... Il semble en fait que je publie un chapitre par an... Ouais c'est nul, mais je vais m'arranger! Je vais faire mieux! Bien mieux! Vous n'allez pas en revenir MWAHAHA!

En espérant qu'il vous plaise... Oh, euh je vous assure, je répondrais au reviews, mais à ma décharge j'ai déjà du mal à trouver la motivation d'écrire mes chapitres donc bon... Ne vous y trompez pas! J'adore écrire! Mais faut du temps! Enfin, je vous laisse pour de bon cette fois, bonne lecture!


Chapitre Troisième

5 juillet

Sur le point de mourir d'ennui, Severus avait brusquement décidé de s'occuper du jardin, profitant du rare beau temps anglais qui semblait s'être installé depuis quelques jours. Le massif de roses était en vérité la seule chose correctement entretenue de sa propriété, et puisqu'il était condamné à passer deux longs mois dans cet endroit, autant en faire quelque chose. Évidement il n'avouerait jamais que l'idée lui était venue à la suite de la visite impromptue et indésirable deux jours plus tôt, d'une jeune pipelette inconnue.

Manches retroussées, une paire de gants protecteurs aux doigts, il avait méthodiquement commencé par déraciner les mauvaises herbes qui menaçaient de tout recouvrir.

Après deux heures de ce traitement, essoufflé et courbaturé, il choisit de faire une pause, et se redressant, il avisa, appuyée contre sa barrière l'air de rien, l'insupportable tornade bavarde, lunettes de soleil sur le nez qui visiblement était là depuis un bon moment.

Manifestement repérée, elle s'invita dans son jardin sans la moindre gène et annonça :

«- J'étais venue discuter de votre amour pour les roses autour d'un encas –elle désigna le panier de cookies à son bras, cookies qui avaient un aspect vraiment bizarre et Severus se demanda distraitement s'ils étaient réellement comestibles- mais vous sembliez tellement concentré que je n'ai pas voulu vous interrompre, finit-elle dans un sourire.

-Écoutez, bien que je ne sache pas qui vous êtes, non inutile de vous présenter cela ne m'intéresse pas, je peux d'ors et déjà vous apprendre que vous manquez cruellement de manières, et que si par une quelconque action je vous ai fait croire que j'avais la moindre envie de m'imposer votre présence, croyez bien que je le regrette amèrement. Maintenant si vous voulez bien…» il lui désigna la rue d'un geste désinvolte.

D'abord abasourdie, elle se reprit vivement.

«- Eh bien il semble que je ne sois pas la seule à souffrir de mauvaise éducation ! Pesta-elle indignée en tournant les talons, apprenez à corriger vos propres vices avant de dénigrer les autres Mr Ronchon ! »

Il eut un rictus moqueur jusqu'à ce qu'il vit le panier d'osier toujours devant lui.

« -Vous oubliez vos… confections !»

Elle ne sembla pas l'entendre et disparu de son champ de vision dans un dernier « Non mais vraiment ! » offusqué.

Il jeta à nouveau un coup d'œil soupçonneux aux biscuits puis se replongea dans son grimoire et recommença. Ce manège avait débuté dès qu'il les avait rentrés chez lui et l'agaçait malgré lui. Des années d'espionnage (et d'enseignement) lui avaient appris à se méfier de toute nourriture. Il décida finalement au bout d'un long moment qu'il n'avait rien à perdre et excusa sa curiosité en arguant qu'en en mangeant il pourrait se faire une idée plus précise du niveau de nuisance de leur créatrice. Il en attrapa distraitement un, et reprit sa lecture.

8 juillet

Le jardin avançait bien, et il aurait très certainement fini le désherbage le lendemain. Les cookies s'étaient révélés plus que mangeables et il avait vaguement craint que la jeune femme ne vienne lui réclamer le panier, mais elle n'était jamais revenue. Il le posait toutefois devant la barrière tous les jours, juste au cas où, ne voulant pas se retrouver confronté à cette dernière et au fait qu'il les avait tous engloutis sans s'en rendre compte, à sa grande honte.

