BÊTA : Chewre, toujours à la page
NOTE : • Pas le temps ni al possibilité de rw aujourd'hui, désolé !
• Chapitre Raiting T+
• Action/Angst
- How to train your Direwolf – 3-
" • GAMMA •
- Classe 3
- Signes distinctifs : Poils ras - Trois couleurs - Yeux Gris.
- Taille : 3 pieds et 10 pouces, à 4 pieds
- Estimation du nombre d'individus : 50+ Montagne - 5 Fosse
- Les plus nombreux. Mortels trois fois sur dix. S'attaquent aux troupeaux.
- Arme en fer. Tuer à vue.
• BÊTA •
- Classe 2
- Signes distinctifs : Poils longs - Deux couleurs – Yeux Dorés.
- Taille : 4 pieds, à 5 pieds et 10 pouces
- Estimation du nombre d'individus : 20+ Montagne - 5 Fosse
- Les moins nombreux. Mortels sept fois sur dix. S'attaquent aux humains.
- Arme en argent. Tuer à vue.
• OMÉGA •
- Classe INCONNUE
- Signes distinctifs : INCONNUS - Yeux INCONNUS, (certains témoignages parlent de lumière bleue.)
- Taille : INCONNUE
- Estimation du nombre d'individus : INCONNUE
- Loup UNIQUE. Mortel à tous les coups. S'attaquent à tout et à tous.
- On ne peut survire à une de ses attaques. Se cacher et prier qu'il ne nous trouve pas. "
Stiles referma sèchement le grimoire sur lequel Kate leur avait ordonné de potasser. Treize ans de recherches et de relevés sur les Direwolves, rassemblés entre ces pages, et il n'était pas plus avancé qu'il ne l'était la veille. Et à chaque nouvelle donnée, Stiles ne trouvait pas plus d'informations sur les Omégas. Alors comme ça, si on en croyait les pattes de mouche de la Chasseuse, il n'y en avait qu'un ?
Le jeune homme était mitigé : D'un côté, il n'arrivait pas à croire en la chance qu'il avait eue, de pouvoir voir l'Oméga d'aussi près, et de l'autre, il n'arrivait pas à comprendre ce qui avait pu pousser le Direwolf à l'épargner. Cela tournait dans sa tête depuis lors, sans qu'il ne puisse se débarrasser de cette vision de la Bête abandonnant le combat. Était-ce parce qu'il l'avait lui-même épargné que le jeune viking était toujours en vie ? Pourtant, il avait toujours eu l'impression qu'ils tuaient sans distinction… Alors, pourquoi pas lui ?
Il soupira en jouant avec la cuillère dans son écuelle. Il était assis tout seul à sa table, mais entendait très bien les discussions de la table d'à côté. Deux sujets revenaient dans la bouche des jeunes apprentis chasseurs : Leur premier combat en situation réelle contre les Direwolves de la Fosse qui allait arriver très vite, ainsi que la pitoyable performance de Stiles dans l'Arène un plus tôt, qui avait fait tomber deux fois sa fronde, quatre fois sa hache et qui avait failli éborgner Kate. Bon, pour le dernier, il l'avait fait exprès hein, mais personne ne s'en doutait. Petite satisfaction personnelle.
- Je pensais que tu l'avais déjà lu.
Stiles releva la tête pour regarder Danny, qui fixait le grimoire.
- Comment ça ?
- Si tu ne l'as pas étudié lors de ton premier entraînement, il ne faut pas s'étonner que tu aies été recalé. Confia le charpentier sur le ton de la confidence.
- ... Euh... merci, je suppose, pour ces encouragements. Railla-t-il.
- Je peux le prendre ?
- Il est tout à toi. Grogna-t-il en se redressant et partant de la grande salle.
Putain, un mois à les supporter tous les jours, ça allait être long.
.*.
Il devait le reconnaître, il avait hésité.
