Disclaimer : le monde de Harry Potter est à J.K.R. ; Alistair est à moi.

Rating : T

Personnages : le Trio d'Or, Albus, Severus, Minerva, OC.

Correctrice : Fantomette34.


Voici sans doute le chapitre le plus sombre de cette histoire. Certain(e)s vont vouloir me découper en rondelles à la fin, mais je vous rappelle qu'une auteure découpée en rondelles ne peut pas écrire la suite du récit.

Bon, ben... bonne lecture quand même.


Le Collier de Minos - La bataille Finale . Part 2

.

o-O-o

.

Au dehors, quelques instants après...

"Mais que... ?!"

La question mourut sur les lèvres d'Hermione. En une respiration le Brouillard fut sur eux, en une autre ils disparurent.

Comme leurs Professeurs.

"Harry... Ron... Neville ?!"

La jeune fille s'époumonait en vain. Elle en était consciente mais ne pouvait s'empêcher de hurler leurs prénoms.

Elle sortit sa baguette :

"LUMOS MAXIMA !"

Une intense lumière jaillit de l'Artefact serré entre ses doigts, absorbée dans l'instant par le gris intangible. "Nox", murmura-t-elle.

Elle en était sûre, l'énergie de son Sort était partie dans ce mur de brume qui l'entourait. Si elle usait de Magie trop souvent, elle risquait l'épuisement en peu de temps. Alors, celui qui les avait piégés n'aurait qu'à se baisser pour la cueillir.

.

.

Ron Weasley n'eut pas la sagesse de son amie. Il tenta tous les Sorts qu'il connaissait pour que disparaisse la prison grise et mouvante, sans autre résultat que de se retrouver sur les genoux, respirant difficilement et avec des taches blanches dansant devant les yeux.

.

Neville Londubat n'était pas en meilleure posture, bien qu'il gardât intacte sa Magie. Il tortillait entre ses doigts le Choixpeau tiré de son sac et ce dernier, irrité de cet essorage à sec, fit tomber sur ses orteils, pommeau en avant, l'Epée de Gryffondor. L'ayant récupérée, le jeune homme se retrouva bien bête...

A quoi sert d'avoir une arme enchantée si vous n'avez personne à affronter ?

.

Contrairement à son habitude, Potter ne fonça pas littéralement dans le brouillard et fut prudent. Il était isolé ? Soit ! Il ne pouvait rien voir ? Soit encore ! Mais il pouvait faire en sorte que l'ennemi ne le voie pas non plus.

Il mit à son doigt l'Anneau de Gygès. Aussitôt sa perception changea : il découvrit une certaine logique dans le mouvement des écharpes brumeuses et surtout, il discerna en elles des traces de Magie : celles de ses amis, celles de ses Professeurs et parmi ces dernières les puissantes Auras de Snape et Dumbledore. Il fallait qu'il rejoignît l'un d'eux.

Voyons, lequel était le plus proche ?

.

o-O-o

.

Deux minutes avaient suffi pour désorienter complètement Severus, et pour ce qu'il en savait, il pouvait aussi bien être sur le terrain de Quidditch qu'à proximité de la Forêt Interdite. Car sa cage déstabilisante n'était pas qu'une prison, elle était aussi un portail dimensionnel aux mouvements subtils et à peine perceptibles, comme les rides de sable avançant dans le désert ou les vagues des marées juste avant qu'elles ne soient étales. Il avait mis du temps à le comprendre.

Il se demanda s'il était le seul a être ainsi aiguillé vers un endroit précis. Merlin, si c'était le cas... inutile de s'interroger sur ce qui l'attendait.

Inutile de s'interroger sur celui qui l'attendait.

"Ssseverusss..."

Tiens, quand on parle du Serpent.

Les brumes s'ouvrirent et il distingua la silhouette honnie. Voldemort, enserré dans une robe sorcière de grand prix, se tenait à l'orée de la Forêt Interdite, légèrement penché en avant, les mains jointes et le sourire patelin.

Avec cette attitude on aurait donné Merlin sans confession

à tout autre que lui, car la peau blafarde et le regard plein de malignité en contredisaient l'impression première.

Ouaip ! C'est un mix entre l'Oncle Fétide de la famille Adams et un vendeur de voitures d'occasion, aurait dit Alistair.

Severus faillit éclater de rire à cette pensée. Au lieu de cela, il brandit sa baguette et se mit en position de combat.

.

"Oh voyons, c'est totalement inutile ! fit le Mage Noir, quoi que tu fasses, tu ne me vaincras pas."

Le Potionniste n'avait aucune chance de le faire, il le savait, mais il ne relâcha pas pour autant sa vigilance. Quelque chose clochait, Voldemort semblait en attente.

Cette tension dans les épaules, ce besoin de parler d'évidences...

Il attend que son piège se mette en place.

