Hello tout le monde ! Eh oui ! Je suis pas encore morte ! J'essaie de poster le plus rapidement possible ! =) J'espère que cette suite va donc vous plaire et je suis désolée s'il y a des fautes d'orthographe, je n'ai pas la foie de vérifier ! Vraiment désolée ! Sinon, je vous souhaite bonne lecture et merci de me suivre sur cette fic ! ^^
mangakadu14: Merci beaucoup ! Je suis contente que cette fic te plaise autant =) Ah c'est une excellente question ^^
coccinelle: Merci beaucoup ! Je suis contente qu'elle te plaise ! ^^
Lady lisa-chan: Oui ! Nouvelle fiction ! Oui, cette fiction a une ambiance assez différente de ce que j'ai l'habitude d'écrire ^^ Merci beacuoup ! J'espère que cette suite te plaira =) Merci pour ce compliment, ça me fait super plaisir ! ^^
JuliaLoveKuro: Eh bien ! Quel coïncidence alors ! ^o^ Je suis contente que cette fic te plaise ! =) La valise reste un grand mystère ! XD Ah pour cette histoire d'école tu verras ;)
toroko-sama: Ah oui, ça fait un bon bout de temps là ! OO Je ne m'attendais pas à ce que tu commentes cette fic ! ^^ Ah je comprends, moi aussi avec les cours, j'ai pas pu publier pendant un moment ^^' Merci beaucoup pour ce compliment qui me touche ! Il est vrai que je m'applique beaucoup plus dans cette fic parce que j'ai vraiment voulu être dans la tête de Sebastian ^^ Mais je suis contente que cette fic te plaise autant ! =) J'avais peur que justement, le style de cette fic est tellement éloigné de mon habitude que peu de personnes risque d'aimer... Bref, je suis contente de te voir aussi heureuse pour cette fic =) MDR ! J'avoue que voir Seb conduire, ça doit être trop sexy ! *nosebleed* XD Oui dans cette fic, la relation entre les deux est assez bizarre... Moi-même j'ai du mal à cerner si entre eux, y a de l'amour, de la haine ou je sais quoi XD Bref, oui Ciel, je voulais garder cette fois l'enfant froid et essayais de garder le caractère habituelle mais je ne sais pas encore si c'est bien ça ^^' (Oui, c'est bizarre que Ciel étrangle Seb :/ mais il fallait que je le fasse XD) XD Pour être honnête, je ne suis même pas sûre s'il y aura vraiment du yaoi entre eux vu la tournure... Alors tu devras attendre patiemment XD Parce que je risque bien de mettre du yaoi tardivement ! Ah ben tu verras dans ce chapitre ;) Ah mais pour cette demande Ciel a une raison bien particulière ^^ Merci beaucoup ! Je suis vraiment contente de voir que cette fic te plaise vraiment ^^ J'espère que cette suite te plaira =)
Hanna: Merci beaucoup ! Je suis contente que cette fic te plaise ^^
Marechal Rattus: Merci beaucoup ! Je suis contente que cette fic te plaise mon petit rat ;) Voici la suite ! =)
Chapter 3
Yes, My Lord.
Ces mots furent prononcés tels à cette époque, mes lèvres n'ayant oublier la façon de se mouvoir pour prononcer ces mots qui n'étaient destinés qu'à un seul maître que je servais, Vincent Phantomhive. Que de nostalgie, la mélancolie s'emparant de mon corps qui avait perdu l'habitude de cette position de soumission, j'en suis moi-même surpris par ce sentiment naturel qui s'emparait de mon être. Qui aurait cru ? Moi Sebastian Michaelis, de nouveau dans cette position de pure soumission face aux fils de mon ancien maître, je ne pus empêcher un fin sourire traverser mes lèvres alors que mon cœur bondit dans ma poitrine. Les mots me manquent pour décrire ce moment qui semble si unique et surnaturelle à mes yeux, m'empêchant de prononcer un autre mot, m'empêchant de me redresser pour préserver ce moment qui peut s'effacer d'un moment à un autre. Mais rapidement, je brisa cet instant, me relevant bien que l'envie de rester ainsi étaient encore présente. Je m'inclina avant de partir, croisant son regard pacifique qui ne semblait point surpris par une telle réaction venant de ma part. Étrangement, ceci me fit sourire, je reconnais bien là l'enfant de mon maître.