Deux minutes, et rien de plus, avant qu'il ne se retrouve de nouveau dans la forêt. Ses compatriotes avaient prévu de s'entraîner ensemble, et personne ne lui avait proposé de les accompagner. Cela dit, tant mieux, il avait d'autres chats à fouetter. Enfin, un autre Direwolf, pour être tout à fait exact.
Stiles n'avait jamais été le meilleur pour ce qui était de pister et traquer les bêtes sauvages. Mais il mit néanmoins tout son savoir à contribution pour tenter de retrouver l'Oméga. Connaissant sa poisse, le Direwolf avait sûrement déjà rejoint les siens depuis le temps, mais il tentait tout de même sa chance. Il ne risquait rien à faire un peu de pistage jusqu'à la tombée de la nuit, non ? Il était au moins sûr d'une chose, c'est que c'était toujours mieux que de tourner en rond à la forge.
Il retrouva très vite l'endroit où, plus tôt dans la journée, il avait permis au Direwolf de prendre la fuite ; ou plutôt où il avait délibérément libéré l'Oméga. Il ignorait encore ce que cette constatation provoquait chez lui, il ignorait comment prendre ce fait, ce que cela signifiait pour lui. La veille, et même si son avenir ne promettait rien de bon, il avait encore des convictions, il avait foi en la véracité de ses connaissances. Le monde fonctionnait selon une certaine logique, comme il l'avait toujours fait, et même si Stiles ne savait pas où était sa place, tout était bien huilé et suivait un certain cheminement, comme une machinerie complexe où chaque engrenage trouvait sa place.
Sauf qu'aujourd'hui, c'était comme s'il venait de découvrir que cette machinerie n'était qu'un vulgaire tour de passe-passe, une illusion, et qu'il était le seul à voir que le monde dans lequel évoluaient les autres n'était pas comme ils le croyaient. C'était ça : tout ce qu'il y avait autour de lui semblait s'écrouler, et il se retrouvait à l'épicentre de cette cacophonie, lui, le seul lucide.
Stiles secoua la tête. Peut-être pensait-il un peu trop. Peut-être que le Direwolf ne l'avait pas tué parce qu'il n'en avait pas eu la force. Rien ne lui disait qu'il devait tout remettre en question. Pas encore, tout du moins. Le jeune Viking grogna à cette idée. Ne pas penser à ce genre de chose, ce n'était vraiment pas le moment adéquat.
Les feuilles et les brindilles craquaient sous ses pieds, alors qu'il avançait, sans se presser. Il suivait consciencieusement les traces visibles de passage dans les broussailles mais y allait doucement. Non pas qu'il ait peur, mais il avait besoin de comprendre, et malgré le fait qu'il aurait pu faire demi-tour très rapidement pour retourner au village en oubliant ce moment étrange et presque surréaliste, son instinct, ou quelque chose de semblable, s'agitait en lui et l'attirait dans les sous-bois.
Ça, et peut-être quelque chose d'autre. Il y avait comme un bruit, un ronronnement dans les sous-bois qui résonnait quelque part au creux de son torse. Il avait cette impression de vibrer, et c'était comme si un hameçon lui enserrait les entrailles. C'était sans douleur, mais assez gênant. Il se mordilla la lèvre, prenant ça pour de l'adrénaline et se dit que ça avait du bon. Et surtout, qu'il en avait besoin. Prenant son courage à deux mains, il se concentra et reprit sa traque. Il marcha encore un moment, qu'il estima être une bonne heure, et au moment où les arbres étaient plus hauts dans le ciel, il réalisa que le bruit, qu'il croyait provoqué par son cœur qui battait une mesure désordonnée sous l'appréhension, ne provenait non pas de lui, mais d'un peu plus loin, dans les sous-bois. Et ce bruit, il le connaissait... Grand Dieu, qu'il le connaissait.
