Désolée d'avoir mis autant de temps à poster ce chapitre, je suis inexcusable. *va se fouetter*

J'avais eu l'idée de faire de Parker un fan de One Piece et lui faire reconnaître Ace, ainsi, mais j'ai abandonné l'idée.

Je vous remercie pour vos reviews et j'espère que ce chapitre vous plaira.

Merci aussi à tout ceux qui suivent cette histoire !

Bonne lecture.

P.S. : La Fac ayant reprit, je me dois de retourner sur les bancs d'amphi froid et inconfortable. Je sais donc pas quand je pourrais mettre le prochain chapitre ^^'


Ace attendit d'être certain que Brennan soit couché pour se relever. Il n'alluma pas la lumière, il ne voulait pas l'alerter. Il se contenta de mettre le feu à ses épaules.

Il se sortit des couvertures et fit d'abord une incursion dans le salon, pour retrouver son couteau de chasse qu'on lui avait confisqué. Il le trouva entre deux livres d'anthropologies. Bones l'avait sous-estimer en cachant l'arme. Ace retourna à sa chambre, cacha l'arme sous sa pile de vêtement, dans le placard et alla vers sa fenêtre, ramassant au passage son sac à dos vert. Il ouvrit la fenêtre, puis les volets, le plus silencieusement possible. Ace se figea quand il obtint un léger grincement, mais rien n'indiqua que Brennan s'était réveillée. Alors, le jeune pirate s'assit dans le rebord de la fenêtre, le dos appuyé contre l'encadrement, laissant le vent frais de la nuit le caressait.

Il resta un instant à regarder ce nouveau monde, si différent du sien. Si bruyant, si loin de la mer.

Le vent salin lui manqué, avec le cri des mouettes, le remous des vagues et les craquements du bois.

Ace se prit sa tête entre ses mains et pleura, profitant du fait qu'il soit seul, pour repenser à tout ceux qu'il avait perdu à Marine Ford... Il prit dans son sac la chemise de Marco et enfoui son visage dedans. L'odeur du Phénix était incrusté dans le tissu, seul moyen de lui rappeler que tout n'était pas encore perdu, qu'il lui restait encore quelque chose.

Il lui restait encore des frères, des nakamas.


Brennan se réveilla en entendant Ace criait.

Elle se leva d'un bond, et par réflexe, attrapa son arme sur sa table de chevet. Elle fila ensuite jusqu'à la chambre d'ami, qui était désormais celle du gamin. En entrant, elle se figea.

Le lit d'Ace était en feu !

Le gamin semblait plonger dans un cauchemar, criant et pleurant, mais aller savoir si c'était à cause du feu, parce que qu'il ne se réveillait pas !

- Ace ! cria Brennan, inquiète.

Elle fila à la cuisine prendre une bouteille d'eau qu'elle ouvrit sur le lit, éteignant les flammes... et réveillant Ace en sursaut. Celui-ci se redressa dans le lit mouillé, les cheveux dégoulinants, une expression endormie et un peu surprise sur le visage. Il secoua ses mains pour en chasser de l'eau, rejeta ses cheveux en arrière, et très calmement, regarda Brennan. Il baissa un peu les yeux et avisa la bouteille d'eau. Non, il n'avait pas laissé la fenêtre de sa cabine ouverte et une vague n'était donc pas la coupable de ses couvertures mouillées.

- Pourquoi vous m'avez balancé de l'eau à la figure ? demanda Ace.

Il ne put s'empêcher de bailler.

- Le lit était en feu ! Tu ne t'en es pas rendu compte !? fit Brennan en allumant la lumière pour voir le gamin.

Elle s'assit sur le bord du lit, et examina l'enfant qui essayait de comprendre ce qu'il se passait. Incroyable ! Ace n'avait aucune marque disant qu'il avait côtoyé des flammes ! Pas la moindre trace de brûlure ! Pourtant, là où il avait été allongé, il y avait des traces de brûler !

- Vous avez dû rêver... marmonna Ace, pas du tout perturbé par cette histoire d'incendie.

Il quitta son lit et le regarda. Bon, il faisait comment pour dormir, maintenant ?

