Bonjour tout le monde! Tout d'abord, je voudrais vous souhaiter une excellente année 2017. En espérant que celle-ci soit remplie de joie et de pleins de bonnes choses!

Ensuite, je reviens avec la suite et fin de ce three shots. Plus de détails seront expliqués à la fin.

Je n'en dis pas plus et vous laisse désormais à sa lecture. Cependant, je souhaite vous prévenir qu'au vu du rating, cette partie contient un lemon explicite.

Disclaimer : tout appartient à J.K Rowling.


Trois semaines. Cela faisait trois semaines qu'une seule parole n'avait plus été échangée, qu'un regard ne s'était plus perdu dans la foule, qu'une caresse n'avait plus frayé son chemin sous un vêtement. Le néant le plus total s'était installé vicieusement entre les deux amants, les tenant éloigné l'un de l'autre. Oh qu'elle avait dur, oh qu'elle aimerait que tout ceci ne cesse et qu'elle puisse lui crier qu'elle était dingue de lui. Oh Merlin, pitié. Depuis Noël, mille et une questions lui taraudaient l'esprit. Pourtant, sa fierté l'empêchait d'aller exiger plus d'explications. La dernière fois, elle n'avait pas eu ce qu'elle voulait, il n'avait pas osé lui dire ce qu'il se passait, bien qu'elle l'avait deviné. Angelina. Il n'y avait qu'elle. Hermione l'observait avec mépris, avec jalousie, avec envie. Elle était si belle, si mutine. Elle avait toujours cet air arrogant collé sur son visage, cet air supérieur que la brune n'avait pas. Hermione ne ressemblait en rien à la belle métisse. Elle n'avait pas sa prestance, ni son charisme. Elle n'avait pas cet air hautain qui lui collait à la peau. Les poings serrés, elle se tourmentait en observant la dite Gryffondor. Elle comprenait bien malgré elle pourquoi Fred l'avait préférée à elle, la vérité s'était imposée à elle à la minute où elle avait croisé son regard, au détour d'un couloir. Elle était plus mature, plus sage. « T'avais pas le droit. » Ses yeux le lui avaient crié, l'espace d'une seconde. Boudeuse, frustrée, elle s'était laissée tomber contre le mur en resserrant ses livres contre sa poitrine.

Ron n'était qu'un ingrat. C'était à cause de lui qu'elle avait mal. Pourtant, une partie d'elle lui était reconnaissante de lui avoir dit la vérité. Vérité que Fred lui-même n'avait même pas su assumer devant elle. Elle avait l'impression d'être une moins que rien qui avait été trahie. Et quel sentiment atroce. Une main se posa sur son épaule et elle sursauta, sortant subitement de ses songes. Elle tourna la tête, et esquissa un léger sourire en voyant Harry. Il était probablement le seul à remarquer sa détresse. Aucun membre de la fratrie Weasley n'était venu la voir, à sous-entendre ni Ron, ni même Ginny. Elle aurait aimé une marque de soutient, juste ça, mais visiblement, les liens du sang étaient plus fort. Elle comprenait, tristement.

- Tu as l'air rêveuse. Il se mordit la lèvre avant de s'asseoir sur le muret donnant directement sur la cour intérieure du château.

- Je le suis. Elle se pinça les lèvres en évitant soigneusement son regard. Il baissa légèrement les yeux.

- Tu te fais du mal pour rien. Il ne savait pas quoi lui dire d'autre.

- Je ne suis plus à ça près. Elle haussa une épaule, laissant son regard caresser l'horizon.

Ces quelques mots lui brisèrent le cœur. Lorsqu'il avait été la retrouvée, le soir de Noël, il l'avait consolée, l'avait prise dans ses bras et n'avait rien dit. Sa présence seule avait été tout ce qu'il avait pu lui offrir comme réconfort. Il lui avait été impossible d'ouvrir la bouche, sinon il aurait dit toute la vérité et rien que la vérité concernant cette énorme supercherie, dont il avait fait partie. Il en avait honte. Il essayait de se rattraper.

- Dis-moi Harry, comment ça se passe avec Ginny ? Elle porta son attention sur son meilleur ami, de son regard bien veillant. Elle voulait entendre quelque chose de réjouissant, quelque chose qui la ferait changer d'avis sur cet impétueux sentiment qu'était l'amour.

- Ginny est une tornade à elle toute seule. Il rit doucement à ces mots. Elle est fantastique. Il se mordit la lèvre inférieur en souriant sans s'en rendre compte.

