Oooo-o-O-o-oooO
Le temps des regrets
chapitre 03
Oooo-o-O-o-oooO
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Lundi 12 décembre 2018,
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Il s'assoit devant moi, accompagné de son habituel verre de scotch. Moi, je suis au café, j'ai changé, je me suis rangé. Je vois dans son comportement qu'il cherche ses mots avant de me lancer simplement un. "Alors, comment tu vas depuis tout ce temps?"
- Tout ce temps, c'est pas comme si on s'est pas vu depuis des années. Plaisantais-je.
- C'est vrai.
- Je vais bien, et tout se passe bien au cabinet. Ajoutais-je. Il est souriant, il n'a pas changé, il a toujours la même coupe de cheveux, la même barbichette.
- Tant mieux.
- Et toi? Ça va? C'est des gars de la stup? Dis-je en les désignant de la tête.
- Ouais, deux stagiaires que j'ai emmené avec moi, Tom est là aussi, il drague une petite avocate, au 3ème étage. Lance t-il en riant légèrement.
Je l'accompagne et ris aussi. "Il en rate pas une."
- Peut être que tu l'as connais, t'es dans le même panier maintenant. Sous entend Tony.
- Panier? Je te rappel que ce sont les flics qui sont dans un panier à salade, pas les avocats. Répliquais-je en riant à nouveau.
- C'est vrai aussi... Comme va Peter? Me demande t-il tout de même.
- Pietro, et il va bien. Rectifiais-je ensuite.
- Il ne t'a pas encore délaissé? Finit-il par demander.
- Pas encore. Répondis-je seulement alors qu'il profite de la réponse pour rebondir.
- Pas encore? Ça veut dire qu'il y'a encore un peu d'espoir qui le fasse? Dit-il en se mordant légèrement la lèvres inférieure. Face à cette réponse et à ce geste plus que sexy, je pouffe de rire nerveusement.
- Toi non plus t'en rate pas une! Nous rions tous les deux puis nous nous calmons doucement. Un petit moment de silence s'invite puis Tony rompt ce moment.
- Alors ça te plaît, le droit?
- Ça va. Dis-je seulement en haussant les épaules.
- C'était un petit "ça va." Remarque t-il.
- Ça va. Soutenais-je tout de même.
- Tu me manques tu sais, au commissariat, jamais bien mes pauses clopes avec toi. Tu fumes toujours au moins, je vois que tu t'es mis au café. Me dit-il en désignant ma tasse.
- Oui, je fume toujours, j'ai gardé au moins un vice... Comment va Edwin? Finis-je par demander.
- Il va bien, il grandit à vue d'oeil, il est entré à la maternelle, et apparemment, il s'est bien intégré, il est très sociable d'après Pepper. Ajoute t-il en arborant un sourire fiers.
- D'après Pepper?
- Je te l'ai pas dis? Le divorce a été prononcé. Finit-il par m'avouer et je fais de même.
- Je dois t'avouer que Nath me l'a dit.
- Ça roule entre elle et Bruce!
- Oui, ils vont adopter apparemment. Ajoutais-je seulement.
- C'est triste ce qu'il leur arrivent... Marmonne t-il, la voix tremblante, soucieux du bien être de son ami.
- Oui. Wanda a des jumeaux! Rebondis-je aussitôt.
- Ah oui?
- Oui, William et Michael. Ils sont trop chou. Et toi? Comment tu vas? Murmurais-je sentant que quelque chose l'oppresse.
- Ça va... Toujours coincé dans ce commissariat. Plaisante t-il.
- Arrête de te plaindre, je sais que tu l'aimes ton commissariat. Ajoutais-je en souriant pleinement.
- C'est vrai. Je me suis pris un appart sur le boulevard beaurepaire. M'apprend t-il.
- C'est pas donné.
- Oui mais c'est un petit appart, il y a qu'une chambre, pour Edwin. Et puis j'ai pas besoin de plus. Me dit-il alors que ses collègues viennent vers nous.
- Tom nous appelle. Dit l'un d'entre eux.
- Ah... Euh... Dites-lui que... Je suis avec Barton, il comprendra. Ajoute t-il.
