Trop contente que ça vous plaise toujours, je vous remercie pour vos messages super motivants.
anonyme : oui, voilà, avec sa future femme, c'est ce que je veux dire lol


MARS

- on aurait besoin d'un petit coup de main, annonça Eric sans ambages.

Comme à son habitude, il était entré après avoir toqué une seule et unique fois à la porte de Maeve et comme à son habitude, Tobias lui avait envoyé un regard désapprobateur. Il plissa des yeux quand il trouva la pièce principale vide, bizarre, normalement leur experte en informatique les prévenait toujours quand elle devait s'absenter si peu de temps avant une nouvelle visite de leur part.

- Maverick ? Insista-t-il.
- ouais, je suis là !

Il ne put réprimer un sourire quand il se rendit compte que la voix de la jeune femme provenait de la grande forme cachée en dessous d'une couette blanche au pied de son bureau d'ordinateur. Il s'avança vers elle et quand il souleva la couette en question, il la retrouva en pleine séance de bronzage, sa lampe à UV à seulement quelques centimètres de son visage.

- attends, laisse-moi t'aider.

Ni une, ni deux, Tobias aida Maeve à se relever, tout en tenant la lampe à UV dans son autre main.

- oh crois-moi, t'as pas besoin de ça, ton teint est parfait, le complimenta-t-elle d'une voix charmeuse.
- merci, dit Tobias tout sourire.

Depuis qu'il avait compris que la jeune femme ne craquait pas vraiment pour lui et qu'elle le draguait seulement afin d'attirer l'attention de son équipier, il se sentait beaucoup plus à l'aise pour jouer le jeu avec elle.

- tes biceps sont vraiment énormes, commenta Maeve d'un ton impressionné, j'avais jamais remarqué, faut combien de temps de gonflette par jour pour en arriver à ce résultat ?
- vous avez raison, souffla Eric, on va avoir cette conversation maintenant, prenons notre temps, c'est qu'une question de sécurité nationale !

La jeune peintre fut surprise qu'il plaque sans douceur une clé USB tout contre son ventre mais elle s'en saisit sans rien dire et prit place derrière son ordinateur pour la brancher sur un de ses ports.

- dis-nous qui envoie ces e-mails.

Le ton employé par Eric à son égard était toujours aussi peu aimable et comme elle n'avait même pas eu le droit à un « s'il-te-plaît », elle se décida à jouer les candides, c'était puéril mais elle ne pouvait pas s'en empêcher.

- et comment je suis censée savoir ça ?
- t'es une hackeuse alors vas-y, hacke, lui rétorqua Eric d'un ton sec.
- oh mais c'est qu'il mordrait presque. Qu'est-ce qu'il a à être grognon comme ça ?

Sans même prendre la peine de regarder l'inspecteur Coulter, la jeune peintre fixait maintenant Tobias droit dans les yeux.

- rien, il est toujours comme ça.
- heu... je suis toujours là. Si vous aviez pas remarqué.

Encore une pique qui leur était adressée sur un ton des plus désagréables, Maeve réalisait tout doucement que ce n'était peut-être pas de cette manière qu'elle allait pouvoir se rapprocher de l'inspecteur Coulter, il était sûrement temps pour elle de changer de stratégie et en même temps, elle n'en voyait guère d'autre, elle se trouvait dans une impasse, une véritable impasse.


AVRIL

- ouah Doc, t'as fait quelque chose à tes cheveux ?

L'inspecteur Coulter fit une entrée remarquée dans la salle d'autopsie du docteur Prior suivi de peu par son équipier qui se contentait d'apprécier la vue en silence.

