THEY WILL NOT GIVE US A SECONDE CHANCE
Chapitre 3
- III -
À CAUSE DE L'HÔPITAL
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Carlisle CULLEN Ce fut trop simple qu'ils n'y aient personne pour les voir… La famille était au complet. Ils assistèrent donc tous au départ des jumeaux.
Jane VOLTURI Pourquoi ils nous regardent tous là ? C'est bon, on a compris, on s'en va. Dépêche Alec, je ne vais pas te tirer comme ça tout le trajet.
Alec VOLTURI T'es contente Jane ? Maintenant débrouille-toi, et ne compte pas sur moi pour faire le moindre effort. Sauf pour contrer Edward.
Jane VOLTURI C'est vrai qu'ils ont tous des dons particuliers ici. Qu'il essaye de lire dans mes pensées, il ne sera pas déçu !
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Les jumeaux quittèrent les lieux et partirent vers l'Italie, selon les dires de Jane. Toutefois, Esmée avait eu la présence d'esprit de prévenir toutes nos connaissances susceptibles de craindre leur vagabondage. Ce qui ne manqua pas.
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Carlisle CULLEN Après de longues explications en réunion de crise et quelques mises au point quant aux comportements à adopter suite à cet incident, les DENALI cherchèrent à nous joindre. Mon épouse expliqua brièvement la situation et Tanya insista pour m'avoir personnellement au téléphone. À cette occasion, je lui fis comprendre que son insistance avait de quoi vexer mon épouse qui avait aussi son mot à dire dans cette histoire, ce à quoi Tanya me répondit qu'elle n'était pas médecin.
- Je ne vois pas quel est le rapport, répondis-je.
« - Tu as examiné Jane. Peux-tu me dire ce que tu penses de sa santé mentale ? »
- Pourquoi cette question Tanya ? Qu'a-t-elle fait ? m'enquis-je.
« - Elle est restée des heures tapie dans les feuilles à surveiller la maison. »
- As-tu une idée de ce qu'elle aurait pu avoir intérêt à surveiller ?
« - Aucune idée Carlisle. Ce qui nous inquiète le plus, c'est qu'elle nous a suivi à la trace pendant la chasse. Kate l'a même vu à plusieurs reprises nous observer attentivement. »
- Est-elle toujours à guetter ?
« - Non. Elle est partie apparemment. »
- Et vous n'avez pas vu Alec traîner près d'elle ?
« - Alec ? répéta-t-elle surprise. Non. Enfin pas moi. Attends, je vérifie. »
Elle mit la ligne en attente. Edward était venu discuter avec Esmée et en entendant la conversation téléphonique, il nous dit :
- Alec ne pensait qu'à s'en aller d'ici. Alors que sa sœur trouvait la forêt magnifique malgré le temps. Elle aurait aussi bien voulu rester plus de temps avec Esmée et semblait avoir envie de nager, sans pour autant revenir en Italie. Des sons de craquements de glaciers tournaient en arrière-plan dans son esprit. Et elle te déteste Carlisle.
- Elle brouillait ses pensées ? proposa Esmée.
- Je pense oui, répondit Edward. Ça m'étonnerait qu'elle s'intéresse aux glaciers juste pour la beauté de leurs sons et surtout d'Aro la laisse aller perdre son temps aux pôles alors qu'elle est la meilleure garde de son armée.
- Ne la sous-estime pas Edward. Être distante et adhérer aux causes d'Aro lui permet de ne pas révéler toutes ses capacités, raisonnais-je. Elle est sûrement brillante d'esprit quand elle veut.
- Brillante d'esprit pour s'infiltrer dans notre garage sans entendre l'alarme ? s'indigna Rosalie. T'appelles ça brillant d'esprit ?
- N'oubliez pas qu'elle ment comme elle respire, prévient Esmée.
« - Carlisle ? »
J'active le haut-parleur. Tanya nous confirme que personne n'a vu Alec et qu'il n'y a que l'odeur de sa jumelle dans les environs.
