Plop!! Vous l'attendiez(ou pas) et bien voici le chapitre 02 !! un grand merci à tout ceux qui m'ont laissé des reviews et je vais me permettre une reponse générale sur un détail.

Beaucoup, se pose la question sur le nom You-ou... Et bien je n'ai qu'une chose à dire, la réponse se trouve dans les scans, et dans le dernier OAD !!! Pour ce qui est de son utilisation dans cette fanfiction, la réponse viendra au chapitre 04 niark niark

Voila je vous fiche la paix, bonne lecture et, très certainement, à la semaine prochaine pour le chapitre suivant

~Chapitre 2 :Nouvelle détermination~

Et la nuit fut longue en effet. Pendant les trois quarts du temps, il ne dormit pas, bien trop occupé à veiller sur son protégé, et tenter, d'une manière ou d'une autre, de l'apaiser. Plusieurs fois il se mit à délirer, appelant son frère, sa mère ou encore son père. Mais aucun d'eux ne pouvait lui répondre, et, quand la crise était trop forte, il se mettait à serrer avec le peu de force qu'il avait la main que le brun avait tendue vers lui. Au début, cela le dérangea beaucoup. Il n'était pas habitué à ce genre de contact et il n'était pas non plus médecin pour savoir exactement ce qu'il devait faire.

Heureusement pour lui, le médecin passa régulièrement et lui donna des instructions, le rassurant aussi au passage, en lui expliquant que cela allait passer, tout dépendait de son organisme. Ainsi, quand il le sentait faiblir, il lui donnait un peu d'eau, et le soutenait par sa présence, même s'il ne pouvait que se contenter de lui serrer la main. Plusieurs fois, il crut le voir ouvrir les yeux et le regarder, mais peut être était ce son imagination car juste après, il ressombrait dans les ténèbres.

Et finalement, alors que le soleil pointait de ses doux rayons bienfaisants, l'état du blond se stabilisa enfin, et il put plonger avec joie dans un sommeil profond et réparateur. Pour le brun, c'était une toute autre histoire. Ses traits étaient tirés, ses paupières étaient lourdes et le froncement de ses sourcils était encore plus prononcé. Bref, il ressemblait à un vrai zombie. Heureusement pour lui qu'il avait l'habitude de peu dormir, sans quoi, il se serait sans doute écroulé de fatigue. Voyant que le blond ne se réveillerait pas avant un moment, il s'accorda une petite pause (après avoir demandé au médecin de le surveiller) le temps de résoudre quelques besoins… primordiaux, puis revint aussi sec et entama une sieste bien méritée, sur la chaise sur laquelle il était resté toute la nuit. Les heures défilèrent, et ce ne fut que peu avant midi, que Fye émergea enfin, suivit de peu par You-ou qui, en bon gardien, l'avait sentit se réveiller.

Ils restèrent un instant sans mot dire, le blond regardant étrangement de ses petits yeux ensommeillés son protecteur. A dire vrai, il était étonné de le voir encore près de lui. Il était sur d'avoir sentit sa présence plusieurs fois dans la nuit, quand la lucidité essayait vainement de prendre le pas sur ses délires. Un léger sourire fatigué fendit ses lèvres, tandis que le brun le dévisageait de son éternel regard inquisiteur.

« 'Jour… » Murmura le blond, retenant de justesse un bâillement qui pointait.

« 'Jour… (Murmura à son tour le brun) Ca va mieux ? »

« Encore un peu fatigué… Et j'ai l'impression d'avoir été piétiné par un troupeau de buffles lancés à toute vitesse… Mais je crois que le pire est passé. »

« T'as déliré toute la nuit c'est normal… Le doc m'a dit que ça passerait au matin. »

« J'ai … déliré… à cause du coup sur la tête ?

« Surement »

« En même temps… J'ai une faible constitution, je suis tout le temps malade, » lâcha-t-il, faussement rieur.

Mais le brun n'était pas dupe. Il suffisait de voir le tremblement de ses mains, ou ses yeux qui fuyaient, sans compter le sourire faux qui ornait ses lèvres. Il n'aimait pas voir ce genre de comportement, lui qui était très franc, trop peut être même. Il se contenta de soupirer, il n'était d'humeur à se mettre le jeune homme à dos, qui n'avait d'ailleurs pas non plus besoin de ça, vu l'état actuel où il se trouvait. Mais alors qu'il allait se décider à répliquer quelque chose, on frappa à la porte de la chambre.