Hermione l'observa, et envia tellement son meilleur ami et les papillons qu'il devait ressentir, là tout de suite. Elle ne put s'empêcher de sourire à son tour, légèrement. Son cœur, quant à lui, soupira longuement. Elle leva son bras et alla caresser les cheveux de Harry, l'espace d'une seconde, avant de venir poser sa tête sur son épaule. Elle avait tant besoin de réconfort, il ne fallait pas qu'elle reste seule, noyée sous ses pensées plus absurdes les unes que les autres.

- Te voir heureux me rends heureuse. Merci. Elle ferma les yeux, laissant l'air frais venir faire rosir ses joues.

Harry se sentit d'autant plus coupable. Il posa sa tête sur celle de la brune, en fermant les yeux à son tour. Son cœur se serra et il se mordit l'intérieur de la joue pour se dissuader de l'ouvrir et d'en dire trop. Il voulait tellement la rassurer et lui avouer que Fred et Angelina n'était pas une chose réelle, que ça n'existait que dans son imagination, et que ça la tourmentait pour rien. « Oh Ron, dans quoi m'as-tu embarqué ? » Que lui avait-il pris pour penser un seul instant que l'idée du roux avait été bonne ? Il regrettait chaque décision prise. Parce que si Hermione ne se sentait pas bien, Fred était dans le même état. Et ça, Hermione ne s'en doutait même pas, car elle l'imaginait batifoler avec la métisse, devenue centre de sa jalousie.

Il rouvrit les yeux en entendant un peu plus d'agitation autour de lui, et se rendit compte qu'il y avait un attroupement un peu plus loin. Il plissa les yeux, et au centre, reconnu deux chevelures rousses qui semblait se disputer assez fort. Il secoua légèrement Hermione qui rouvrit les yeux et se redressa légèrement, un air interrogateur scotché sur son visage. D'un léger coup de tête, il désigna l'endroit en face de lui tout en sautant du muret pour se remettre debout, intimant alors sa meilleure amie de le suivre, inquiet.

En quelques pas il se retrouva à l'endroit de la discorde, et plus il se rapprochait, plus il reconnut les voix, et plus il se sentit concerné. Il se fraya un chemin entre les élèves regroupés, devant en pousser certains qui ne voulait pas céder leur place face au spectacle qu'on leur offrait. Au final, il se retrouva face aux deux responsables de ce chahut. Hermione se retrouva bien vite à ses côtés, et hoqueta de surprise.

- Tu n'es qu'un idiot. Le pire de tous les idiots. Comment tu peux lui faire ça ?! Ginny Weasley repoussa fortement son frère, telle une furie, le visage déformé par la colère.

- Il fallait bien que quelqu'un fasse quelque chose ! Ron se défendit, en fronçant les sourcils, s'empêchant de repousser sa sœur à son tour.

- Mais de quoi tu te mêles bon sang ? Elle sortait de ses gonds, abasourdie par ce qu'elle entendait, surtout que ces bêtises venaient de son propre frère. Elle passa sa main dans ses cheveux et les agrippa pour tenter de se calmer.

- J'essaie juste qu'un minimum de personne ne souffre ! C'est pas sorcier à comprendre, ça ! Personne ne comprenait ses actes et ça l'énervait.

- Mais Ron… C'est ridicule ! Tu fais souffrir tout le monde.

- C'est n'importe quoi. Tu sais pas de quoi tu parles, tu peux pas comprendre.

Les derniers mots du roux, destinés à sa seule et unique sœur, la blessèrent plus qu'elle ne l'aurait voulu. Elle le regarda, de longues secondes, alors que tout le monde attendait sa réaction. Trop occupée à remonter les bretelles de son frère, elle n'avait même pas remarqué la foule qui s'était amassée autour d'eux. Elle fit un pas en avant, le regard dur, et elle ravalait ses larmes comme jamais auparavant. Ce que Ron remarqua.

- Oh c'est bon. Arrête de pleurer Ginny, tu n'es qu'une gamine.

La seconde suivant son dernier mot, un bruit strident résonna dans toute la cour. Harry décida de s'approcher de sa petite-copine qui venait de mettre une claque monumentale sur la joue de son frère, désormais teintée d'une main rouge. Il posa sa main sur sa hanche, pour la calmer, et pour montrer qu'il était près d'elle. Elle sursauta à ce contact et leva la main en se retournant, dans un tel état qu'elle était prête à en donner une autre à quiconque la toucherait, aujourd'hui c'était gratuit. Harry attrapa son bras à temps et serra ses doigts autour de son poignet, sans comprendre, ce que l'on pouvait percevoir dans ses yeux. Elle reprit ses esprits en croisant les yeux bleus de l'élu, puis elle pinça les lèvres en dégageant violemment son bras de son emprise, alors qu'une larme s'était échappée et roulait désormais sur sa joue.