- Ace, il y avait des flammes! Tu n'as rien réalisé !? Rien sentit ?! demanda Brennan.

- Je vois juste un lit mouillé, déclara Ace.

Il avisa les traces de brûler dans les draps et pâlit. Là, il comprenait ce qu'il c'était passé et c'était mauvais.

- Ace ? fit Brennan.

- Je vais prendre froid si je reste mouiller plus longtemps, prétexta Ace en s'en allant vers la salle de bain.

Une semaine à peine qu'il était là, et ses cauchemars recommencés à être enflammé.


Ace eut un air indigné.

- J'ai pas besoin de nounou ! rugit-il.

- Je peux pas te laisser seul ici, et je travaille sur des morts toute la journée, Ace, soit raisonnable, tenta de rationaliser Brennan.

- Je me suis occupé de moi et d'un petit-frère de trois ans de moins que moi, tout seul, en pleine jungle ! J'ai pas besoin de nounou ! Et des morts, j'en ai vu, ça, je peux vous le dire !

La femme allait répondre quand on sonna à la porte.

- Ce doit être ta nounou, soit sage, s'il te plaît, Ace. On se voit ce soir, d'accord ? lui dit Brennan en allant ouvrir à la jeune femme qui allait garder Ace.

Ace se prit la tête dans une main, et se mit l'autre main sur la hanche. Non, mais en plus de ça, c'était une gamine de l'âge de Luffy qui allait le garder ?! Mais il avait fait quoi pour mériter ça ?! Même être né avec le sang de Gol D. Roger n'était pas une faute suffisante pour mérité ça !

Il ne réagit pas quand Brennan posa un baiser hésitant sur son front, ni quand elle s'en alla. Ace resta là, plantait devant la jeune fille qui s'était accroupi devant lui en lui souriant.

Finalement, Ace secoua la tête et regarda avec ennuis et colère la fille. Une nounou, vraiment. Il ne dirait jamais ça à Marco, parce qu'il en entendrait parler pendant longtemps s'il racontait ça !

- Vous jouez au poker ? demanda t-il avec un tout petit espoir.

Jouer au poker toute la journée c'était pas ce qu'il y avait de plus intéressant, mais c'était déjà ça. Et la nounou lui piétina son pauvre petit espoir:

- Non, mais, je connais plein d'autres jeux, plus de ton âge...

Ace lui tourna le dos, la faisant s'interrompre. Il se dirigea jusqu'à sa chambre et ferma la porte, en la claquant derrière lui. Qu'est-ce qu'il mourrait d'envie de faire un truc d'adulte, genre, se prendre un bon verre de saké, faire une bonne partie de poker, participer à un combat et autre ! Quelque chose de plus actif pour lui !

Il se prit un livre d'anthropologie qu'il avait trouvé dans les affaires de Brennan et l'ouvrit, histoire de s'occuper. La baby-sitter vint le voir. Quand elle ouvrit la porte, elle fut choquée de se faire foudroyer du regard par un gamin, pardessus la couverture d'une étude beaucoup trop compliquée pourtant, pour son âge.

- Tu veux faire quelque chose ? proposa t-elle, espérant le tiré de son coin.

- Je veux que tu fermes cette putain de porte et que tu me foutes la paix, grogna Ace.

- Hey ! Ne soit pas vulgaire !

- K'ssou gaki !

Ace se sentit fière. Ahah, il avait réussi à insulter la nana sans qu'elle comprenne, et lui clouer le bec par la même occasion. Et cela semblait confirmé l'idée d'Hodgins qu'il parlait courramment le japonais, quoique fusse cette langue.

Il saisi son oreiller et le balança avec précision contre la porte, avec assez de force pour la faire se fermer. Ace se jeta alors hors du lit, et ferma la porte à clef. Il eut un petit rire en entendant la nounou s'égosillait, derrière la porte, pour lui faire ouvrir. Il la bloqua avec une chaise en plus, puis attrapa son sac et son couteau de chasse qu'il mit à sa ceinture. Il arracha les manches de sa chemise, mit son chapeau, même si trop grand, sur son crâne, avant d'ouvrir la fenêtre. Il sauta dans la rue, trois étages plus bas, sans que personne ne le voit, et fila, son sac sur le dos.


