Commentaire d'auteur :

Hey les loulous, comment ça va ? :D Moi super en plus demain c'est férié! 8D Quoiqu'il en soit voici ce nouveau chapitre, un peu plus tôt que prévu ! :) J'aurai dû le mettre ce matin mais je suis allée voir les Gardiens de la galaxie 2 avec ma meilleure amie et puis on a mangé chez moi donc pas trop le temps...En parlant de ce film, si vous avez adoré le premier, c'est rien au deuxième qui est une bombe, absolument incroyable ! Je pense sérieusement y retourner une seconde fois ! :D N'hésitez pas à aller le voir, c'est...waouh! :D Niveau préférences, je crois qu'il a réussit à battre Civil War pour moi ! XD (pas Avengers qui reste mon préféré :3) et l'humour bon sang...j'ai jamais autant ri devant un film, c'était puissant, mille fois plus que le premier! XD

Breeeef fin du racontage de life, nous voici de retour pour ce troisième chapitre et les choses vont commencer à bouger! :D J'ai finalement réfléchit et je pense que cette fanfic fera dix chapitres, voir huit si je suis un peu moins inspirée mais ça m'étonnerai, on reste donc sur dix chapitres pour l'instant :D

Je n'en dis pas plus, pas grand chose à dire, donc on se retrouve en bas, bonne lecture! :)


Chapitre 3 : Les étoiles

Les jours suivants, l'ambiance devint glaciale dans l'équipe des Avengers. Les interactions entre Steve et Tony se limitaient à des "Passe-moi le sel" ou "Fury te cherchait" et pas grand-chose de plus. Les autres ne savaient pas quoi faire, puisque Tony refusait même de les écouter s'ils tentaient de lui parler de la situation. Le soldat, sachant bien que cette dernière était de son fait avait vraiment tenté de communiquer avec son camarade et d'obtenir un peu plus que des regards indifférents ou mauvais, mais en vain. En désespoir de cause, il avait finit par s'installer définitivement à la tour, espérant susciter une réaction chez l'ingénieur, même une crise de colère, mais cela ne fut pas très utile non plus et il ne savait plus quoi faire pour tenter de calmer les choses.

Alors, les jours suivants, sachant très bien que le brun devait avoir du mal à dormir, en proie à ses insomnies, il préféra continuer son manège, dessinant le mouton malade et le glissant sous la porte en espérant obtenir une réaction positive, variant les techniques également. Le second glissé sous la porte après le rejet était réalisé à l'aquarelle dans de délicats tons pastels, comme s'il souhaitait adoucir la colère de son coéquipier. La nuit suivante ce fut de la peinture acrylique aux couleurs vives, presque aussi agressives que Tony ne l'était. Le troisième fut de la craie sèche, effaçable en frottant avec les doigts, comme pour montrer que cette dispute n'était pas immuable. Le quatrième, de la peinture à l'huile, épaisse, étalée sur la feuille et faite pour durer des années, comme pour montrer que Steve serait là encore longtemps, s'il le souhaitait.

Et ainsi de suite, il alternait les techniques de dessin en réalisant son mouton aux pattes tremblantes, n'obtenant pourtant aucun résultat lorsque la feuille disparaissait sous la porte et n'obtenait rien en retour. La seule question qui traversait l'esprit du blond, c'était savoir ce que pouvait bien faire Tony de ses dessins. Il les avait sûrement jetés...ou alors, peut-être, l'espérait-il au fond de lui, gardés ? il n'avait aucun moyen de le savoir et il était dans l'expectative, dans l'attente que Tony finisse par accepter et faire un geste de réconciliation. Ils avaient à peine commencé à s'entendre enfin que tout c'était de nouveau effondré, et cette fois par sa faute, ce qui le rendait d'autant plus mal.

Néanmoins, il n'avait pas l'intention d'abandonner et il comptait continuer ses dessins aussi longtemps qu'il le faudrait. A défaut de réussir à débloquer Stark, peut-être que ce dernier finirait par lui hurler dessus, lassé, et il pourrait tenter de discuter.


Près d'une semaine après leur dispute, Steve avait décidé d'aller dessiner le mouton malade qu'il glisserait sous la porte pour cette nuit dans le salon, laissant à Jarvis le soin de l'éclairer d'une simple petite lampe à la lueur orangée qui faisait écho à celles de la ville qu'on voyait par les gigantesques baies vitrées donnant sur la terrasse et l'extérieur. Il était tard et il avait du fusain plein les doigts, et il était tellement concentré dans ce qu'il faisait qu'il n'entendit pas tout de suite les pas de quelqu'un arriver dans la pièce et se diriger vers le frigo, jusqu'à ce que le bruit d'une bouteille tintant contre une autre le fit se redresser et il écarquilla les yeux en reconnaissant l'ingénieur, une bouteille de lait à la main tandis qu'il refermait la porte et laissait s'éteindre la lueur du réfrigérateur avant de se retourner, se figeant aussi en le voyant, comme s'il se trouvait soudain pris au piège.

- Salut, lança-t-il après un temps qui sembla infini au soldat.

Ce dernier retint une réaction ravie de justesse, constatant le net progrès puisque Tony venait de lui adresser la parole sans y être obligé comme le reste du temps. Ils se dévisagèrent quelques secondes, et voyant que le brun venait enfin de détourner les yeux pour quitter la pièce, il lâcha la première chose qui lui vint à l'esprit :

- « Toi, tu auras des étoiles comme personne n'en a...»

