainement quelques sombres pensées. Je me retourne vers Remus. Il semble, lui aussi, très joyeux. Il se fait un devoir de me décrire, un à un, les différents élèves de l'école. Mais très vite, je l'oriente vers les fréquentations de ma plus jeune soeur.

- Mmmm ... Elle traîne avec quelques garçons de sa maison ... mais ...

Il me regarde, incertain.

- Quoi ? Elle ne traine qu'avec des garçons ?

- Et bien, tu sais, pour ce que j'en sais ! Mais ce qui est sure, c'est que dans ma classe, elle est toujours assise à côté d'un seul et même garçon.

Sans blague ? Et pourquoi on me dit jamais rien à moi ? C'est qui cette tarlouz ?

- C'est qui ?

- Un Serpentard de son âge qui ...

- UN SERPENTARD ? Lily sort avec un Serpentard et je suis pas au courant ?

- Calme toi james. J'ai jamais dit qu'ils sortaient ensemble. A part le fait qu'elle s'assoie à côté de lui dans ma classe et qu'elle discute de temps en temps avec d'autres mecs de Griffondore, je ne sais rien !

- Mouais.

- Si ça peu te rassurer, Rose, elle, a beaucoup d'amies dans sa classe.

Je le regarde, étonné. Je ne sais pas pourquoi, mais le fait que Rose ait beaucoup d'amies me surprend.

- Quelles genre d'amies ?

- Des Griffondores, m'affirme Remus en souriant.

Y a ça au moins de pris.

- Mais tu ne m'as toujours pas dit, il s'appelle comment l'autre cas ?

- Je t'en pris James, fais un effort. Il est clean ce gosse. Il ne fera pas de mal à Lily.

- C'est un Serpentard !

- Et alors ? Moi, un loup-garous. Je croyais que, depuis le temps, tu n'avais plus de préjugés. les Serpentards d'aujourd'hui ne sont plus ce qu'ils étaient il y a huit ans.

Je grimace. Même, le simple fait qu'il soit un mec me dérange.

- C'est la seule fille à Griffondore ou quoi ?

- Quoi ?

- Je dis, Lily, c'est la seule griffondore de cinquiéme année ou quoi ?

- Euh ... non. Le fait est qu'elles ne s'entendent pas très bien entre elles. On ne peut pas dire qu'elles aient grand chose en communs.

- Ben déjà, c'est toutes des filles.

Il secoue la tête, consterné.

- Tu aurais ta place au Moyen-Age, Cornedrue. Tu t'es trompé de siécle.

- Même. Ses B.US.E passées, je l'envoie dans un couvent.

Il rigole.

- Tu es désespérant !

Pour changer.

oooOoOooo

Le reste de l'aprés-midi, je l'ai passé à flaner dans le parc de Poudlard. Avec Remus, l'on a essayé de réveiller le calmar géant. Mais ce dernier semblait nous avoir oublié. Alors nous sommes rentré nous mettre au chaud. Il m'a conduit à ma chambre, puis m'a montré la sienne. Tout comme la mienne, c'était une piéce meublée d'un lit à baldaquin aux teintures chaudes, d'une chaudiére dans un coin de la piéce et d'un coffre en bois. Elle était reliée avec une salle de bain digne du plus grand roi et un salon. Ce dernier se montrait accueillant avec son imposante cheminée, ses étagéres (pour l'instant) vides, ses épais tapis, ses fauteuils rembourés et la table qui faisait face à la fenêtre.

Avec étonement, j'ai vu une bouteille de vin apparaître sur la table tandis que les différents parchemins étalées disparaissaient. Remus a remarqué mon regard étonné et m'a expliqué que c'était un systéme très pratique qui faisait apparaître tout ce dont nous avions besoin. Quand j'ai reconu un pauillac, grand cru français, j'ai également fait remarqué que ce systéme prenait en compte nos goûts. Il a sourit et m'a fait un clin d'oeil. Nous partagions cette passion (incompréhensible) pour la France. Et en cet aprés-midi d'Avril, nous l'avons dégusté.

OOoooOOO

C'est donc légérement éméchés que nous nous rendimes au banquet. Les élèves n'étaient pas encore arrivés, mais vu le regard désaprobateur de Snape, on n'était pas assez en avance. Avec plaisir, je me suis de nouveau assis aux côtés de Dumbledore. En attendant les poudlariens, il m'a demandé ce que j'avais fait des momes. Je lui ais expliqué que j'avais préféré les mettre sous la surveillance de Rose et Lily dans le Poudlard Express. Il a hoché la tête et a approuvé mon initiative. Puis il m'a également demandé si Napo avait fait parti du voyage. Là, je crois que j'ai rougi. Il s'est bidoné.

- Mais non ça ne me dérange pas ! Tant qu'il ne porte pas la marque des ténébres, ton chien peut faire tous les voyages que tu veux dans le PoudlardExpress.

- La Marque des Ténébres ? C'est la marque de ce gars là ... Oh ! J'ai encore oublié son nom ! Ce mage noir ...

- Voldemort ?

- Oui ! C'est lui !

Il m'a jugé du regard face à ma réaction. Il a eu l'air de réfléchir

, comme si il hésitait à me confier quelque chose. J'au alors compri qu'il allait me sortir cet ordre du griffon ... enfin, quelquechose comme ça.

