L'homme de sa vie
Bonsoir! Honte, honte sur moi! Je publie si tard! D'ailleurs, plus grand monde doit suivre TT Mais si il y en a, merci à vous! D'ailleurs, merci a Nini pour sa review, et a Baka baba cool. Je mérite pas de reviews. TT Donc voila la suite, exceptionellemen corrigée par Lisa!
Disclaimer: Harry Potter et son monde merveilleurs sont la propriété de JK Rowling. Seul Gary m'appartient. Et je tiens a le garder! Jalouses, hein? =D
Chapitre 3: Un homme, dans ta vie?
Le lendemain matin, Lavande ouvrit la boutique mais la laissa un moment aux mains de Kim, elle devait passer à Gringotts, et comme on était samedi, mieux valait y aller tôt pour éviter la foule.
Elle se dirigea vers un gobelin à l'air pas trop revêche, et lui fit son plus beau sourire. Surpris, celui ci émit un rictus qui ressemblait a un sourire.
-Madame, que puis-je pour vous?
-J'aimerais déposer de l'argent dans un de mes coffres, et faire l'inventaire de tous mes coffres.
Lavande avait trois coffres: l'ancien de ses parents -à présent le sien-, un coffre où elle mettait les recettes de la boutique, et un coffre qu'elle avait ouvert pour Gary, et qui lui appartiendrait bientôt.
-Bien sûr, nous allons nous en occuper.
Il appela un jeune gobelin et le chargea de s'en occuper, avant de diriger Lavande vers les wagonnets.
-Si vous voulez bien me suivre...
Lavande déposa la recette de la semaine dans son coffre professionnel puis remonta, toujours accompagnée du gobelin. On lui donna trois parchemins qui détaillaient l'argent que contenaient les coffres, et elle sortit.
Elle avait ouvert un coffre pour Gary a sa naissance et y versait tout les mois une quinzaine de gallions. Il aurait donc plus de 3000 gallions pour débuter dans la vie. Lavande en était satisfaite. Elle était également satisfaite du nombre de gallions sur ses autres comptes: elle prélevait 20% des recettes de la boutique de chaque mois en tant que salaire, le reste servant à payer les fournitures, la main d'œuvre qui cousait les robes, et payer le salaire de Betty ou les employés saisonniers. La boutique marchait bien et ses comptes étaient gonflés a bloc. Voila qui lui permettait de s'autoriser la folie qu'elle allait faire.
Elle venait à peine de retourner a la boutique, quand Pansy arriva. Elles allèrent dans le bureau de Lavande.
-Alors? fit Pansy, empressée.
Lavande réprima un soupir d'exaspération et exhuma le croquis de sous une pile de parchemins.
-Alors... Voila, j'ai choisi une coupe qui met en valeur ta taille, puisqu'elle est très fine. Ce sera donc assez près du corps. J'ai aussi pensé à tes jambes, donc je l'ai ouverte sur le devant, mais seulement en partant de sous le genou, pour ne pas trop faire Vamp. Comme tu as précisé que se serait quelque chose de grandiose, je t'ai ajouté une traîne, qui donnera un air un peu solennel, mais pas trop longue, pour pouvoir danser ensuite. Et ça donne de l'allure: tu dois marcher lentement avec. Enfin, comme on as déjà mit le paquet en bas, je n'ai pas voulu trop insister sur ta poitrine. J'ai donc mit un bandeau horizontal, qui découvrira tes épaules. C'est simple, mais élégant.
Pansy l'avait écouté attentivement, et hochait la tête à chacune de ses phrases.
-Tu veut ajouter quelque chose?
-Non, je dois avouer que tu est douée, elle est parfaite comme ça. Tu as des idées pour le tissu?
-J'ai pensé à une couleur unie pour l'ensemble de la robe, et une autre couleur pour le bandeau et la doublure de la robe.
-Oui, fit Pansy d'un air satisfait. De la soie crème pour l'ensemble, et du brocart argent pour le reste. Et je voudrais un liseré argent en bas de la robe.