Cela eut pour effet de faire se figer le milliardaire qui se tourna à nouveau vers lui, le dévisageant encore, comme s'il tentait de résoudre un puzzle très compliqué, et il répondit, presque hésitant :

- « Que veux-tu dire ? »

Steve retint le sourire qui voulait s'étaler sur ses traits, reconnaissant encore une fois le passage du Petit Prince que Tony venait d'ajouter au sien sans un seul mot de faux. Il y a quelques jours, le blond avait été racheter un exemplaire du livre sans en parler à qui que ce soit et l'avait entièrement relu en une nuit, puis tentant d'apprendre les passages entiers dans l'espoir que cela l'aide à déverrouiller le mystère qu'était le coeur de Tony et espérer le garder comme ami.

- « Quand tu regarderas le ciel, la nuit, puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles. Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire ! » continua-t-il, plein d'espoir.

Un sourire étira légèrement les lèvres du brun, et quant à parler d'étoiles Steve était presque sûr qu'il pouvait les voir briller dans le regard de Tony, mais ce dernier se renfrogna, semblant revenir à la réalité tandis qu'il s'exclamait soudainement, et avec une froideur presque devenue habituelle lorsqu'il lui adressait la parole :

- A quoi est-ce que tu essaies de jouer ?!

Steve pinça les lèvres, mais ne s'arrêta pas pour autant et reprit son monologue, tentant de saisir la seule chance qui semblait se présenter après plus d'une semaine de silence tendu :

- « Et quand tu seras consolé (on se console toujours) tu seras content de m'avoir connu. Tu seras toujours mon ami. Tu auras envie de rire avec moi. Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça, pour le plaisir...et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel. Alors tu leur diras : "Oui, les étoiles, ça me fait toujours rire!" Et ils te croiront fou. Je t'aurais joué un bien vilain tour...»

- Steve, prévint le brun d'un air presque menaçant, avançant d'un pas - mais le tremblement léger dans sa voix, le soldat l'avait entendu.

- « Ce sera comme si je t'avais donné, au lieu d'étoiles, des tas de petits grelots qui savent rire...»

Tony le fixa avec défi, attendant presque qu'il reprenne la parole - et alors qu'il allait effectivement le faire, ajouter la suite des mots, l'ingénieur fut plus rapide et la suite de l'histoire s'échappa de sa propre bouche, prenant un air sérieux :

- « Cette nuit...tu sais...ne viens pas. »

Et Steve retint son souffle, parce qu'implicitement, Tony lui demandait d'arrêter son manège, de stopper de déposer ses feuilles parées de moutons, et il se rendit compte que le morceau du roman qu'il avait choisit ne correspondait que trop bien à leur situation sans même qu'il ne l'ait voulu.

- « Je ne te quitterai pas. » fit-il cette fois, prenant le rôle de l'aviateur dans l'histoire.

- « J'aurai l'air d'avoir mal...j'aurai un peu l'air de mourir. C'est comme ça. Ne viens pas voir ça, ce n'est pas la peine...» répliqua Tony - et cette fois, Steve en était sûr, c'était un véritable avertissement.

Sans hésiter, il décida de se lever et approcha du brun avec lenteur, comme s'il ne souhaitait pas l'effrayer, et lui tendit la feuille décorée du mouton tracé au fusain. Son camarade récupéra le bout de papier blanc après un instant d'hésitation, l'observant d'un coup d'oeil critique avant de dire, un petit sourire aux lèvres :

- Je crois que je préférais celui à l'acrylique.

- C'est vrai que tu es plus "couleurs voyantes", le charria le captain avec un sourire en coin.

Un rire à peine audible passa les lèvres de l'homme de fer et ce dernier reposa son regard sur le dessin avant de le fixer à nouveau. Il n'en fallut pas plus à Steve pour comprendre l'invitation et il lui emboîta le pas lorsque Tony se dirigea vers le couloir. Avançant côtes à côtes, le blond fut le premier à briser le silence, faisant remarquer d'un ton un peu peiné :

- Comment arrivons-nous à de telles situations à chaque fois ?

- J'en sais rien, Cap, avoua le brun en fronçant les sourcils.

Il marqua une pause, ses doigts se crispant légèrement sur le dessin tandis qu'il ajoutait dans un souffle :

- On est peut-être pas fait pour s'entendre, tout simplement.

Steve s'arrêta au beau milieu du couloir à ces mots, faisant se retourner son coéquipier qui lui jeta un coup d'oeil intrigué. Il croisa les bras sur sa poitrine, plissant les lèvres avant de répliquer :

- Je refuse de croire une chose pareille. C'est stupide.

- Très bien, dans ce cas disons que les amis passent leur temps à se chamailler et à se faire la gueule, répondit le brun avec un sourire.

- Ce n'est pas vrai, regarde avec les autres, ça n'arrive pratiquement jamais ! Et puis, seuls les meilleurs amis font ça, ajouta Steve.

- Je crois que c'est un peu tôt pour ça, s'amusa le milliardaire.

Le soldat sourit à son tour, loin d'être vexé par de telles paroles, se contentant de reprendre son chemin à travers le couloir, tout comme l'ingénieur. Ce dernier avait raison, ils étaient loin d'être des meilleurs amis, ils ne savaient pas vraiment comment définir tout cela, à vrai dire. Cela semblait trop fragile pour des amis, trop agité de disputes incessantes - néanmoins, ils essayaient de s'y accrocher et d'y croire, de se dire que ça pouvait marcher, parce que malgré tout, ils s'appréciaient.