Brennan décrocha son téléphone.

- Allo ? fit-elle.

« Docteur Brennan, j'ai quelques soucis avec votre fils » fit la jeune fille qu'elle avait engagé comme baby-sitter.

Brennan reposa sa loupe, cessant d'ausculter le squelette sous ses yeux, et fronça les sourcils.

« Depuis que vous êtes parti, il c'est enfermé dans sa chambre et refuse dans sortir. Je me suis dit que s'il se calmait un peu, il en ressortirait tout seul, mais il est midi, je l'ai appelé pour manger, mais il ne répond pas et sa porte est toujours fermé à clef. »

Brennan soupira. Comme si elle avait besoin de ça maintenant qu'elle avait un corps à examiner.

Elle regarda Camille, face à elle qui lui fit un sourire, l'aire de dire "vas-y".

- Très bien, j'arrive immédiatement, fit Brennan en raccrochant.

- Dure d'élever un enfant, sourit le Docteur Saroyan avec compassion.

- Ace a le comportement d'un adolescent, plus que celui d'un enfant de onze ans, soupira Bones, en retirant ses gants.

Elle rangea son portable dans sa poche et fila, promettant de revenir vite. Pourquoi fallait-il qu'Ace montre un comportement aussi étrange ?


Ace trouva avec joie un quartier mal famé de la ville. Il déambula dans les rues, entre les prostitués, les dealers et les voleurs, en ayant presque l'impression d'être rentré chez lui. Après tout, une île pirate ressemblait pratiquement à ça.

- Hey, gamin... si tu tiens à la vie, donne-moi ton fric, lui dit un voyou en se mettant devant lui.

Ace sauta en l'aire et lui donna un bon coup de pied dans la figure, l'assommant immédiatement. Il le fouilla et trouva son argent.

- Merci pour la monnaie, ossan, ricana le petit pirate.

Il embrassa les billets et les fourra dans sa poche, avant de reprendre sa route. D'autres personnes subir un sort assez semblable, et perdirent leur fric, tout au long du chemin, jusqu'à ce que lui bruit se répande sur un enfant avec la force d'un adulte...

Et cette fois, alors qu'Ace avait repéré au loin des personnes en train de jouer au poker, ce fut une bande entière de malfrats qui encerclèrent le gamin.

- Huit contre un... ça fera toujours un peu plus d'argent, ricana Ace.

Tout cela l'excité. Il se sentait vivant.

Se battre, c'était ce qu'il aimait. Sans doute est-ce dû au fait qu'il soit un D. ou qu'il ne puisse pas passer une journée, en tant que pirate, sans se bagarrer, que ce soit pour sa vie, pour se faire du fric, ou parce qu'il avait agacé Marco avec une sale blague... ce qui rejoignait aussi parfois la première idée de se battre pour sa vie.

Ace évita les coups presque en dansant, attrapa une main qui tenait un couteau, la tordit pour récupérait l'arme. En un bond, il s'accrocha au sweat-shirt de l'un des thugs, et lui planta profondément l'arme dans l'épaule, assez pour lui faire perdre connaissance, mais sans pour autant mettre ses jours en danger. Il se projeta hors de l'homme pour atterrir sur les épaules d'un autre qu'il assomma par un coup dans la gorge, et distribua un grand nombre de coup de pieds au reste de la troupe.

Enfin, il était de nouveau les deux pieds à terre, arrangeant son chapeau, regardant les voyous autour de lui, faisant la serpillière sur le goudron où avait traîné... oubliez, même Dieu ne voudrait pas savoir ce qu'avait vu ce goudron !

Ace fit les poches de ses victimes, cherchant de l'argent, puis alla jusqu'aux joueurs qu'il avait vu tout à l'heure. Oui, on jouait bien au poker. Hourra ! Victoire !

- Na, je peux jouer ? demanda Ace en se mettant devant la table.

- C'est pas pour les gamins, le rabroua un homme en lui soufflant de la fumée au visage.

Ace augmenta sa température interne en inhalant la fumée, et la recracha à la figure du fumeur qui toussa sous la fumée brûlante qui lui revint à la figure.

