Titre Original : Never Alone, Never Again

Titre français : Plus jamais seul, plus jamais

Auteur : Bored Beyond Belief

Traductrices : Blacky et Violette

Bêta correctrice : Mong

Rating : T

État de la fic original : Fini (42 chapitre)

État de la fic en français : 3; Traduit : 17; En cours : 18

Chapitre traduit par : Violette

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Déjà 13 chapitres de traduit par Cigale

Retraduction de la fic dès son début.

Nous avons l'accord de l'auteur

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Voici le retour des chapitres!

Bonne lecture et à lundi prochain pour la suite!

Et surtout, merci pour vos reviews!

Eni et Onarluca

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Chapitre 3 rêves et révélations

La première chose dont Harry fut conscient,fut des voix. D'abord léger, le bruit s'amplifia, mais Harry laissa les mots s'envoler sans les comprendre. Il était bien et au chaud. Hmmm.

« Était-il mort ? » La pensée s'en alla d'elle-même. Il ne le pensait pas. Ses côtes lui faisaient encore mal. Pourquoi avait-il mal ? Les Dursley … Non. Il y avait quelque chose d'autre. Mais oui. Sirius ! Sirius était venu pour lui. Il s'était inquiété, et l'avait sorti du 4,Privet Drive. Harry sentit son cœur se déchirer à cette pensée. Il y avait aussi quelque chose, et il lui semblait qu'il n'apprécierait plus jamais rien, mais ce quelque chose lui paraissait plus important que tout. Les phrases commençaient à entrer dans la tranquillité de son univers.

« … de nourriture et de repos. J'ai laissé des potions nutritives à prendre trois fois par jour. Deux potions curatives doivent être prises deux fois par jour ; une pour les hématomes et les côtes brisées, et l'autre pour les dommages internes dus à la sévère malnutrition … » dit une voix ferme. Harry connaissait cette voix : Madame Pomfresh. Il était donc à l'infirmerie ? Harry commença à se relever. Sirius …

« Il se réveille, » dit une voix. Mr Weasley.

« Je suis vraiment en train de me réveiller ? » s'étonna Harry. Il essaya d'avaler, mais sa gorge était trop sèche. Et il n'était pas sûr de vouloir se réveiller maintenant. Il n'avait pas été aussi bien depuis un bon moment.

« Harry ? » dit doucement Sirius à l'oreille de Harry. « Réveille-toi, ok ? Madame Pomfresh doit t'examiner. »

Harry n'avait pas vraiment envie de se réveiller. Se réveiller signifiait faire face à sa douleur. Les rêves, Cédric, sa vie … Mais ce serait si bien de voir Sirius. Il avait l'air inquiet, et Harry voulu le rassurer.

Sa cicatrice le brûla immédiatement. Harry haleta de peine en se relevant, ses côtes lui rappelant de choisir une lampe plus légère la prochaine fois, et essaya d'ouvrir les yeux. Après quelques essais ratés de faux-cul, Harry fixa ses yeux sur l'homme aux cheveux noirs à ses cotés. Sirius essaya doucement de poser les lunettes de Harry sur son nez. Après avoir attrapé l'oreille de Harry au premier essai, il réussit à bien les installer sur son nez. Harry sourit à la vue des traits tendus de Sirius.

« Salut » dit Harry presque dans un soupir.

« Laissez-moi le voir en premier, Sirius. » dit Madame Pomfresh froidement, en marchant devant Sirius, et elle commença à demander à Harry où il avait mal, ce qu'il avait mangé en dernier, de suivre sa baguette des yeux, et de bouger ses membres, parmi d'autres choses. Harry cligna des yeux en voyant Sirius l'esquiver rapidement. Harry endura les questions et ordres sans fin de madame Pomfresh, obéissant avec lassitude.

Quand elle sembla enfin satisfaite, elle marcha vers le professeur Dumbledore, permettant enfin à Harry de voir où il était et qui était dans la pièce. Il était au Terrier.

« Comment puis-je être au Terrier ? » se demanda Harry. C'était bien trop calme.

Il était dans le salon des Weasley. Sirius, Ron, le professeur Lupin, Mr et Mme Weasley, Mme Pomfresh et le professeur Dumbledore étaient là aussi, et le regardaient intensément lui et Mme Pomfresh.

Harry remarqua l'expression sévère de son visage quand elle planta son regard dans celui de Dumbledore, et acquiesça en pointant sa tête vers la cuisine. Elle voulait lui parler en privé, et tout le monde sauf Sirius et Ron la suivi dans l'autre pièce pour entendre son avis sur l'état de santé de Harry. Sirius cependant était resté aux cotés de Harry, prenant ses mains dans les siennes. Ron se tenait derrière lui, ses yeux exprimaient son inquiétude.

« Comment te sens-tu ? » demanda Sirius.

« Au chaud. C'est agréable » murmura Harry. Il était couché sur le canapé des Weasley, enveloppé de couvertures. Il avait un oreiller derrière sa tête, et se sentait mieux qu'il ne l'avait été depuis longtemps. « Salut » dit Harry, acquiesçant vers Ron. Ron sourit faiblement.