Des rires se firent entendre, les rires des enfants qui semblaient s'amuser de la situation tandis que je gardais ce sceau sur ma tête. Je ne voulais pas faire face aux regards moqueurs de «mes camarades». Cela devait faire trois jours que je me faisais persécuter par les élèves de la classe et moi, je ne voulais rien faire. Non, je ne pouvais pas réagir, à cette époque je ne pouvais rien faire, ronger par le désespoir qui se creusait un peu plus en moi. Même le froid qui s'infiltrait dans ma peau grâce à l'eau ne me faisait aucun effet, je n'arrivais pas à supporter la perte. Ce vide qu'ils m'ont laissé m'empêcher de pouvoir réagir.
_ Hihihi, sale mioche ! Tu ferais mieux de partir au lieu de faire ton beau gosse !, s'écria un enfant avant de me pousser violemment.
Je me laisse faire à ce geste, sentant la gravité prendre le dessus pour me faire tomber au sol dans la flaque d'eau qui se trouvait autour de moi. Je ne sais pourquoi mais même la douleur physique ne suffisait pour soulager ma douleur. J'avais seulement besoin de quelque chose pour combler ce vide et je ne savais guère comment y parvenir. J'aurai tellement aimé... Que les choses aient pris une autre tournure.
Dès que les bruits d'enfants finirent par s'évanouir, j'osai finalement enlever ce satané sceau tandis que des yeux d'enfants s'écoulaient toute ma douleur. Je ne comprends pas pourquoi je suis si différent. Je ne parviens pas à comprendre... Serais-je vraiment ?...
J'ouvris alors violemment mes yeux tandis que ma respiration se fait irrégulière. Encore ce passé... Je me relevais difficilement, mon cœur battait de nouveau trop vite et je pouvais sentir ce froid immonde parcourir mes membres. Je devais être stressé. Je ne voyais aucune autre raison ou bien alors, peut-être est-ce le fait que je ressentais encore des craintes. Je m'étais pourtant juré de cesser de songer à cette histoire. Un autre soupir s'échappe de mes lèvres, le moment n'ai guère choisi pour faiblir. De plus, je n'ai pas encore terminé d'écrire le chapitre pour mon éditeur, il vaudrait mieux que je me lève à présent. Grâce à toutes ces pensées, mon corps engourdit par ce cauchemar semble pouvoir se réanimer, à ma plus grande joie. Il n'aurait plus manquer que je tente encore de calmer d'autres tourments.
Rapidement, j'entamais mon petit train quotidien. Commençant par effectuer ma toilette avant de me rafraichir les idées pour finalement préparer le petit déjeuné. Je suppose qu'avec l'arrivée de Ciel, j'ai dû prendre du retard dans mes propres tâches. Comment ai-je pu tomber aussi bas ?
Ayant fini le repas, je regarde l'horloge ancienne qui m'indique seulement 9h30. Le garçon me semblait toujours endormi, d'après la porte de sa chambre. Il serait donc préférable que je m'avance sur mon travail, pensais-je silencieusement en me dirigeant vers ma chambre.