- J'ai du fric, assura Ace. Alors ? Je peux ?

Les autres joueurs se regardèrent et un mauvais sourire étira leurs lèvres, quand ils virent la liasse de billets, qu'Ace avait prise aux voyous, qu'il avait rencontrés en chemin. Ils avaient un pigeon a déplumé.

- Installes-toi ! lui dit un gars à qui il manquait un doigt.

On tendit une chaise pliante à Ace, qui l'installa à la table, pour s'y mettre. Si seulement ils avaient su que c'était le pigeon, qui les déplumerait.


Brennan luttait contre la porte, essayant de l'ouvrir, quand son portable sonna.

- Quoi ? aboya t-elle en décrochant.

« Docteur Tempérance Brennan ? Ici la police, » annonça un homme à l'autre bout du fil.

- Qu'est-ce que je peux faire pour vous ?

« Nous avons trouvé votre numéro dans le portable d'un jeune garçon qui dit s'appelait Portgas D. Ace. Le connaissez-vous ? »

- Oui... mais... écoutez, il doit y avoir une erreur quelque part, parce qu'il est censé être enfermé dans sa chambre.

« Nous l'avons arrêté lors d'une descente dans un quartier mal famé, après une bagarre. Si vous voulez bien passer le chercher. »

- J'arrive, soupira Brennan.

Elle raccrocha et se prit le front dans une main. Ace avait fugué... sérieusement...

Elle congédia la nounou et tout en retournant à sa voiture, elle envoya un message à Camille pour lui dire ce qu'il venait de se passer. Elle ne côtoyait le gamin que depuis une semaine, que déjà, il la fatigué. Ça lui donnait presque envie de ne pas avoir d'enfant de son propre sang.

Le trajet jusqu'au commissariat ne fut pas très long.

Quand elle entra, et se présenta à l'accueil, un inspecteur la conduisit jusqu'à Ace. Elle fut presque surprise de le voir sans la moindre égratignure, son sourire confident et insolent aux lèvres.

- Ace ! fit Brennan, indignée.

- Yo ! Me faisais chier, donc je suis allé faire un tour ! ria Ace.

- Merci de l'avoir retrouvé, dit-elle au policier qui l'avait appelé.

Ace récupéra son sac par terre et le balança sur son épaule, avant de suivre Brennan jusqu'à la voiture, sans perdre son sourire, mais sans dire un mot.

- Qu'est-ce qu'il t'est passé par la tête, Ace ? demanda Brennan en mettant le contact.

- Je me faisais chier, c'est tout. Si encore, elle savait jouer au poker ! Mais même pas ! Alors, je suis allé faire un tour, histoire de me changer les idées, et sérieux, envoyer quelques poings dans la figure et dépouiller quelques pigeons, ce fut un régale ! ria Ace sur le siège passager de devant.

- Tu aurais pu te faire tuer !

- Faux. J'ai vu assez de situation où j'aurais pu mourir, pour savoir quand je suis en danger, et aujourd'hui, ça n'était pas le cas, mais alors, loin de là.

Ace frotta sa cicatrice sur sa poitrine, attirant l'attention de Brennan qui cessa de regarder la route devant eux.

- Comment tu t'es fait ça, Ace ? demanda t-elle.

- L'homme en question porte le nom de code de Akainu, marmonna Ace, tout sourire disparu.

Ace montra sa main droite. Ses phalanges étaient assez ridés. Il reprit :

- Au cour d'un combat pour ma vie, il m'a brûlé grièvement, et voilà ce qu'il en reste de la blessure. J'étais à terre quand je l'ai vu se tourné vers mon frère. Je savais qu'il allait le tuer, alors, j'ai rassemblé toutes mes forces pour m'interposer. J'ai pris le coup à sa place, et j'ai bien cru que j'étais mort. Je me souviens de rien d'autre. Quand je suis revenu à moi, c'est vous que j'ai vu, à l'hôpital. Je sais pas ce qu'est devenu mon frère, mais je sais qu'il est en vie, et c'est l'essentiel.

- La lettre que tu as froissé ce jour là te l'a dit ?