Le bruit recommença de nouveau, et cette fois-ci, le jeune Viking ferma les yeux et inspira, se concentrant pour calmer son cœur, mais aussi pour déterminer d'où provenait la plainte du Direwolf. Quelque chose au fond de lui frémit, et une chair de poule recouvrit ses bras. Ses jambes se mirent en marche et il rouvrit les yeux. Il ne fonctionnait plus qu'à l'instinct et il trouva ça étrangement grisant. S'enfonçant un peu plus dans la forêt, il frissonna en réalisant qu'il prenait la direction des Terres Pauvres. C'était une partie de la forêt que tous évitaient consciencieusement, aussi bien les Direwolves que les Humains. La raison était simple : la Nature semblait mourir à cet endroit. La terre était couleur cendre, craquelée, sans herbe ni mousse sur les troncs d'arbres qui s'élevaient hautement vers le ciel, aux branches dépourvues de feuilles, semblables à des bras squelettiques prêts à vous étreindre mortellement. Stiles se stoppa lorsqu'il dut passer sous un arbre mort tombé contre un autre. Il avait encore le temps de rebrousser chemin : Il était dit que ceux qui s'aventuraient en Terres Pauvres, revenaient maudits. Voulait-il rendre sa vie encore plus minable qu'elle ne l'était déjà ? Le jeune Viking croisa les bras sur son torse et soupira de nouveau, se mordillant la lèvre.
Devait-il y aller ? Retourner au village ?
Un hululement au loin perça le silence, comme une invitation. Enfin, il le prit comme une invitation, alors il passa sous le tronc, touchant l'écorce abîmée du bout des doigts. Il était définitivement en Terres Pauvres, le silence présent était oppressant. Aucune créature ne vivait ici, et Stiles le comprenait parfaitement. La partie rationnelle de lui voulait qu'il fuit rapidement ; tandis que l'autre, celle qui avait frissonné à la plainte du Direwolf, le tirait vers l'avant. Il attrapa son petit canif et joua avec. Le bruit du métal contre sa ceinture le rassurait. Il marcha un bon moment avant de remarquer qu'il semblait sortir des Terres Pauvres : Le sol était de moins en moins crevassé, les arbres mieux portants, et quelques feuilles faisaient leur apparition. Un bruit doux commença aussi à percer le silence, et Stiles accéléra l'allure. Même s'il avait l'impression d'être sorti de cet endroit dit "Maudit par les Dieux", il était sûr que ce n'était pas le cas. Les Terres Pauvres étaient bien plus vastes que cela...
Le chemin menant au village voisin qui les contournait rallongeait, paraissait-il, le voyage de près de trois jours. Il marchait depuis trop peu de temps pour les avoir traversées de part en part. Et pourtant, ce n'était pas dans son imagination : Ses pieds reposaient maintenant sur de l'herbe fraîche, le bruit était plus fort sans être assourdissant, et les arbres immenses et bien verts. Quelques nouvelles pierres énormes lui barrèrent la route, et oui, il était bien trop fainéant pour les escalader. Alors qu'il détournait le regard pour voir où il devait désormais aller, une tache sur l'écorce d'un arbre attira son attention. Stiles fronça les sourcils et se rapprocha, pour constater que c'était du sang. Après un examen plus minutieux, il réalisa que le Direwolf était passé par là, à en juger par les taches sur le sol et la touffe de poils sale trouvée un peu plus loin. Maintenant, il avait une piste à suivre.
Piste qui s'arrêta un peu trop vite à son goût : Là où la trace continuait, le sol était en pente et beaucoup trop instable pour qu'il puisse continuer sans risquer de se blesser. Rappelons qu'il avait deux pieds gauches, hein. Il regarda donc en contrebas ce qui semblait être une clairière, mais la végétation était trop dense pour lui permettre de voir quoi que ce soit. Il remarqua juste que les pierres qui l'avaient empêché d'aller plus loin semblaient former comme une frontière, dans laquelle il aperçut une ouverture assez grande pour lui permettre de passer. Alors il fit demi-tour et son cœur se mit à marteler plus fort dans sa poitrine quand il la trouva enfin. Il caressa doucement la roche, avant de s'engouffrer dans la fente. Ce qu'il trouva surpassa son imagination.
