Et hop ! le chapitre 2 ! :) et encore désolé pour les fautes :3

Je remercie amaris12345, Kanli, Blackbird et ALittleUnicorn pour leur review

amaris12345: I'm glad that you find my fanfiction interesting. ;)

Kanli: Héhé ... oui, je me relis après avoir posté mes chapitres ... Je suis vraiment contente que mon idée d'aéroport des âmes te plaise ! Et j'espère que ce nouveau chapitre te plaira aussi !

BlackBird: Merci ! ça fait toujours plaisir d'avoir des reviews !;) Bon, il faut vraiment que je fasse attention à l'orthographe alors :3 En espérant que ce chapitre soit bien !

ALittleUnicorn: Oui, je sais, l'orthographe n'est pas terrible :'( Et oui, je me suis un peu inspirée de Jumanji XD !

warning: Lucie = Narvura

Mia = Arienna

Irène = Syra

Gilbert = Lorer


Bienvenue pour une seconde chance de vivre

Chapitre 2: première rencontre


Quand Lucie se réveilla, elle était allongée sur le dos, en position d'étoile de mer, et les membres engourdis. Elle fit une grimace. Elle sentait que l'arrière de son pyjama était mouillé. Peut-être à cause de la chaleur qu'il faisait … Et puis, elle avait fait un horrible cauchemar : elle était partie à Londres avec ses amis, mais un avion s'était écrasé sur leur hôtel. Puis elle s'était retrouvée dans « l'aéroport des âmes », où on lui avait annoncé qu'elle serait envoyée en Terre-du-Milieu … « Quel drôle de rêve », pensa-t-elle en faisant un peu bouger les doigts… qui s'entrelacèrent à une texture légèrement humide. « De l'herbe ? » Elle ouvrit les yeux, et gémit une lumière l'éblouissait. Quand ses yeux finir par s'habituer à la lumière, la première chose qu'elle vit, n'était pas le plafond pourpre de sa chambre d'hôtel, mais un ciel d'un bleu limpide, des nuages vaporeux et la cime des arbres. Elle gémit. « Non. Ce n'était pas un rêve ! C'est la pure vérité ! Je suis morte et … » Et quoi ? Et elle se trouvait en Terre-du-Milieu ? Une larme coula sur sa joue. Ce n'était que maintenant qu'elle pensait aux conséquences de sa mort: Comment allez réagir sa famille en apprenant sa mort ? Qu'allait-elle faire maintenant ? Elle entendit une voix qui lui était familière et qui semblait s'approcher d'elle. Lucie poussa un petit cri quand des mains s'agrippèrent à elle pour la redresser. Et elle en poussa un autre quand elle vit les personnes qui l'avaient redressé : ce n'étaient autre que Gilbert, Mia et Irène … mais qui avaient subis quelques « métamorphoses ». Tout d'abord, Gibert et Mia semblaient avoir grandi, alors que Irène, elle, elle semblait avoir rétrécit. Mais il n'y avait pas que ça : Irène avait une paire de gros pieds poilus, deux grandes oreilles qui dépassé de ses cheveux châtains. Gilbert lui, ses cheveux noirs avec poussait et lui descendaient jusqu'aux hanches et surtout : il avait deux oreilles pointus. Quant à Mia, elle n'avait pas grand-chose d'anormale à part sa taille et ses cheveux noirs qui avaient poussé jusqu'à ses avant-bras. Lucie éclata de rire.

- Tu ne t'es pas vu toi ! dit Gilbert, vexé.

- Quoi ? Qu'est-ce que j'ai ?

Gilbert l'obligea à se lever. Bon, d'accord, étant donné qu'elle était réduite à la race des nain, elle avait rétrécit –mesurant maintenant 1m30- et elle était dans son fameux pyjama. Mais à part ça, tout semblait être normal…

- Un indice, fit Irène avec un sourire malicieux. Tu as été désignée comme étant un Nain. Et les femelles, comme les mâles ont …

- Elles ont quoi ? demanda Lucie qui commençait à s'inquiéter.

Mia prit les mains de sa cousine et les lui posa sur ses joues. Lucie émit un couinement : elle avait une barbe ! UNE BARBE ! Bon, d'accord, elle n'avait pas l'aire d'être trop longue mais quand même, elle avait UNE BARBE !

- J'ai une barbe !

- T'inquiète ma vieille, lança Mia, ça te vas à merveille !

- Mais …

- Ha ! Non ! gronda Irène. Vous n'allez pas commencer toutes les deux ! Vous devriez plutôt penser à ce qu'on va faire maintenant que tout le monde est réveillé !