« Mais putain, Harry. Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? » demanda Ron. Sirius lui jeta un regard furieux, mais Harry pressa les mains de Sirius pour le rassurer.

« Les vacances ont été dures » répondit Harry sèchement. Il n'avait vraiment pas envie d'en parler.

« Une bonne chose que tu ais encore un mois pour te rétablir. Il semble que tu vas avoir besoin de chaque jour de repos » déclara Ron. Laisse ça à Ron, pensa Harry avec amusement.

« Qu'est-ce qui t'as fait venir ? » demanda Harry à Sirius, déchiré comme toujours entre ses inquiétudes pour la sécurité de son parrain et le besoin de sa présence. Il présuma que tout le monde chez les Weasley savait l'innocence de Sirius, sans quoi ils l'auraient envoyé dans le prochain millénaire. « Ben, peut-être pas Madame Pomfresh » pensa Harry avec un petit sourire en se rappelant que Sirius était resté à bonne distance d'elle. Elle ne lui avait pas jeté de regard noir, cependant, réalisa Harry avec gratitude.

« Comme aucun de mes hiboux ne t'atteignaient », dit Sirius, ses yeux recherchant le visage de Harry.

« Et Hedwige semblait rester en permanence, et sans lettre. Je savais que quelque chose n'allait pas », dit Ron, mordant sa lèvre inférieure et secouant sa tête. Il regarda Harry. « Je sais que Hermione a cherché à te contacter par des techniques moldues, et les Dursley lui ont dit que personne du nom de Harry Potter ne vivait là » dit-il, son visage rougissant de fureur.

« Ron m'en a informé par hibou … » dit Sirius, presque en grognant.

« … et j'ai su que nous devions te tirer de là », l'interrompit Ron avec enthousiasme. « Mais Dumbledore ne nous aurait pas laissés faire » dit-il, le visage sombre.

« … et je n'étais pas d'accord avec Dumbledore » déclara Sirius.

Le regard de Harry allait de l'un à l'autre quand il parlait, comme s'il regardait un match de Quiddich.

« Ron et Hermione savaient que je te sortirai de n'importe quel problème » dit Sirius fermement, et Harry ne manqua pas le regard venimeux que Sirius lança dans la direction de Dumbledore.

« Mais Patmol savait qu'il ne pourrait pas te cacher avec lui, alors il a dû faire des arrangements » dit le professeur Lupin qui quittait la cuisine et venait derrière Sirius, et posa une main sur son épaule.

« Rémus, comme toujours la voix de la raison, savait que tu aimais le Terrier et suggéra que nous approchions Arthur et Molly avant », dit Sirius avec un grand sourire comme son ami les rejoignait.

« Ce qui de plus permettait de te trouver plus facilement, comme les Weasley sont déjà venus dans ta maison, et pouvaient nous aider à passer les barrières » dit le professeur Lupin.

« Mais cela signifie … ? » demanda Harry, soudainement très concerné par le fait que les Weasley sachent comment le chercher. Cela signifiait qu'ils étaient encore plus en danger. Il ne pouvait pas le permettre. Il chercha Dumbledore du regard, furieux de ce qu'il avait appris, quand Sirius s'avança et plaça son front contre celui de Harry. Harry se figea au geste tendre.

« Harry, je sais ce que tu penses, et tu as tort. Ils ne sont pas plus en danger qu'ils ne l'étaient avant. Je vais de dire un secret que Dumbledore m'a dit » murmura Sirius doucement, et regardant intensément dans les yeux de Harry. Ses cheveux chatouillaient le joue de Harry.

« Quoi ? » demanda Harry, son cœur battant, désespéré de rester là et pourtant résigné qu'il ne pouvait pas.

« Seuls les sorciers et sorcières qui t'aiment peuvent passer les barrières protectrices de la maison des Dursley », murmura Sirius, puis recula, souriant.

« Donc … » dit Harry étonné de ce qu'il venait d'apprendre.

« Donc Sirius a décidé de se montrer aux Weasley et de leur expliquer ce qui se passait réellement » dit le professeur Lupin, secouant sa tête et coupant les questions de Harry d'un air de dire à Harry de les poser plus tard.

« Merci à Ron, ils m'ont écouté, mais ça a été serré » dit Sirius ironiquement.

« Maintenant, ils ont presque fait de Sirius un animal familier de remplacement … » dit Remus, levant un sourcil ironique. Harry sourit. Il suspectait Remus de ne pas l'avoir dit avec de bonnes intentions, et pouvait imaginer comment étaient Mr et Mme Weasley en colère.

« Mais ils ont déjà rencontré ta charmante famille, donc il ne fut pas trop difficile de les persuader de nous aider après les avoir convaincus que quelque chose n'allait pas » dit Sirius. Harry fronça les sourcils.