Au beau milieu des Terres Pauvres se trouvait ce que Stiles qualifia de Valhalla sur terre. C'était une clairière, immense, qui se trouvait cachée de l'œil extérieur par les arbres alentours qui se trouvaient à sa hauteur, et leurs feuillages qui formaient comme un dôme protecteur. La pente rude sur laquelle il avait fort heureusement décidé de ne pas s'aventurer s'arrêtait brutalement et Stiles se serait sans aucun doute brisé la nuque près de trente pieds en contrebas. Une petite chute d'eau à l'autre bout de sa position avait créé un lac, tout à côté d'une souche gigantesque. Le jeune homme ignorait que des arbres d'une telle taille pouvaient exister, et pourtant il en avait la preuve juste devant lui : Il pouvait facilement s'allonger dessus et étendre ses bras au-dessus de sa tête, sans pour autant en toucher le bord, ni par ses pieds, ni par ses mains. Peut-être était-ce le poids qu'avait eu cet arbre qui avait tant affaissé la terre à cet endroit et que seules les immenses roches qui bordaient désormais la clairière n'avaient pas suivi la Terre.
Au fond, il l'ignorait et peut-être qu'il se serait posé la question, ainsi que celle de savoir avec quoi cet arbre avait été abattu pour créer une souche aussi nette et lisse, mais il n'en eut pas vraiment l'occasion. Une nouvelle plainte, plus douce et plus discrète se fit entendre plus bas. Stiles s'approcha du bord craintivement, pour ne pas tomber. Il s'accroupit, ancra ses mains dans le sol et se pencha vers le vide. Rien. Il bénit les pierres et rochers qu'il réussit à descendre sans problème, et qu'il pourrait escalader sans mal pour repartir. A mi-chemin, il se stoppa pour scruter de nouveau le contrebas.
Et il le vit, enfin.
Allongé sur le sol, près du lac, l'Oméga semblait lutter contre son propre corps, et surtout contre la douleur pour se qu'il était à une certaine distance et qu'il savait l'Oméga incapable de l'approcher sans que lui n'ait le temps de se défendre, Stiles se permit d'observer la Bête. De l'admirer, même. Il était bien loin de toutes les visions qu'il avait pu avoir des Direwolves, et encore plus loin de tous les portraits cauchemardesques que ses paires avaient pu peindre de l'Oméga au fil des années. Certes, il était... massif. Énorme. Beaucoup plus gros que les Direwolves qu'il avait pu voir et étudier jusqu'alors. Son poil était long, plus noir encore que la nuit, comme si la lumière du soleil y était aspirée et se retrouvait prise au piège dans sa robe, abysse sans fond. Le jeune viking était incapable de se détourner de la contemplation de cette force brute de la nature. Ses yeux se perdaient le long des muscles de son dos qui roulaient sous ses mouvements saccadés.
- Wahou... Ne put-il s'empêcher de soupirer, extasié.
En contrebas, le Direwolf releva la tête, les oreilles dressées sur son crâne puis huma l'air pour finir par tourner le museau vers lui. Son souffle le quitta quand, pour la seconde fois, son regard se perdit dans celui d'un bleu clair, profond, aussi foudroyant qu'un éclair.