Les deux hommes venaient juste d'arriver devant la porte de Tony, que celui-ci ouvrit pour entrer. il sembla un peu hésiter quant à laisser passer Steve mais finit par se décaler sans un mot, lui laissant le soin de refermer la porte tandis qu'il s'approchait de son bureau, déposant le dessin sur ce dernier. Le blond fouilla du regard mais ne remarqua aucun de ses anciens moutons, un peu déçu.

- Ne fais pas cette tête désespérée, ils sont dans mon atelier, fit Tony avec un sourire moqueur, s'accoudant contre la surface en verre.

- Tu les as gardés ? s'étonna le blond, agréablement surpris.

- Pourquoi je ne l'aurai pas fait ? Ils sont superbes.

Steve se contenta d'un sourire en guise de réponse, le remerciant par ce simple geste alors que l'ingénieur se dirigeait à nouveau vers son lit, s'installant dans ce dernier. Le soldat hésita un peu, se demandant ce qu'il devait faire, inquiet de remettre en colère son camarade sans le vouloir, et finit par questionner d'une voix douce :

- As-tu besoin des moutons cette nuit ?

En disant cela, il avait désigné la table de chevet où se trouvait le livre du Petit Prince, attendant d'être lu. Tony acquiesça avec lenteur, un peu gêné de demander une telle faveur, mais il s'était retenu pendant une semaine, refusant d'être le premier à céder. Laissant son coéquipier s'approcher, ce dernier récupéra le livre et fit soudainement :

- Je suis désolé de m'en être prit à toi l'autre jour. Je prends toujours à coeur de réussir une mission, et j'étais furieux que tu n'en ais fait qu'à ta tête, jusqu'à nous la faire rater. Je n'ai pas pensé à ce que tu avais fait pour nous, à nous aider dans nos combats pour nous empêcher d'avoir des blessures graves, alors je tenais à m'excuser.

Tony renifla légèrement, se retenant de faire remarquer à quel point il avait raison, si seulement il était au courant de son pouvoir, du nombre de fois où il s'était épuisé à remonter le temps pour leur épargner des blessures graves et des os cassés. A la place, il secoua la tête et s'exclama :

- C'est pas grave, c'est déjà oublié.

Et Steve doutait vraiment de cette affirmation mais il n'ajouta rien de plus, se contentant de récupérer des feuilles et le crayon dans le tiroir de la table de chevet alors que la voix de Tony demandait à nouveau à ses côtés :

- « Dessine-moi un mouton. »


Le lendemain matin, Tony s'était réveillé bien plus reposé qu'il ne l'avait été depuis une semaine. En le voyant arriver le matin lors du petit-déjeuner et saluer tout le monde, même Steve, Clint, Natasha, Thor et Bruce avaient retenu à grande peine leur soupir de soulagement, ravis de voir que la tension qui planait tel un nuage sombre avait enfin disparu.

A présent, il était non loin de midi et Tony se trouvait dans son atelier, effectuant les dernières réparations sur son armure endommagée lors du combat d'il y a une semaine, lorsque Jarvis l'informa que Pepper se trouvait à la porte et souhaitait entrer.

Plus que surpris de la savoir ici - ils n'avaient plus vraiment eus de contacts depuis leur rupture très récente - il autorisa cette dernière à entrer. La porte glissa et délivra le passage pour la rousse, impeccable dans son tailleur Chanel hors-de-prix - elle pouvait se le permettre avec le salaire que lui versait Tony pour ses services de PDG de Stark Industries. Elle tenait entre les bras tout un tas de documents et le brun se retint de soupirer largement à cette vue, comprenant qu'il n'allait pas échapper à sa séance de signatures totalement barbante.

- Hey Pepper, que puis-je pour toi ? l'apostropha-t-il joyeusement - espérant un peu enlever de son visage sa moue pincée en le voyant en train de jouer avec des bouts de métal aux bords tranchants comme un fil de rasoir.

- Monsieur Stark, le salua-t-elle en avançant, quelques contrats importants à approuver. Bien que vous semblez m'avoir relégué tout votre travail, je ne pense pas pouvoir signer à votre place.

Il ne releva pas le sarcasme, pas plus qu'à l'emploi de son nom de famille - depuis leur rupture un mois et demi plutôt, à peine deux semaines après le combat contre Ultron à vrai dire, elle tentait de mettre de la distance entre eux et revenir à une relation purement professionnelle. Tony ne comprenait pas pourquoi ils ne pouvaient rester au moins amis, mais n'avait jamais vraiment abordé le sujet car cette femme était un vrai dragon quand elle s'y mettait.

- Ma signature est inimitable, répliqua le brun avec un sourire amusé.

- Je ne parierais pas vraiment là-dessus, mais qu'importe, renifla la rousse en se postant à ses côtés devant le bureau.

En posant tous les dossiers sur la surface en verre, elle remarqua presque immédiatement quelques feuilles gribouillées et tira dessus, s'en emparant avant que le milliardaire n'ait pu faire le moindre geste. Aussitôt, le regard de la jeune femme s'écarquilla et elle fixa les dessins de moutons aux techniques toutes différentes et lâcha avec aigreur :

- Sérieusement, Tony ?

Ce dernier sentit ses joues s'enflammer devant le ton presque condescendant de sa secrétaire et il répliqua un peu trop durement peut-être :

- Quoi ?!

La rousse secoua la tête, agitant les feuilles sous son nez en fronçant les sourcils et demanda :

- Ne me dis pas que tu as demandé à la fille que tu as choisi pour coucher de te dessiner ces moutons ?