- Ne me touche pas. Elle déglutit. Tu n'es pas mieux que lui.

La rousse ponctua sa phrase en se décalant légèrement pour partir, bousculant ainsi Harry, mais également tout ceux osant se trouver sur son passage. Elle essuya ses larmes et Hermione la suivit du regard sans comprendre. Alors que le Gryffondor se tourna vers son meilleur ami, l'assassinant du regard, Hermione, troublée par ce qui venait de se passer, se décida à suivre Ginny. Elle ne pouvait pas la laisser dans cet état, même si cette dernière ne s'était pas montrée d'un grand soutient pour la brune. En sortant de la foule, une main agrippa le poignet de la rouge et or, ce qui la stoppa dans son élan. Elle releva les yeux, les sourcils froncés, et son cœur s'arrêta lorsqu'elle croisa le regard inquisiteur de Fred.

- Que vient-il de se passer ? Sa voix était douce, mais son air était grave. Il venait d'arriver, et il avait vu sa sœur partir en pleurant, alors que son frère se tenait à quelques mètres, complètement stoïque.

- Je n'en sais rien. Elle répondit poliment, encore sous le choc. Elle attendit qu'il la lâche, ce qu'il fit difficilement, puis s'éclipsa à la première occasion, sans oser le regarder dans les yeux.

Hermione courrait presque, pour s'échapper de cette scène, alors que son cœur se remettait difficilement des quelques battements qu'il venait de louper. Elle se stoppa quelques secondes et se cacha derrière une colonne de pierre, glissant ses mains sur son visage. Voilà dans quel état il arrivait à la mettre, juste en touchant son poignet, juste en lui adressant quelques mots pourtant si anodins. Elle était tellement à fleur de peau… Elle prit une grande inspiration et dégagea ses cheveux de son visage, avant de se remettre en route pour retrouver Ginny et comprendre un peu mieux ce qu'il venait de se passer sous ses yeux.

Resté immobile après ce bref échange de mots, Fred avala sa salive en respirant calmement. Il ne savait pas ce qui lui avait pris, de l'attraper de la sorte pour lui demander ce qu'il s'était passé, comme si tout allait bien entre eux, comme s'il ne s'agissait que d'une question normale qu'il lui aurait adressée un autre jour. « Putain Fred, après tout ce temps c'est tout ce que tu as trouvé à lui dire ? » Et oui, Fred n'avait trouvé que ça à lui dire. Pas même un bonjour, pas même un comment tu vas. Pour qui devait-il passé ? Oh, de toute manière, depuis ces dernières semaines, il avait probablement été insulté de tous les noms, ce qui semblait légitime. Mais ce qui l'inquiétait davantage, c'était la raison de l'altercation entre son plus jeune frère et sa petite sœur. Il fronça légèrement les sourcils et attendit que la foule ne se dissipe pour avancer vers Ron, qui ne semblait pas encore remit de la gifle qu'il avait reçue, sans même l'avoir volée.

- Je peux savoir ce que c'était, ça ? Il croisa ses bras sur son torse en observant son frère.

- Quoi, tu n'as pas vu ? Arriva-t-il encore à ironiser en levant les yeux au ciel.

- Comment c'est arrivé, Ron ? Fred s'impatientait. Il n'était pas d'humeur à supporter les sautes d'humeur de son cadet.

- Ginny sait. C'est tout.

Il ne lui fallut pas un mot de plus pour comprendre de quoi il s'agissait. Il soupira lourdement en se grattant la tête. Ce n'était pourtant pas si étonnant, la rousse avait un don incroyable pour tout savoir. Il ne comprenait jamais comment elle faisait, d'ailleurs. Dans tous les cas, maintenant, elle savait ce qu'il se tramait. Elle savait qu'il n'y avait pas qu'un seul des jumeaux qui craquait pour la jolie Gryffondor. Et elle avait compris qu'en effet, tout le monde souffrait, parce que Ginny était intelligente, contrairement à ce que cet idiot de Ron avait laissé sous entendre devant la moitié de l'école. Il devait toujours se montrer brut et bourrin, c'en était insupportable. Dépassé, et surtout sans vouloir en entendre plus, Fred laissa son frère en plan et décida de partir pour s'éloigner de tout ça.