J'ai finalement pu finir le chapitre de mon récit, posant finalement mes lunette sur l'ordinateur avant de pencher ma tête en arrière pour soulager mon articulation. Cela fit un grand bien à ma nuque qui semblait vouloir décrocher ma tête. Cependant, j'entendis un bruit dans le salon, un bruit mat. Ceci me ramena directement à la réalité. Était-ce mon fils adoptif ? Dans un geste bref, je me leva sans faire attention aux fourmis présents dans mes muscles restaient trop longtemps immobile et me dirigea vers la salon. Je me demande qu'était ce son, j'aurai défini ceci comme étant une chute. Toutefois, comme la porte de ma chambre était fermée, je ne suis pas sûr que ce soit bien ce genre de bruit. Sans ressentir aucune peur, j'arrivai dans la salle d'où venait le son. Mon regard distingue immédiatement une chose inconnue qui n'était pas là lorsque je cuisinais. Au niveau des escaliers menant à la chambre de mon nouveau colocataire. Tiens ? Qu'est-ce ? Cela ressemble à un livre... Je regarde alors autour, pensant que quelqu'un aurait pu s'introduire ici cependant, voyant aucune autre vie aux alentours, je ramasse l'ouvrage assez épais. D'où vient-il ? Serait-ce le jeune adolescent qui l'aurait jeté ? Un soupir s'échappe de mes lèvres, je ne lui en avait pas tenu rigueur pour la valise, cependant s'il continuait à jeter des choses, je ne pense pas pouvoir ignorer. N'oublions pas que j'ai des voisins encore.
Ne voulant pas intervenir dans la vie privée de l'enfant présent, je ne regarda point le livre, seulement, je ne voulais pas avoir de problème auprès de lui. Dans un geste simple, j'entamais ma montée pour atteindre sa chambre. Silencieusement, j'avais avancé pourtant, quelque chose en moi me criait de ne pas y aller, de le laisser en paix pourtant, je ne parvenais pas à rebrousser chemin. Je me demandais bien d'ailleurs pourquoi je ressens un tel sentiment, ce n'était pas désagréable mais cela me gênait. Je ne voulais plus ressentir... Je me devais de rester imperméable à toutes ces choses que je pouvais ressentir alors pourquoi maintenant ? Je suppose que je n'aurai jamais de réponse. Vidant finalement mon esprit de tourments inutiles, je parvins dans sa chambre. Je leva doucement mon bras pour toquer mais en un instant, je stoppa ce mouvement. Et s'il dormait ? Pendant quelques secondes, je resta figer avant de finalement me réanimer, je décida de pénétrer dans sa chambre sans son autorisation une nouvelle fois. Je n'avais qu'à remettre le livre sans un bruit et personne ne pourra soupçonner quoique ce soit. La porte s'ouvrit sous ma pression dans un silence de mort. Je parviens à voir dans le lit blanc, une petite boule dont la respiration se soulevait aux rythme de la respiration du dormeur. Je commença alors à douter de son sommeil mais passons, je me devais de ranger l'objet jeté dans l'étagère.
D'un pas lent, je m'approcha de l'étagère pour le mettre à un endroit vide sans pour autant qu'il tombe, chose qui fut aisément réalisé. Cependant, je l'entendis geindre, me figeant sur place. Je retins ma respiration et attendit sagement que l'enfant finisse de se retourner pour bouger à nouveau. J'avais disons eu une certaine crainte à le voir se réveiller, toutefois, il semblait toujours profondément endormi. À cette pensée, je laissa échapper un autre soupir de soulagement, j'espérais sincèrement pouvoir partir sans autre incidence. Seulement, mes yeux rouges n'ont pu s'empêcher de virer sur le visage enfantin qui ne semblait pas à la coutume. En effet, j'ai pu distinguer des larmes cristallines perler le bout de ses yeux avant de s'écraser dans le tissus moelleux. Je ressentis une douleur aiguë à cette vision, je ne pu m'empêcher de me rapprocher de lui pour l'observer un peu plus. Ces larmes ne me laissaient pas de marbre car je sais... J'avais la sensation de comprendre sa peine dans un certain sens et j'avais comme la conviction de ne pas vouloir le voir ainsi.
