Et voilà le deuxième! n'hésitez surtout pas à me laisser vos coms! merci
Il avança d'un pas, je reculais malgré moi, mais ne baissais pas ma garde pour autant. Mon père nous avait appris à nous battre, lorsque nous étions plus jeune, il ne voulait pas que l'on puisse toucher à ses « précieuses », c'est comme ça qu'il nous appelait. Il était mort peu de temps après, ma mère nous avez élevée comme elle le pouvait nous n'étions pas malheureuse. Le visage de Rose s'imposait à moi. La colère s'empara de moi, mes larmes, ses traîtresses, coulèrent le long de mes joues.
Pourquoi est-ce que tu pleures ? Je croyais que étais plus courageuse.
Qu'avez-vous fait de ma sœur ? Je voulais crier mais à la place mes mots sortirent en un trémolo faiblard.
C'est ta sœur ? Pas possible... ne t'inquiètes pas pour elle, mon frère s'occupe d'elle. Il riait, jamais je n'avais entendu un rire aussi cristallin et mélodieux.
Si vous lui faites du mal, je...
Tu te répètes la... et si on recommençait. Je m'appelle Edward, et toi ?
Je ne voulais pas répondre, il attendait et commençait à taper du pied, une éclat de colère passa sur son visage. Il inspirait profondément.
Ben puisque tu ne veux pas me donner ton nom, je t'appellerais mon colibri. Tu aimes ta chambre ? Dit-il en me montrant la pièce.
Je ne répondais pas, il se dirigeait vers le lit, et caressait le pardessus. Son regard se vrilla sur moi, il s'étaient assombris, qu'est-ce que ça voulait dire ?
Finissons-en. Dis-je faiblement. Prenez ce que vous avez à prendre et ensuite tuer moi.
Son expression changea, je ne saurais dire quel sentiment elle exprimait. L'horreur ?...Peut être l'incompréhension.
Alors tu crois que tu es ici, pour ça ? Ah Ah Ah !
Son rire résonnait dans toute la pièce, il se dirigeait à présent vers un meuble en bois plus clair, c'est là que la vis, la porte, elle était entrouverte, je calculai rapidement la distance qui me séparait de mon ravisseur, il ne pourrait me rattraper alors je décidai de foncer à toute allure, une fois sortie de cette pièce, je chercherais Rose et s'il le fallait je tuerais son tortionnaire, même si c'était la dernière chose que je ferais. Je passais la porte lorsqu'il se retournait, je me précipitais dans le couloir,j'avais à peine fait deux mètre qu'une douleur vive dans mon dos me cloua au sol, j'avais comme la sensation qu'on avait pris un couteau et qu'on m'avait lacéré avec. Je sentais un liquide chaud couler rapidement le long de ma jambes Je commençais à sombrer sous le poids de la douleur, n'entendant que des bribes de conversation.
Imbécile... sans défense... châtier...
Je sentais mon corps se soulever, la douleur me fit ouvrir les yeux mes yeux ne virent qu'une mare de sang. Je me sentais légère, était-ce la fin ?...
je devais être en enfer, pourtant je n'avais jamais rien fait de mal, parce que tous les jours et plusieurs fois par jour, on venait me torturer, je ne pouvais pas crier, aucun son ne sortait. Ça brûlait, tout mon dos endurait cette souffrance. Et lorsque je pensais la douleur partie, elle revenait plus virulente. J'étais morte et mon seul regret était de na pas avoir pu sauver ma sœur... Elle avait dû être envoyée au paradis, elle avait été tellement gentille, avec tout le monde, qu'elle ne pouvait être que là-bas.
Je suis là Bella... ne t'inquiète pas.
Voilà que j'entendais des voix à présent. Je me sentais quand même soulager d'entendre cette voix, celle de ma Rose.
Comment va-t-elle ? Dit un ténor que je reconnu parfaitement.
Je sombrais de nouveau dans mon enfer, que celui-ci pouvait être cruel, il me faisait entendre la plus belle chose au monde avant de me torturer de nouveau ? Encore cette brûlure...
Je devais commencer à m'habituer à cette douleur, car je la sentais de moins en moins mais je n'entendais plus le son de la voix de ma sœur. C'était le plus triste je crois.
Le plus marrant ce que tout du long, javais la sensation d'être sur un sol duveteux, confortablement installée. J'ouvrais les yeux, je distinguais un mur de pierres grises, plus proche de moi, je voyais une multitude de couleurs, j'écarquillais les yeux, je n'étais donc pas morte, j'étais toujours dans cette chambre. Avais-je imaginé tout ça ? Non ! Ça n'était pas possible. J'essayais de me relever mais mon dos me fît souffrir.
Doucement... tu n'es pas encore guérie. Entendis-je de l'autre cotés du lit. Tes plaies commencent à peine à guérir.
Je tournais lentement la tête et je ne regardais l'homme qui depuis le début me retenait ici. Il souriait tristement, baissait les yeux,il ne me regardais pas.
Vous êtes content de ce que vous avez fait ?
De quoi tu parles ? Demanda-t-il incrédule.
De moi ! Je vous parle de moi ! Le résultat vous plaît ? J'ai compris pourquoi je suis ici ! C'est pour ça !
Tu crois que c'est moi qui t'ai fait ça ?
J'en suis sûre.
Et bien, tu te trompes, c'est un de mes gardes... ce n'est pas mon truc de faire souffrir.
Peu importe, c'est de votre faute.
J'en suis bien conscient. J'ai puni ce garde.
Il disait ça avec tant de peine dans la voix.
Tu ne veux toujours pas me dire comment tu t'appelles petit colibri ?
Comme si vous ne le saviez pas. Si je n'ai pas rêvé, Rose, ma sœur, était ici.
C'est vrai, mais je préférerais que tu me le dises toi-même.
Bella... soufflais-je.
Un sourire étira ses lèvres, il levait les yeux vers moi. Je me sentais rougir, pourquoi son regard me troublait-il à ce point ? Il se leva de sa chaise et alla chercher un petit pot en terre.
Et bien Bella c'est l'heure de ta pommade...Laisse toi faire s'il te plaît...