Tony ouvrit la bouche pour répliquer, offensé, mais elle ne lui en laissa pas le temps et ajouta :

- Elle a l'air pas mal doué en dessin en plus, c'est sûr qu'ils sont mieux que ceux que je faisais, hein...Je pensais pas que tu irais embêter une pauvre fille avec toutes ces-

- C'EST STEVE ! C'EST STEVE QUI LES A DESSINÉS ! hurla soudain Tony, perdant son sang-froid à l'entente des mots presque cruels de la jeune femme, le corps tremblant, furieux.

- Pardon ?! releva Pepper, sous le choc.

Le milliardaire referma la bouche et se rembrunit, serrant les dents, avant de se rendre compte qu'ainsi annoncé, cela portait à confusion - après tout, il avait toujours demandé à Pepper de faire cela pour lui, et c'était la personne la plus proche qu'il ait jamais eut, de ce fait, elle devait certainement arriver aux mêmes conclusions et penser qu'eux deux...

- C'était il y a une semaine, j'arrivais pas à dormir, commença à expliquer Tony, inspirant à fond pour reprendre son calme et s'empêcher d'hurler sur la rousse. Je sais pas pourquoi il est venu, d'accord ? Mais il a vu le livre sur ma table de chevet, il a lut le passage et quand j'ai demandé...quand j'ai posé la question...

Le brun flancha légèrement face au regard de son ancienne petite-amie, serrant les poings, se sentant coupable sous ce regard féroce alors même qu'il n'avait strictement rien fait de mal. Baissant les yeux vers les dessins qu'elle avait jetés sur le sol dans sa colère injustifiée, il continua :

- Il a deviné tout seul, ok ? J'ai rien demandé ! J'ai juste posé la question, comme ça, pour voir, et il a dessiné les moutons les uns après les autres !

- Et tu le laisses faire ça ? demanda Pepper, les lèvres pincées en une ligne mince.

- Pourquoi...pourquoi est-ce que je l'en empêcherais ? fit remarquer Tony, soudainement perdu.

Pepper le fixa comme s'il venait de proférer une énormité et fronça dangereusement les sourcils, ces derniers disparaissant presque derrière sa longue frange.

- C'était notre truc ! Je pensais pas que tu irais demander ça à n'importe qui ! s'exclama la jeune femme, l'air furieuse.

- Steve n'est pas n'importe qui, c'est un...ami...répondit le brun, devenu incertain.

Même Pepper remarqua l'hésitation dans sa voix et grimaça largement à ce fait, le fixant d'un air presque mauvais qui le fit déglutir. Il n'y pouvait rien si le blond avait deviné tout seul ce qu'il devait faire pour le calmer, alors même que la rousse avait dû attendre de Tony qu'il ne lui explique ce qu'elle devait faire, brisant un peu de l'effet recherché par la même occasion.

- Arrête un peu Tony, même toi, tu n'es pas sûr de ce que tu affirmes. Et puis, vous passez votre temps à vous cracher dessus lorsque vous vous croisez, fit-elle remarquer avec froideur.

- Ce n'est plus le cas ! répliqua l'ingénieur. On a discuté !

- Je vois ça...Discuter, hein...

Pepper secoua la tête et lâcha un soupir, semblant lasse de la conversation. Finalement, elle se contenta de désigner la pile de documents qui attendaient sagement sur le bureau et fit :

- J'en ai besoin d'ici demain, je reviendrais les chercher à la fin de la journée.

Elle se dirigea vers la sortie de l'atelier et Tony se permettait déjà de reprendre un peu son souffle, l'altercation semblant enfin terminée, lorsqu'elle se tourna à demi vers lui, lui jetant un regard à mi-chemin entre la pitié et un air désolé, ce qui lui fit serrer les dents de colère, alors qu'elle lui disait :

- Franchement Tony, je ne cherches pas à être méchante mais...je pense que le captain à autre chose à faire de ses nuits, ne l'ennuie pas avec tes idi-...tes insomnies, se reprit-elle.

Le brun ne répondit rien, complètement figé : ce qui faisait le plus mal, c'est qu'elle pensait parfaitement ce qu'elle disait, elle pensait qu'il ennuyait les autres avec ses histoires. Pinçant les lèvres, il se contenta de se détourner, faisant mine de travailler, tendant l'oreille jusqu'à entendre les talons à hauteur vertigineux qu'elle portait s'éloigner dans le couloir. Après cela, il se permit de poser ses outils sur le bureau et d'inspirer à fond pour se calmer, serrant fortement les paupières. Il avait toujours pensé que cela ne dérangeait pas Pepper, ce rituel, même après le nombre de fois où il l'avait réveillé, un peu tremblant, murmurant pour avoir ses dessins, lui tendant le livre ou une feuille. Et au final, il venait seulement de comprendre à quel point elle avait été ennuyée, qu'elle avait fait ça parce que, oui, elle l'aimait, sans aucun doute, mais que ça restait une corvée.

Il était toujours une corvée pour tout le monde.

Avisant les dessins du soldat toujours projetés sur le sol, Tony lâcha un petit soupir à moitié coincé dans la gorge et quitta sa chaise, se baissant pour récupérer précieusement les feuilles aux moutons colorés.

- Est-ce que tout va bien, Tony ?

Ce dernier se figea légèrement, toujours accroupit pour ramasser les feuilles, se demandant si Steve, débarquant sans prévenir avait entendu sa conversation avec Pepper, quoiqu'il ne soit pas du genre à écouter aux portes.

- Ouais, génial, répondit-il avec le plus d'enthousiasme possible.