Ace hocha la tête.

- Marco est un peu comme un grand-frère pour moi. La chemise mauve est à lui, d'ailleurs... c'est tout ce qui me dit que personne ne m'a oublié et que le moment venu, je serais encore le bienvenu parmi eux... souffla Ace.

- Pourquoi tu ne serais pas le bienvenu quelque part ? Certes, ton caractère n'est pas des meilleurs, mais tu n'es qu'un enfant !

- Vous savez pourquoi on a voulu me tuer avec mon frère ? demanda Ace. Ce n'était pas un accident, c'était une exécution. Mon exécution, qui c'est transformé en guerre. Mon petit-frère a fait des pieds et des mains en dépit de sa vie pour me sauver, ce jour là.

- Qui pourrait exécuter un enfant !? Aucune excuse ne peu le permettre ! Certes, dans certaines cultures, cela serait prétextée parce que tel ou tel enfant serait de mauvaise augure pour la tribu, mais tu viens d'une civilisation assez avancée pour ne pas permettre ce genre de chose ! s'énerva Bones.

- La civilisation assez avancée, que je connais, a rasé une île de la carte parce que ses habitants voulaient soi-disant se rebeller contre ceux qui ont fait les lois, alors qu'ils ne voulaient seulement que connaître l'histoire. On a voulu prendre ma vie parce que je suis l'enfant d'un criminel.

Brennan regarda Ace mais celui-ci la défia du regard, lui faisant bien comprendre qu'elle n'aurait pas de réponse si elle posait plus de question.

- Ace... commença Brennan en regardant devant elle, de nouveau. Si tu sais comment rentrer chez toi, dis le moi. Ta famille et tes amis doivent te manquer... je suis peut-être pas très douer pour les relations humaines, tu as dû t'en rendre compte, mais...

- Oui, ils me manquent tous. Je voudrai bien rentrer chez moi, mais je ne peux pas revenir comme ça, et surtout, je ne sais pas comment rentrer, coupa Ace. J'ai pas envi de continuer de parler de moi, on peu changer de sujet ?

- Très bien, alors, comment tu es sorti de ta chambre ? J'ai essayé d'y entrer et elle était fermée de l'intérieur. La nounou est restée dans le salon. Si tu en étais sorti, elle t'aurait vu.

Le sourire d'Ace refit son apparition sur son visage.

- Je suis passé par la fenêtre, dit-il, comme si c'était la chose la plus aisée du monde.

- Du troisième étage ! Tu aurais pu te blesser ! On va passer chez le médecin, immédiatement !

- J'ai pas besoin de médecin, sérieusement...

- Tu sorts de l'hôpital ! Sois raisonnable !

- Ça fait une semaine ! Je pète la forme et je suis de bonne humeur ! J'ai pris l'aire, je me suis bagarré bien comme il faut et j'ai déplumé quelques pigeons au poker !

Brennan le regard avec des yeux immenses.

- Qui t'a appris le poker ?! demanda t-elle.

- Personne. J'ai assisté une fois à une partie, vite comprit les règles, et mit au point ma propre technique de triche pour gagner en cas de besoin... je me débrouille pas mal, surtout quand j'ai un as de pique dans ma main.


Ace se laissa tomber en grognant sur un tabouret dans le bureau de Hodgins.

- Eh bien, qu'est-ce qu'il t'arrive ? demanda le jeune scientifique en examinant de plus prêt un insecte trouver dans la bouche du squelette qui était en cours d'examen par Brennan.

- J'ai eu une baby-sitter de l'âge de mon frère, et on m'a embarqué chez le pédiatre, par peur que je me sois fait mal ou que j'ai choppé quelque chose quand j'ai fugué, pour utiliser les termes de Bones, ragea Ace en donnant des coups de pieds dans le vide. Merde à la fin ! J'ai passé mon enfance à courir dans une jungle et une déchetterie, à chasser des bêtes plus grosses que moi, survivre à des en trainements totalement déjanté, et parce que j'ai juste sauté de seulement trois étages, et distribuer quelques coups de poings, on s'en fait pour moi !