Stiles allait prendre la fuite quand il réalisa que le Direwolf, bien que ramassé sur lui-même et ne le quittant pas du regard, ne semblait pas plus agressif que cela. Curieux, peut-être... C'était fascinant. Assez en tout cas pour qu'il se redresse et commence doucement sa descente vers lui, ne le lâchant pas du regard. Oui, il était magnifique et c'était tout simplement incroyable que d'en voir un aussi... calme. Enfin, si on veut. Alors qu'il n'était plus qu'à une dizaine de pieds du sol, le Direwolf sembla enfin prendre conscience de ce que le jeune viking voulait faire et se mit à grogner, hurlant férocement vers lui, le faisant sursauter. Il lâcha sa prise sur la pierre, prise qui n'était déjà pas très stable au départ, et chuta. Son souffle se coupa sous la douleur, quand il percuta le sol. Il resta quelques instants sur place, incapable de bouger. Puis il agita ses pieds, ses jambes, avant de rouler sur le côté. Son dos était douloureux, mais pas assez pour qu'il ait quelque chose de cassé, ce qui était plutôt une bonne chose. Son souffle revenait petit à petit, et les étoiles qui dansaient devant ses yeux commençaient doucement à s'estomper. Par contre, sa main le faisait souffrir atrocement. Il la porta à ses yeux et à travers sa vision trouble, il réalisa qu'il s'était écorché toute la paume droite et qu'elle saignait abondamment. Il grogna en se redressant, la vision floue et le corps fourbu, puis pressa sa main sur son haut pour tenter de l'éponger. Il attrapa le bas de son pantalon et réussit à s'en arracher une longue bandelette qu'il enroula autour de sa plaie. Le bandage de fortune ferait bien l'affaire le temps qu'il la nettoie afin de la bander plus proprement. Un autre grognement retentit un peu trop près de lui et son cœur s'emballa.
Tournant doucement la tête, son regard se perdit - de nouveau - dans le bleu surnaturel des pupilles de la Bête face à lui. Le Direwolf s'était redressé et le fixait, un grognement constant s'échappant de sa gueule, les babines retroussées. Mais même s'il était à une distance de plusieurs pieds de lui, il ne semblait pas vouloir s'approcher un peu plus. Et Stiles ne bougeait pas d'un pouce.
Ils restèrent quelques minutes à se jauger du regard, le jeune Viking se demandant pourquoi le Direwolf était toujours dans les parages. Certes, cette clairière que tout Viking évitait par superstition, n'était pas si loin du village que ça, et malgré le fait qu'ils ne l'aient jamais trouvée, les Chasseurs, et tout le village savaient que la Tanière se trouvait dans la montagne. Stiles déglutit doucement tandis que la Bête continuait de gronder et le jeune homme fronça les sourcils : Le Direwolf grognait, semblait menaçant, bien sûr, mais... Pourquoi ne cherchait-il pas à l'attaquer ?
Ses yeux se mirent à voyager sur la stature de la Bête et il comprit : Sa patte, celle qu'il avait touchée avec ses billes en argent, n'avait vraiment pas bonne mine, de telle sorte que le Direwolf ne pouvait s'appuyer dessus. Et il comprit : Il n'était pas reparti dans la Tanière, mais s'était réfugié ici pour lécher ses blessures, et qui sait, dans le pire des cas, peut-être même mourir. Le cœur de Stiles se serra et il se redressa. Le Direwolf s'affaissa encore plus sur lui-même, le grondement se faisant plus sourd, plus profond. Le jeune homme écarta doucement les bras, se montrant inoffensif et cela sembla fonctionner puisque l'Oméga se calma. Enfin debout, le jeune homme sentit un frisson le parcourir sous le regard plissé de l'animal. Celui-ci pencha la tête sur le côté, le regarda sous toutes les coutures avant de s'immobiliser sur une chose, qui le fit gronder de plus belle. Stiles brisa donc le contact visuel en glissant son regard sur son propre corps, cherchant à savoir ce qui avait attiré l'attention de l'animal.
À sa hanche, son couteau avait capturé un des rares rayons directs du soleil et projetait une petite lumière sur le sol. Il tendit la main et sursauta lorsque le Direwolf grogna une nouvelle fois, plus fort. Il lui jeta un coup d'œil, il s'était encore plus replié sur lui-même, s'éloignant de lui de quelques coudées. Stiles déglutit et sa main glissa très lentement jusqu'à sa ceinture, détachant du bout des doigts le poignard pour le balancer loin de lui. Le Direwolf lâcha un bruit de gorge, cessant de râler, et pencha la tête sur le côté en regardant le poignard rouler loin d'eux. Cela fit rire le Viking. L'Oméga braqua de nouveau son museau vers lui, la tête toujours penchée, et le jeune homme se mordit la lèvre.