- Mais j'ai une barbe !

Gilbert se racla la gorge et dit:

- Je propose qu'on aille se changer. Et t'inquiète, ta barbe ne se voit pas trop.

- Bonne idée, fit Irène, mais avant de dire ça, on devrait plutôt se demander où sont nos sacs ?

- Moi je sais où ils sont ! s'exclama Mia, un grand sourire aux lèvres.

Celle-ci pointa un doigt en l'air, où plus précisément sur un chêne, où, quatre sacs de couleurs différentes (un bleu, un vert, un brun et un noir) étaient suspendus sur les branches. Mais, étant donné que Lucie ne s'avait pas monter aux arbres, que Mia se plaignait d'avoir mal aux poignets, et Gilbert, jurait d'avoir vu des araignées monter dans l'arbre et donc, en tant que bon arachnophobe, refusait d'y monter, ce fut donc Irène qui se chargea de les décrocher.

- Vas-y Irène ! chantonnèrent Mia, Lucie et Gilbert. Vas-y Irène ! Vas-y ! Vas-y Irène ! Vas …

- Je ne m'appelle plus Irène ! dit-elle en balançant un à un les sacs par terre.

- Pardon ?

Irène, qui se disait ne pas être Irène, redescendit et s'expliqua :

- Je vous rappelle qu'on nous a donné un nouveau nom ! On n'est plus sur Terre ! On doit oublier notre vie terrienne ! Moi, je suis Syra Boffin et je viens de Grand'Cave !

- Ha oui ! s'écria Gilbert. C'est vrai que le Proange m'avait dit que j'avais un autre nom ici … euh … Lorer, il me semble. et viens de ... Lothrini. euh non c'est pas ça ...

- Lothlórien, rectifia Syra. Toi, un elfe du peuple de Galadriel ? Eh ben t'as de la chance mon vieux.

- Si c'est comme ça, moi je suis Harry Potter ! s'exclama Mia.

- Euh … tu sais que c'est non seulement un nom d'homme mais en plus …

- Mais je n'aime pas le nom qu'il m'a donné !

- Tu crois que tu as le choix ? fit Lucie. Et tu crois que nous aussi on aime nos nouveau nom ?

- Bon d'accord ... il a dit que je m'appelai "Arienna la simple".

- Arienna la simple ? Mais pourquoi "la simple" ?

- Franchement Lucie, je ne sais pas ...

Syra toussota et dit:

- Ce n'est plus "Lucie". C'est ... ?

- Narvura, euh … fille de Morin Marteaux des profondeurs. Et je ne sais pas d'où je viens ...

- Eh bien Narvura, dit Lorer. Puisque tu t'es réveillé en dernière, tu iras te changer en dernière.

-Et je présume, fit Arienna, que comme c'est toi qui s'es réveillé en premier, c'est toi qui vas te changer en premier.

-Exact, affirma Lorer un grand sourire aux lèvres. Ensuite ce serra toi, puis Syra et enfin la naine.

Lorer se dirigeas avec grâce vers les sacs, prit le bleu et s'éloigna de ses amies. Arienna soupira et demanda d'une voix lasse:

- Vous êtes sûre que je ne peux pas m'appeler Merlin l'enchanteur ? Ou la Fée Morgane ! Ou encore Maléfique !

- Non, ton nom est Arienna, trancha sec Syra. Et en plus, Merlin est un nom de garçon. Et puis t'es ni une fée ni une sorcière !

Narvura sourit. Narvura … cela faisait bizarre de penser qu'elle ne s'appellerait plus Lucie. Mais le hobbit avait raison : si elle devait avoir une nouvelle vie, il valait mieux oublier son ancienne vie. « ça va être dure », pensa-t-elle en se passant une main dans ses cheveux. Ce qui lui faisait encore plus bizarre, c'est que personne n'avait encore paniqué sur le fait qu'ils n'étaient plus sur Terre et plus humains. Elle regarda Syra. Elle devait être vraiment heureuse de se retrouvé dans son univers favoris. Narvura, prit son sac noir, et fut surprise par son poids. Il était plus lourd qu'il n'en avait l'air. Elle s'assit dessus et essaya de se remémorer ce que lui avait dit Dom, à l'aéroport des âmes. Mais plus elle essayait d'y penser, moins elle s'en souvenait. En fait, les seuls choses dont elle se souvenait encore c'était les renseignements sur elle que Dom lui avait donné, et le fait qu'on leur avait donné une « mission ». Mais quelle mission ? Narvura soupira. Elle observa les alentours. Ils se trouvaient dans une forêt. Et donc, elle ne voyait pratiquement que des arbres, essentiellement des chênes et des sapins. Elle vit Arienna s'assoir à coter d'elle et renifler bruyamment:

- Je suis triste.