Hodgins leva les yeux de son microscope pour regarder Ace. Le pirate était sérieux ?

- Ace... tout le monde vit comme toi, sur ton monde ? s'enquit Hodgins.

- Non. D'autres vivent mieux, d'autres pires. Après, on peu pas vivre mieux que ces enflures de Tenryubitos. Ensuite, l'homme qui m'a, disons... en quelques sortes élevé, voulait que je devienne un grand marine et que je traque les pirates. À défaut d'être un Kaigun Taishô, je suis un Kaizoku Taîsho.

- De l'autre côté de la barrière, en effet.

Ils ne purent s'empêcher de rire un peu.

- Na, Hodgins... j'ai besoin d'aide, annonça brusquement Ace.

- En quoi je peux t'aider ? Un instant, j'apporte les résultats et je suis à toi, lui dit Hodgins.

- Tu auras quelque chose d'autre à faire ? s'enquit le petit pirate.

- Hhm, non, je pense pas.

- Je t'attends sur le toit, si tu y vois pas de soucis.

- Très bien, je t'y rejoins.

La seule réponse qu'il eut, ce fut un léger ronflement d'Ace qui fit sa crise de narcolepsie.


Hodgins trouva Ace en train de faire on ne savait trop quoi sur le toit. Il tournait le dos à la porte, les mains devant lui, respirant profondément.

- Hotarubi... souffla Ace.

Des petites boules de feu étrangement vertes, semblable à des lucioles, sortirent de ses mains et se répandirent dans les aires, tout autour de lui. Hodings referma la porte, en silence, et se contenta de regarder le spectacle.

- Hidaruma ! annonça Ace.

Les lucioles explosèrent autour d'une cible invisible. C'était certain, quiconque aurait été la cible de ça, aurait été grièvement brûlé.

Ace étira ses bras au dessus de la tête et se tourna vers Hodgins.

- C'est une belle attaque, sourit le scientifique.

- Hotarubi est juste un mouvement pour préparer l'attaque. Ça me sert aussi de lampe de torche quand j'ai la flemme de prendre feu, lui dit Ace en venant vers lui.

Sans se consulter, ils s'assirent comme une semaine auparavant, au dessus de la porte, et Hodgins attendit qu'Ace parle en premier. Le pirate joua un instant à faire rouler entre ses mains une balle de flamme et soupira finalement pour dire :

- J'ai besoin d'utiliser mes pouvoirs, si je veux pouvoir retrouver ma taille et rentrer chez moi. J'ai croisé quelqu'un de mon monde, qui m'a donné les indications dont j'avais besoin pour redevenir le vrai Ace.

- Comment tu sais que cette personne est de ton monde ? demanda Hodgins.

- Parce que Marco m'a déjà montré une photo de cet homme, qu'il m'a reconnu sans que je me présente, en tant que Hiken no Ace, et ensuite, il a quelque chose que je n'ai pas encore ressentit chez quelqu'un de ce monde.

- Ah, oui forcément... Je pourrais essayer de m'arranger avec le Docteur Brennan pour qu'on passe quelques après midi ensemble. Le feu reste de la physique, et je pense que c'est universel. Quelques exercices pour voir ce dont tu es capables, et je pourrais sans doute trouver de quoi te permettre de trouver de nouvelles façons d'utiliser ton don.

Ace le regarda avec espoir.

- Alors, je lui propose de te confier à mes soins ? demanda Hodgins avec un sourire.

Ace hocha la tête avec force. Ouuiiii ! Hodgins était sympa avec lui ! Il le comprenait ! Il le traitait pas comme un gamin ! Et en plus, s'il pouvait mettre au point des mouvements encore plus cool !

- Bien, ensuite, c'est tout ce dont tu voulais me parler ? s'enquit le scientifique.

Le sourire d'Ace disparut. Il joignit ses mains, faisant disparaître la balle de feu dans une gerbe d'étincelle, entre ses paumes et se mit en tailleur, les coudes sur les genoux.

- Je fais des mauvais rêves... je revis de mauvais souvenirs... si ce n'était que ça, je saurais m'en sortirais, mais hier soir, Bones m'a réveillé en me jetant une bouteille d'eau à la figure parce que le lit était en feu.