- Désolé, réflexe nerveux.
De nouveau, Stiles leva les yeux au ciel en soupirant. Voilà qu'il se mettait à parler à un Direwolf. Autant parler tout seul, le résultat serait sûrement le même. Il reporta son attention sur la Bête qui, même si elle grognait toujours, reniflait vers lui en ayant l'air intriguée. Oui, Stiles avait l'impression que cet animal était intrigué, et c'était... vraiment, c'était incroyable. Le jeune homme, les bras toujours écartés et désormais sans défense, fit un mouvement vers lui. La Bête sursauta et eut un autre mouvement de recul, grognant de nouveau. Mais... le grognement avait quelque chose de moins menaçant. Cela avait plutôt quelque chose de similaire à une question constante, et ça le fit sourire. Maintenant qu'il était là, dans cette clairière, à seulement quelques pieds de l'un des Monstres qui avait emporté sa mère et son meilleur ami, maintenant qu'il était là, sans défense, sans son poignard qu'il avait jeté bien trop loin pour qu'il puisse le récupérer dans l'urgence... Stiles se sentait étrangement bien, moins en danger que bien plus tôt. Il était confiant... En fait, il se sentait en confiance. Était-il véritablement aussi suicidaire ?!
Il fallait croire que oui, puisqu'il commença à s'approcher un peu plus de la Bête blessée, doucement, tandis que cette dernière reculait. C'était étrange, c'était comme si lui, le faible petit Viking, faisait peur à l'énorme force de la nature face à lui. Cela dit, au gémissement de douleur que le Direwolf poussa quand il s'appuya par habitude sur sa patte endommagée, il n'avait peut-être pas tort. Le cœur de Stiles se serra, parce que malgré tout, il n'aimait pas voir les autres souffrir, qu'ils soient humains ou animaux. Alors oui, peut-être qu'il avait complètement perdu la tête pour se sentir coupable d'avoir seulement blessé un de ceux qui s'amusaient à décimer petit à petit son village. Il était définitivement loin de l'image parfaite, de l'image que son père voulait pour lui. Et alors que le Direwolf se laissait tomber au sol, délaissant totalement le jeune Viking pour lécher sa plaie, Stiles en profita pour se rapprocher de lui, encore un peu. L'Oméga lui jeta un coup d'œil, tout en continuant de... se soigner ? Malheureusement, ce n'était pas quelques coups de langue qui allaient améliorer sa condition, et ses yeux brumeux de douleur ne prévoyaient rien de bon pour lui. Certaines fougères s'étaient enroulées autour de sa patte, et plus l'animal tirait dessus pour les retirer, plus cela se resserrait et plus cela faisait suinter la plaie. Stiles regarda la blessure, toujours de loin et se mordilla la lèvre.
Elle pouvait s'infecter, ou se refermer, mais mal se remettre en place. Stiles n'avait que trop vu les méfaits de mauvais soins sur une fracture, il suffisait de voir le vieux Marshall. Il était parti chasser l'ours dans la forêt lors de ses jeunes années. Il avait glissé dans une crevasse, sa cheville avait été brisée sous le choc. Il s'était raccommodé comme il avait pu et en tant que pisteur aguerri, il avait réussi à subsister à ses besoins le temps de rentrer au village. Mais sa cheville avait tourné au noir et ils avaient été obligés de la lui couper. Mais dans le cas du Direwolf, il n'allait certainement pas se ronger la patte, les bêtes ne savaient sûrement pas reconnaître les signes d'une infection. Ces bestioles étaient intelligentes pour tuer, sans aucun doute, mais c'était bien là où leur intelligence s'arrêtait. Si la plaie s'infectait, il risquait de mourir. Si elle se ressoudait mal, il risquait de boiter. Autant qu'il se laisse mourir, s'il était incapable de chasser pour ramener de la nourriture, il allait sûrement se faire jeter hors de sa meute, et il ne pourrait plus subvenir seul à ses besoins.