- Elle n'est pas allée assez haut pour trouver ces glaciers, commente Rosalie. Peut-être qu'elle n'osait pas aborder nos cousins pour demander son chemin, ajoute-t-elle cynique.
Je m'enquis des autres problèmes possibles et demandais aux DENALI de n'intervenir que si la situation les y obliger vraiment – ne sachant si Jane le faisait exprès sur un quelconque ordre ou si elle était véritablement dérangée en ce moment.
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Carlisle CULLEN Ce fut le seul retour que nous ayons eu des jumeaux. Les jours passèrent, pas si différents les uns des autres. Je partais travailler tôt le matin et rentrais tard le soir. Esmée s'occupait de la maison et passait du temps avec Renesmée, lorsque Jacob le lui permettait. Disons qu'il l'accaparait beaucoup depuis qu'elle avait atteint le stade de pré-ado. Plus il la sentait changer physiquement, plus son instinct protecteur grandissait. Notre future ado ne s'en plaignait pas.
Je n'avais plus le temps d'aider Esmée à quoi que ce soit. L'hôpital m'avait désigné responsable de la formation d'un nouvel interne sans plus me demander mon avis et je ne me sentais pas prêt à assumer une telle tâche. Je suis habituellement plutôt affecté aux opérations lourdes et je ne peux pas prendre le risque de le former directement sur ce genre d'interventions. Il a donc fallu que je me replonge dans mes livres de vocabulaire. Vocabulaire dont plus d'un tiers me parait bien inutile…
Esmée CULLEN Encore un tas de paquets de pâtes qui s'écroule par terre. J'en ai marre de tout le temps ramasser le désordre des autres, alors je claque la porte de ce foutu placard et que grand bien ça leur fasse de l'entendre ! J'ai encore une lessive de Renesmée et Carlisle à pendre, peut-être que ça me calmera.
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En attendant que le linge sèche, Esmée décida de pousser la porte du bureau de son mari dans lequel celui-ci s'enferme tous les soirs depuis des mois. Elle le trouva assis à son poste de travail, parmi des piles de livres médicaux d'un autre siècle et son ordinateur allumé détaillant les nouveaux protocoles d'hygiène en vigueur.
- Tu prépares un concours ? l'interrogea-t-elle gentiment.
- Non, marmonna-t-il sans plus de détail.
Son épouse passa derrière lui et s'intéressa à la vidéo. Carlisle lui demanda de garder le silence, trop concentré pour prêter attention à ses questions. Esmée obéit. Elle jeta alors son dévolu sur l'un des livres ouverts, lut une page puis tourna une autre. Une main l'arrêta et la voix absente de son mari fixant son écran lui ordonna de ne pas toucher. Celui-ci ne remarqua même pas que sa femme le scruta pendant un bon moment avant de s'éclipser.
La vidéo toucha à sa fin.
- Esmée ? Tu voulais ? demanda-t-il avant d'enfin se rendre compte que son épouse n'était plus là.
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Carlisle sortit de sa tanière et alla la rejoindre. Esmée avait posé le panier de linge plié sur le lit qu'elle avait tenu à installer dans leur chambre, et faisait des aller-retours entre celui-ci et l'armoire.
- Excuse-moi pour tout à l'heure, commença-t-il. C'est à cause du travail à l'hôpital que…
- … tu ne peux pas m'aider à ranger maintenant que tu es là ? s'exclame-t-elle un peu brusquement, le coupant dans son élan d'explications.
- Euh si. Bien sûr.
Il l'aida et ne dit plus rien. Lorsqu'ils eurent fini, Carlisle tendit le panier vide à son épouse. Elle lui arracha des mains en disant qu'elle s'en doutait que c'était à cause de l'Hôpital. Puis elle sortit rapidement de la pièce sans laisser plus le temps à son mari de répondre.