- Ouch !

- J'ai pas réalisé sur le coup, ce qu'il c'était passé, avant que je vois les traces de brûlures dans les couvertures, les draps et le coussin.

- Tu as déjà eu ce soucis ?

- Mes affaires sont en générales fait de matériaux résistants au feu. Y'a que mes fringues qui ne prennent jamais feu, par soucis de pudeur, sans doute. Je sais pas comment faire, sérieux. J'ai pas envie de tout raconter à Bones sur ma vie, et tout, et tout.

- Tu connais un moyen d'éviter ce genre... d'incident ?

- Karioseki. Mais sérieux, je supporte par le contact du ce truc, et j'en ai suffisamment porté ces derniers temps... Je préfère me noyer direct, plutôt que toucher à nouveau ce truc.

- Que je sache, on ne trouve pas de...

- Ka-rio-se-ki, répéta Ace en détachant les syllabes.

- De kairioseki, par ici.

- Pas d'idée de génie ?

- Non, je le crains. Peut-être quelques médicaments, mais j'ignore comment ça réagira sur ton organisme, donc je préfère éviter... et je crois que tu as vu assez de médecin pour aujourd'hui, non ?

Ace eut une moue craquante, montrant qu'il avait pas aimé ce séjour chez le pédiatre. À le voir, Hodgins en oublié presque que c'était un pirate capable de foutre le feu d'un claquement de doigt à n'importe quoi, ou n'importe qui. Le scientifique secoua la tête pour chasser l'envie de serrer dans ses bras le gamin juste à côté de lui.

- Bon, eh bien, ce problème reste irrésolu, soupira Ace.

- Si ça t'arrive une autre fois, elle finira par se rendre compte que tu n'es pas touché par les flammes, et se contentera de juste les éteindre sans te poser de question, si tu lui montres bien que tu veux pas en parler, lui dit Hodgins.

- J'espère bien.


Ace étala sa quinte flush royale devant Booth avec un sourire insolent et confident. Booth en laissa pendre sa mâchoire, surpris.

- L'As de Pique a toujours été ma carte porte bonheur ! ria Ace devant la tête de son adversaire.

- C'est bien la première fois que je me fais si lamentablement rétamé au poker, et surtout par une enfant de onze ans, marmonna Booth.

- Booth ! Comment peux-tu jouer au poker contre un enfant !? s'énerva Angela en rejoignant les joueurs dans le hall de l'institut, accompagnée par Brennan.

Ace fit son regard de chien battu pour ne pas se faire gronder.

Brennan le regarda avec l'intention de le gronder, mais face à ce regard larmoyant gris noirs et cette petite lèvre tremblante, elle craqua et ne put que se laisser attendrir.

- Booth ! gronda t-elle au final.

Booth remarqua le sourire vainqueur d'Ace, dans le dos des deux jeunes femmes.

- Et lui ?! C'est lui qui m'a demandé de jouer au poker avec lui ! dénonça Booth en pointant le gamin du doigt.

C'était une action totalement immature de sa part.

Les deux femmes se retournèrent de nouveau vers Ace, mais il avait de nouveau son aire de cocker triste.

- Comment un ange pareil peut-il demander à un adulte de jouer au poker avec lui ! Ton comportement est une honte pour un adulte, Booth ! Tu dois assumer ce que tu as fait et n'accuse pas un enfant ! reprocha Angela.

- Démon, marmonna Booth dans sa barbe, à Ace.

Ace eut un nouveau sourire, parfaitement machiavélique, cette fois. On pouvait limite voir les cornes rouges sur sa tête, à la place de l'auréole que voyait Angela et Brennan... néanmoins, qui aurait cru que la redoutable et si particulière Bones puisse ainsi se laisser attendrir par un tel regard.

- Ace, j'arrive immédiatement, tu veux pas aller m'attendre dans la voiture ? fit Brennan en tendant ses clefs à Ace.

Ace rangea les cartes dans une de ses poches et attrapa les clefs.

- Ja na, miss Montenegro ! salua Ace en filant.

Angela lui fit un salut de la main, puis retourna à ses affaires, laissant Bones et Booth seuls.