« Ouais ? »

« C'est nous You-ou san !!! »

Deux jeunes hommes entrèrent dans la pièce, Watanuki qui trainait un garçon d'à peu prêt son âge, au regard blasé, et qui, visiblement, c'était fait trainé de force jusqu'ici. Fye souleva un sourcil étonné, se demandant bien qui ils étaient et (qu'est) ce qu'ils venaient faire ici. Il jeta un regard en direction de son gardien qui fronçait les sourcils, étonné, la veine de front apparente, signe qu'il n'était pas vraiment très heureux de les voir ici. Mais il n'eut pas le temps de demander quoi que ce soit Watanuki le devança.

« Bonjour, moi c'est Watanuki, je travaille aux cuisines de cette partie du palais, j'étais venu voir si vous étiez réveillé et si vous aviez faim... (Il s'arrêta un instant, voyant que son compagnon se faisait la malle) Toi tu restes ici !!! Dit-il en l'attrapant par le col. Excusez ce crétin… Qui a des excuses à vous faire d'ailleurs, c'est de sa faute si vous êtes cloué au lit !! Domeki !! »

Le dit Domeki leva les yeux au ciel, se demandant bien ce qu'il avait fait aux dieux pour se retrouver avec un crétin pareil.

« Ne vous excusez pas… Je suppose que vous n'avez fait que votre devoir, c'est ma faute si je me suis retrouvé dans cet état, j'aurais dû être plus prudent, » répliqua Fye, un grand sourire aux lèvres, essayant visiblement de détendre l'atmosphère.

« Vous êtes trop gentil, cet imbécile aurait pu vous tuer. Avez-vous une envie particulière ? Vous devez encore avoir l'estomac retourné, je vais vous faire une bonne soupe, cela vous redonnera des forces. » Reprit le jeune homme.

« Merci, ce sera parfait » Répondit-il en souriant

« Oye gamin ! Grogna le brun. Apporte-moi aussi à manger, j'ai la dalle. »

« Moi aussi j'ai faim, » renchérit Domeki.

« Toi, que dalle !!(Il se retourna ensuite vers le guerrier) Bien You-ou san, je vous apporte ça en même temps. »

Et il sortit, entrainant avec lui l'autre garçon qui avait fini par se boucher les oreilles, pour ne plus entendre son comparse lui beugler dessus.

« Pff, qu'ils sont bruyants, » grogna le brun en se massant les tempes.

« Vous devriez aller vous reposer, je vais mieux maintenant »

« Non, je suis là, j'y reste, et je t'ai dit de me tutoyer. »

« Tu es sur ? » Répondit Fye, un léger sourire espiègle se dessinant sur son visage. Il ne savait pas pourquoi, mais il avait l'irrésistible envie de taquiner son gardien.

« Tss, fais ce que tu veux, je ne suis pas d'humeur » Répliqua-t-il.

« Bien… You-ou sama ».

Le brun leva un sourcil mi agacé, mi surpris en regardant le malade qui avait le sourire de quelqu'un qui préparait un mauvais coup. Mais pourquoi cela n'arrivait-il qu'à lui ? Comme s'il n'avait déjà pas assez faire avec l'autre gamin qui ne pouvait s'empêcher de crier ou de gesticuler dans tout les sens ! Dans l'immédiat, il ne voulait qu'une chose, qu'on lui fiche la paix et qu'il puisse enfin se reposer !! Se contentant de grogner, il ferma les yeux, essayant de calmer le mal de tête qui martelait ses tempes. Mais plus il essayait d'oublier et plus l'image du blond s'imposait dans son esprit. Tour à tour souriant, triste ou encore désemparé, son visage le hantait malgré lui.

Ainsi, ne pouvant pas résister longtemps à tentation, il ouvrit légèrement les yeux, juste ce qu'il fallait pour l'observer à la dérober. Et là, il put le voir tel qu'il était. Son sourire avait disparu, et son regard semblait perdu dans le vague, une immense tristesse brillant dans ses yeux azurée. Il soupira intérieurement. Pourquoi ce préoccupait il autant de lui ? Quel était ce sentiment qui étreignait son cœur quand il posait ses yeux sur lui ? Pourquoi se posait il tant de questions, pourquoi ne pouvait-il pas continuer à être ce qu'il avait été jusque maintenant ? Il grogna de plus belle et se leva. Il n'aimait pas douter, ne pas comprendre les sentiments que lui dictait son cœur. Depuis ce fameux jour, il s'était promis qu'il ne faillirait plus et que rien ne saurait l'entraver. Et pourtant…

« You-ou san… si tu veux partir… je comprendrais… »

Le brun se retourna alors, transperçant de son regard son protégé.

« Pourquoi tu me dis ça ? » Répliqua-t-il, la colère montant sourdement en lui.

« Et bien… Je me dis qu'il y a sûrement mieux à faire que de surveiller un pauvre malade comme moi… » Reprit le blond.

