Encore merci pour vos reviews et suivis de fic...

Pas de CS pour ce chapitre, mais un petit duo que j'affectionne particulièrement.

J'espère que la suite sera à la hauteur de vos attentes ;)


CHAPITRE 3

« Voilà, nous sommes de retour... »

Lorsque la malédiction de Pan s'était abattue sur eux, ils pensaient retourner au Pays Enchanté. Comme avant. Seulement, au plus grand étonnement de tous, le paysage s'était métamorphosé. Les vertes plaines et les forêts luxuriantes s'étaient recouvertes peu à peu de sable.

Des millions de petits grains. Partout.

« Où sommes-nous arrivés ? » Demanda Snow, inquiète.

« Encore un mauvais coup de Pan » souffla David entre ses dents.

Regina restait muette. Elle ouvrit les bras, paumes vers le ciel et ferma les yeux. Puis soudain, elle les rouvrit, prise d'un frisson :

« Regina, que se passe-t-il ? »

« Il y a de la magie. De la magie noire. Partout. Forte. Prégnante »

« De la magie ? Rumple ? » interrogea Belle, les yeux aux larmes.

« Non. J'ai bien peur que ça ne soit que le début des ennuis. »

Quelques secondes après, une patrouille d'oiseaux fit son apparition. L'un d'eux se posa aux pieds des Charming, avant de se transformer. Un petit être trapu et au nez crochu, semblable à un farfadet, se tenait en lévitation face à eux. Ses yeux noirs transpercèrent un à un tous les ex-habitants de Storybrooke.

« Déclinez vos identités. »

« Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? » murmura Hook.

« Déclinez vos identités ! » répéta le petit homme, plus fort encore.

Regina fit un pas en avant, relevant fièrement la tête :

« Je suis la Reine Regina. Épouse du Roi Léopold. Et souveraine du Royaume Enchanté. »

« Négatif. Vous avez disparu des bases de données. »

« J'ai eu quelques... obligations ses dernières années. Mais ceci est mon royaume. »

David ne put s'empêcher de préciser qu'en réalité, il s'agissait de son royaume, à lui et Snow. Mais le farfadet n'en avait que faire.

Peu à peu, les autres oiseaux prirent forme humaine. Très vite, le petit groupe de héros se retrouva encerclé, sans possibilité de fuite.

« Je vous conseille de nous suivre sans histoire. »

Regina leva la main, cherchant à faire valser l'armée de farfadet. Mais celui qui s'était présenté à eux contrecarra le sort à l'aide d'un long bâton de bois, surmonté d'une sphère de verre.

« C'est inutile... 'votre majesté'... vous ne ferez pas le poids »

« Pouvons-nous au moins savoir où vous comptez nous emmenez ? » siffla Regina, énervée.

« Vous le saurez bien assez vite... 'votre majesté'. »


Deux jours déjà que je m'étais installé à Manhattan. Après un court séjour en prison, je profitai désormais du soleil et de l'activité étourdissante de la ville. Je gardai un œil sur Emma, à distance. Espérant que l'élixir finisse par faire effet.

Je savais que chaque minute passée ici retardait notre retour au Pays Enchanté. Et par conséquence, cela obligeait ceux que j'avais laissé derrière moi à résister, toujours plus.

Si seulement j'avais les pouvoirs nécessaires pour tout annuler. Pour revenir en arrière. J'aurai fait en sorte que nous ne quittions jamais Storybrooke.

Soudain, une petite silhouette me tira de ma rêverie.

« Henry ? Qu'est-ce que tu fais là ? »

« C'est à vous que je devrai poser cette question. Je croyais que vous aviez pris vos distances avec ma mère. »

Au son de sa voix, je compris qu'il n'avait aucune méfiance à mon égard.

« C'est ce que j'ai fait, Gamin. J'attends qu'elle revienne vers moi. »

« Et ça marche ? Parce que j'y connais pas encore grand chose en matière de filles, mais je pense que le profil psychopathe-harceleur n'est pas très tentant. »

Je souris. Il avait tellement raison.

« Vous la connaissez depuis longtemps ma mère ? Parce qu'elle ne m'a jamais parlé de vous. » me questionna l'enfant

« Je suis un vieil ami... »

« En tout cas merci. Pour l'autre soir. Elle m'a raconté... »

« Ah... »

D'un signe de tête, il me demanda la permission de s'asseoir à mes côtés. Je poussai ma main pour lui laisser une place sur le banc :

« Vous vous habillez toujours comme ça ? »

« Comme ça comment ? »

« En... pirate ! »

« Vieille habitude. » avoué-je.