Hermione lui manquait terriblement. Il pensait chaque jour à elle. Chaque jour, il luttait corps et âme pour ne pas avoir un coup de sang comme le jour de Noël et aller la retrouver pour l'embrasser fougueusement, pour se sentir vivre de nouveau. Elle allait encore lui demander des explications, et il ne pourrait pas y échapper. La réalité était bien plus sordide qu'elle n'y paraissait. Et il souffrait, parce qu'il s'était aussi éloigné de son frère jumeau, sans vraiment s'en rendre compte. George, qui avait toujours été là, avec qui il avait tout partagé depuis la naissance, se retrouvait à aimer la même fille que lui. Comment était-ce arrivé ? Comment n'avait-il pas pu remarquer cela ? Et Ron qui s'en était mêlé, Merlin il n'avait manqué que cela. Ron, en grand sauveur, avait voulu tourmenter Hermione pour qu'elle arrête de voir Fred, pour éviter que George ne souffre. Seulement, c'était Fred qui souffrait, non seulement parce qu'il ne voyait plus Hermione, mais également parce qu'il n'était plus aussi proche de son jumeau, qu'ils n'étaient plus sur la même longueur d'onde. Merlin, ce n'était jamais arrivé. Il se retrouvait dans la tourmente, et il avait beau se creuser la tête, il ne trouvait aucune solution qui pouvait convenir à tout le monde. On avait décidé de le sacrifier lui pour le bien de tous, alors qu'en réalité, ça ne faisait qu'empirer les choses.

Longeant les couloirs d'un air absent, tel un fantôme, il fut interpellé par une couleur vive devant lui alors qu'il arrivait au niveau de la salle commune de Gryffondor. Reprenant ses esprits, il se stoppa net en découvrant Ginny, adossée au mur, les bras croisés, les joues rouges et les yeux gonflés d'avoir trop pleurer. Il fit un pas, mais découvrit rapidement qu'Hermione se tenait à ses côtés. C'était bien sa veine… Il comptait faire demi-tour, pour éviter de passer pour un con encore une fois et pour éviter de devoir lui mentir. Encore une fois.

- Fred ! Il ferma les yeux en grimaçant. Il était découvert. Viens ici tout de suite.

Il entendit des pas diriger vers lui, et il n'y avait aucun doute possible sur l'identité de celle qui s'approchait. C'était sa sœur. Elle se planta face à lui, les pupilles remplies de colère. La mâchoire serrée, elle murmura de sorte que sa meilleure amie, restée à l'écart, ne l'entende pas.

- Arrange les choses. Immédiatement. Elle ne lui laissait pas le choix, pointant discrètement Hermione du doigt.

- Je ne peux rien lui dire, Gin'. Il fronça les sourcils, plantant son regard dans celui de sa sœur.

- Je lui ai déjà tout dit, et je t'avoue ne pas comprendre comment tu as pu te laisser entraîner là dedans. Il le voyait dans ses yeux, elle se retenait de ne pas lui hurler dessus.

L'espace d'un instant, il se sentit prit de cours. Elle savait tout. Et il allait passer pour le pire de tout les imbéciles. Il ne savait pas comment elle réagirait, et ça l'inquiétait un peu. En voyant son air, Ginny soupira à son tour en haussant les épaules. Il était hésitant.

- George est un grand garçon, Fred. Il s'en remettra. Tu vois bien que tout ça vous fait plus de mal qu'autre chose. Ron n'est qu'un con qui pense pouvoir tout contrôler.

Il ne pût s'empêcher d'esquisser un petit sourire. Oui, c'était vrai pour Ron. Quant à George, il était vrai qu'il s'en remettrait sûrement. Une fille ne pouvait pas les séparer indéfiniment. Il soupira lourdement, puis hocha légèrement la tête. Maintenant, il se sentait ridicule pour tout. Cette histoire n'avait aucun sens à ses yeux. Il s'était comporté comme un enfant, et il s'en rendait compte de plus en plus, au fur et à mesure qu'il tournait les talons pour se diriger vers Hermione. Elle était là, regardant dehors, incapable de le regarder lui.