Lavande rajouta cette indication sur le dessin.
-Et pour les chaussures... Des escarpins recouvert de la même soie que la robe. Tu pourrais faire ça?
-Moi non, fit Lavande. Mais un collègue moldu, oui.
-Un moldu? fit Pansy en plissant le nez de dégout.
-Oui, un moldu, ils sont bien plus doués que nous, en mode. Je m'en occuperais, si tu veut, pour ne pas que tu aille te salir chez les moldus...
Pansy lui jeta un regard hautain mais ne dit rien.
-Tu chausses du combien?
-38.
Lavande le nota sur un papier.
-Qui va coudre la robe?
-Moi, fit Lavande. C'est du travail trop délicat pour le donner à une couturière qui la coudrait à partir d'un croquis.
-Quand va-tu commencer?
-Dés que j'aurais le tissu. Tu va choisir, fit elle en sortant un catalogue. J'irais le chercher tout a l'heure.
Il contenait des centaines d'échantillons de tissu, et Pansy hésita longuement entre de la soie ou du satin.
-Au fait, fit Pansy, avant de partir. Secret absolu. Tu ne révèle à personne que tu couds ma robe, et surtout, à quoi elle ressemble. Ça doit être secret jusqu'au mariage. Tu n'en as pas encore parlé, j'espère?
-A deux personnes, admit Lavande. Une amie et mon fils. Mais ils ne diront rien, et je leurs rappellerais de se taire.
-Tu est sûre?
-Oui, dit fermement Lavande.
Elles se donnèrent rendez-vous au samedi suivant. Avec tout ça, la matinée était bien avancée, et Lavande alla s'acheter un sandwich pour le déjeuner. Puis elle sortit un vieux mannequin de la réserve et entreprit de le modifier a coup de sorts, pour qu'il soit la réplique exacte de la silhouette de Pansy. Pendant ce temps là, Kim s'occupait des clients dans la boutique. Elle était efficace et volontaire, aussi, quand elle demanda à Lavande si elle pouvait partir plus tôt se soir-là, pour aller voir son petit ami, elle accepta de bonne grâce.
Assise derrière le comptoir, elle feuilletait un magazine de mode moldue, en fin d'après-midi; le magasin était vide, elle n'allait pas tarder a fermer, mais la cloche de la porte se fit entendre et elle releva la tête.
-Bonjour Lavande!
-Seamus!
D'un coup, elle maudit Kim, son petit ami, les clients pas là et sa boutique. Il lui sourit.
-Ron et Hermione m'ont parlé de ta boutique, et comme j'aurais besoin de refaire ma garde-robe...
Lavande s'imagina le choper par le col de sa chemise et le mettre dehors. Ça aurait fait un peu désordre...
-Ouais, bon... Tu cherche quoi?
-Des trucs simples! fit-il d'un air effaré, qui arracha un sourire a Lavande. Je veut dire... Des fringues simples qui vont avec tout, mais que je puisse mettre pour le boulot.
-Hum... déshabilles-toi.
-Quoi?
-Dans la cabine, fit Lavande en levant les yeux au ciel. Je vais te chercher quelques tenues qui pourraient t'aller.
L'heure qui suivit fut mouvementée. En voyant Seamus qui écartait le rideau, s'extasiant sur un jean, ou grimaçant a cause d'une chemise trop serrée, Lavande se surprenait à sourire tendrement devant ses mimiques qu'elle connaissait si bien, ou à loucher sur ses fesses. Elle avait toujours adoré ses fesses... Et son torse aussi... Et quand il souriait, ses yeux se plissaient, c'était trop... Adorable! Raaaaaaaaaaaaaaaaaaah, non, il n'était pas adorable! Non non et non! Enfin si, aussi adorable que Gary et son sourire, et... Merlin. Il souriait de la même manière que son fils. Ou plutôt, son fils souriait de la même manière que lui. Enfer et damnation. Par tout les calecons de Merlin, ils avaient le MÊME sourire!
Lavande s'était figée, appuyée contre le comptoir, yeux exhorbités et bras croisés, mains crispées.