-Je pense qu'on l'est tous, murmura Narvura.

-Il me manque.

-Qui ça ? Ton poisson Nemo ?

-Bien sûre que non, je le détestais ! J'avais même prévu de le jeter dans les toilettes à notre retour de Londres.

-Ben alors qui te manque ?

- JC

- Tu te fous de moi ?

- Qu'est ce qui se passe ? demanda Syra.

- J'ai juste dit que JC me manquais ! fit Arienna en levant les mains au ciel.

- C'est qui JC ? demanda Syra à Narvura.

- Un pot de mayonnaise qu'elle a depuis presque cinq ans. Elle ne la jamais consommé et elle le considère comme une peluche ou un amis imaginaire ...

- Ce n'est pas un simple pot de mayonnaise, grogna Arienna. C'est LE pot de mayonnaise. Et je vous interdis de vous moquer de JC ! C'était le plus fidèle des pots de mayonnaises !

Syrra s'esclaffa. Narvura, elle, elle se demandait si Arienna le faisait exprès pour un peu leur remonter le moral, ou si elle avait vraiment un grain dans la tête. C'est à ce moment-là que Lorer se décida de revenir dans sa nouvelle tenue: une longue tunique blanche, un pantalon bleu des bottes noirs et son sac sur son dos. Il avait aussi attaché ses cheveux en une queue de cheval.

- Ne t'éloigne pas trop quand même, fit-il à Arienna.

- Ne t'inquiète pas. Regardez-moi bien, souvenez-vous de moi dans mon dernier pyjama rose de terrienne. Quand je reviendrais, je serai définitivement une habitante de ce monde.

Arienna s'éloigna à son tour du groupe, son sac vert dans les bras.

- Dis Syra, On est où ? demanda Lorer en s'appuyant contre un arbre.

- En Terre du Milieux.

- Merci, mais où exactement ?

- Aucune idée …

Narvura soupira. Pour elle, tant qu'ils n'étaient pas dans les environs du Mordor, tout allez bien. Et puis, à quelle époque étaient-ils surtout ? Pendant la quête de l'Anneau ? Avant ? Après ? Et puis, quel était donc cette mission qu'ils devaient accomplir ? Arienna réapparut. Elle était vêtue d'une simple longue robe verte, avec des bottes rouge, une sorte de chapka sur la tête et un bâton blanc dans les mains.

- Mais où as-tu trouvé ce bâton ?demanda Narvura

- Dans mon sac. Ne cherche pas à comprendre comment il a pu rentrer dans ce petit sac … t'as cas penser que je suis Mary Poppins ! Et dites-moi, je n'ai pas l'air d'être une imbécile avec ce Chapka ?

- Bof, pas plus que d'habitude !

La magicienne grogna quelque chose d'incompréhensible et alla s'assoir près de Narvura. Syrra alla se changer à son tour et revint une dizaine de minutes plus tard, au pas de course, dans une robe jaune et … pieds nus. « J'avais oublié que les hobbit n'avait pas besoin d'avoir des chaussures ! » pensa Narvura. Celle-ci allait à son tour mettre sa "tenue local", mais Syrra lui attrapa le bras et fit signes aux autres d'approcher :

- J'ai entendu des gens ! Il faut partir maintenant si on veut les rattraper !

- Et qui te dis qu'ils ne sont pas des brigands ou pire ? demanda Narvura

- Fait moi un peu confiance, tu veux ?

Narvura soupira. En attendant, elle était toujours en pyjama et en pantoufle. Mais en même temps, si ces gens pouvaient les aider ...

- Allez, on y va, décréta Lorer. On te suit Syrra, !

Syrra acquiesça de la tête et se remit à courir, suivit de ses trois amis, s'enfonçant ainsi de plus en plus dans la forêt. Ils ralentir un peu le pas, quand ils entendirent des bruits des sabots. Puis, ils virent des chevaux, plus précisément de poney, montaient par des petits hommes, A ce moment, les quatre amis se trouvaient sur partit de la forêt élevé. De là-haut, Narvura voyait bien les cavaliers. Des nains. 13 nains. Et un homme à la longue barbe grise, au chapeau pointu, vêtu d'une robe grise et un bâton à la main."Au non, dites-moi que ce n'est pas ce que je crois. Tout mais pas ça" pensa Narvura. Distraite, elle ne vit pas la racine qui dépassait du sol, ni Syrra, qui était juste devant elle, s'arrêter brusquement. Ainsi donc, Narvura se prit se prit les pieds dans la racine et emporta avec elle Syrra, dans sa "roulade vers l'enfer"... qui ne s'arrêta que quand les deux amies rentrèrent en collision avec un arbre. Narvura, un peu sonné, resta allongé. Syrra, elle, se releva.