Elle était dans un état second, complètement déboussolée. Comment diable tout cela était-il arrivé ? Comment Ron avait-il osé s'interposer entre son propre frère et sa meilleure amie ? Elle n'en avait pas cru ses oreilles quand Ginny lui avait tout raconté. Ginny qui n'avait été au courant de rien, et qui n'avait pas voulu prendre parti, ni pour Fred, ni pour Hermione. Oh si seulement elle avait su, elle aurait été trouvé Ron bien plus tôt. La brune se sentait triste, soulagée, mais un poids énorme restait coincé dans sa gorge. Un autre sentiment l'envahit quand elle vit Fred s'approcher d'elle de plus en plus. Elle sentait une colère venir s'agglutiner en elle et ses traits se durcirent instantanément. Il se posta devant elle, gêné, mal à l'aise. Plus il attendait pour dire quelque chose, plus elle fulminait.

- Hermione. Je ne sais pas par où commencer. Il glissa sa main derrière sa nuque en se mordillant nerveusement les lèvres. Je…

Non. Hors de question. Elle ne voulait rien entendre, elle ne voulait rien savoir. La situation l'avait déjà faite passer par tous les états possible et inimaginable, elle n'avait pas envie qu'il en rajoute davantage. Elle essayait encore de comprendre son raisonnement, mais celui à qui elle en voulait le plus c'était Ron. Et à Harry aussi. Elle était tellement hors d'elle. Là tout de suite, elle ne ressentait que de la colère envers Fred. D'ailleurs, pour le faire taire, elle attrapa sa cravate et l'attira contre elle pour l'embrasser fort, et déverser tout ce qu'elle ressentait de négatif envers lui, là tout de suite. Surpris, il se laissa faire sans trop savoir si c'était une bonne ou non. Elle ne l'avait même pas laissé finir, et elle ne l'avait probablement pas écouté non plus. Hermione était emportée par une vague de haine, de mépris, de désir. Tout ces sentiments se mélangeaient en elle, tourbillonnaient dans son esprit et ne la laissait pas réagir correctement. Le désir l'emportait, et elle voulait juste oublier. Elle voulait oublier qu'il l'avait délaissée à cause de Ron qui s'était cru capable de pouvoir gérer la vie amoureuse de ses frères. Il ne payait rien pour attendre.

Elle voulait plus, tellement plus. Elle voulait le posséder de la plus directe des manières, pour lui faire comprendre que rien ne pourrait les séparer, et qu'il ne fallait même pas imaginer que Ron pourrait un jour s'immiscer entre eux deux. Il répondit à son baiser, tout aussi fort, le souffle coupé par tant de fermeté. La chaleur monta crescendo dans leurs deux corps, et elle ne desserrait pas sa poigne sur la cravate rouge et or du jeune homme. Après quelques longues secondes, elle finit par se détacher de lui, essoufflée. Elle inspira lentement, les joues légèrement rosies par ce qu'elle venait de faire. Elle se décolla de lui, remit de petites mèches derrière ses oreilles, puis se redressa fièrement comme elle savait si bien le faire.

- Ne pense pas que tu es pardonné. Elle planta son regard brûlant dans le sien, catégorique.

- Ça ne m'était pas venu à l'esprit. Il esquissa un fin sourire, remettant en place ses idées après ce baiser si soudain qui lui avait fait du bien.

- Bien.

Elle fronça un peu les sourcils, sans comprendre d'où lui venait cette ténacité. Elle en était cependant fière, elle ne comptait pas lui rendre la tâche facile. Elle le regarda encore, les yeux brillant d'une étrange lueur. Elle resta immobile, sans le lâcher du regard un seul instant. Dans un même geste, dans une même frénésie, ils se collèrent l'un à l'autre une seconde fois, les mains de la brune venant se perdre dans les cheveux de Fred, alors que ce dernier venait de descendre ses mains dans le creux des ses reins. Elle ne réfléchissait même plus, elle avait juste besoin de penser à autre chose, elle avait besoin de lui, même si elle lui en voulait de ne pas lui avoir dit la vérité. Elle avait envie de lui, et cette envie, grandissant en elle depuis quelques temps maintenant, n'avait plus envie d'attendre. Elle réussit à écarter ses lèvres des siennes assez longtemps pour pouvoir lui murmurer deux petits mots qui en disaient long.

- Pas ici…

Se donner en spectacle dans les couloirs de l'école n'était pas encore dans ses projets, ce qui l'amena à reculer, faisant râler de frustration son bien-aimé. Elle esquissa un sourire en coin, charmeuse, puis se décolla de lui, attrapant sa main au passage, pour grimper les escaliers, rapidement, et retourner dans leur salle commune qui n'était pas loin.