Il sursauta lorsque le blond entra dans son champ de vision et récupéra les dessins restants en se penchant à son tour, les glissant dans sa main avant de se redresser, suivit du brun. Ce dernier tenait les moutons contre sa poitrine, encore choqué de la crise que venait de lui faire son ancienne petite-amie. Le soldat sembla commencer à s'inquiéter de sa non-réaction puisqu'il finit par demander :

- Tony, j'ai vu Pepper sortir il y a quelques instants...tu es sûr que ça va ?

Le brun reposa le regard sur lui, agacé. C'était de sa faute qu'ils en étaient venus à se disputer ! Enfin, disons plutôt que Pepper avait pris la mouche et que c'était putain de ridicule.

L'espace d'un instant, il pensa à remonter le temps et cacher les dessins, mais abandonna l'idée. Il savait que trop l'utiliser lui faisait plus de mal que de bien, et puis, cette dispute couvait depuis leur séparation, alors si les dessins de Steve avaient été le déclencheur, eh bien tant pis. Tony marchait sur des oeufs en permanence en compagnie de la jeune femme depuis quasiment deux mois, peut-être que maintenant la tension allait s'alléger - quoique, c'était peut-être mal parti. Se forçant à sourire sans que ça ait l'air trop factice, il répliqua :

- Bien sûr Cap, la grande forme !

Il déposa les dessins sur son bureau et se replaça devant ce dernier, bien décidé à retourner dans ses bricolages pour espérer se vider l'esprit, alors que le soldat le fixait toujours d'un air absolument pas convaincu. Il avait entendu la rumeur de la dispute alors qu'il allait voir Tony pour un rapport qu'il devait déjà rendre à Fury depuis deux semaines. Les portes de l'atelier étant vraiment épaisses, les éclats de colère étouffés étaient à peu près les seuls choses qu'il avait pu capter, et il était hors de question qu'il tente d'espionner la vie privée de son camarade.

Néanmoins, à présent qu'il était là et voyait que Tony n'allait pas bien - il n'était pas idiot, c'était aussi visible que le nez au milieu de la figure - il se voyait mal lui demander ce rapport comme si de rien n'était. Fronçant les sourcils, il finit par demander :

- Que diras-tu de sortir un peu ?

En remarquant que Tony le fixait à présent comme s'il venait de lui pousser un troisième oeil au milieu du front, il ajouta un peu précipitamment :

- Pour te changer les idées...?

Il n'avait plus l'air très sûr de lui à présent, vu l'air plus que dubitatif qu'arborait Tony face à son idée. Aussi fut-il agréablement surpris lorsque le brun bondit hors de sa chaise et s'exclama :

- Pourquoi pas, si je reste ici je vais sûrement exploser.

Le brun laissa en plan tout ce sur quoi il était en train de travailler et le suivit, récupérant au passage une veste un peu usée qui trainait sur un dossier de chaise dans un coin. Steve était presque incrédule à l'idée qu'il avait bel et bien réussit à le décider sans trop savoir par quel miracle. Sans attendre, il lui emboîta le pas et le brun demanda :

- Alors, où est-ce que tu m'emmènes ?

- Shawarmas ?

L'ingénieur manqua presque de se stopper au beau milieu du couloir, se demandant par quel miracle son coéquipier décidait de l'emmener se remplir l'estomac d'un de ses repas préférés - et le fait surtout qu'il s'en souvienne ! Sérieusement, c'était Jarvis qui lui avait soufflé l'idée ou quoi ?

- Waouh, que me vaut cet honneur ? demanda le milliardaire avec un sourire amusé.

- En souvenir du bon vieux temps ? proposa le soldat.

Ces mots firent légèrement grimacer Tony intérieurement - après tout, il n'oubliait pas qu'il avait faillit mourir ce jour-là, à foncer droit vers l'ouverture déchirée du ciel en portant un missile nucléaire - mais il se reprit et lui sourit, avant de les emmener en direction de sa voiture.


Steve l'avait emmené à l'exact même restaurant où ils avaient été après la bataille de New-York : cette fois-ci, les lieux étaient en parfait état, réparés depuis longtemps et l'endroit était quasiment bondé. Après tout, le staff du restaurant s'était permis de prendre une photo des vengeurs en train de dévorer leur repas dans leur établissement, et leur popularité était montée en flèche de manière incroyable, les gens espérant croiser l'un des super-héros venir s'empiffrer, tout comme eux.

C'est également pour cette raison que le blond lui avait enfoncé une casquette sur la tête avant de sortir, et qu'il avait également mis des lunettes de soleil et un de ses sweats trop grands spécial camouflage dans la foule. Le soldat s'était habillé à peu près de la même manière, la capuche de son haut rabattu sur le crâne en espérant qu'ils n'allaient pas se faire remarquer où ils ne pourraient jamais manger tranquille.

Finalement il n'y avait pas eu de problème - Tony s'étonnait toujours qu'il soit aussi facile de passer inaperçu, même dans une ville aussi grande - et avaient pu se placer à une table près de la fenêtre, dans un coin.

Après avoir commandé ce qu'ils souhaitaient, le silence s'installa entre eux malgré le brouhaha des autres clients qui discutaient plutôt fortement. Steve le dévisageait depuis qu'ils étaient arrivés et cela le mettait légèrement mal à l'aise. Il avait bien compris que c'était une tentative du soldat pour se réconcilier de cette nouvelle dispute, mais il se demandait ce que ce dernier attendait ainsi. Finalement, il finit par ouvrir la bouche et demanda :

- Tu as fini les réparations sur ton armure, depuis le combat de la semaine dernière ?

Tony devait avouer qu'il était risqué de parler de ce combat, même de manière indirecte de la sorte, et le blond semblait ne pas être dérangé malgré tout.