Ce soir-là cependant, lorsqu'il sorti pour le récupérer, il ne put que remarquer sa disparition et fut soulagé qu'elle ne soit pas venue sonner et soit restée discrète.

10 juillet

Severus se réveilla de forte méchante humeur. C'est-à-dire d'humeur encore plus sombre que d'habitude si l'on considère qu'en réalité il ne soit jamais quelqu'un de relativement jovial.

Il était sorti la veille pour acheter des graines dans l'idée de créer un potager de plantes utiles dans la fabrication de potions dans un coin du jardin, mais tout ne s'était pas réellement déroulé selon ses souhaits. Et c'était le moins que l'on puisse dire, pensa-t-il avec un grognement.

Il était naturellement allé au Chemin de Traverse, et ça avait été le début des ennuis. En arrivant au Chaudron Baveur déjà, plusieurs clients l'avaient dévisagé et il avait entendu des murmures désagréables à son sujet. Bien qu'il ait été innocenté du meurtre de Dumbledore après la guerre (grâce au témoignage de Potter notamment) l'opinion publique ne semblait pas prête à laisser couler les choses aussi facilement. La Gazette du Sorcier avait fait des frasques sous la plume de Rita Skeeter qui s'en était donnée à cœur joie, clamant manipulation du survivant et complots en tout genre dont il serait l'instigateur, lui le mangemort reconnu. Comme si quiconque pouvait manipuler une tête brulée comme Potter ! pensa-t-il avec dédain.

Il était plus qu'habitué à une certaine animosité à son égard évidement, le problème était que les accusations d'autrui ne faisaient que le renvoyer à sa propre culpabilité, et qu'il savait que les gens avaient raison : il était un meurtrier et il ne méritait pas d'être encore en vie. Et toutes ces personnes étaient déjà dégoutés alors qu'elles ne savaient même pas le quart de tout ce qu'il avait pu faire… et il avait faillit laisser échapper un rire amer.

Il sortait de chez son botaniste habituel, graines en poche, lorsqu'un éclair rouge avait sifflé près de son oreille. Vif et fort de ses réflexes il s'était retourné pour se retrouver face à un homme plutôt grand, des cheveux châtain et bouclés, un rictus de rage déformant un visage qui devait être chaleureux habituellement.

«-Snape, cracha-il, je ne pensais pas qu'aujourd'hui serait mon jour de chance ! Je n'ai jamais compris pourquoi le ministère t'avait relâché, assassin ! Mais lorsque le gouvernement ne fait pas son travail, c'est aux citoyens de faire leur devoir, n'est-ce pas mangemort ?»

L'homme semblait prit de folie, et les passants se gardaient bien d'intervenir, se contentant de regarder comme on assiste à un match de Quidditch.

La lutte s'engagea. Severus voulait simplement le désarmer pour pouvoir rentrer tranquillement chez lui (et rapidement) alors que l'inconnu cherchait clairement à le blesser. Un nouveau sort vola, que Severus esquiva facilement.

« -Ha ha ! » S'exclama l'attaquant, le temps que le professeur comprenne que c'était une feinte et qu'il s'était fait avoir comme un débutant.

" Un sort peut en cacher un autre " se morigéna-t-il en récitant l'adage le plus élémentaire de duel tandis qu'une brûlure lui vrillait l'épaule gauche. Il leva cependant sa baguette et…

«-QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA ?»

Severus suspendit son geste et les deux duellistes se tournèrent comme un seul homme vers une Mrs Weasley rouge de colère qui marchait droit vers eux.

«-Vous ne voyez pas que l'on est occupé? s'exclama l'inconnu sèchement.

Molly se contenta de le fusiller du regard avant de se détourner :

-Je te croyais bien plus digne que cela Severus ! Te battre en pleine rue ! Quel exemple pour tes élèves !

-Eh, la vieille, ne te mêle pas de ça, d'accord ? C'est des mangemorts comme ce bâtard qui ont tués ma femme ! Il mérite de…

Malheureusement pour lui, l'homme ne connaissait pas Molly Weasley.