« Mais si Dumbledore ne pensait pas que l'endroit était sûr … Je pourrais mettre tout le monde en danger ici » soupira Harry. L'appréhension pointa et remplit son estomac quand il essaya de se lever. Sirius secoua la tête et pressa une main contre l'épaule de Harry, le poussant vers le canapé. Harry attendit que la douleur disparaisse, en respirant doucement. C'était une mauvaise idée de bouger, mais il ne pouvait rien laisser arriver aux Weasley.

« Non, tu ne dois pas, Harry. Reste tranquille et écoute-moi. Il semble que Dumbledore a passé une partie de l'été à installer de nouvelles protections au Terrier et à la maison des Granger. Ajoute à cela un ancien Auror parfaitement qualifié, un ancien professeur de DCFM, et une famille entière de sorciers et sorcières capables, et un refuge pour toi-même » dit Sirius avec un léger sourire. Harry jurait que Sirius faisait beaucoup d'efforts pour rester léger, et il lui en était reconnaissant. Donc il pouvait rester ? Harry avait peur d'espérer.

« Harry, le Terrier est aussi sûr que la maison des Dursley l'était » dit Dumbledore en quittant la cuisine, et en s'asseyant sur le canapé à coté de Harry. « J'avais l'intention de permettre aux Weasley de te chercher d'ici une semaine ou deux. Sirius a avancé l'emploi du temps » dit Dumbledore, qui se pencha en avant, l'air concerné.

Harry cligna des yeux à l'expression de Dumbledore. Ca lui sauta aux yeux. Jusqu'à présent, il avait été capable de garder les choses légères, et de ne rien dire de ce qui se passait, mais il semblait à Harry que Dumbledore pouvait voir à travers ça, et qu'il pouvait voir clairement la douleur de Harry. Harry pria pour ne pas devoir en parler. Pas maintenant.

« Harry » dit Dumbledore, en se penchant. « Je vais devoir te poser une question » dit-il gentiment. Harry était encore étonné de voir comment Dumbledore semblait voir ses pensées et ses peurs les plus intimes. Harry essaya d'avaler, et n'y arriva pas. Sirius fronça les sourcils et regarda madame Pomfresh comme elle retournait dans le salon avec les parents de Ron.

« Je peux chercher à boire à Harry ? » lui demanda Sirius. Elle acquiesça, et ils retournèrent dans la cuisine.

« Je sais » répondit Harry à Dumbledore, et regarda la petite pile de livres devant sa malle à côté de la cheminée. Ils avaient trouvé ses affaires cachées sous le lit. « Un de ces livres est un journal. Hermione me l'avait donné. Je l'ai utilisé pour écrire mes rêves », lui dit Harry. Il savait combien cela était important pour Dumbledore.

Tout le monde resta silencieux pendant un moment. A contrecoeur, Harry leva les yeux vers ceux de Dumbledore. « Ca devrait au moins répondre à certaines questions », pensa Harry reconnaissant. Il n'avait pas voulu vivre ça, et en parler seul. Cela impliquait à la fois Voldemort et les Dursley.

« Ta cicatrice t'as fait souffrir ? » demanda Dumbledore, même si c'était plus une affirmation qu'une question. Harry acquiesça.

« Tout le temps », répondit Harry ironiquement. Harry regarda Ron, qui était devenu pâle mais n'avait rien dit. Harry se demanda ce que la Gazette du Sorcier reportait des activités de Voldemort, et ce qu'en savait Ron. Monsieur Weasley lui en parlait-il ?

« Si ça ne te dérange pas, j'aimerais emmener ce journal ? Je te le rendrai dans quelques jours quand je reviendrai te voir » demanda Dumbledore, avec un gentil sourire compréhensif.

« S'il vous plaît » dit Harry. Il ne voulait pas vraiment le voir partir, mais Hermione le lui avait donné.

« Bien sûr » répondit Dumbledore.

Sirius revint avec un verre d'eau. Il s'assit à côté de Harry et releva sa tête pour permettre à Harry de boire, ce qu'il fit avidement. L'eau froide était un enchantement dans la gorge sèche et parcheminée de Harry. Harry sentit ses yeux se fermer et lutta pour les garder ouverts pendant qu'il était capable d'avaler.

« Non, Harry, c'est bon. Tu dois te reposer. Va dormir maintenant. Je te verrai dans quelques jours » dit Dumbledore en repoussant des mèches hors du front de Harry. « Tu es en sécurité à présent » murmura-t-il, et Harry entendit la poudre de cheminette jetée dans l'âtre. Sirius serra la main de Harry.

« Ouais, dépêche toi de guérir. Fred et George ont semé la terreur tout l'été, et j'ai besoin d'un partenaire pour m'aider à les remettre à leur place » dit Ron.

Harry sourit, la main de Sirius toujours dans la sienne, et laissa ses pensées s'échapper. Il restait. Il restait pour le restant de l'été avec des personnes qu'il aimait. Ron parlait encore avec Sirius, mais Harry n'écoutait plus. Il s'envolait, et se demanda si ses rêves pouvaient être plaisant une fois encore.

À suivre