- je les ai juste éclaircis un peu, avoua Beatrice devant sa table d'autopsie, c'est tout.
- tu sais que tu ressembles de plus en plus à mon idéal féminin. On devrait dîner ensemble un de ces quatre. T'es libre demain soir ?
- merci, mais non merci. Je n'aime pas les hommes à femmes, je préfère les hommes d'une seule femme.
- je rêve où elle vient juste de me jeter et de me traiter en même temps de chaud lapin ? S'offensa Eric.
- tu ne rêves pas, confirma Tobias tout sourire. Sois content, c'est cent fois mieux que de se faire traiter de coincé.
- si ça intéresse quelqu'un, sachez que le degré de décomposition fait remonter la mort à hier entre 18 et 21 heures, ironisa la jeune légiste. Fort heureusement, le démembrement est post-mortem.
- avec quoi on l'a découpé ? Se renseigna Tobias.
- je n'avais jamais encore vu ce type de blessures. L'incision décrit un mouvement latéral, ourlets de perforations dentelées qui me laisse perplexe. J'en saurai plus après un examen plus approfondi.
- merci Doc.

Les deux inspecteurs quittèrent la salle d'autopsie du docteur Prior en même temps et quand Tobias y repassa quelques heures plus tard, il trouva Beatrice debout sur un tabouret, elle tentait de se saisir d'une petite bouteille d'eau qui se trouvait sur le dessus de son armoire. Quand il réalisa qu'elle allait manquer de tomber à la renverse d'une seconde à l'autre, il courut à toute vitesse vers elle et la rattrapa dans ses bras musclés et puissants.
C'était la première fois qu'ils se tenaient aussi proches l'un de l'autre, la jeune légiste venait tout juste de remarquer les traits parfaitement dessinés de son visage, sa bouche destinée à être constamment embrassée, ses yeux absolument magnifiques, bon sang, qu'est-ce qu'il lui arrivait ?

- je vous dérange pas ?

Le sourire jusqu'aux oreilles, Eric fit son entrée dans la pièce alors que Tobias tenait encore fermement Beatrice dans ses bras.

- non, répondit tout à coup cette dernière.
- non, répéta Tobias. Pas du tout.

Voyant que la jeune légiste commençait à remuer dans ses bras, il la lâcha et la vit se diriger aussitôt devant sa table d'autopsie sans perdre une minute.

- ah ouais, ça saute aux yeux, commenta Eric avec ironie.

Beatrice ne releva pas sa dernière remarque, elle avait besoin de se focaliser sur son travail à présent, il n'y avait que ça qui arriverait à calmer les battements fous de son cœur.

- la victime a des poumons en parfait état. En revanche, on ne peut pas en dire autant de sa colonne vertébrale. Il y a des marques sur la chair et sur les os, ce sont des brûlures thermiques dû à l'énergie cinétique. L'outil utilisé par le cœur s'est mis à chauffer durant la découpe. Il n'y a pas de brûlures sur les autres parties, ça veut dire que le tueur a démembré le torse en dernier. Il y avait encore une autre trace dans la toison pectorale de la victime : de la sciure. Si on rapproche ça des autres marques de brûlures…
- tu veux dire qu'on l'a découpé à la tronçonneuse ? Comprit Tobias.
- par contre, j'ignore encore quel type de tronçonneuse a pu faire ces blessures dentelées, je suis dessus.
- amuse-toi bien, Doc.
- merci Eric.

À peine Tobias avait fait un pas à l'extérieur de la salle d'autopsie du docteur Prior que son équipier marchait déjà à côté de lui en jouant les petits curieux.

- c'était quoi ça ? Lâcha Eric.
- quoi ? Demanda innocemment Tobias.

Il n'avait aucune envie de parler de ce qui venait de se passer entre Beatrice et lui, à dire vrai, il ne savait même plus si ce moment était vraiment arrivé ou s'il l'avait seulement imaginé.

- oh je t'en prie Tobias. Je vais pas te faire un dessin, si ? Si j'étais pas arrivé, vous en seriez déjà à la soupe de langue tous les deux.
- n'importe quoi, réagit le jeune inspecteur en levant les yeux au ciel. Tu délires.
- bien sûr. C'est moi l'aveugle dans toute cette histoire. C'est pour ça que tu avais l'air tout content qu'elle me mette un râteau tout à l'heure.
- qu'est-ce que tu racontes ? Je compatissais avec toi.
- c'est bizarre, c'est pas l'impression que j'ai eu.
- normal, tu te fais des films, affirma Tobias avec fermeté.
- ouais, redis-moi ça l'année prochaine quand vous serez mariés avec un gosse en route okay ?