Là, c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. You-ou était hors de lui, à tel point que ses phalanges blanchissaient, tant il serrait fort le poing. Le blond n'aurait pas été blessé, il l'aurait cogné sans ménagement. Seulement, il savait se maitriser, mais à petite dose. Ainsi, ne pouvant se retenir bien longtemps, il s'assit sur le lit de Fye et l'attrapa par le col de son yukata, le rapprochant de lui; si près, que le jeune blond pouvait sentir son souffle chaud caresser son visage.

« Je vais mettre ce genre de pensée stupide sur le compte de la fatigue et de ta blessure. Mais ne t'avise pas de redire ce genre d'ânerie. Je reste parce que c'est ma décision point barre, il n'y a rien à en redire est ce clair ? »

« B… Bien… je suis désolé Youou san. »

« Et arrête de t'excuser pour un rien. Bats-toi un petit peu. »

« Je oui… Tu as sans doute raison… M'excuser, je ne sais faire que ça… » Répondit-il, un pâle sourire sur les lèvres.

« Commence déjà un peu par me faire un vrai sourire et cesse de voir tout en noir, et ça ira beaucoup mieux. » Rétorqua le guerrier.

« D… d'accord… »

Fye était complètement perdu. Jamais personne n'avait osé lui parler ainsi, n'avait su voir ce qui n'allait pas en lui et le lui dire aussi ouvertement. Et lui, You-ou, qu'il ne connaissait que depuis hier, lui disait sans aucune retenue qu'il fallait qu'il se batte et qu'il cesse de toujours s'excuser. Mais Fye se sentait si faible, et surtout, tellement seul… Oui, il voulait se battre pour son peuple, il voulait que cette stupide guerre ne cesse une bonne fois pour toutes… Mais comment pouvait-il faire ? Il était parti en toute innocence, surement avec trop de confiance, comme si les choses pouvaient se résoudre d'un claquement de doigts. Et, à peine arrivé, il se retrouvait cloué au lit, dans l'incapacité de pouvoir rencontrer le seigneur de Suwa ! Il se sentait vraiment pathétique, et il détestait ça, il voulait devenir plus fort ça! Mais comment ?

Levant les yeux, il croisa de nouveau le regard grenat de son gardien, qui continuait à le dévisager, sans doute à attendre qu'il ne réagisse enfin. Fye défia son regard, essayant de ne pas fuir, de montrer toute la détermination qui brulait en lui. Oui, finalement, peut-être était ce la fatigue qui le rendait comme cela, bientôt il irait mieux et tout s'arrangerait alors.

« Vous avez parlé à votre seigneur ? Quand est ce que je pourrais le rencontrer ? »

« Tu ne perds pas la Nord à ce que je vois… et c'est ce qu'il faut (Il s'arrêta en voyant le regard stupéfait que lui lançait le blond, ce qui le fit sourire). Oui je lui ai parlé, il, ou plutôt elle, te recevra dès que tu iras mieux, elle espère d'ailleurs que tu vas vite te rétablir. Je ne sais pas pourquoi, mais elle semble être tout aussi pressée de te rencontrer. »

« Vraiment ? »

« Ouais… Sans doute qu'elle a hâte d'entendre tes arguments… Après tout, ce n'est pas parce qu'on se bat contre vous depuis si longtemps, qu'on souhaite que cette guerre ne dure encore… »

« You-ou… san… »

« Ben quoi, tu croyais peut-être que j'aimais tuer ? »

« Tu as la carrure de l'emploi en tout cas. » Répliqua Fye, une lueur espiègle dans les yeux.

« Que… Ca va oui ! Bon d'accord, je tiens un dojo et j'en suis fier, oui j'aime me battre et affronter des ennemis de plus en plus forts… Mais cela ne veut pas dire que tuer à tout bout de champs me convient. Je protège mon pays, voila tout. »

« Je vois… Dans ce cas, quand j'irai mieux, je viendrai voir ton dojo avec joie. » Répondit-il avec un grand sourire.

« Tss, si cela peu te faire plaisir… A une condition alors. »

« Laquelle ? »

« Je ne veux plus voir d'état d'âme aussi stupide dont tu m'as fait la démonstration, est ce clair ? »

« Promis juré, craché !! » Répondit le blond avec un grand sourire.

« Ouais… ( You-ou posa sa grande main sur la tête de Fye, pour l'intimer à se recoucher) et tu te reposes tant que tu peux. »

« A vos ordres, chef »

Fye referma les yeux, somnolant, ou plutôt faisant semblant, observant son gardien à la dérobée, un doux sourire sur les lèvres, jusqu'à ce que le repas n'arrive…