-Euh... Lavande, ça va?
Elle sembla se réveiller.
-Hein? Euh oui, oui! Attends, cette chemise est mal mise, fit elle en ajustant le col de sa chemise. Il eu un petit sourire, gêné par leur proximité, et elle se sentit fondre sur place. Merlin, qu'avait elle? Les règles, sûrement les règles. Oui, ca devait être ça, les hormones. Seamus finit par trouver son bonheur et choisit quatre ou cinq tenues.
-Tant que ça? demanda Lavande en encaissant l'argent de Seamus.
-Bah, en Australie, j'avais des fringues très... estivales. Ici, ils tolèrent un peu moins mes t-shirts...
-Il faut que tu aie un poste à responsabilités, non? Demanda Lavande.
-Oui, fit Seamus qui en était apparemment très fier. Je travaille beaucoup avec Hermione, d'ailleurs, c'est amusant. Et tu sais ce qui est le meilleur? J'ai Zacharias Smith sous mes ordres!
Lavande éclata de rire en repensant a l'agaçant Poufsouffle membre de l'AD. En effet, il devait être amusant d'être son supérieur.
-Je me disais... fit Seamus. Ca te dirais qu'on dîne ensemble, un soir?
-Bonsoir tout le monde! Fit Ginny Potter, d'un ton claironnant, en entrant dans la boutique.
-Oui oui, fit Lavande a l'adresse de Seamus, distraite par l'arrivée de Ginny. Salut, hein! lui lança-t-elle. Gin', par là... Arrière-boutique...
Lavande et la rousse s'installèrent dans le bureau.
-C'est génial, cette coupe du monde! s'enthousiasma Ginny. Ils vont faire jouer des matchs amicaux en faisant des équipes internationales, avec d'anciens joueurs. J'ai reçu une invitation!
-Non, tu va rejouer pour la coupe du monde?
Ginny hocha la tête frénétiquement, ravie.
-C'est super!
-Oui! Sinon, pour tes billets... Je t'en commanderais sous mon nom, ça te coûtera moins cher. Tu veut voir quels matchs?
-Je sais pas trop... finale, évidemment. Demi-finale... Et quoi d'autre?
-C'est déja pas mal! fit Ginny en riant. Pourquoi pas des billets pour les matchs amicaux?
-Hum... voir des joueurs de nationalités différentes jouer dans une même équipe doit être passionnant... Gary va adorer!
-Je pense, fit Ginny avec un sourire complice. Ça va quand même te coûter un joli sac de gallions, surtout si tu y va avec lui... Ajoutât elle, un peu soucieuse.
-Il les mérite. fit Lavande. Et sincèrement, avec la boutique, et...
Lavande ne termina pas sa phrase, se souvenant qu'elle ne devais pas parler de la robe de Pansy. Ginny haussa les sourcils mais ne dis rien.
-Enfin, j'ai les moyens pour.
Ginny ne tarda pas à repartir, non sans avoir acheté une robe qui la mettait relativement bien en valeur, et Lavande ferma la boutique avant d'aller acheter le tissu pour la robe de Pansy. Elle rentra chez elle avec plusieurs rouleaux sous le bras.
Une idée lui était venue. Elle avait envie de faire quelque chose de grandiose pour la majorité de son fils chéri. Le cadeau était déjà formidable, mais... Pourquoi ne pas lui organiser un anniversaire? Elle était sûre qu'il adorerait cette surprise...
C'est elle qui fut surprise par une odeur de plat en train de cuire, en rentrant chez elle.
-Rentres pas! fit Gary en sortant de la cuisine. Il avait de la sauce tomate sur la joue, portait le tablier rose de Lavande et avait un gant de cuisson sur chaque main, ornés de fleurs et de coeurs.
-Tu as l'air d'une parfaite petite femme d'intérieur, comme ça, commentât-elle.
-J'ai préparé à manger avec ton livre de cuisine! dit-il fièrement.