Eric tapota avec complicité sur l'épaule de son ami avant de marcher quelques mètres devant lui, il ne l'avait pas rêvée cette scène entre ces deux collègues, ils étaient comme seuls au monde dans cette salle d'autopsie, ils avaient l'air totalement hypnotisés l'un par l'autre, plongés dans une bulle qui n'appartenait qu'à eux.


- et donc ensuite il y a le second pare-feu ?

En bon élève attentif qu'il était, Tobias tentait tant bien que mal de suivre les explications de Maeve sur le profil du coupable idéal du hacker qui avait piraté le serveur de la société Bennett et dont le gérant Julian Jones venait d'être abattu à peine quelques jours plus tôt.

- ouais, c'est tout à fait ça et pour arriver à le franchir, il faudrait d'abord que le hacker recherche le bon mot de passe mais il risquerait de se le faire bloquer.
- ce qui veut dire qu'il avait déjà les bons codes ? Se renseigna Eric à son tour.
- ouais et donc il y a moins de coupables potentiels.
- j'étais pourtant sûr que c'était John Jacobson le coupable, reconnut Tobias.
- les données sont à un niveau d'accès très élevés que lui-même ne peut pas avoir atteint. En tout cas, pour l'instant. T'as d'autres suspects ?

Encore une question de Maeve adressée à son équipier, lui faisait tapisserie à côté, l'inspecteur Coulter en avait assez.

- Tram Hoang, répondit-il à la place de Tobias.
- c'est possible. Regardez dans quoi le hacker a fouillé.

Sur les conseils de la jeune peintre, les deux inspecteurs fixèrent avec attention l'écran de son ordinateur qui affichait de précieuses informations.

- en gros, dans tout ce qui peut être utile aux concurrents de la société Bennett, conclut Tobias. Merci Maverick, ça va beaucoup nous aider.
- de rien, tu me connais, c'est toujours un plaisir de te faire plaisir.

D'un air exaspéré, Eric leva les yeux au ciel, encore ce ton charmeur et ce sourire enjôleur quand elle s'adressait à Tobias, il ne le supportait plus.

- elles sont jolies ces fleurs.

Le regard d'Eric se dirigea à toute vitesse vers le vase d'orchidées mauves qui traînait à gauche de l'ordinateur de Maeve, il l'avait repéré dès son entrée dans le loft de la jeune peintre et remerciait le ciel que son équipier ait abordé le sujet, il allait enfin savoir le fin mot de toute cette histoire !

- et oui, elles me viennent de mon admirateur secret !

Eric ne put réprimer un rire moqueur en entendant la confidence de Maeve, cette femme était bien trop sûre d'elle, elle avait l'impression que tous les hommes étaient à ses pieds.

- quoi ? Tu penses que je ne mérite pas une gentille attention comme celle-là ?
- je ne me pose pas de questions à ton sujet. Je ne pense jamais à toi.

Outch, dans ses dents ! La jeune peintre tenta de se donner une contenance mais elle était blessée par les propos d'Eric, c'était plus fort qu'elle.

- bon Tobias, j'ai quelque chose à t'annoncer et je sais que ça ne va pas te plaire alors je vais le faire vite comme ça, ça te fera moins mal, tu sais, comme un pansement qu'on enlève. T'es prêt ?

L'inspecteur Eaton se contenta de plisser les yeux, il ne voyait pas où son interlocutrice voulait en venir.

- ce bouquet me vient d'un modèle qui pose pour moi, avoua-t-elle avec un vrai débit de mitraillette. Ça a été le véritable coup de foudre.

Ni une, ni deux, elle se leva de sa chaise puis retourna sa dernière toile avec fierté vers les deux inspecteurs qui purent ainsi y découvrir un homme bâti en V, une vraie armoire en glace, presque aussi musclé qu'eux.

- c'est qui ce guignol ? On dirait un mannequin pour sous-vêtements, se moqua ouvertement Eric.

La moue boudeuse, Maeve se contenta d'ignorer sa dernière remarque, il ne méritait pas son attention de toute manière.