- Quasiment, il ne me reste plus qu'à corriger quelques broutilles et repasser un bon coup de peinture dessus, expliqua le brun avec un petit sourire. Et toi, tu n'as pas de nouvelles missions du SHIELD ?

- Pas pour l'instant, avoua le concerné en fronçant légèrement les sourcils, l'air intrigué à cette idée. Je ne sais pas pourquoi, ils passent leur temps à nous envoyer sur le terrain avec Natasha et Clint mais là, rien...

- Ils se sont rendus compte à quel point vous étiez nuls et pas discrets niveau infiltration, se moqua l'ingénieur.

Le blond lui jeta un regard faussement outré, même s'il savait très bien que Tony n'avait pas tout à fait tord : après tout, il se souvenait parfaitement d'une mission où Clint avait tout fait foirer en pariant à Natasha qu'il pourrait récupérer la clé USB pleine d'informations confidentielles qu'ils cherchaient avant elle. Résultat, à vouloir être les plus rapides tandis que le Captain chuchotait furieusement derrière eux pour tenter de les en empêcher, en vain, ils n'avaient pas été du tout discrets dans leur course et leur bordel s'était fait entendre dans toute la base, si bien qu'ils avaient dû finir par s'enfuir en courant vu le nombre astronomique de soldats qui étaient prêts à se battre contre eux. Lorsque Tony avait eut vent de l'histoire, il les avait charriés pendant des semaines - et le faisait encore quand l'occasion se présentait, comme ici.

- Très drôle, Tony, râla le blond en plissant le nez. Je pense plutôt qu'ils cherchent à remonter la piste et trouver les dernières taupes restantes qui nous ont infiltrés pour voler l'Eclate-coeurs.

Le milliardaire acquiesça légèrement à ces mots, retenant une grimace en se rappelant qu'ils en étaient là par sa faute, même s'il avait souhaité bien faire. Malgré tout, Steve semblait ne plus lui en tenir rigueur et il s'en sentait grandement soulagé, même s'il préférait ne pas évoquer directement le sujet qu'il jugeait encore trop sensible, pour l'un comme pour l'autre.

- Je devrais peut-être chercher aussi, il doit bien y avoir des traces d'infiltrations informatiques également,de la fuite d'infos, fit remarquer Tony en jouant avec la salière posée sur la table d'un geste distrait.

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée, si tu fais ça sans demander avis à Fury et que tu t'infiltres dans les réseaux du SHIELD, il va vraiment être furieux, prévint le soldat.

- Je suis dans leurs réseaux depuis un moment déjà, fit remarquer son camarade avec un sourire amusé. Je n'ai seulement jamais vraiment pris le temps de fouiller tous leurs fichiers en profondeur, je plaide coupable.

- Ce n'est peut-être pas une bonne idée de fouiller si profond.

- Mais ce ne serait pas la dernière fois que le SHIELD nous cache pas mal d'horribles petits secrets, plaida Tony.

Une grimace déforma le visage du blond à ces mots - il se souvenait parfaitement de la première fois qu'il était monté sur l'héliporteur et que Tony lui avait confié que le SHIELD n'était pas honnête avec eux et qu'il devait se secouer la cervelle. Pendant que le brun piratait leurs systèmes, lui était allé fouiller sur le terrain, dévoilant le fait que l'organisation souhaitait utiliser le Tesseract pour fabriquer des armes.

Bon sang, il avait dû mal à croire que cela remontait à plus de deux ans maintenant...Le monde ne l'avait pas attendu pour évoluer et continuer de tourner aussi vite.

- Ce n'est pas tout à fait faux...

Steve sembla hésiter un instant puis ajouta :

- Tu devrais fouiller un peu, alors.

Tony lui jeta un regard surpris, ne pensant pas que son camarade lui donnerait une telle autorisation personnelle, lui qui suivait strictement les ordres - mais il savait aussi se rendre à l'évidence et choisir au mieux, et c'est ce qu'appréciait l'ingénieur chez lui.

- J'y penserais, assura-t-il avec un sourire, reconnaissant qu'il lui donne son accord.

Tony n'était pas du genre à chercher à avoir l'approbation de qui que ce soit - il suffisait de voir sa vie pour s'en rendre compte! - mais avoir celle de Steve le rassurait, sachant qu'ainsi ce dernier ne lui en voudrait pas d'aller fouiller du côté du SHIELD et ses sombres secrets enfouis derrière des lignes de code inviolables - hormis pour lui.

Ils n'eurent pas l'occasion de continuer la conversation puisque leur repas arrivait vers eux, la seule serveuse du restaurant portant leur plateau à bout de bras avec tout un tas d'autres commandes en équilibre sur ses avant bras : s'en était impressionnant. Malheureusement pour elle, les lieux étaient bondés à cette heure, surtout par des famille et leurs enfants, si bien qu'elle ne vit qu'au dernier moment le jeune garçon se jetant devant elle pour aller à une autre table et se prit les pieds dans une chaise en s'écartant, la faisant glisser au sol avec tous les plats qui s'éclatèrent dans un vacarme du diable juste devant leur table.

Tony écarquilla les yeux, un peu surpris de la rapidité avec laquelle s'étaient enchaîné les évènements. Pris de pitié pour la pauvre jeune femme couverte de nourriture et de shawarmas écrasés, il se laissa envahir à nouveau par son pouvoir et revint en arrière d'une trentaine de secondes, juste après sa conversation avec son camarade, laissant son environnement devenir flou un instant.

Posant à nouveau les yeux sur Steve, il lui adressa un sourire et s'exclama :

- Excuse-moi une minute.