-C'est très gentil, mon poussin, mais tu ne veux pas que je t'aide à ranger la cuisine?
Lavande retint un hurlement en en voyant l'état. Elle inspira profondément et prit un livre sur une étagère, avec les autres livres de cuisine.
-Alors, mon chéri... Regarde, c'est un livre avec des sortilèges ménagers, pense a l'utiliser la prochaine fois. Et il y a des choses simples, pour mettre moins de bazar, fit-elle en prenant quelques ustensiles qu'elle posa dans l'évier. Tu mets tout ce qui est sale et dont tu ne te sert plus dans l'évier, ça fait de la place. Et tu range les ingrédients dont tu ne te sert plus au fur et à mesure, comme le lait, là. Quand aux ordures... Mets-les à la poubelle, fit-elle en mettant les épluchures de pommes dans la poubelle.
Il l'aida à ranger le reste et mit la table dans -évidement- le salon. Il avait fait des lasagnes et une tarte aux pommes qui ne valaient rien a vue d'œil, mais qui s'avérèrent très bonnes. Il lui expliqua ses mésaventures, et notamment comment il c'était terriblement entaillé le doigt en coupant une pomme récalcitrante.
-Je me suis blessé pour toi! fit-il d'un ton tragique. Tiens, ça me fait penser...
Il se leva et lui tendit en parchemin qui était sur le buffet.
-Un hibou au sale caractère à apporté ça, tout à l'heure... Il a faillit me manger une main...
Lavande déplia la missive.
Lavande, je t'écris ce mot car tu semblais occupée tout a l'heure, je ne voulais pas te déranger. Quand veut tu que nous dinions ensembles? Lundi soir? Redis-moi si tu est libre. Passes un bon Dimanche,
Seamus.
PS: Attention à mon hibou, il a mauvais caractère...
Merlin. Dans l'agitation de l'arrivée de Ginny, elle n'avait pas fait attention à ce que disait Seamus. Et maintenant, elle devait dîner avec lui. Sauf que, évidemment, elle n'en avait aucune envie.
Sauf si... Bon, c'était pas très poli, mais... si elle lui proposait un soir, puis annulait au dernier moment, il laisserait tomber, non? De toute façon, ce serais mieux que de lui dire clairement qu'elle ne voulait pas sortir avec lui... Elle lui donna donc rendez-vous le samedi suivant, pour être tranquille, et reporta son attention sur son fils.
-Tu reprend de la tarte, mon poussin?
-Non, merci. Dis, tu fais quoi, demain?
-Oh, je pense que je vais travailler sur la robe de mariée, j'ai été chercher le tissu.
Elle remarqua l'air déçu de son fils.
-Qu'est-ce qui ne va pas, mon chéri?
-Ça fais longtemps qu'on as pas fait un truc ensembles. Je sais que tu as du travail, mais...
Lavande réfléchit un instant.
-On pourrais aller pique-niquer...
-A vélo! Au bord de l'étang de Pittsburg!
-Tu veut tuer ta mère? grogna Lavande. Moi, sur un vélo?
-Alleeeeerrrrrrrrrrrrrrrrrrrr! Je donnerais un ou deux coup de clé sur les vieux vélos!
-Raaah... d'accord...
-Cool!
Lavande maugréa contre les enfants qui manipulaient leurs parents, et se leva.
-Eh bien pour la peine, tu débarrassera la table!
Lavande se coucha tôt, tandis que Gary s'excitait sur sa console. Le Dimanche fut une très bonne journée. Lavande prépara le pique-nique, pendant que Gary remettait en état les vieux vélos. Il fut rapidement couvert de rouille et de cambouis, mais s'en sortit pas trop mal. Il se débarbouilla et ils partirent.
Lavande eu du mal au début, mais une fois lancée, ça alla tout seul. Il y eu quelques difficultés avec des côtes, mais dans l'ensemble, le trajet se passa sans problème. Arrivés a Pittsburg, ils tournèrent un petit moment en rond avant de trouver l'étang, devant lequel Lavande installa une nappe a carreaux. Ils déjeunèrent de sandwichs jambon-mayonnaise-concombre, framboises et cookies. Lavande proposa ensuite a son fils d'aller s'asseoir au bord de l'eau pour se mouiller les pieds.