- Bonjour ! Brailla-t-elle tout en faisant de grand signe devant elle et zigzagant comme une ivrogne.

- Mais à qui tu parles ?

"Oups" Narvura se releva précipitamment et, regarda droit devant elle. A moins de quinze mètres d'elles, se dressaient une quinzaine de poneys, dont quatorze étaient montés par des nains et un homme en robe grise. Narvura se tourna vers là d'où elles étaient tombées : Lorer et Arienna descendaient la pente avec précaution pour les rejoindre.

- Attendez moi ! fit une voix. Je l'ai signé ! Je l'ai ... mais que s'est-il passé ?

Narvura se retourna. Syrra semblait être aux anges en voyant le nouveau venu: c'était un hobbit. Et ce hobbit n'était autre que Bilbon Sacquet qui regardait les deux femmes avec un mélange d'inquiétude et de curiosité. Quand la naine se retourna vers les cavaliers, ils étaient tous descendus de leur canasson, et les scrutaientt avec méfiance. « Alors, voyons voir, nous avons treize nains, un magicien et un hobbit. Qu'est-ce que ça donne ? ». Le plus grand des nains, s'approcha de Narvura, menaçant et sourcils froncés. Il avait des cheveux noirs avec quelques mèches grises, des yeux bleu glacial, un manteau bleu nuit, une épée et une épaisse branche de chêne attaché à sa ceinture... Narvura lança un regard paniqué à Syrra, qui, comme elle, semblait avoir tout compris à leur situation. La bonne nouvelle ? Ils n'avaient pas atterrit lors de la quête de Frodon pour détruire l'anneau. La mauvaise ? Ils étaient juste en face de la Compagnie de Thorïn écu de chêne…D'ailleurs, celui-ci continuait de s'approcher de Narvura, suivit de près par ses compagnons. Et il avait l'air d'être de mauvais poils… Quand il fut juste en face de la naine, il croisa les bras contre sa poitrine et lui parla pendant quelques minutes. Le problème, c'était que non seulement elle n'avait rien compris à ce qu'il venait de dire, mais aussi, elle se sentait blanche comme un linge et fin prête à tomber dans les pommes. Comment ne pas paniquer dans une situation pareille ? Pourtant face à la pression exerçait regard glacial du roi, elle réussit à déglutir :

- Euh, je suis désolée, je ne comprends rien à ce que vous me dites.

Aucunes réponses. Peut-être qu'elle ne parlait pas le Commun. Si devoir apprendre le Commun était une autre punition des Valars ou des Proanges, ils étaient mal barrés. Mais après réflexion, elle avait bien comprit Bilbo, non ? Elle se racla la gorge et ressaya:

- Moi pas parler votre langue. Moi venir de loin. Moi pas vouloir de mal à vous. Nous venir en paix. Peace and Love !

Venait-elle de parler à un roi comme on parlerait à un imbécile ? Oui. Ce qui troubla Narvura, elle qui n'avait jamais parlé ainsi à un inconnu. Au contraire, normalement elle se montrait timide avec les inconnus ...

- Je crois que tu l'as énervé, lui chuchota Syra. Et pour information, la langue qu'il vient de parler était du khuzdul, la langue des nains. Normalement tu aurais dû le comprendre.

- Euh ... Tu crois ?

Thorïn soupira. Narvura ouvrit la bouche, mais, avant même qu'elle ne puisse dire quoique ce soit, Thorïn l'avait plaqué contre un arbre, une lame sous la gorge. Elle aurait pu essayer de se dégager, mais elle n'en fit rien: Primo, il avait une épée dans la main, deuxio peut-être que si elle lui donner un bon coup de pied ou de tête, il la lâcherait, mais alors, elle se ferait sans doute exécuter par les autres nains ou par Thorïn écu-de-chêne lui-même. Et à vrai dire, il était hors de question, qu'elle retourne aussi vite à l'aéroport des âmes.

- Et maintenant, tu me comprends ? demanda Thorïn en pressant un peu plus sa lame contre son cou. Qui tu es et qu'est-ce qu'une naine fait ici ?

- Vous … vous avez compris ce que je vous ai dit ? demanda Narvura.

- Bien sûre que oui, qui ne comprend pas le Commun en notre temps ? grinça Thorïn entre les dents. Alors, qui es-tu ?