Le blond lui jeta un regard interrogateur, haussant les sourcils en le voyant quitter la table et se diriger droit vers la serveuse qui arrivait en direction des tables. Alors que l'enfant fonçait à nouveau devant elle au dernier moment, le brun réagit au quart de tour et écarta la jeune femme en la tirant par le coude, prenant deux des plats qui menaçaient de tomber. Cette dernière cligna des yeux, surprise, puis le fixa en lui adressant un grand sourire :

- Vous êtes rapide ! Merci beaucoup !

- De rien, répondit l'ingénieur en lui rendant son sourire, la laissant récupérer ses plats avant de retourner à sa table.

- Quoi ? demanda-t-il en direction de Steve.

Ce dernier le fixait avec de grands yeux surpris, les sourcils légèrement froncés en signe d'incompréhension, alors qu'il questionnait :

- Comment tu savais qu'elle allait tomber ?

Et merde. Se retenant de déglutir avec difficulté, le brun passa une main dans ses cheveux pour reprendre contenance et lui adressa un sourire à lui aussi, trouvant une rapide explication un peu bancale à donner :

- Je ne le savais pas, j'allais seulement aux toilettes, à la base.

- Pourquoi tu es revenu à la table, alors ? demanda le blond.

Bon sang, quand allait-il arrêter d'être perspicace ? Encore heureux que la scène n'avait pas eu lieu sous les yeux de Natasha, il se serait mal vu lui mentir de la sorte sans qu'elle ne le devine du tout !

- Eh bien, la serveuse apporte nos repas, ça peut attendre, expliqua-t-il en désignant la jeune blonde qui s'était débarrassée des autres commandes et apportait la dernière dans leur direction.

Steve acquiesça, l'air d'accepter son explication et Tony lâcha un discret soupir de soulagement. Il n'avait pas pensé à cela lorsqu'il avait décidé de venir en aide à la jeune femme de cette manière, et il allait surtout devoir faire attention à ce qu'une chose pareille ne se reproduise pas où son pouvoir finirait par être démasqué, d'une manière ou d'une autre, et c'était la dernière chose qu'il souhaitait.

Prenant une bouchée des shawarmas enfin arrivés sur la table, il lâcha un grognement de satisfaction tout en avalant et s'exclama avec enthousiasme :

- Cap, c'est sans doute la meilleure idée que tu aies jamais eue.

- Je ne sais pas si je dois être vexé ou flatté, s'amusa le blond.

- C'est un compliment, vraiment, assura l'ingénieur, la bouche pleine de nourriture.

Steve se contenta de sourire et commença à manger à son tour. Finalement, son idée proposée un peu à la va-vite sans savoir si elle était vraiment pertinente s'avérait parfaite, vu la manière avec laquelle la commande de Tony disparaissait dans son estomac.

- Tu...tu es sûr que tu ne veux pas parler de ce qu'il s'est passé avec Pepper, tout à l'heure ? osa Steve.

Le brun leva les yeux vers lui, lui jetant un regard noir qu'il abandonna presque aussitôt, l'air las. Il ne parlait jamais de sa relation avec la rousse - enfin, ancienne relation - et le fait que le blond lui demande de se confier était...vraiment trop déstabilisant. C'était déjà compliqué entre eux deux, alors s'ils arrivaient de là...se contentant de secouer la tête, il expliqua rapidement :

- Ce n'était qu'une dispute, il fallait bien que ça arrive, ça ne faisait que couver depuis notre séparation il y a presque deux mois.

- Deux mois ? releva le blond.

Voyant que ce dernier était déjà en train de faire le calcul dans sa tête, Tony soupira et ajouta ensuite, une large grimace sur les lèvres :

- Elle n'a pas été convaincue par Ultron. J'ai beau lui avoir expliqué mon but lorsque je l'ai créé, elle ne se sentait plus de sortir avec quelqu'un mettant sa vie en danger de manière soit-disant inconsidérée, mais également qui menace l'avenir du monde de la sorte.

Steve l'observa face à ces mots mais ne répondit rien, ce qui intrigua légèrement le milliardaire. Ce dernier fronça légèrement les sourcils et ajouta :

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Eh bien...

le soldat semblait hésiter, se demandant si c'était une bonne chose de dire ce à quoi il pensait, mais le regard dur que Tony posait sur lui en le voyant indécis le força à continuer :

- Elle n'a pas tout à fait tord je pense, tu sais...

- Pardon ? releva Tony, pensant avoir mal compris.

- Eh bien, essaie de la comprendre un peu, ça ne doit pas être facile de sortir avec quelqu'un qui, effectivement, se met en danger, même si c'est pour une bonne cause. Tout comme Ultron, je ne dis pas que tes intentions n'étaient pas louables, mais faire cela dans le dos de tout le monde au risque que ça tourne à la catastrophe, comme ça c'est produit, c'était totalement inconscient...

Tony écarquilla les yeux à ses mots et serra les poings, reposant son shawarma quasiment terminé sur son assiette. Son regard se fit plus dur tandis qu'il demandait :

- Donc, je n'ai pas le droit de tenter de rendre le monde meilleur ? persiffla-t-il.

- Ce n'est pas ce que j'ai dit ! se défendit Steve, commençant à s'inquiéter en voyant le changement d'humeur soudain de son camarade alors qu'il venait tout juste de calmer les choses. Mais il y avait sûrement une meilleure façon de faire...

- Ah oui, laquelle, dis moi, si tu es si intelligent ! explosa le brun, frappant violemment sur la table.