Gary lui parla beaucoup de filles: son ex petite amie, Daniela, qui était sortie avec un autre garçon; les filles de son année, a Poudlard; la rencontre avec Georgia, la cousine de Barney.
-Et Victoire? Tu as l'air de bien l'aimer...
Gary haussa les épaules.
-Tout le monde l'aime bien, elle est cool comme fille. Et puis elle est très jolie. Mais elle est un peu...
Il agita ses mains sur les côtés de sa tête.
-Son côté vélane, quoi... Elle est... Wow. Elle change d'humeur d'un coup, comme ca, c'est...
-Énervant, fit Lavande avec un petit sourire. Toutes les filles sont comme ça...
-Et puis elle est amoureuse de Teddy. Et puis je la connais depuis tout petit, ce serais comme... de l'inceste!
Lavande hocha la tête.
-Et toi, maman, t'as pas de... copain?
Au regard surpris de sa mère, il s'empressa d'ajouter:
-ça me dérangerait pas, hein!
-C'est toi l'homme de ma vie, mon chéri. plaisanta-t-elle. Les hommes, j'ai arrêté quand j'ai su que j'étais enceinte. Avec toi, je n'avais pas le temps de vivre une histoire d'amour, ni l'envie.
Gary eu l'air coupable, et elle sourit.
-Mais je ne le regrette pas.
Elle étreignit brièvement son fils et se leva.
-Aller, rentrons! Il y a du chemin jusqu'à la maison.
La journée se finit paisiblement. Ils dînèrent, toujours dans le salon, puis chacun vaqua à ses occupations. Lavande s'attela à la confection de la robe de Pansy. Elle commença par finir les modifications de son mannequin à coups de sorts, pour lui donner la silhouette de sa cliente. Puis elle déroula les rouleaux de tissu, mesura, coupa et cousit. Sa baguette lui permettait d'aller plus vite, mais c'était tout de même un travail délicat qui demandait beaucoup d'attention et de temps. Quand elle se surpris a somnoler au dessus du tissu, elle consulta sa montre. Par Morgane, il était bientôt minuit! Elle bailla, rangea un peu son atelier et monta se coucher. Son sommeil fut hanté par un sourire familier, mais elle ne saurait dire si elle avait rêvé de Seamus ou de son fils.
Le Lundi matin, elle eu du mal a réprimer ses envies de bailler, et Kim lui apporta un café bien fort. Les clients furent rares dans la mâtinée, et elle put somnoler tranquillement. Le soir, elle se remit au travail sur la robe de Pansy.
La semaine se passa comme ça, rythmée par les journées a la boutique et les soirées dans l'atelier. Gary veillait sur sa mère: chaque soir avant d'aller se coucher, il lui montait une grande tasse de thé bien chaud. Lavande songeait en souriant que la dernière fois qu'elle avait passé ses soirées à coudre, c'était pour l'ouverture de sa boutique. Samedi arriva, et Lavande commençait a maudire ce jour, qui fut le pic de la semaine.
Lavande avait décidé de s'atteler un peu à sa comptabilité, dans son bureau, quand une voix désagréable, mais hélas familière, se fit entendre.
-Elle est O-CCU-PEE, je vous dis!
-Laisse, Kim... entre, ajoutât Lavande a l'adresse de Pansy.
Celle-ci s'assit sur une chaise d'un air pincé.
-Tu devrais apprendre les bonnes manières a ton employée...
-Que puis-je pour toi? demanda Lavande en souriant, sentant les muscles de son visage étrangement raides.
-Où en es-tu de ma robe?
-J'ai bientôt fini. D'ailleurs, je comptais t'envoyer un hibou. Ce serait bien que tu l'essaie, j'aurais fini demain.
-Je viendrais chez toi!
-Je ne t'ai pas invitée...