- Narvura. Narvura, fille de Morin Marteaux des profondeurs.

- Morin Marteaux des profondeurs ? Je ne savais pas qu'il avait eu une fille, fit un nain au crâne rasé couvert de tatouage.

- Narvura ? répéta Thorïn Et qui sont les trois autres ?

- Mes amis …

Thorïn ricana. Un ricanement qui se propagea chez les autres nains. Le roi reprit un air sérieux et dit d'un ton sarcastique:

- Tu es amie avec une humaine, un hobbit et … un elfe ? On dirait le début d'une mauvaise plaisanterie … Et, que fais-tu ici avec tes … amis ?

Elle ne répondit rien. C'était une question à laquelle elle n'avait aucune réponse. Et puis, elle n'allait pas lui dire qu'ils venaient d'un autre monde, qu'ils s'étaient fait tuer par un avion, et qu'ils avaient ressuscité dans ce monde dont ils ne connaissaient pratiquement rien - sauf Syra qui, sur Terre, avait été fan de cet univers ? Mais si elle lui disait ça, il l'a prendrait pour une folle et l'enverrai illico dans un asile de fou ... enfin, si les hôpitaux psychiatriques existait ici. Thorïn resserra un peu plus la lame contre sa gorge.

- Monsieur, dit la voix de Syrra. Je m'appelle Syrra Boffin. Et voici Arienna la simple et Lorer. Vous pourriez peut-être lâcher mon amie...

Narvura leva les yeux au ciel. Son geôlier n'avait adressé aucun regard au hobbit. Il l'ignorait royalement. Il continuait à fixer Narvura qui essayait de ne pas trop montrer sa peur. Thorïn se remit à lui parlait en Khuzdul, quand la voix de Arienna l'interrompit :

- Non mais ce n'est pas possible ça ! Vous êtes en train de me la traumatiser ! Lâchez-là, nain de jardin !

Thorïn lui lança un regard interrogateur. Narvura ne savais pas s'il savait ce qu'était exactement un « nain de jardin », mais, il devait avoir compris qu'elle venait de l'insulter (si "nain de jardin" était une insulte). Il enleva enfin son épée de son coup, mais relâcha pas la naine. Il s'avança vers Arienna, une main serrée et l'autre tenant fermement les poignées de Narvura.

- Attention ! fit la magicienne en brandissant son bâton devant elle. Reculez ou je vous change en crapaud !

Cette menace n'eut aucun effet sur Thorïn, qui continuait à avancer vers elle. Arienna, apeurée, balançait son bâton dans tous les coter. Essayait-elle de jeter un sort ou de frapper Thorïn ? En tout cas, quel que soit son but, le résultat fut le même : le bâton s'abattit sur la tête de Narvura.

- Banane ! grogna cette dernière en essayant de mettre ses mains prisonnières de celle de Thorïn sur le haut de son crâne qui l'élançait douloureusement. Pourquoi m'as-tu tapé ?

- Euh … en fait j'essayais de viser le grincheux.

- Magicienne de pacotille ! tempêta la naine. Tu vas voir quand ...

- Je suis désolée. Je ne l'ai pas vraiment fait exprès.

- Tu vas voir quand j'aurais les mains libres !

- Oh ! C'est bon Lu ... euh, Narvura ! Je t'ai dit que ...

Mais Narvura n'écoutait plus ce que lui disait Arienna: Thorïn s'était retourné vers elle et lui parlait encore une fois en Khuzdul. Et encore une fois, elle ne comprenait rien à ce qu'il lui disait. Quoiqu'elle crut reconnaitre certain mot comme royaume, nain et suivre.

Peut-être qu'elle avait bénéficié d'une fonction « comprendre la langue des nain », mais qui mettait du temps à se programmer dans sa tête. A moins que ce fût le coup de bâton, qui faisait qu'elle commençait à comprendre le Khuzdul. Elle releva la tête vers le roi et l'interrogea du regard. Il lui traduit alors en Commun :

- Je te disais que je ne comprenais pas ce que faisait une naine au dehors de son royaume avec pour compagnon ...

Nouveau coup de bâton sur la tête. Ça faisait vraiment mal.

- Mais tu le fait exprès! sénerva Narvura. Ça fait mal !

- Désolé, s'excusa Arienna. Le bâton m'a échappé des mains.