- je me doute que ça doit être dur pour toi de voir que tu es le deuxième dans mon cœur à présent Tobias, mais tu peux laisser parler tes émotions, vas-y, laisse-toi aller, on est entre nous.
- je suis contente pour toi Maverick et je vous souhaite tout le bonheur du monde avec ton modèle, lui dit sincèrement Tobias avant de se tourner vers Eric. Allons rendre une petite visite à ce cher Tram Hoang d'accord ?
- vas-y, je te suis.

L'inspecteur Coulter emboîta alors le pas de son équipier sous le regard déçu de Maeve, elle venait de se rendre compte que Tobias ne jouerait plus à son petit jeu maintenant qu'il savait qu'elle était prise, la poisse !


MAI

- alors ça avance ?

Laissé sans réponse par Eric, Tobias quitta son bureau et vint rejoindre celui de son équipier dans l'open space. Sa tête se trouvait à présent juste au-dessus de l'épaule de son collègue et c'est à ce moment précis qu'il s'aperçut que ses soi-disant recherches n'avaient rien à voir avec leur affaire en cours comme il le lui avait laissé penser auparavant. Il n'avait plus aucun doute, son collègue et ami était bien entrain d'éplucher les relevés téléphoniques de Maeve sous ses propres yeux.

- tu sais que c'est illégal de faire ça à des fins personnelles ? L'interrogea Tobias tout sourire.
- je veux juste m'assurer que son mannequin pour sous-vêtements n'est pas un enfoiré, admit Eric sans quitter son écran des yeux.
- pourquoi ? Je croyais que tout ce qui concernait Maverick ne te concernait pas. C'est bien ce que tu lui as dit l'autre jour, non ? A moins que j'ai mal entendu.

Tobias avait le sourire jusqu'aux oreilles, son équipier admettait enfin tenir à la jeune peintre et il pouvait donc se venger de la lourdeur que ce dernier lui avait fait subir en lui rabâchant constamment que lui et Beatrice étaient fait l'un pour l'autre.

- ça va, n'en fais pas une montagne. Je chope le numéro de ce type, j'obtiens son identité et je vérifie s'il est clean, fin de l'histoire, pas la peine de t'emballer pour rien.
- si c'est que ça, je peux demander directement le nom de son modèle à Maverick, elle me le donnera tout de suite, ça sera plus simple.
- oh ça j'avais capté, elle est prête à assouvir le moindre de tes désirs, souffla Eric d'un air agacé.

Ce n'était pas la peine que son équipier lui vante les mérites de sa relation privilégiée avec Maeve, il la connaissait par cœur et devait malheureusement la subir tous les jours ou presque.

- t'es con ou tu le fais exprès ? S'agaça Tobias à son tour. Elle n'en a rien à faire de moi. C'est toi qu'elle veut atteindre et apparemment son plan marche à la perfection.

La dernière réflexion de son équipier laissa le jeune inspecteur perplexe, si c'était vrai, Maeve était non seulement une formidable peintre mais aussi une excellente actrice, il n'y avait vu que du feu dans son petit jeu. Impassible, il continua d'éplucher les relevés téléphoniques de la jeune femme en silence, peut-être qu'il était temps pour lui de découvrir si la théorie de Tobias était exacte ou non, il n'était franchement sûr de rien.


- Tris, t'as du nouv…

La respiration de Tobias se coupa instantanément quand il vit à quel point Beatrice était resplendissante dans sa longue robe de soirée beige, à la fois décolletée et fendue, associée à une fine étole dorée qui entourait son cou. Flattée par l'effet qu'elle avait sur son collègue, la jeune légiste baissa immédiatement la tête, un sourire timide accroché aux lèvres, elle sentait déjà le rose lui monter aux joues.

- du nouveau sur le couteau ? Continua Tobias comme si de rien n'était.

Se tenant sagement à ses côtés, l'inspecteur Coulter ne put réprimer un sourire, son équipier avait beau nier son attirance pour Beatrice, sa théorie se vérifiait vraiment de jour en jour.