Blêmissant, Severus tenta un Reducto sur le Brouillard. Il n'y eut qu'une trouée qui se répara aussitôt mais le Maître des Potions constata autre chose : sa Magie avait faibli.

"Tu as compris, dirait-on, le Maléfice absorbe l'énergie que les Sorciers émettent, dès qu'ils usent d'un Sort. En fait, même au repos l'absorption se fait. Cela rend l'épuisement juste un peu plus long."

Et il en discutait comme il aurait parlé du mauvais temps.

Définitivement, quelque chose clochait, et c'était confirmé par un fait : Voldemort ne le regardait pas. Jamais le Mage Noir n'aurait détourné les yeux d'un adversaire, fut-il moins puissant que lui.

Cette énigme s'évapora quand il revint le fixer, clairement amusé.

"Je devrais te remercier, Severus, pour m'avoir distrait pendant quelques minutes... toi... les autres Professeurs... et les élèves qui vous ont suivis au dehors."

Et Voldemort éclata de rire, tandis que le Brouillard s'enroulait à nouveau autour d'un Potionniste encore plus pâle qu'avant.

Les idiots ! exhala-t-il.

.

Trente secondes auparavant.

Neville était terrifié.

Les écharpes brumeuses tournaient autour de lui comme les vents d'un cyclone. Par deux fois il avait distingué des silhouettes et par deux fois elles avaient disparu. Professeurs, élèves, ils étaient tous piégés dans ce labyrinthe et le jeune Londubat désespérait d'en sortir un jour.

Soudain, une trouée. Et dans l'espace un Sorcier. Voldemort.

Qui l'observait.

Neville se mit à trembler tandis que le Brouillard se reformait autour de lui. Merlin, il va me massacrer, je n'ai aucune chance, sauf...

Il brandit à nouveau l'Épée de Gryffondor.

... sauf si je frappe en premier, tant qu'il ne me voit pas.

Il hésita, glacé par le rire qui fusait des brumes qu'il approchait.

Le Brouillard bougea, encore, et il vit la forme armée d'une baguette.

Alors il chargea.

...

Frappé en dessous de la clavicule droite, Severus s'écroula comme une masse.

..

Horrifié par sa méprise, le jeune homme lâcha l'Épée qui se ficha dans le sol.

.

De derrière lui jaillit une lumière pourpre qui le heurta et le réduisit en cendres.

.

o-O-o

.

"Je suis un peu déçu, j'espérai qu'il te tuerait avec son estocade, s'excusa presque Voldemort, ce garçon est... était trop émotif pour se servir correctement d'une épée."

L'air ennuyé du Mage révulsa Severus. Comment cette parodie d'homme osait parler ainsi de Neville ?

Faisant fi de sa rage, le concerné avança de quelques pas, dépassant l'épée verticale et s'approchant du Potionniste à le toucher.

"Je vais donc devoir t'achever moi-même."

Il lança la main derrière lui pour arracher l'arme à la terre,

et ne la trouva pas. Il pivota.

Elle avait disparu.

"Est-ce cela que tu cherches ? dit une voix moqueuse.

.

Un homme tenait l'Épée, à moitié caché dans l'ombre des arbres.

- Qui es-tu ?

- Quelqu'un de plus puissant que toi.

- Présomptueux ! Nul ne peut me surpasser",hurla le Mage Noir.

Il lança Sorts et Maléfices sur l'être assez fou pour le défier.

En vain.

Il monta en puissance et l'autre lui renvoya ses attaques, le propulsant dangereusement près du Brouillard.

"Qui es-tu ? répéta Voldemort

- Celui qui va te détruire."

Il fut sur lui en un dixième de seconde, l'épée levée.

.

Un cri horrible déchira l'air.

Le Labyrinthe disparut.

Potter hurla, lui aussi, avant de s'effondrer. Partout dans le Monde Sorcier, des Artefacts explosèrent sans que l'on comprenne pourquoi.

Et il n'y eut plus que le silence.

.

o-O-o

.

"Seigneur Arès ? Comment...

- Elspeth m'a appelé.

- Voldemort ?

- Il a rejoint tous ceux qu'il a tué."

La guerre était finie.

.

Oui, la guerre était finie, la Prophétie avait menti.

Malgré tout, le Ministère décida de donner une version des faits qui allait dans le sens de cette dernière. Il commanda à une jeune gratte-papier Cramolle, Joanne Rowling, le soin de scénariser le tout, ce qui fut fait.

Harry Potter avait défait le Seigneur des Ténèbres, et le Ministère l'avait - bien sûr - grandement aidé.

L'amusant de l'histoire, si tant est qu'il y en eut, fut que Rowling, ulcérée par le peu de Gallions récoltés pour son travail, décida d'en réécrire plus tard la trame et de l'étoffer. Elle en fit une série de romans qu'elle vendit avec succès dans le Monde Moldu, faisant sienne d'une certaine manière la citation de l'acteur John Wayne :

Quand la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende.

...