Inconsciemment, j'essuyai ces larmes avant de lui caresser délicatement la tête. Je ne suis pas particulièrement sensible, ceci est d'ailleurs l'un des défauts que m'avait trouvé mon entourage alors agir ainsi m'avait réellement rendu étrange. Serais-je en train de me lier à cet enfant ?
Je commença à retirer ma main pour partir et le laisser de nouveau dormir tranquillement quand je vis ses lèvres bouger tandis que d'autres larmes s'écoulaient lentement de ses paupières fermées.
Pa... Pa...
Ce mot m'avait ébranlé. Je savais parfaitement la sensation de la perte d'un être qui nous est cher. Je pus ressentir toute la peine à ce mot prononcé qui m'avait réellement attristé. Oui... Pour la première fois, je ressentais le désarroi d'une personne autre que la mienne et surtout, je ne pouvais que compatir. Rapidement, j'enlevai ma main avant de commencer à partir mais je sentis quelque chose tirer sur ma chemise. J'avais compris que je l'avais réveillé et j'appréhendai ce moment où nos regards se croiseront.
_ Tu m'as vu n'est-ce pas ?, murmura d'une voix endormi le petit.
_ Je ne ferai aucune commentaire si cela t'intrigue, soufflais-je en me retournant.
Je le vois alors se relever, séchant maladroitement les larmes verser avant de reprendre sa posture noble, me regardant droit dans le yeux. Ce regard me fit frémir bien que je parvenais à voir sa détermination.
_ … Tu viens pour le déjeuné ?, commença Ciel en me dévisageant.
_ Nous pouvons dire ça, mais aussi pour remettre un livre qui était tombé. J'aimerai d'ailleurs te demander si tu ne fais pas de crise de somnolence..., demandais-je d'une voix calme.
Je brise le contact visuel pour aller ouvrir les rideaux barrant les rayons du soleil. Mon fils devait sûrement être réveillé, je pensais pouvoir me permettre d'ouvrir et aérer un peu la pièce qui me semblait un peu comprimée. Une fois fait, je me mets droit comme un i et plante de nouveau mes yeux dans les siens. Ces derniers semblaient légèrement surpris, sûrement à ma requête mais rapidement ses lèvres se mouvaient pour finalement me donner la réponse.
_ Je n'en sais rien.
_ … Cela aura au moins le mérite d'être clair et précis, taquinais-je en me déplaçant, le petit déjeuné est prêt, va donc faire ta toilette.
_ Sebastian, m'appela soudainement le maître des lieux d'une voix sombre.
_ Oui ?, répondis-je dans la hâte.
_ Tu sais ce que cela fait que de ressentir la perte d'un être cher ?, m'interrogea-t-il d'une voix faible.
La surprise devait sûrement se peindre sur mon visage tandis que je réfléchissait réellement à la question. Pouvais-je me permettre de lui répondre ? Je n'avais reçu aucune indication de la part de mon ancien maître, seulement, je ne savais réellement si je pouvais lui dire une part de moi. Disons que le simple fait d'être lié par une personne m'intriguait, mais avec son fils... Je ne sais si cela pouvait être possible.
_ … Peut-être bien, fis-je finalement avant de quitter la chambre.
Je sais que la réponse l'avait surpris, surtout étant donné la breveté de ma réponse qui laissait en suspens la vérité. Ce n'était pas un mensonge, cela pouvait être qualifié comme étant une semi-vérité, il est vrai que je connais cette sensation mais il se pouvait que je l'ai aussi oublié. Ne voulant plus faire attention à cette question, je descendis les marches, me préparant à réchauffer le petit déjeuné.
_ Ciel, je suis désolé de te laisser seul, j'espère que cela ne te dérange pas, m'excusais-je en enfilant mon manteau.
_ Non, ça devrait aller, répondis le concerné en continuant de regarder la télévision.
_ Bien. J'ai laissé le repas dans le réfrigérateur. Couche toi tôt et -
_ C'est bon. Je ne suis plus un gamin Sebastian, tu peux aller travailler, coupa sèchement le jeune d'une voix sèche et froide.