Elle la fusillait du regard. "Dommage que cette technique n'ait jamais blessé, ou même tué, quelqu'un". Arienna fit sa bouille d'ange tandis que les nains, qui avaient vu la scène, s'esclaffaient. Humiliation Totale. Même Lorer et Syrra pouffaient de rire. En fait, seul Gandalf, Thorïn et Bilbo, les regardaient avec pitié. Sir Gandalf, finit par se décider à leur venir en aide. Il s'approcha d'eux avec méfiance, comme s'il s'agissait d'animaux féroces … Il s'arrêta à la hauteur de la naine et, la fixa bizarrement pendant un long moment. Sauf qu'il ne la regardait pas dans les yeux, il regardait ses pieds. Narvura fit de même et étouffa un cri de surprise: elle avait complétement oublié qu'elle était en pantoufle ! Et pas n'importe lesquels: des pantoufles avec deux tête en peluche de Lapin Crétin. Par contre, son T-shirt "I Love London" et son pantalon avec des nounours, ça, ça ne les gênaient pas. "Pourquoi Moi ? Et puis comment j'ai fait pour courir avec ?" Narvura se sentit rougir comme une tomate. Elle releva la tête et constata que les nains et Bilbo s'était approchaient pour contemplant ses pantoufle. En moins d'une demi-heure, elle était devenue une attraction touristique. "Merci beaucoup les Proanges ... Je me vengerais. Je ne sais pas comment, mais je me vengerais"

- Qu'est-ce donc ?demanda Gandalf.

- Ce sont des pantoufles, monsieur Gandalf. Très spécial, mais ce sont quand même des pantoufles.

La naine vit Lorer lever les yeux en l'air. Qu'est-ce qu'elle avait encore fait ? Gandalf, lui, lui lança un regard en coin.

- Comment connaissez-vous mon nom ? demanda-t-il.

"Oups ! Grosse boulette !" Comment allait-elle lui expliquer ? Narvura ouvrit la bouche pour répondre quelque chose – de sûrement d'incohérent – mais Lorer la devança, sans doute pour éviter qu'elle ne fasse une autre gaffe:

- Nous vous expliquerons tout, mais à part. Pas devant eux.

L'elfe pointa du doigt les treize nains, qui maugréèrent dans leur barbe. "Lorer, tu viens de te faire de nouveaux amis", pensa Narvura. Gandalf, après une courte hésitation, demanda à Thorïn de la relâcher. Celui-ci soupira mais finit par obéir. Il grommela quelque chose avant de rejoindre les autres nains.

- Allons parler là-bas, proposa Lorer en pointant un grand chêne à une dizaine de mètres.

- Après vous, fit courtoisement Gandalf.

Le vieillard les laissa donc passer devant avant de les suivre. Lorer, en passant devant Narvura, lui lança violemment son sac noir - hé, oui il ne l'avait pas suivi lors de sa plus belle chute – et lui lança un « tu devrais faire plus attention à tes affaires ». Arrivé au grand chêne, Gandalf s'adossa à l'arbre, et alluma sa pipe qu'il avait sorti de sa sorte de robe. La naine se demanda ce qu'il pouvait bien mettre dedans. "En tout cas ça ne sent pas comme le tabac terrien, ça sent plutôt la pomme". Il fit quelques ronds de fumées et, voyant que personne ne prenais la parole il demanda :

- Alors, qu'avez-vous à dire pour votre défense ?

Bonne question. Narvura, elle, n'avait rien à dire. Elle préférait se taire plutôt que de dire des âneries. Ce fut Syra qui prit la parole.

- Vas te changer, murmura Lorer à l'encontre de Narvura.

Et cette dernière ne se laissa pas prier. Elle attrapa son sac et se dirigea vers un petit arbuste. Elle ouvrit alors, pour la première fois, le sac. Elle en sortit les vêtements, et vis au fond du sac une gourde et six pommes. Et elle avait terriblement faim. "Non, pas maintenant ma chère, pas maintenant. Tu mangeras après". Elle secoua la tête et reporta son regard vers sa tenue: une tunique brune, une veste en cuir avec des morceaux de fer au niveau des épaule et de la poitrine, un pantalon épais bleu, une épaisse ceinture, des botte en cuir et en fourrure avec des morceaux de fer sur les côtés, des protections en fer pour les mains et les avant-bras, un manteau en fourrure de " veux pas savoir de quels animal" … et une cotte de maille ? Elle enfila le tout, et eut beaucoup de mal à enfiler la côte de maille. Elle se sentit plus lourde et elle avait l'impression de ressembler à une imbécile dans cette accoutrement. Elle alla rejoindre ses amis et Gandalf. Elle s'écroula par terre, pendant que Syra continuait à parler à l'Istar. Que se disaient-ils ? Narvura n'en avait aucune idée. En fait, les seuls choses auxquels elle pensait était qu'elle avait encore faim et qu'il serait peut-être préférable de brûler son pyjama et ses pantoufles.