- oui, le couteau extrait de la poitrine de la victime a servi à couper des plantes et des fleurs. Le labo a trouvé sur la garde des fibres de la même nature que ceux de la plaie. Ce sont des fleurs de prunier. En outre, je pense savoir à qui appartient ce fameux couteau. Le morceau de métal qui a réagi aux ultraviolets que j'ai extrait de son doigt, c'est un fragment de piercing pour les lèvres.
- il est possible que le tueur ait frappé la victime sur la bouche, ce qui aurait brisé l'anneau dont un fragment serait resté dans sa chair, suggéra Christina avec sérieux.

La lieutenant de police se tenait sagement à côté de son amie légiste, juste devant sa table d'autopsie.

- comme il y avait très peu de sang, il aurait été difficile normalement de pouvoir établir le profil ADN de la personne qui portait ce piercing, poursuivit Beatrice. Mais heureusement, les piercings surtout s'ils sont récents sont souvent rejetés par l'organisme. Des globules blancs affluent dans la zone du piercing pour combattre le corps étranger, et donc, ces germes guerriers transportent l'ADN. Ce qui a permis ensuite au labo d'établir le profil de la personne qui le portait. Il devrait déjà être sur vos téléphones normalement.

Les deux inspecteurs regardèrent simultanément leurs portables et comme c'était le cas, Eric put lire à haute voix l'identité de leur suspect.

- Samuel Bell, c'est un criminel professionnel.
- il nous reste plus qu'à lui mettre la main dessus, s'enthousiasma Tobias. Merci Tris.
- de rien, répondit l'intéressée d'une toute petite voix.

Elle n'osait plus le regarder, de peur qu'il puisse lire le trouble dans ses yeux.

- sinon t'es sûre que ça fait pas trop habillée comme tenue dans une salle d'autopsie, Doc ? S'informa Eric avec humour.
- très drôle, souffla Christina. Cette robe est pour Matthew Kane, il l'a invitée à un gala de charité ce soir !
- maître Kane, l'avocat véreux ? S'étonna Tobias. Il était pas impliqué dans un scandale fiscal dernièrement ?

Le regard paniqué de la légiste se tourna à la vitesse de l'éclair vers son amie Christina qui s'empressa de la soulager.

- toutes les charges ont été abandonnées contre lui, ne t'en fais pas. Tu viens ? Demanda-t-elle en guidant doucement Beatrice vers la sortie. On a une bonne trentaine de minutes devant nous pour que je te briefe sur les choses à éviter absolument pendant un premier rendez-vous. Alors déjà, pas de culotte de grand-mère, on ne sait jamais ce qui peut arriver ! Aucun abus d'alcool, là aussi on ne sait jamais ! Ne jamais parler de tes ex, sous aucun prétexte ! Ah oui, c'est très important ça, vérifie toujours ton haleine ou si tu as un bout de salade coincé entre les dents ! Mets ton portable sur silencieux aussi, il ne faudrait pas qu'il sonne toutes les cinq minutes ! Évite les déclarations d'amour également, c'est beaucoup trop tôt, ça va le faire fuir ! Ah oui et évidemment, vas-y seule et pas avec ta mère ou un autre membre de ta famille, ça la fout mal !

Maintenant que les inspecteurs Eaton et Coulter étaient tous les deux seuls dans la salle d'autopsie, Eric avait le loisir de taquiner encore plus son équipier qu'à l'accoutumée.

- bien tenté le coup de l'avocat véreux.
- je n'ai rien inventé, se défendit Tobias. C'est normal que je veuille la protéger, je veille sur elle comme je le ferais avec toi.
- tu veux dire que tu ne me laisserais pas sortir avec Matthew Kane non plus ? L'interrogea Eric, le sourire jusqu'aux oreilles.
- arrête, tu sais ce que je veux dire, pour moi Tris, c'est comme toi...comme mon meilleur pote.
- ton meilleur pote avec des seins !
- voilà, c'est ça ! T'as tout compris ! Ça ne change strictement rien !

En plein déni de réalité, son équipier était vraiment prêt à lui sortir les pires excuses possibles et imaginables, ce qui ne manquait jamais d'amuser franchement l'inspecteur Coulter, c'était un euphémisme.


XOXO