Je soupire avant de jeter un dernier regard. Cela me dérange de le laisser seul dans ma demeure, surtout que nous n'avons pas pu réellement faire plus ample connaissance. Je ne sais s'il sera réellement capable de se débrouiller. Mais je suppose qu'il devrait pouvoir se débrouiller seul étant donné son âge. Je boutonne mon dernier bouton et ouvre finalement la porte, peu assuré.
_ Bien, j'y vais. Au revoir Ciel, saluais-je poliment avant de partir.
Ce dernier ne fit que lever la main. Finalement, il reste vraiment un sale gamin, je devrai sérieusement songer à revoir son éducation. Un autre soupir s'échappe de mes lèvres, franchement c'était le cadet de mes soucis. J'espérai sincèrement que tout se passerait bien dans cet appartement. Bien, il était temps pour moi d'aller au restaurant. Je craignais sérieusement que d'autres employés ne fassent encore d'autres siennes comme par exemple Bardroy qui a sûrement dû mettre encore de la dynamite dans le four. Je me demandais comment j'ai pu obtenir un tel cuisinier aussi peu compétent...
Arrivé au bas de l'immeuble, je retrouva sans aucune difficulté ma voiture rouge où je commençais déjà à ouvrir la portière. J'espérais qu'il aille bien mais peut-être me faisais-je trop de soucis pour lui. Je fis claquer ma langue. Il faudrait sérieusement que je retrouve mon état habituelle, en d'autre termes froid et distant.
_ Alors Seb, comment ça se passe avec le gosse ?, demanda le cuisinier en faisant sauter le riz.
_ Bien bien, répondis-je vaguement en coupant rapidement les légumes.
_ Ce n'est pas difficile ?, demanda Finnian en donnant une nouvelle commande.
Un soupir de frustration se fit entendre dans le boucan de la cuisine. Je ne comprenais guère la raison d'une telle curiosité, surtout que je ne voyais aucune intérêt de poser de telles questions, surtout lorsque nous étions débordés.
_ Non Finnian. Tiens, prends ceci, fis-je en lui tenant la commande d'un client.
_ Bien chef !
Je ne vis plus le petit blond, sûrement parti donner le plat à la table. Ceci m'arrangeait, je n'avais pas envie de répondre à d'autres questions stupides et surtout, j'étais occupés par les nombreuses tâches à effectuer. Déjà que mon coéquipier semblait ne pas vouloir se presser. Je me dépêcha d'effectuer d'autres cuissons et d'entamer un dressage parfait du prochain plat.
_ N'empêche que ça me surprend de ta part, annonce subitement le vieux cuistot en prenant une autre assiette.
J'entends vaguement Mey Rin annoncer une commande avant de hurler, elle avait sûrement voir quelque chose qui la fit tomber. Un autre soupir tombe de mes lèvres, j'ai l'impression de passer ma vie à soupirer. Mais rapidement, je me ressaisis et retourna aux fourneaux pour terminer une autre préparation.
_ Je ne vois pas ce qu'il y a d'étonnant, finis-je par dire entre deux cuissons.
_ Bah... C'est pas toi qui disais que tu voulais pas de gosse et surtout que tu préférais rester seul ?, marmonna Bard avec sa cigarette à la main.
Je tiqua à cette remarque bien que je continuais à effectuer les autres étapes de la recette. Il m'était facilement aisé de faire plusieurs chose en même temps, pourtant j'avais l'impression d'avoir ralentie à l'entente de sa phrase. Peut-être avait-il raison...
_ Si, mais de toute façon, mes raisons ne te regardent point et au lieu de traîner avec ta cigarette, tu ferai mieux de te dépêcher de terminer ton plat, ordonnais-je en retirant la cigarette pour l'éteindre et la jeter dans la poubelle.
_ Eh ! Ma cigarette !, s'écria-t-il alors en tentant de la récupérer.