-A toi de voir, Brown. Soit je viens faire l'essayage chez toi demain, et tu est payée et débarrassée de moi... Sois tu attends encore quelques jours, je vais devoir aller en France.
-Que va tu faire en France? fit Lavande, toujours curieuse de savoir les choses.
-Voir ma belle-famille, fit Pansy avec une grimace comique. Ce sont les cousins de belle-maman. Je vais m'amuser, je te raconte pas... tu sais comment sont les Français!
-La mère de Flint est Française? s'étrangla Lavande.
-Une vieille bique... pire que MacGonagall! Et elle as une CANNE!
L'image fugitive d'une femme raide et ridée, dans une robe en vieille dentelle brandissant une canne a l'adresse de Pansy s'imposa dans l'esprit de Lavande. Elle toussotât pour dissimuler un éclat de rire et reprit son sérieux.
-Eh bien d'accord, viens chez moi demain. Voilà l'adresse, fit elle en la notant sur un parchemin. C'est chez les moldus, précisa t'elle.
Pansy grimaca et Lavande se pencha sous son bureau.
-A propos de Moldus... Voila tes chaussures, fit elle en lui tendant une boîte en carton.
En un clin d'oeil, Pansy les avait chaussées a ses pieds.
-Elles sont parfaites!
-Amène-les demain pour l'essayage, précisa Lavande. 10 heures. Et maintenant, tu m'excusera, j'ai du travail...
Comme tout les samedis, ce fut un pic d'affluence de la clientèle. Lavande rentra chez elle le soir, referma la porte, ôta ses chaussures et se dirigea comme un zombie vers le canapé, sur lequel elle se laisse tomber. Des vacances... il lui fallait des vacances...
-Ah maman, tu est rentrée! Fit Gary en descendant l'escalier. Tu ne te prépare pas?
-Me préparer a quoi? Grogna Lavande en envisageant l'idée de passer le reste de sa vie sur ce canapé.
-Bah, tu avais pas rendez vous?
Lavande se redressa soudainement.
-Rendez-vous?
-Oui, ton ami, avec le hibou qui a voulu me bouffer la main... Tu dois le voir ce soir, non?
-J'avais oublié! fit-elle en filant à l'étage.
Elle avait oublié... D'annuler. Mais maintenant que Gary lui avait rappelé, elle n'aurait pas d'excuse pour se justifier devant lui... Il était sept heures et quart, et elle avait rendez vous il y a un quart d'heure... Elle prit une douche rapide, enfila une robe avant de la retirer pour la ré-enfiler a l'endroit, se recoiffa et se maquilla, embrassa son fils et transplana.
Seamus l'attendait au chaudron baveur, devant une bièraubeurre.
-Je suis en retard! S'exclama-t-elle en s'effondrant sur une chaise en face de sa table.
-Ce n'est pas grave, la rassura Seamus. Tu veut dîner où?
-Aucune idée, souffla-t-elle.
-Bon, eh bien suis moi, fit-il en déposant quelques noises sur la table.
Il l'emmena dans un petit restaurant à l'air sympathique, en faisant poliment la conversation, mais Lavande n'écoutait que d'une oreille. Au bout de combien de temps pouvait-on quitter un dîner, sans paraître imlpolie?
-Gary, c'est ça?
-Hein? fit Lavande en sursautant.
Le serveur venait d'apporter l'apéritif, et Seamus la regardait d'un air interrogateur.
-Ron m'as parlé de ton fils, il s'appelle bien Gary?
-Oui, c'était le nom de mon grand-père, fit Lavande. Je ne voulais pas tenter le sort en lui donnant le nom de mon père a moi.
Seamus hocha la tête, se rappellant la fin qu'avait connu Stanley Brown.
-Et pourquoi ne lui as-tu pas donner le nom de son père?
-Je ne le connais pas, fit elle en le fusillant du regard.
-Oh! D'accord... marmonna t-il en rougissant.
Eh bien... elle était distraite et semblait à peine contente d'être là... quel repas!