- Sirius t'en a parlé, hein ?

- Oui.

- Alors, qu'est-ce que tu en pense ?

- Je crois que c'est ce qu'il faut faire. Mais ... je m'inquiéte pour les petits. Il n'empêche, ici, à Poudlard, je ne crois pas qu'ils risqueront quoi que soit.

Je me tais un instant.

- Si je le peux, je me rendrais utile. Alors, n'hésitez pas, je répondrais présent.

Signer un pacte avec le Dieu c'est encore plus "craignos" que signer un pacte avec le diable. Perdre son âme, quand elle vaut rien, ce n'est pas bien grave. Mais en oeuvrant pour le bien, cette même âme prend de plus en plus d'importance. Et aprés, quand on n'a plus qu'elle à vendre et que le bon Dieu s'est barré en RTT, alors là, on n'a plus qu'à s'éteindre complétement. C'est la mort du cadavre en quelque sorte.

Le bon Dieu, évidément, c'est Bumbledore. D'ailleurs, il est toujours question de Dumbledore. Parce que, et c'est bien regrettable, c'est toujours le premier à prendre des initiatives sur cette foutu planéte.

Bref, il a l'air très content de ce que je lui ai dit parce q'uil se retourne vers la Salle qui commence peu à peu à se remplir. Les élèves rient, crient, se saluent, s'embrassent, s'assoient, poussant, bousculent, interpellent ... Un vrai petit monde ! Et au centre, au centre de mon monde à moi, une cheveulure rousse, un teint pale et de grands yeux de poupée. Elle, elle chuchotte, elle regarde, elle fronde les sourcils et elle me grimace. A ses basques sont accrochés les deux derniers de la bande. Ils regardent le chateau avec des airs émerveillés. Pour dire, Henri n'a même pas remarqué qu'il y avait des pommes sautées sur la table. Je suis content de voir qu'ils vont pouvoir manger avec les griffondors.

J'essaye de démasquer le mystérieux serpentard, mais Lily s'est contentée de trainer avec ses fréres. Elle n'a guére preter attention aux bécasses de sa table. Bizarement, ça me révolte. A croire que les Griffondores ne sont pas assez bien pour elle ! Une pensée bien serpentarde !

Sentant une forte pression sur mon épaule, je me retourne. C'est Hagrid qui me rassure en souriant :

- Ton molosse est resté avec le mien. T'inquiéte pas, il est nickel. Le pauvre, si tu savais ! Je l'ai arraché à un vendeur de larves. Elle allait servr de cobay !

- Elle ?

- Oui ! C'est uen chienne ! Edma qu'elle s'appelle.

- C'est chouette.

- Bon, faut que j'te laisse. J'ai pas vraiment le droit d'être là, tu comprend, c'est la table des professeurs ...

Sur ce, il s'éclipse discrétement. Je me tourne vers Albus qui me scrute avec curiosité. Mais qu'est-ce qui se mijote autour de moi ? Et puis, qu'est-ce que je fais là ?

- Un peu de tarte à la mélasse James ?

Beurk, de la mélasse ...

- Volontier !

Ca s'appelle graisser la patte de son patron ! Hé, hé !

Mais ce n'est pas vraiment de la tarte à la mélasse qu'il y a dans mon assiette. Je me tourne vivement vers Dumbledore, mais ce dernier discute vivement avec Servilus.

Bon sang, mais comment sait-il que j'adore la tarte au citron ?

oooooOoooo

Le diner une fois terminé, Dumbledore s'est redressé et a réclamé le silence. Comme par magie, tous les élèves se sont tut.

- Comme certain d'entre vous le savent, ces vacances n'ont pas été bien réjouissantes. Aussi, elles nous permettent d'apprécier un peu plus cette rentrée !

(Quel optimisme !)

- Etant donné que le professeur Macner nous a quitté pour ... d'autres interets, les cours de D.C.F.M seront assurés par James Potter.

Macner professeur de D.C.F.M ? Je crois rêver ! Heureusement qu'il va être remplacé ! Aucun doute que les "autres intêrets" sont Voldemort et compagnie. J'applaudit comme les autres. J'espère que le nouveau va être bien. Comment il a dit déjà ?

- QUOI ?

Je me léve préstament, manquant de faire basculer la table. Il a dit Potter ! James Potter !!!

- Oui, j'ai dit James Potter, me chuchotte Dumby.

Prochaine résolution : ne plus appeler Dumbledore Dumby en sa présence.

Observation du moment : Dumby ... euh, Albus sait lire dans les pensées. Qu'est-ce que j'ai fait au petit Jésus ?

Automatiquement, j'arrête d'applaudir.

- Mais j'veux pas être professeur de D.C.F.M ! Et puis, j'coyais que c'était Remus.

J'suis con. Vu le regard de Dumbledore, il pense la même chose. Maintenant, tout le monde a cessé d'applaudir.

- Le professeur Lupin a accepté d'exercer ses talents en Soins aux Créatures magiques.

Ah, j'me disais aussi, Macnair en prof de D.C.F.M c'est un petit peu gros.

Voilà un new chapitre. J'espère que vous arrivez à suivre parce que moi, mais qu'est-ce que j'ai du mal ! Enfin, si vous y arrivez, vous êtes très forts !