- Booth, je voudrai que tu passes ce soir, il y a quelque chose de perturbant avec Ace dont je voudrai que tu sois témoin, annonça de but en blanc Brennan.

- C'est grave ? s'enquit Booth en se levant du siège sur lequel il s'était assis pour jouer avec Ace.

- Je pense que pour comprendre, il vaut mieux que le vois ça par toi-même.

- Très bien je passerai.


Ace reposa son stylo et relut ce qu'il venait de finir d'écrire. Histoire de ne pas rentrer les mains vides, il avait décidé de coucher par écrit ce qu'il découvrait et voyait dans ce monde. Y comprit les enquêtes auxquels il avait réussi à assister, ce qui en faisait deux, pour le moment, le pyromane inclus. Cela intéresserait sans doute grandement Marco, peut-être, toujours attiré par la nouveauté. Et Luffy en serait dingue, voir jaloux, que son frère ait put découvrir un autre monde.

Finalement, il referma le cahier et le cacha dans le chemise de Marco, qu'il rangea dans son sac. Il alla souhaiter bonne nuit à Brennan et Booth, en train de commenter une dernière ancienne affaire, et alla se coucher. Certes, pour lui, il était encore tôt, mais il avait passé la journée dans le coin mal famé de la ville. Il n'avait pas d'adversaire à sa taille, mais passer le plus claire du temps à affronter des hordes de faiblards, c'était crevant, dans un sens.


Brennan tourna la tête vers le couloir en entendant la voix d'Ace.

- Je crois que ça à commencer, souffla t-elle avec appréhension.

- Quoi donc ? demanda Booth.

Brennan se leva et sortit de derrière un coussin pas loin d'elle une couverture résistante aux flammes. D'un pas rapide, elle alla vers la chambre d'Ace. Booth failli crier en voyant les flammes sur le gamin et le lit, mais Brennan était déjà sur Ace. Elle appliqua fermement la couverture, éteignant les flammes et Ace redressa en sursaut, transpirant, la respiration saccadée.

Il regarda autour de lui, les yeux ouverts, mais toujours endormi.

- Doko... Luffy wa doko... demanda Ace.

- Shhh, tout va bien... lui dit Brennan. Rendors-toi.

- LUFFY ! hurla Ace encore plus paniqué.

Il commença à se débattre.

Booth mit une main sur l'épaule de Brennan.

- Il dit quoi ? lui demanda t-il, regardant le gamin qui n'arrivait pas à se réveiller de ce cauchemar, malgré l'intervention de Brennan.

- Il demande où est un certain Luffy, traduisit la femme.

- Dis lui que ce Luffy va bien et qu'il est en sécurité.

Brennan traduisit et Ace retomba en arrière dans les coussins, plus tranquille. Bientôt, il dormait paisiblement cette fois.

Booth fit un signe à Brennan et ils sortirent de la chambre.

L'agent du FBI referma la porte.

- Il n'a pas conscience d'être en feu, lui dit la femme, immédiatement. Je lui ai déjà fait remarquer, et il dit que j'imagine les choses. Il ne présente jamais la moindre trace de brûlure.

- C'est quelque chose de bizarre, mais pour être franc, c'est pas ce qui m'inquiète le plus, lui dit Booth.

- Ace prend feu et tu trouves quelque chose de plus terrible !

- Shh, baisse la voix, va pas le réveiller.

Brennan porta une main à son front, essayant de conserver son calme.

- Est-ce qu'il fait toujours les mêmes cauchemars ? demanda Booth.

- Oui, murmura Brennan. Il parle de guerre et d'exécution, il hurle des noms et pleura.

- Alors, y'a rien qu'on puisse faire à ce sujet... il s'agit de... souvenirs... je dirais... j'ai déjà vécu ça, donc, j'ai reconnu son comportement... mais c'est un gamin...

Brennan porta une main à ses lèvres, se rappelant de la conversation qu'elle avait eu dans l'après midi avec Ace. Et dire qu'elle ne l'avait pas cru.

- Il n'y a rien à faire ? demanda t-elle.

- Vois ça avec Sweets, mais j'en doute.