- Est-ce vrai Narvura ? lui demanda Gandalf.

Narvura releva la tête et répondit, sans avoir aucune idée de quoi il parlait:

-Oui, oui.

L'Istar rangea sa pipe.

- Intéressant. Il faut que j'en touche un mot à Thorïn. Et, quel âge avait vous ?

Quel âge ? Elle faillit répondre "27 ans". Mais non, elle n'avait malheureusement plus vingt-sept ans ...

- Quatre-vingt-douze ans. Pourquoi cette question ?

Un sourire éclaira pour la toute première fois le visage de l'Istar.

- Vous êtes dans la tranche d'âge. Il n'aurait sans doute pas accepté, si vous étiez plus jeune...

Il fit mine de repartir mais, se retourna vers Narvura et lui dit:

- Sachez que votre don sera sans doute utile au sein de cette compagnie.

Et il repartit en direction de la compagnie de Thorïn, abandonnant les quatre amis sous le chêne. Narvura lança un regard interrogateur à Syra.

- De quoi il parle ?

- Es-tu devenue folle Lucie ?me gronda Lorer.

-Elle ne s'appelle plus Lucie, gronda Syra.

- Pardon ? fit Narvura

- Ah ! continua Lorer. Merci bien, tu vas tous nous faire tous tuer.

Ok, qu'est-ce qu'elle avait encore fait, ou plutôt qu'est-ce qu'elle avait affirmé ?

-Syra, qu'est-ce que tu lui as dit ? gémis-telle

- Tu sais que je t'adore Narvura ? déclara-t-elle. Grâce à toi, on va participer à une grande aventure !

- Syra ? S'impatienta la naine

- Hé bien notre chère Syra a dit qu'il tu avais parfois des visions et que tu en avais eus une comme quoi il était temps de libérer un royaume, de je ne sais plus quel nom, sous l'emprise d'un dragon, de je ne sais plus quel nom. Elle a dit aussi que tu avais eu plusieurs visions sur une compagnie de nain, expliqua Lorer en triturant le bas de sa tunique. Et toi Narvura, tu as affirmait les parole de Syra !

Narvura se sentit pâlir. "Faites que j'ai mal entendue"

- Syra tu … tu as dit que j'étais devin ?

L'interpellée se retourna vers moi, un sourire aux lèvres :

- Comment voulais tu que j'explique à Gandalf que tu le connaissais, hein ? Tu devrais plutôt me remercier …Hé, ne me regarde pas comme ça ! Moi aussi, j'aurais bien aimé dire que j'avais des visions sur leur futur.

-Alors pourquoi tu ne lui as pas dit ?

-Parce que ... J'ai promis que je ne le ferais pas. Et aussi, parce que Vairë m'empêche de parler sur ça.

- Quoi ?

-Dis-moi comment vont finir les héritiers de Durïn

-Ils vont mourir à la bataille des cinq armées, non ?

- Regarde ce que moi je fais quand je veux le dire.

Syra ouvrit la bouche, mais aucun mot n'en sortit. Enfin, plutôt aucun mot humain: Syra faisait des sortes de Croassements.

- Tu vois, dit-elle ensuite. C'est ce que je fais dès que j'essaie de dire quoique ce soit sur leur histoire, sur leur futur. C'est quand même bizarre, non ? Et puis, comme ça, on vivra une super aventure, mmh ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?

ça, vivre une aventure dans l'univers de Tolkien, c'était le rêve de Syra. Pas le leur. Et surtout, là ils n'étaient pas en train de dormir, ni de jouer: c'était la pure réalité. Mais bon, il y avait beaucoup de chance que Thorïn ne les accepte pas. Narvura baissa les yeux "Et si ... et si c'était ça la mission qu'ils nous ont confié ? pensa Narvura Et si la mission c'était justement de les accompagner". Narvura jeta un œil en direction de la compagnie. Gandalf état en pleine conversation avec les ïn parla à ses compagnons, mais elle était trop loin pour entendre quoique ce soit.

Un nain à la longue barbe blanche et avec un belle embonpoint et au manteau rouge (qu'elle décida donc de surnommé Père Noël) acquiesça et se dirigea vers un poney qui portait plusieurs sacs sur le dos. Il en sortit un long parchemin, une plume et un encrier. Ça, ce n'était pas bon. Mais pas bon du tout ! « Narvura, tu devrais t'éloigner le plus possible de cette clique de nain, conseilla la conscience – à moins que ce fut l'instinct de survie de Narvura. En courant et en hurlant si ça te plaît, mais éloigne toi d'eux ! ». Père Noël s'approcha d'eux, avec Gandalf et Thorïn à ses côtés. Ce dernier lui tourna autour, semblant l'inspecter. Elle s'attendait à ce qu'il lui pose les mêmes questions qu'il avait posé à Bilbo, du genre « Sais-tu au moins te battre ? », mais, à la place, il demanda à Gandalf :

- Vous en êtes sûre ?