Tout se déroula très vite après qu'ils aient grimpés quatre à quatre les marches menant au dortoir, se plaquant à la suite contre les murs, pour s'embrasser, se caresser, jusqu'à arriver au dortoir de la brune. Plaquée contre la porte, elle chercha à tâtons la poignée pour l'ouvrir et s'engouffrer dedans avec celui qu'elle désirait plus que tout. Une fois à l'intérieur, elle retira sa cape, le regardant alors droit dans les yeux, pendant qu'il faisait pareil. Leurs corps se réunirent une troisième fois, et cette fois-ci, ils ne se quittèrent plus.

Hermione dont les mains étaient baladeuses, s'arrêta sur les boutons de sa chemise, pour les défaire un à un. En voyant la peau du jeune homme se dévoiler au fur et à mesure, elle approcha son visage pour y déposer des baisers, au même rythme que le tissu s'ouvrait. Ce contact eut le même effet qu'un électrochoc pour Fred, qui était lui aussi, à fleur de peau. Ses fins doigts se glissèrent dans la tumultueuse chevelure brune, afin de la caresser, laissant sans le contrôler, des soupirs s'échapper de ses lèvres. Hermione, bien consciente de l'effet qu'elle lui faisait, se releva avec un sourire carnassier, bien décidée de profiter de lui. C'était elle qui menait la danse. Elle lui enleva sa chemise, découvrant avec excitation, son torse nu qu'elle n'avait pas vu ni toucher depuis bien trop longtemps à son goût. D'un geste lent et lasse, le regard hypnotisé, elle glissa ses doigts sur sa peau, profitant de chaque sensation que ça lui procurait dans son bas-ventre. Elle en tremblait presque. Fred l'observa attentivement, la bouche légèrement entrouverte. Il avait chaud. Il mourrait de chaud bordel. Il ne put s'empêcher de vouloir faire pareil, de vouloir défaire la chemise de la brune pour pouvoir l'observer à son tour, pour pouvoir mieux la toucher. Elle ne se laissa cependant pas faire, et recula en hochant négativement la tête, le laissant alors complètement frustré, bien qu'il avait juste eu le temps de défaire les deux premiers boutons, le laissant mieux apercevoir sa poitrine.

- T'as pas le droit. Elle esquissa un sourire innocent en se mordillant la lèvre inférieure, les cheveux en bataille, ce qui lui donnait un tout autre air que celui de la petite fille sage qu'elle laissait paraître quotidiennement.

- Pourquoi cela ? Effaré, il passa ses mains dans ses cheveux, tout en se rapprochant d'elle. Merlin, qu'il voulait la toucher…

- Parce que tu n'as pas été sage… Tu m'as laissé toute seule pendant de longues semaines.

Elle avait simplement décidé de le faire tourner bourrique, de le faire patienter. De lui donner envie. Elle s'amusait avec lui, et c'était, entre autre, sa façon de se venger. Elle se retourna légèrement pour voir ce qu'il y avait derrière elle, et en voyant son lit, elle grimpa dessus, restant face au roux. Redressée sur ses genoux, elle se mordit la lèvre en glissant doucement sa main sur sa cuisse, remontant par la même occasion, légèrement le pan de sa jupe. Voyant qu'il ne lâchait pas sa main du regard, elle eut une idée sordide, qui le rendrait fou à coup sûr.

- De longues semaines durant lesquelles je mourrais d'envie de t'avoir en moi…

Les joues rouges d'excitation, elle fit remonter lentement sa main le long de sa cuisse, sans le lâcher du regard. C'était la première fois qu'elle jouait autant avec lui, et que ça lui plaisait de le voir se languir de la sorte devant elle… Il déglutit alors, parce qu'il savait ce qu'elle allait faire, et Merlin, il n'était pas prêt de voir ça. Il allait mourir de chaud, mourir de tout. Elle se tortilla légèrement, et finit par glisser subtilement ses doigts sous le tissu de sa culotte, ce que Fred pouvait aisément deviner. Il se rapprocha, sonné, avec l'envie de la caresser lui-même. Se doutant que de simple avertissement ne l'arrêterait pas, elle sortit sa baguette et la pointa devant elle, ce qui le stoppa dans son élan. Il fronça les sourcils en regardant la pointe du bout de bois devant lui, et se rétracta, mais sans reculer d'un centimètre.

- Non… Je veux que tu regardes, que tu voies dans quel état tu m'as laissée.