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Carlisle CULLEN Les jeunes ont encore dû l'énerver, j'espère que ça ira mieux demain. Il faudrait peut-être que j'arrive à lui annoncer un jour, mais comment savoir si elle ne risque pas de mal le prendre…
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Esmée CULLEN L'hôpital, l'hôpital, toujours l'hôpital… Qu'en est-ce qu'il arrête de vivre que pour son hôpital ?! Même pas bonjour le matin, même pas une attention le soir : « ah excuse-moi, c'était l'hôpital ». Même quand on chasse à deux (ce qui arrive rarement ces derniers temps), il arrive à garder son téléphone de l'hôpital. Et il répond le bougre ! Pas que ça fait fuir nos proies, mais c'est l'hôpital ! Peut-être que si j'étais infirmière, il s'intéresserait plus à moi… Et encore. Comment savoir s'il ne préfère pas les secrétaires.
Carlisle CULLEN C'est intéressant les robots médecins testés en Chine. Déjà les robots du bloc opératoire nous aident beaucoup, si en plus nous avons toutes les connaissances du monde à porter des mains et diffusables en une fraction de seconde, les avancées promettent d'être fulgurantes. Ou dangereuses s'ils ne sécurisent pas assez le matériel… Enfin, ce n'est pas le sujet. Il ne me reste plus que deux mois, et je n'ai pas l'impression d'être plus avancé qu'avant. À ce rythme-là, je ne serais jamais prêt.
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Carlisle CULLEN Le lendemain matin, je ne vis pas Esmée avant de partir. Cela m'attrista un peu, elle venait de me faire la tête toute la nuit et je ne pourrais pas savoir avant ce soir si elle allait mieux.
Je pris donc la route avec cette appréhension dans le coin de mon esprit. Une fois arrivé, je me gare à ma place habituelle. Sur le perron de l'entrée réservée au personnel se tient une jeune femme, dossiers pleins les bras. Elle regardait dans le vide. Je la salue en passant, bien que je ne sache pas de qui il s'agit. Elle me répond d'un signe, son regard restant vague. Elle ne respire pas vraiment la joie de vivre… Nombre de personnels de cet établissement ont du mal à tenir les cadences en acceptant des heures supplémentaires pour garder leur place. C'était sûrement un cas parmi tant d'autres.
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Mathias CORNWELL Et voilà le grand Docteur CULLEN qui fait son entrée fracassante ! Toujours bien sapé, la démarche élégante : quel homme ! Il n'a pas l'air très gai aujourd'hui… J'vais encore passer pour un pitre à essayer de le faire rire alors que toutes les femmes seront inlassablement à ses pieds. Et moi qui n'aie toujours pas de quoi assurer ma descendance, faudrait qu'il pense à partager.
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Carlisle CULLEN Déjà là Math' ? Espérons que tu ne te sois pas fait mal en tombant du lit, auquel cas tu risques de nous casser les oreilles toute la journée avec tes malheurs.
- Salut Mathias ? Comment vas-tu ? Je croyais que tu étais en congés jusqu'à vendredi.
- Salut Carlisle ! Bien et toi ? Ah bah non, ce n'est plus le cas. T'as ouvert ta boîte ?
J'éviterai de répondre à sa première question.
- Non. J'aurais dû ? m'inquiétais-je.
- Je ne sais pas trop… rigola-t-il. T'as aussi dû recevoir le format papier, dit-il en désignant mon cassier.
J'alla donc l'ouvrir, en maudissant par avance mon collègue s'il s'agissait d'une de ses farces douteuses.
- Au fait, s'exclama-t-il. T'as appris que le vieux pervers a été jugé ?
- Et ça donne quoi ? demandais-je poliment mais sans plus d'intérêt tout en triant mes dossiers.
- Viré.
- Qui prend le relais ?
- Personne. 'Fin si, tout le monde quoi.
- Alors ils auraient mieux fait de le laisser en service, ce n'est pas Justan qui nous aidera à combler le manque de personnel.
- Tu l'as dit, ricana-t-il. Bon, t'as trouvé ?
En effet, j'avais trouvé : plusieurs lettres du service administratif de l'hôpital, marquées « urgent », m'étaient adressées. Me soupçonnait-on aussi ? Si c'était le cas, la situation ne pouvait plus empirer car elle venait d'atteindre un point critique que je redoutais : une procédure d'enquête lancée à mon nom, quelque soit mes choix, engendrait des conséquences très lourdes pour beaucoup de monde.