_ Nous sommes dans une cuisine bon sang Bard !
J'ai bien cru ne jamais finir... Je n'avais pas finis aussi tard que je le pensais, seulement, ce travail restait toujours stressant et fatiguant. Surtout lorsqu'on avait un personnel vraiment inutile. Enfin passons, je finis de me garer avec grande joie, j'ai tellement hâte de pouvoir retrouver ma demeure et mon lit. La journée étant réellement épuisante, même pour moi qui avait plutôt une bonne endurance. Sortant de la voiture, je croise quelques connaissances que je salua brièvement avant de retourner à l'appartement. J'espérais que Ciel n'avait pas fait de sienne durant mon absence. Je n'avais franchement pas l'envie de refaire encore de l'ordre.
Avec une certaine crainte, j'ouvris la porte qui n'était point fermé. M'aurait-il attendu ? La lumière m'éblouit légèrement, étant donné que mes yeux étaient habitués à l'obscurité.
_ Ciel ?, commençais-je prudemment.
Aucune réponse. L'inquiétude prit alors mon cœur pour le faire battre plus rapidement. Ma tête commença à réfléchir à plein régime, peut-être avait-il fuguer. Voulant m'assurer de la présence du garçon, je commence par rentrer dans ma chambre, personne. Ceci ne fit qu'accentuer cette crainte qui me noue le ventre. Je dois me calmer et réfléchir posément. Je me dirige d'un pas vif vers la cuisine et là... Ce fut la consternation qui prit possession de mon être.
Comment ai-je fait pour ne pas m'en être aperçue plus tôt ? Ma cuisine... Ma si belle cuisine... Était maculée de magnifique tâches blanches dont la consistance m'était parfaitement inconnu. Tout les ustensiles était éparpillés, empêchant d'avoir un chemin sans avoir à marcher dessus. De l'eau semblait aussi avoir débordé de l'évier étant donné les flaques d'eau présentes. Je pus aussi apercevoir des boîtes et d'autres ingrédients écrasés contre le mur et le sol. Mais que s'était-il passé ici bon sang ? Il y avait eu une guerre dans cette salle ? Je sentais que cela allait me prendre encore du temps à tout remettre en ordre. Finalement, je commençais sérieusement à regretter d'avoir fais confiance à ce gamin.
Mais prestement, mes yeux divaguèrent de la nouvelle déco tout à fait magnifique de ma cuisine pour retrouver une petite boule au milieu du champ de bataille.
_ … Ciel ?, demandais-je calmement bien que l'envie de hurler était tentante.
La chose se mit à raidir. J'en étais sûr... Tout ceci était dû à mon fils qui étaient lui même couvert de toutes sortes de tâches et autre choses dont je ne veux connaître l'origine. Je m'approcha, faisant attention à ne pas toucher aux ustensiles au sol, il ne manquerait plus que je les casse avec mon poids ! Je me trouva alors accroupis à la petite boule humaine qui semblaient chercher une cachette, m'empêchant ainsi de vois son visage. J'en profita pour l'examiner, il ne semblait pas avoir de blessures ni de contusions, ceci rassura mon cœur et mes propres tourments. Cela était le plus essentiel, qu'il allait bien.
_ Ciel..., fis-je doucement en caressant sa tête.
Gardant sa position de fœtus, je pus sentir un sursaut prendre son corps un instant avant de resserrer un peu plus les genoux contre sa poitrine. Je me demandais moi aussi pourquoi ai-je effectué un tel geste qui devait être déplacé au vu de la situation.
_ … Pourquoi tu ne me cries pas dessus ?, marmonna-t-il d'une voix faible.
_ Pourquoi tiens-tu tant à que je te punisse ?, interrogeais-je à mon tour en laissant ma main caresser sa chevelure.
_ Je ne veux pas de pitié, sa voix était devenu froide.
_ Ce n'est pas le cas, assurais-je d'une voix toujours neutre.
_ Alors pourquoi ?!