Sa voix était fichtrement sensuelle, et il commençait à perdre patience, c'était une véritable torture pour lui. Surtout que la porte n'était pas fermée à clé, et que n'importe qui pouvait entrer à n'importe quel moment. Il en mourrait de jalousie, personne à part lui ne pouvait la voir comme ça.

Dans la seconde qui suivit, d'une main habile, elle fit entrer un doigt en elle, puis un deuxième, avant de faire bouger ses hanches au rythme des caresses qu'elle s'infligeait à elle-même. Elle le regardait, et imaginait toute sorte de chose. Elle avait tellement envie de plus, mais en même temps, c'était si excitant… Elle n'avait pu s'empêcher de soupirer de bien-être, ses jambes tremblaient, son cœur aussi. Elle se permit d'y aller un peu plus fort, et c'est comme ça qu'elle se mit fiévreusement à gémir le nom de l'homme en face d'elle, qui se délectait bien malgré lui du spectacle. Son pantalon était devenu bien trop serré, mais il était bien trop hypnotisé pour y changer quoique ce soit. Il la regardait faire, il l'entendait, et des milliers de frissons parcouraient tout son corps. L'excitation en était à son paroxysme, il ne l'avait jamais autant désirée que là maintenant, ce qui paraissait invraisemblable.

Lorsqu'elle ferma les yeux sous son propre touché, envahie par des images de Fred au dessus d'elle, en elle, elle perdit le contrôle de la situation. En une fraction de seconde, ayant profité de sa fébrilité, il l'avait rejoint, et avait fait tomber sa baguette, par la même occasion. Hermione cria légèrement de surprise, et ses doigts se retirèrent d'eux-mêmes. Elle se retrouva sous le roux, qui avait reprit possession de ses lèvres. Toute émoustillée, elle répondit à son baiser en gémissant dans sa bouche, relevant son bassin pour venir le frotter contre le sien. En sentant son érection si dure, elle ne put s'empêcher de s'y frotter davantage. Elle en voulait plus, tellement plus. Elle porta ses mains à sa ceinture pour la défaire, puis pour défaire avec appétit le bouton de son pantalon, et descendit avec hâte sa braguette. Fred, quant à lui, poursuivit son idée de départ et, brusquement, lui arracha sa chemise, le laissant découvrir sa poitrine recouverte de son soutien-gorge, à travers duquel il pouvait voir son excitation. Il descendit ses lèvres dans son cou, y laissant de long baiser douloureux, pour ensuite aller nicher ses lèvres entre ses seins. Elle rejeta la tête en arrière, tout en essayant tant bien que mal de faire descendre ce foutu pantalon. Un couinement se fit entendre lorsqu'il retira ce sous-vêtement pour aller glisser sa bouche toute entière sur l'un de ses seins. Brusquée, elle se mordit la lèvre en continuant de frotter avidement son intimité contre la bosse formée sous son boxer. Ce n'était plus suffisant, elle en voulait plus, Merlin, toujours plus. Il gémit à son tour, face à toute la férocité à laquelle elle s'adonnait pour se soulager un petit peu. Il n'eut d'autre choix que de glisser ses mains sur ses hanches, faisant glisser à la fois sa jupe et sa petite culotte en même temps. Elle se retrouva alors complètement nue sous lui, entièrement à sa merci, et cette fois-ci, ce ne fut plus elle qui menait la danse. Les rôles avaient changé. Il en profita d'ailleurs pour retirer son boxer lui-même, trop impatient. A cet instant, en le voyant faire, elle sut que ça allait être sa fête.

En effet, pour son plus grand plaisir, il venait de s'enfoncer avidement en elle. Un cri de surprise mais de plaisir intense s'échappa des lèvres de la Gryffondor, qui plaqua ses mains dans son dos pour l'agripper, le serrer encore plus contre lui. Il se sentit quelque peu soulagé à la seconde où il avait pénétré en elle, la possédant de toute ses forces. Il redressa son visage pour la regarder, et oh, qu'elle était belle sous lui, qu'elle était belle à prendre tout le plaisir qu'il lui donnait. Il bougea ses hanches, pour s'enfoncer plus en elle, pour mieux la sentir. Elle fit de même, roulant ses hanches pour qu'il aille le plus loin possible. Elle attendait ça depuis tellement longtemps, elle en avait tellement rêvé. Elle avait vécu tout un tas de choses avec lui depuis que leur idylle avait commencé. Mais rien n'était plus intense que leur partie de jambe en l'air. Dépossédée de toute vergogne, elle écarta davantage ses cuisses pour que l'intensité de ses sensations soient décuplées. Elle remonta ses mains à la naissance de ses cheveux pour les tirer doucement, alors qu'elle gémissait lascivement à son oreille, un sourire aux lèvres.