Mathias s'impatientait derrière moi. J'ouvris donc mon courrier le plus normalement possible et entreprit sa lecture à une vitesse raisonnable – quoi que rapide pour un humain.
- Hahaha ! Ils te soupçonnent aussi, rigola-t-il bien que je ne trouve ça absolument pas marrant. Et c'est quoi le reste ? Des demandes de prélèvements ? C'est qui qui t'a balance ?
- Personne ne m'a balancé Mathias puisque tu sais très bien qu'il ne sait jamais rien passé d'illégal, rétorquais-je.
Il avait déjà pris la lettre. Je le laissais faire, ça ne servait à rien de s'épuiser à batailler avec lui, surtout pour un bout de papier. A croire qu'il n'attendait que cela, que l'on se chamaille.
- Hé ! T'as lu ? s'écrit-il en m'agrippant la blouse. C'est quand même une belle bande de saligauds ! Deux pierres d'un coup !
Je n'avais pas lu le second document que tenait Mathias, puisque je n'avais pas eu le temps de l'ouvrir. Je pris connaissance de la cause de son indignation et restais bloqué, le papier dans les mains. Celui-ci indiquait qu'une enquête sera ouverte que si ma mise à l'épreuve se déroule mal – jusque-là pas de soucis. Sauf que ma mise à l'épreuve consiste à former une apprentie étant elle aussi placée sous vérification d'aptitudes et que celle-ci prendrait du service aujourd'hui même. Moi qui ne me sentait pas capable d'assumer la formation d'un interne, voilà qu'on m'en envoie une avec ses problèmes…
- Bah, content quand même ? Vous pouvez vous auto sauver la mise, blague mon collègue hilare.
- Tu ne vois pas la responsabilité que c'est toi ! m'exaspérais-je.
- Oh ça va ! Tu ne vas pas me dire que c'est pire qu'une opération à cœur ouvert ?!
Si, Mathias : c'est pire. Parce que nos avenirs dans ce milieu médical sont maintenant liés. Cette inconnue qui partagera notre quotidien avec un lien établie entre elle et moi qui offre tellement de possibilités différentes… que ça me fait légèrement peur.
- T'as pas d'autre choix que ça se passe bien, conclut-il en aspirant son fond de café à la paille.
Toujours aussi perspicace Mathias, je te remercie.
Mathias CORNWELL La gueule qu'il tire ! Pire que celle quand je l'ai menacé d'un couteau… Ah bah mon pauvre, si t'es déjà affecté comme ça par la nouvelle, qu'est-ce que ça va être quand tu l'auras devant le nez ! Surtout si elle est moche, c'est le comble ! Quoi qu'Esmée ne pourra pas en être jalouse. Ah si puisqu'elle ne travaille pas, contrairement à elle. Au fait…
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Carlisle CULLEN
- Ça va à la maison ? change-t-il de sujet en essayant de détendre l'atmosphère.
- Je n'ai pas vu Esmée ce matin, répondis-je un peu déprimé.
Mathias CORNWELL
Ah.
- Bah appelle-la ! proposais-je.
- Bonne idée Mathias, mais je ne vois pas ce que je pourrais lui dire… répond-il, dépité.
- Bah moi non plus, j'peux pas t'aider là-dessus, m'excusais-je presque.
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- Chapitre 3 -
Of a Twilight Fanfiction by DEBUXY Lyess – They will not give us a seconde chance
N.B. Les personnages appartiennent à Stephenie MEYER et je n'écris pas ici pour les pourrir jusqu'à l'os. De plus, je ne souhaite pas mettre en avant des valeurs pouvant être considérées comme choquantes, immorales, etc… Toutefois, je tiens à rappeler que nous sommes tous concernés - autant par ignorance que par méchanceté gratuite. N'importe qui, n'importe quand peut en être victime (directe ou collatérale) : il faut agir et en parler.