« Je trouve ça cool. Mais vous devriez vous changer. Je crois que vous faites peur aux gens. »

Le gamin marquait un point. Emma me prenait pour un fou. Il était temps d'agir un peu plus comme un humain lambda.

« Ok. Je prends note de ce conseil, Henry. »


Et c'est ainsi que durant les quatre jours suivants, je venais m'asseoir sur ce même banc, attendant patiemment la visite du gamin. À défaut de me rapprocher d'Emma, il me semblait réussir peu à peu à gagner la confiance de son fils.

Je n'avais jamais réellement pris le temps de connaître Henry avant la malédiction de Pan. J'avais participé à son sauvetage à Neverland, sans savoir qui il était vraiment. Je ne le connaissais qu'à travers les portraits que sa famille m'en avait fait.

J'avais à faire à un sacré petit bonhomme, possédant un sens de la répartie surprenante surprenant, et ayant développé une relation maternelle fusionnelle. La Emma d'ici ne l'avait jamais abandonné. Ils avaient grandi ensemble depuis sa naissance.

C'était tout le portrait craché de sa mère.

Un après-midi, alors que nous dégustions une étrange friandise recouverte de sucre, Henry pris un air très sérieux :

« Quelque chose te préoccupe, Gamin ? »

« Pas vraiment. En fait... si, peut-être... il y a cette fille... » finit-il par lâcher.

« Ah, ça, il y a toujours une fille ! »

« Elle s'appelle Mia. »

« Et elle est belle je parie. »

« Très belle. »

« Mais elle en aime un autre c'est ça ? Parce qu'il y en a toujours un autre... »

« Non, je ne crois pas. En fait, je ne la connais pas beaucoup. Je ne fais que l'observer de loin à la cafétéria, quand elle mange avec ses copines. Bon sang, ça y est, moi aussi je deviens un psychopathe ! »

Je lui flanquai un coup de coude, histoire de lui remettre les idées en place. Il se mit à rire et je l'imitai aussitôt. Henry était vraiment un sacré gamin.

Il engloutit la dernière bouchée de son goûter avant de le lancer : « D'ailleurs, on ne s'est toujours pas occupé de ton cas, Killian. Faut vraiment qu'on fasse quelque chose... »

Quelques minutes plus tard, je passai le seuil de la porte. Cette même porte qu'Emma m'avait refermée au nez sans hésitation. Je découvris un lieu de vie chaleureux, spacieux et lumineux. J'imaginais sans problème la Sauveuse vivre ici.

Une vie normale.

Henry me fit rapidement le tour du propriétaire, avant de me conduire dans une petite pièce, leur servant probablement de débarras. Il alluma la lumière et s'accroupit, avant de déballer à la va-vite un carton.

« Je pense que ça devrait faire l'affaire... »

Et il me tint un bout de tissu bleu.

« Chemise. Je pense que tu passeras dedans. Je vais essayer de te trouver un jean. »

« Henry... »

« Je t'ai dit que ton costume craignait. T'as besoin de vraies fringues. Tu peux aller dans la salle de bain si tu veux. C'est la porte verte au bout du couloir. »

Je compris vite que je ne pouvais aller contre l'idée du gamin. Et après tout, pourquoi pas ? J'attendis quelques minutes et partit en direction de la salle indiquée, les bras chargés de vêtements.

Après avoir tenté plusieurs associations de vêtements, je me décidai pour la chemise bleue et un pantalon noir légèrement feutré. Je profitai du miroir pour m'observer un peu plus attentivement. Il me semblait que j'avais les traits plus durcis qu'auparavant. De l'autre côté de la porte, j'entendais Henry qui s'impatientait :

« Allez, dépêche-toi ! Je veux voir ton relooking extrême ! »

J'ouvris la porte avec appréhension.

« Ok. On est sur la bonne voie. » déclara-t-il après m'avoir observé sous toutes les coutures pendant de longues secondes.

« Merci, Gamin. »

« Mais y'a encore le khôl en trop. »

« Et ton père ne va rien dire si je lui emprunte ça ? »

« Aucun danger. C'est pas à lui. »

Je n'avais pas encore abordé le sujet de Neal avec lui. Si les dires de Regina étaient exacts, Baelfire existait dans leur réalité. Enfin, Neal Cassidy. Il était le père parti trop tôt. Celui qui avait envoyé Emma en prison sans explications. Celui qui les avait laissés seuls.

« C'est à mon beau-père. »

Mon corps se figea à l'instant.

Un beau-père ? Vraiment ?

« Est-ce que je peux savoir ce qui se passe ici ? »


A suivre...