Comment pouvait-il être possible de ressentir un tel manque physique envers quelqu'un ? Ni Hermione, ni Fred n'avaient la réponse. Ils s'accordaient un moment de répits avant de devoir être confrontés à toutes les conséquences de cette piètre mascarade organisée par ce cher Ron. Hermione était au paradis, elle ne se lassait pas des coups qu'il lui assénait, et elle sentait bientôt que le plaisir allait l'emporter au septième ciel. Ils étaient en sueur tous les deux, leurs bouches s'étaient instinctivement retrouvées coller l'une à l'autre, pour éviter qu'ils ne gémissent trop fort, pour éviter que quiconque ne puisse les entendre. Au bout de quelques minutes où le rythme s'était intensifié, ils atteignirent en même le point le plus culminant de l'orgasme. Dans une ultime démonstration sonore quelque peu étouffée de leur plaisir, Fred retomba lourdement sur le corps de la brune qui, désormais, caressait distraitement son dos. Les yeux fermés, elle reprenait ses esprits, complètement dans le vague. Un sourire niais était dessiné sur ses lèvres, le temps qu'elle puisse se remettre de ses émotions. La tête enfouie dans le coup d'Hermione, il reprenait sa respiration, ébahit par ce que son corps lui avait fait ressentir. Ils ne bougeaient plus, dans ce moment qui paraissait hors du temps. Ici, personne ne cherchait à les séparer. Ici, ils étaient libres d'être ensemble sans qu'aucune barrière ne les en empêche.

Quelques minutes passèrent, et la tension redescendait tout doucement. Hermione se remit à réfléchir un peu trop, et elle finit par prendre délicatement le visage de son amant pour qu'il le relève et qu'elle puisse le regarder dans les yeux. Elle l'observa longuement en silence, profitant du si beau visage qu'elle avait pour elle toute seule. Même si rien ne le montrait, elle s'était sentie blessée par toute cette histoire, et ce n'était pas l'éloignement de Fred qui la blessait le plus.

- Je ne veux créer de tension avec personne. Déclara-t-elle, encore un peu vaseuse, mais très sérieuse.

Elle faisait allusion à George et ça il l'avait très bien compris. Il chercha ses mots, et tourna légèrement la tête pour pouvoir déposer un baiser contre la paume de sa main, pour essayer de la rassurer.

- Tu n'as pas à t'inquiéter. Laisse-moi gérer ça. Il l'observa d'un regard bienveillant et esquissa un sourire.

Faiblement rassurée, elle hocha la tête avant de déposer un doux baiser sur ses lèvres. Elle l'attira ensuite contre elle pour le serrer dans ses bras, enfuyant son nez dans ses cheveux pour respirer son odeur, se laissant envahir par tout ces papillons dans estomac, qui n'étaient jamais bien loin quand Fred était proche d'elle.

« Cause I'm telling you, you're all I need

I promise you, you're all I see. »


Je tiens à vous remercier pour les reviews que vous avez laissées et qui m'ont encouragée à poster deux suites. En effet, je pense qu'un three shots convenait parfaitement, et je pense que l'arrêter maintenant me semble être une bonne chose. Qu'en pensez-vous?

Je tenais également à expliquer quelques choix que j'ai délibérément fait, comme par exemple ne pas faire intervenir George plus souvent. J'ai pensé que cela aurait été de trop, que ça aurait perdu de sa cohérence. Ensuite, concernant le choix d'avoir fait un three shots, je dois vous avouer que je suis déjà très contente d'avoir pu vous écrire trois parties. D'habitude, j'ai du mal à continuer et à garder des bonnes idées. J'essaie de progresser, et j'espère qu'un jour, je serais capable de vous offrir une fiction d'une vingtaine de chapitre. C'est l'une de mes principales résolutions.

Ensuite, concernant les textes en italiques présent à la fin du chapitre 2 et 3, il s'agit respectivement de paroles tirées de True Friends et Follow You de Bring Me The Horizon (je vous invite d'ailleurs à aller les écouter).

J'ai hâte d'avoir vos retours, et je suis encore plus impatiente de pouvoir de nouveau vous poster quelque chose. Encore merci.