Ce dernier avait attiré l'attention sur lui et le silence se fit une poignée de secondes dans le restaurant alors qu'il reprenait à voix basse :

- Je n'aurait donc pas dû tenter de créer Ultron, c'est cela, à quoi tu penses, n'est-ce pas ?

Steve ne répondit rien, mais le silence parlait de lui-même. Il savait que Tony ne cherchait qu'à faire au mieux, mais pas souvent de la meilleure des manières, la plus réfléchie. Mais ses états d'âme, le brun s'en souciait peu et il se leva d'un bond, lui jetant un regard perturbé, mêlé d'hésitation et de colère, comme si une idée couvait sous son crâne, près à faire des ravages - Steve avait appris à reconnaître celle lueur de presque folie dans les yeux de l'homme de fer, et elle lui avait toujours fait peur, car cela annonçait souvent la catastrophe en devenir.

- Tony...tenta-t-il.

- Non ! Juste...ferme-là.

Le blond referma la bouche, le dévisageant avec la boule au ventre, tandis que le brun explosait, se souciant peu d'être devenu le spectacle vivant des familles venues manger ici :

- Ah, vous êtes tous les mêmes ! Ultron par-ci, Ultron par-là ! Comment, c'était pour rendre le monde meilleur ? Mais on s'en contrefout, puisque ça a été un fiasco, blâmons seulement l'imbécile qui croit en la paix ! C'est ça hien ?!

- Non, Tony, tu...

- J'ai bien compris le message, et vous savez quoi ? le coupa le milliardaire.

Il lui adressa un regard furieux, et termina :

- Je vais faire ne sorte qu'Ultron n'ait jamais existé, et plus personne ne pourra jamais me blâmer.

Steve le fixa d'un regard perdu, sans comprendre ce qu'il sous-entendait par-là - ce n'est pas comme s'il était possible de remonter le temps et réparer ses erreurs! - mais Tony avait déjà quitté le restaurant en courant, ignorant le Captain qui l'appelait derrière lui.


Tony n'avait pas vu le temps défiler alors qu'il rentrait à la tour au pas de course, saluant à peine Jarvis en revenant. Il se dirigea vers son atelier à grands pas, ordonna à son IA de tout boucler, que personne ne vienne ici en son absence. Quoique s'il réussissait ce qu'il s'apprêtait à faire, l'avenir changerait et cette scène n'existerait sûrement plus, mais il n'en était pas sûr et préférait prendre des précautions plutôt que de revenir du passé juste sous les yeux d'un de ses camarades.

Une fois ceci fait, il se dirigea vers l'un des nombreux tiroirs de son bureau, cherchant quelque chose de précis qu'il n'avait pu se résoudre à jeter - et à présent, il s'en félicitait. Repérant rapidement ce qu'il cherchait, il tira du fond du tiroir un minuscule composant, plaque verte parcourue de circuits à moitié carbonisée et pliée vers le milieu. Il s'agissait d'une des pièces principales d'Ultron, qu'il avait récupéré lorsque ce dernier avait été vaincu, autant parce qu'il était un nostalgique de ses vieux rêves de paix, mais aussi car elle contenait le secret de fabrication de l'IA diabolique et il ne voulait pas que ces infos tombent entre les mains du SHIELD venu faire le ménage.

Inspirant à fond, il alla s'asseoir sur la chaise à roulettes de son bureau, fixant le petit composant, se demandant si c'était la meilleure chose à faire, mais les paroles de Steve lui revinrent en tête et soudain, il n'hésita plus.

Se concentrant sur le composant, il laissa son environnement devenir flou jusqu'à s'effacer, et ce dernier fut alors remplacé par le brouhaha de la foule et les lumières chaleureuses de sa tour : à présent il se trouvait à cette soirée organisée presque deux mois plus tôt à l'un des étages, en compagnie des invités et des autres vengeurs.

Il venait de remonter le temps, deux mois en arrière, le soir-même où Ultron avait détruit Jarvis jusqu'à obtenir une propre conscience, et il allait empêcher ça dès maintenant.


Commentaire d'auteur :

Hey ! c: Alors, j'espère que vous avez aimé ce chapitre ! :) Comme vous pouvez le voir, les choses vont bouger dès le prochain chapitre, notre Tony a enfin décidé de modifier son passé (sans vraiment se soucier des conséquences pour l'instant...)

Je vais continuer à rythmer le texte avec celui du Petit Prince évidemment, vous comprendrez pourquoi bien plus tard, je ne dis rien pour l'instant ! :) Ensuite, quant à Pepper ne vous méprenez pas, j'apprécie beaucoup ce perso mais j'ai toujours eu du mal à la comprendre, je la trouve peu conciliante envers Tony, et leur rupture totalement inexpliquée dans Civil War n'a pas aidé du tout :') Je voulais faire en sorte de ne pas la rendre détestable non plus durant sa discussion avec Tony car malgré tout elle s'inquiète, j'espère que ça ira! :)

Je pense avoir fait le tour pour l'instant...:) Pour en revenir à GotGvol2, je crois que le film que j'attends le plus maintenant c'est Infinity War! x) Les voir tous réunis...et puis, je l'avoue, même s'ils ne se sont jamais vus j'ai toujours bien vu Tony et Peter ensembles donc j'ai hâte de voir leurs univers réunis, vous me verrez arriver au tournant avec des fics sur eux dans un an ! :D Je vais être là encore un moment ! ^^

Breeeef en tout cas je vous dis à très vite pour le prochain chapitre (sûrement dimanche prochain car je devrais avoir le temps d'écrire la suite ! :D) donc à bientôt les loulous ! :)