- Vous devez me faire confiance Thorïn, répondit Gandalf.

Thorïn se tourna alors vers Père Noël et lui ordonna :

- Balïn donne lui le contrat.

"Ah ! J'aurais dut me douter que ce nain était Balïn ! Le pire, c'est qu'il ressemble vraiment à un Père Noël miniature" Des souvenirs d'enfance lui revinrent : les cadeaux sous le sapin le jour de Noël, la joie qu'elle lisait sur le visage de son frère en les ouvrants, le rire chaleureux de sa mère en les voyants s'acharnait sur les papiers cadeaux, le sourire taquin de son père en prenant des photos de sa famille… Elle soupira intérieurement. Tout ça allait lui manquer. La voix de Balïn la ramena à la réalité. Non. Franchement, il ressemblait au Père Noël. Mais seulement à l'apparence. Car, en vérité, elle savait que c'était, guerrier ayant vu un grand nombre de bataille et non un gros bonhomme qui ne faisait que de s'empiffrer toute l'année et distribuait des cadeaux aux enfants du monde entier une fois par an … Le vieux nain leur tendirent le parchemin. Wait. Le chef de la compagnie n'avait-il pas dit « donne-lui le contrat » ? Elle fit un pas en arrière.

- Où est-ce que je signe ? demanda Syra en s'emparant de la plume et de l'encrier, prête à partir à la reconquête d'Erebor. Quoi ? Pourquoi vous me regardez comme ça.

- Un hobbit nous suffit, dit Balïn en récupérant la plume. On a déjà un magicien, et il est impossible qu'on ait un elfe dans nos rangs.

Balïn avait prononcé ces derniers mots avec évidence, mais cela ne sembla pas vexer Lorer. Quant à Syra elle ne perdait pas espoir pour participer à cette aventure :

- Je pourrais être votre mascotte !

- Une quoi ?

- Une mascotte, répéta Syra. Quelqu'un qui vous représenterait. Une sorte d'emblème si vous voulez.

Pour toute réponse, Syra eut droit à un regard blasé du vieux nain et de Gandalf. Narvura, elle, elle en profitait pour mettre de la distance entre le parchemin et elle. Ils avaient refusé la présence de ses trois amis dans leur quête, mais ils n'avaient pas dit qu'ils n'acceptaient pas la naine. Et ils avaient parlé de donner le contrat à l'un d'entre eux. Son cerveau s'était mis en alarme rouge. Elle aurait dû écouter son instinct de survie et partir quand elle en avait encore le temps. Gandalf dût s'apercevoir qu'elle était en train (d'essayer) de s'éclipser ni vu ni connue, car il l'interpella d'une voix quelque peu blasé :

- Mais que faites-vous donc Narvura?

Les regards de ses amis et des deux nains se tournèrent vers elle. Peste soit de ce magicien de malheur. Balïn lui tendit le contrat. "Pourquoi moi ? Je n'ai rien demandé !" Elle voulait partir en courant, mais, quelque chose l'en empêcher. Non, franchement, elle avait l'impression que quelqu'un l'avait attaché des fils à tous ses membres, la transformant ainsi en un pantin, et lui contrôlé ses mouvement. Elle voulut crier, mais aucun son ne sortit de sa bouche. En fait, elle n'arrivait plus contrôler ses mouvement. Quelque chose (ou quelqu'un) avait pris le contrôle de son corps ! C'était … effrayant. Elle vit, sa main se lever et attraper le parchemin. L'autre main prit la plume et écrivit « Narvura » tout en bas du contrat. Balïn reprit le parchemin, et déclara haut et fort :

- Ma petite, tu es le quinzième membre de cette compagnie, bien qu'au départ, il ne devait n'y avoir au départ que quatorze … J'espère que tu nous porteras chance !

"Maintenant, tu sais qu'elle est ta mission, Narvura" résonna une voix dans la tête de la naine. Non, cette voix n'était pas sa conscience... Narvura en était sûre, elle l'avait déjà entendu quelque part. À l'aéroport des âmes, plus précisément. Oui, cette voix était celle de Vairë.


Alors, comment c'était ? Reviews ? :)

Ainsi donc:

Lucie = Narvura

Mia = Arienna

Irène = Syra

Gilbert = Lorer