Pardon…
Je ne cesse de me répéter cela, sachant pertinemment que tu ne m'entends pas. Tu ne peux pas lire dans mes pensées, n'est ce pas ? Ton regard doré me transperce, brillant de haine. Pourtant si tu savais…
Mais tu ne sais pas, et tu ne sauras jamais. Je mettrai toutes mes forces à te le dissimuler. A ce que tu ne voies pas ce pan de moi-même, si différent de l'homonculus sanguinaire que tu connais.
Je te frappe, de toutes mes forces. Tu craches du sang puis te relèves, ton regard n'a pas faiblis. Ta haine non plus. Tu trembles et chaque pas est un supplice, pourtant tu tiens bon.
J'aimerais me rapprocher de toi, tellement près que j'en sentirais ton odeur enivrante. Te prendre dans mes bras et te bercer, te dire que tout va bien, que je suis désolé.
Et pourtant je continue à te frapper, de plus en plus fort, de plus en plus violemment. Comme ça tu ne pourras pas deviner. Non, jamais.
Obnubilé par ta colère, tu me haïras, encore et encore. Pour finalement ne penser plus qu'à moi.
C'est une autre forme d'amour, la seule que puisse recevoir un être tel que moi. A présent tu t'écroules, à bout de force. Alors une fois, juste une fois, je retire ce masque qui me colle à la peau. Doucement, je te relève, et te maintiens assis, tout contre moi. Ma voix n'est plus qu'un murmure, tu ne l'entends même pas.
« Je t'aime… »