Il releva alors subitement son visage, j'y lisais de la rage tandis que ses yeux versaient d'autres larmes. Je fus surpris devant cet aspect, cela était la première fois que je le voyais dans un tel état depuis qu'il était arrivé. Mais rapidement, je repris confiance et le laissa parler. Je savais qu'il ne servait à rien de le couper dans son élan.
_ Cries-moi dessus ! Punis moi ! Sois un mauvais parent ! Je veux te haïr ! Je ne veux pas être lié à qui que ce soit alors fais le rôle du père ! Cries moi ! Ne sois pas gentil, je n'en ai pas besoin de tout ça ! J'en ai assez ! Je veux juste te haïr, alors fais quelque chose pour que cela se concrétise !, hurla-t-il en serrant du poing ma chemise.
J'étais complètement surpris par sa déclaration alors que je sentis les larmes traverser le tissu pour entrer en contact avec ma peau. À ce moment-là, je ne savais quoi faire... Moi qui n'avait jamais connu l'amour d'un parent, je ne savais s'il fallait que je tente quoique ce soit ou si je devais le laisser se calmer par lui-même. Je pouvais seulement ressentir la tristesse dans sa voix, ses sanglots me montrant l'enfant qu'il était. Le désir qu'il avait à mon propos, ses véritables intentions et pourtant, je savais cela. J'avais compris qu'il désirait quelque chose de ma part mais comment dire. Je ne savais pas qu'il haïssait ma présence à ce point et je ne pus m'empêcher de ressentir cette tristesse dans mon être. Je le savais parfaitement que je ne pourrai jamais remplacer les parents qu'il a eu et je ne tenais pas à le faire d'ailleurs. Néanmoins, j'espérais un jour pouvoir gagner sa confiance et pouvoir l'aider jusqu'à ce qu'il puisse s'envoler de ses propres ailes.
Finalement, nous nous ressemblons... Et un triste sourire traversa mon visage, je ne pouvais que comprendre ses souffrances.
_ Je ne ferai pas ceci car il n'est pas de mon rôle. Je veux rester irréprochable jusqu'à ce que tu puisses avoir confiance en moi, dis-je simplement en l'enlaçant.
_ Je ne veux pas... Je veux plus ! Haïs moi, rejette moi..., sanglota-t-il en commençant à m'enlacer.
Quel ironie... Cet enfant qui veut paraître si fort me montre ses faiblesses alors qu'il ne voulait pas de moi. Nous nous ressemblons vraiment Ciel... Tu me rappelais le moi du passé et ceci ne fit qu'approfondir mon propre mal déjà ancré dans mon esprit.
_ Je ne peux pas...
_ Je... Je ne veux plus perdre qui que ce soit... Alors haïs moi Sebastian... Haïssons nous pour ne pas souffrir... Sebastian..., m'ordonna l'enfant en se calant un peu plus contre moi.
_ Cela est impossible Ciel... J'ai promis d'être à tes côtés quoiqu'il arrive alors peu importe que tu me haïsses ou non, je serai là pour toi. Prends donc ton temps pour t'habituer à ceci car je ne te lâcherai plus...
_ Seb... Astian... Hn..., je sentis les larmes couler un peu plus sur mon épaule, pourquoi ? …
_ Parce que... Tu es mon fils maintenant...
Nous étions restés ainsi, lui pleurant à chaudes larmes dans mes bras, laissant aller tout les sentiments qui avaient bouleversé son esprit tandis que moi, j'étais resté à l'enlacer, à le laisser échapper ses larmes. J'étais heureux... J'étais heureux de voir que finalement, ce garçon avait peur, ressentait les même craintes que les miennes. Je ne pus m'empêcher de ressentir dans cette joie car j'avais compris qu'en cette nuit, le jeune Ciel et moi, nous nous étions rapprochés dans sa peine. Mais je ne dois pas perdre de vue que cela est encore fragile, que notre relation peut encore voler en éclat.