Et ce n'était que le début. Elle toucha à peine a son assiette, parla peu, et s'assombrissait dès qu'ils évoquaient son fils. Elle avait à peine pris deux bouchées de son dessert, qu'elle se leva.
-Bon, et bien, contente de t'avoir revu! Je te laisse, excuse-moi, hein, j'ai beaucoup de travail, des trucs a coudre et tout...
Elle prit son sac a main, laissa quelques gallions pour payer son repas et sortit. Seamus consulta sa montre. Il était a peine 20h30! Quel repas express! Il termina sa glace, un peu triste, et quitta le restaurant. Il n'avait pas envie de rentrer tout de suite, il allait passer voir son vieux copain.
-Seamus! Entre mon vieux, fit Dean en lui serrant la main. Tu vas bien?
-Très bien, fit il. Eh, c'est moi où tu as de la purée sur l'épaule?
-Abby, expliqua Dean en évoquant sa fillette d'un an. J'ai oublié de changer de pull.
Ils s'installèrent dans le salon.
-Parvati est montée la coucher, indiqua Dean. Tu bois quelque chose?
-Je suis pas contre un verre de la bouteille de whisky pur feu que je t'ai offerte.
-Aaaaaah, le Whisky de ton cousin... fit Dean avec solennité, en les servant. Faudra que tu me le présente un jour, je lui voue un culte.
-Au cousin Fergus, fit Seamus en trinquant.
-Tiens, bonsoir Seamus, dit Parvati en entrant dans le salon, un peu décoiffée. Elle n'as pas voulu dormir avec la peluche que lui as offert ta mère, ajoutât-elle a l'adresse de son mari.
-Comment va-tu? fit-elle après s'être assise dans le canapé. On ne t'as pas beaucoup vu, depuis que tu est rentré!
-J'avais du boulot, et puis j'en ai profité pour revoir un peu tout le monde. Tiens, d'ailleurs, je viens de dîner avec Lavande.
Les sourcils de Parvati indiquèrent aussitôt un intérêt profond.
-Vous avez fait vite, fit-elle, il n'est pas très tard!
-Elle a fait vite, précisa Seamus. D'ailleurs, je l'ai trouvée distante.
-D'après ce qu'a dit Gary quand il est venu prendre le thé, l'autre jour, elle as beaucoup de travail, en ce moment, fit Seamus.
-Et... pourquoi dîniez vous ensembles? fit parvati, ne trouvant pas d'approche moins voyante.
-Bah, on s'est toujours bien entendus, répondit-il en haussant les épaules.
-Voir plus que bien s'entendre, souligna Parvati.
-Et puis je reprend contact avec un peu tout le monde, ajoutât-il en vidant son verre.
-Maman?
-Gmhphr...
-Ma-man?
-Pfrhrhr...
-MAMAN!
-Hein? Ah, c'est toi mon chéri, fit Lavande en relevant la tête, un morceau de dentelle collée sur la joue. Et... salut, Parkinson. Ajoutât-elle voyant la brune à l'air renfrogné, derrière son fils.
-Tu m'avais pas dit que tu attendais quelqu'un... j'ai été ouvrir.
Il sortit, et Lavande se redressa. Hier soir, en rentrant du dîner (mortel) avec Seamus, elle s'était installée dans son atelier pour terminer la robe de Pansy, et avait finit par s'endormir dessus. Elle bailla sans prendre la peine de mettre la main devant sa bouche, ignorant l'expression outrée de Pansy, et se leva.
-Bon. Déshabille-toi, j'ai fini, tu va pouvoir l'essayer. Tu as mit les sous vêtements que tu compte porter ce jour là?
-Evidemment, fit Pansy en lui fourrant son sac dans les bras.
Elle se dévêtit et Lavande l'aida a enfiler la robe, car il fallait la lacer dans le dos.
-J'ai pensé que tu préférerais ça qu'une fermeture éclair, expliqua Lavande. Et si avec le repas tu te sens un peu ballonnée, tu pourra desserrer un peu les rubans.