Une autre plainte douloureuse le ramena sur terre. Le Direwolf s'était remis sur ses pattes et commença à reculer. Stiles s'avança vers la Bête méfiante, qui bondit sur le côté.
- Hey. Calme-toi, je veux juste regarder ta patte.
Le Direwolf lui grogna dessus et recula de nouveau. Stiles fronça les sourcils.
- Tu te fous de moi ? T'as des crocs longs comme ma main et c'est moi qui te fais peur ? Ricana-t-il.
Le Direwolf lui aboya dessus et tenta de garder une certaine distance de sécurité entre lui et le Viking. Mais c'était sans compter sur le jeune homme et sa drôle d'envie, qui se rapprocha un peu plus rapidement de lui. Le Direwolf l'évita rapidement en faisant un bond en arrière, puis lui tourna le dos pour courir autour de la souche. Stiles était déjà sur ses talons et tentait d'attirer son attention.
Ils avaient seulement réussi à faire un tour autour de l'énorme souche quand le Direwolf s'écroula à moitié dessus. Stiles stoppa sa course à quelques pieds de lui, essoufflé. Il le fixa un instant puis se rapprocha doucement. La cage thoracique de la Bête se soulevait avec difficulté et de sa gueule s'échappait un souffle laborieux. Son pelage était poisseux d'une sueur loin d'avoir été causée par la courte course-poursuite, et de plus près, la blessure sanglante était encore plus écœurante. Son cœur se serra un peu plus et il soupira. Il était maintenant tellement près de l'Oméga... Il avait devant lui une légende vivante, et il ne sentait aucune pulsion meurtrière, comme tout Viking se devait d'avoir. Non. Il se sentait juste privilégié de le voir en vrai, de le voir en vie. Encore en vie.
Son rythme cardiaque accéléra de nouveau. Le Direwolf était là à cause de lui, il allait mourir à cause de lui, tout se passait à cause de lui. Il eut du mal à déglutir sous la culpabilité qui l'assaillait soudainement. Il inspira profondément et s'approcha pour se mettre à genoux près de la souche, posant une main tremblante sur le flanc du Direwolf. Lorsque ses doigts rencontrèrent le pelage humide et noirâtre de la Bête, un frisson le parcourut. Il se dégageait de l'Oméga une chaleur incroyable qui le fit frissonner d'appréhension. Allez savoir pourquoi, il soupira de soulagement en sentant sous sa paume la respiration de la Bête. Il resta quelques instants ainsi, contemplant la force de la nature assommée de douleur, sa main posée sur son flanc. Il sentait sous la pulpe de ses doigts les muscles se contracter, et c'était grisant. Il s'ébroua pour redescendre sur terre quand le Direwolf gémit une plainte sourde. Alors il fit la seule chose qu'il pouvait faire en cet instant : Il se mit en tête de le soigner.
J'ai quand même réussit à vous poster un truc ! Ouais, je sais, j'ai un peu disparu en ce moment. Il se trouve que mon ordi m'a laché, et je ne pourrais voir avec quelqu'un que mardi prochain =/ C'est une horreur, surtout que n'étant pas chez moi, pas moyen d'avoir un ordi de rechange. Du coup, mon téléphone est mon seul ami.
Sauf qu'on capte seulement au fond du jardin, à moitié dans la haie du voisin, vous voyez le genre ?
Bon. J'essaye de revenir très vite. J'espère tout de même que ce chapitre vous a plus.
Je vous aime toujours autant, Direwolves, Dragons et arc-en-ciel,
• Eowin •
P.S : Pour les lecteurs du panda, je vais finir par avoir un mois de retard , et je m'en excuse comme jamais je me suis déjà excuser pour quelque chose - cette phrase est française ? - Mais sachez tout de même que j'ai bien, voire même très bien avancé. Sauf que c'est écrit à la main et qu'il faut que je remette tout sur l'ordi... Quand j'en aurais un. Désoulé. Je vous aime, nee.