-Ecoutez-moi bien jeune homme ! Nous sommes dans un pays civilisé, si vous avez un problème, discutez en ! N'attaquez pas les gens ! De plus Severus à bien assez prouvé sa valeur ! Sans lui nous serions sans doute encore en guerre et… NE M'INTERROMPEZ PAS ! Je vais vous apprendre la politesse que l'on doit à ses ainés je vous le garanti ! Saponis ! s'exclama-t-elle en bougeant sa baguette. Ça c'est pour votre langage grossier. »

L'homme eu un hoquet et sa bouche se remplit de mousse. Il lança un regard assassin à la rouquine mais sachant reconnaître la défaite, partit dans un flot de bulles et une douce odeur de lavande.

« A croire que les gens n'ont reçu aucune éducation ! La matriarche reporta son attention sur le professeur, et elle s'adoucit. Les gens ont du mal à digérer la guerre Severus, c'est encore trop récent, et cette satanée gazette qui raconte n'importe quoi… Vous ne devriez pas faire attention mon petit.»

Il se garda bien de répondre, n'ayant aucune envie de commencer une telle discussion, et étant absolument exaspéré par le maternage constant de Molly Weasley qui semblait considérer la terre entière comme ses enfants, et lui en prime depuis la fin de la guerre.

« Si vous voulez bien m'excuser, Molly, j'ai à faire.

-Très bien, très bien, mais je veux vous voir au prochain repas Severus ! Et ce n'est pas négociable ! » Lui lança-t-elle alors qu'il s'éloignait.

Il était reconnaissant à Molly d'être intervenue, parce qu'après avoir été touché, il c'était pendant quelques secondes senti de retour au milieu des batailles, son environnement avait disparu et son instinct avait repris le dessus… manger ou être mangé. Il s'apprêtait à attaquer lorsqu'elle était arrivée. A attaquer comme à la guerre, il n'était pas sûr de ce qu'il avait failli dire alors il préférait ne pas réfléchir aux mots qui auraient pu sortir de sa bouche et aux dégâts qu'ils auraient été susceptible de causer.

Il était fou.

Son assaillant de la journée avait parlé de sa femme. Sa raison lui disait que l'homme était trop jeune pour avoir été marié lors de la Première Guerre et lui n'avait pas participé aux massacres lors de la Seconde, alors ce n'était peut-être pas sa femme à lui qu'il avait tué, mais il y avait des maris veufs par sa faute de cela il était sûr, tout comme il y avait des femmes veuves et des orphelins, à commencer par Potter de qui il avait celé le destin en rapportant la prophétie à Voldemort qui s'était empressé d'aller tuer les Potter. Oh il savait que c'était un peu plus compliqué que ça, c'était Pettigrow qui les avaient vendus à la fin, mais il savait qu'il était tout autant responsable, il avait trahit Lili, sa Lili, sans le savoir certes, mais le résultat était là.

Quand il avait transplané du Chaudron Baveur, il savait déjà qu'il finirait sa soirée en tête à tête avec sa bouteille de Whisky, comme tous les mauvais jours.

Ce qui expliquait et sa mauvaise humeur et son mal de crâne ce matin-là.

Il ne décida de s'occuper de son potager que plusieurs heures plus tard, et lorsqu'il prit sa pause, et qu'il se redressa, un panier qu'il avait été trop distrait jusque-là pour remarquer, attendait sagement dans son jardin, près du portail. D'abord surpris, il s'approcha prudemment s'attendant à tout moment à être attaqué par un monologue et une jeune femme exubérante, mais le panier était seul.

Il s'endormit sur son fauteuil limé ce soir-là, un livre sur les genoux, un cookie dans une main, sans se rendre compte que cela faisait aujourd'hui une semaine jour pour jour qu'il n'avait plus rêvé ni de la bataille finale, ni d'une certaine Hermione Granger.


Review? Ça fait toujours plaisir, et ça me donne envie d'écrire la suite, donc quelque part, en m'aidant vous vous aidez vous, non?

Oui je suis incorrigible, mais ça fait mon charme... Hum hum. Par ailleurs j'aimerai vraiment avoir vos avis sur ce que j'écris, même si c'est pour me dire que je ferai mieux d'arrêter, du moment que c'est justifié... A la prochaine!