-Tu crois vraiment que je consomme tout ces trucs caloriques d'un buffet de mariage? fit Pansy. Je tiens a ma ligne! Tu as fini?
-Oui. Tiens, regarde, j'ai un miroir, là.
Pansy s'avança doucement vers le miroir et se scruta sous toutes les coutures. Enfin, un sourire satisfait s'étira sur son visage.
-Parfaite. T'as des doigts... de fée, Brown. Tu peux me passer mes chaussures, dans mon sac?
Pansy arpenta ensuite la maison de long en large, même les escaliers, pour voir si elle pouvait se mouvoir aisément. Lavande lui indiqua comment enrouler la traine autour de son bras, et autres détails, avant que Pansy ne se décide à ôter la robe. La couturière nettoya et défroissa une dernière fois la robe d'un coup de baguette, et la rangea soigneusement dans une grande boîte en carton.
-N'attends pas le grand jour pour vérifier qu'elle est toujours en bon état, la prévint Lavande. Ouvre la boite de temps en temps. Mais pas trop non plus! Et ne la porte pas avant ton mariage! Et si il y a le moindre problème, préviens-moi, ne la donne pas à un autre couturier, ou n'essaie pas de la réparer pas toi même.
-Je ne suis pas stupide, je tiens a ce que ma robe soit en parfait état, fit Pansy d'un ton sec. Je te dois combien?
-300 gallions. 200 pour les coûts de production, c'est à dire le tissu et le fil; et 100 pour la main d'oeuvre.
-Ca me parait honnête, fit Pansy. Et c'est bien moins cher qu'ailleurs!
-Tu l'as dit, je suis honnête, fit Lavande en prenant la bourse que lui tendait Pansy.
Quand elle fut partie, Lavande bailla et se fit un thé bien fort.
-Elle me fait penser a une harpie, indiqua Gary, en entrant dans la cuisine.
-Hum, oui. Quand j'étais a Poudlard, une rumeur disait que sa grand-mère avait été élevée par des harpies. Ca doit être vrai.
Gary se servit une tasse et s'assit à la table.
-C'était bien ton dîner, hier soir? Tu est rentrée tôt!
-Ouais, on avait pas grand chose à se dire, et j'avais du travail. Tu va faire quoi de ta journée?
-Rien de spécial, et puis je dois préparer ma valise, pour chez tatie Beth.
-Moi aussi! fit Lavande. Tiens, ton maillot de bain est toujours à ta taille?
-Nan, il est trop petit. Victoire c'est moquée de moi, la dernière fois. Me suis baigné en calecon.
-Aaaaaaaah, c'est pour ca, ces traces de boue, dessus... J'ai cru un moment que tu avais eu un petit accident.
-Maman! Je vais avoir 17 ans!
-Oui, l'adolescence, cet âge ou les parents adorent aborder les sujets gênants... D'ailleurs ça fait longtemps que je ne t'ai pas parlé de contraception!
-Je t'écoute plus! fit gary en se bouchant les oreilles.
-Préservatifs! Erection! Grossesse! Sida! Pilule!
-Je t'écoute pas! fit Gary, en s'enfuyant de la cuisine, mains sur les oreilles.
Lavande éclata de rire.
-Je plaisante mon chéri! Reviens!
-LALALALALAALAAAAAAAAAA!
-Non mais d'accord, j'ai compris, tu n'ose pas aller en acheter! J'irais pour toi!
-Tu es l'incarnation du mal, fit Gary en passant sa tête par la porte. J'ai horreur que tu fasse ta mère responsable et soucieuse de la santé de son enfant.
-Hélas, fit lavande d'un ton tragique, c'est la terrible charge d'être mère...
-Bon, moi, je suis un accident, ok, fit Gary en se rasseyant. Mais les autres, sérieux? Qu'est-ce qui peut pousser les gens à faire des enfants? Pour leur faire subir ce qu'ils ont subit avec leurs propres parents?
-Syndrome de persécution, fit Lavande en buvant une gorgée de thé dans un sourire.
Encore pardon pour la publication plus que tardive... Mea culpa!