- D'accord, on y va nous, au-revoir capitaine. Disent les hommes en repartant un peu mal à l'aise. Savent-ils pour nous? Enfin que nous sommes gay ? Tony l'est?
- Au-revoir brigadier.
- Tu penses qu'il a fini par avoir son numéro de téléphone à la petite avocate? Plaisantais-je pour détendre l'atmosphère.
- J'en doute pas, c'est un tombeur... S'il pouvait me donner un petit truc pour tous les emballer... Ce serait pas de refus. Ajoute t-il.
- Ne me fais pas croire que t'as pas un répertoire bien rempli Tony. Dis-je en grimaçant.
- C'est pas faux, mais un seul prénom compte dans ce répertoire. Dit Tony alors que mon téléphone se met a sonner, je me lève, m'excuse et sors prendre l'appel
- Mon petit cœur. Souffle une voix sokovienne que j'aimais.
- Mon chéri, ça va?
- Oui, je viens de rentrer de l'entraînement, je suis HS. Soupire t-il.
- Toi HS ? Ça m'étonne tiens! Plaisantais-je car Pietro est inépuisable bien évidemment.
- Et toi ça va? Me retourne t-il.
- Ça va, je viens de sortir du tribunal et là, je vais aller boire un verre avec Matt et Foggy. Lui mentis-je, pas de bon cœur mais il a toujours été Jaloux de Tony, alors c'est un mensonge pour le préserver.
- D'accord, bon je vais te laisser, je t'appelle en fin de soirée. Bisous je t'aime.
- Je t'aime a ce soir, bisous.
De retour à l'intérieur, je passe à nouveau devant Tony. Son verre est vide, il a dû profiter de mon absence pour ingurgiter son verre. Il ne va pas bien, et bien qu'il tente de me le faire croire, je sais que quelque chose ne va pas.
- Et donc, t'es venu plaider une affaire? Me relance t-il.
- Oui, une affaire d'adoption avec des erreurs administratives... on a eut gain de cause.
- Tant mieux. Bon, il se fait tard, je suppose que ton petit ami doit t'attendre pour le dîner. Souffle t-il.
- Oui... Dis-je seulement.
- Bon, Clint. À plus j'espère... Avec un peu de chance ça sera pas dans trois mois... Plaisante t-il.
- Désolé pour ça. Murmurais-je.
- T'as ta vie... Je peux rien y faire, mis a part attendre sagement peut-être. Ajoute t-il alors que j'éclate de rire, un rire nerveux, il reprend. "Y'a quoi de marrant? Je plaisante pas Clint. Je te l'avais dis que je t'attendrais, et je m'y tiendrais." Murmure t-il.
- T'es pas sérieux Tony. Je suis sûr que quelques part quelqu'un attend un signe de toi. Lui rétorquais-je mal à l'aise. Je sais qu'il en est capable et c'est le pire. Tony est capable de tout, même de ça.
- Tu sais bien que j'ai jamais été un gars sérieux. Ajoute t-il en riant de lui-même.
- C'est vrai... Mais j'ai comme l'impression que t'as envie de changer, je me trompe?
- Il va bien falloir... Sinon je risque de perdre gros. Murmure t-il. J'avais raison quelques chose le tourmente.
- Edwin? Ça se passe mal avec Pepper?
- Elle l'a un peu en travers de la gorge. M'avoue t-il.
- Tu lui as dis?
- Que j'étais gay? Pas vraiment, mais elle l'a comprit. Donc Tony est bien gay, et il vient de me le confirmer.
- Ahhh... Dis-je seulement, Pepper a sans doute comprit qu'il est gay depuis bien longtemps. "Attend! Comment elle l'a comprit?"
- Elle est tombée sur un truc. Dit-il, Je suis choqué par sa réponse.
- Quel genre de truc?!
- Pas ce genre de truc. Ajoute t-il en riant, les joues légèrement rougies. "Elle est tombée sur une conversation entre Edward et moi."
- Merde, elle sait pour vous deux?
- Non, il m'a juste envoyé une photo de sa belle sœur qui est mannequin, je lui ai envoyé une photo, mais pas d'une femme. Ajoute t-il en grimaçant.
- Merde.
- Et elle a fait le rapprochement ?
- Avec ma demande de divorce, oui elle a fait le rapprochement. Confirme t-il en grimaçant encore.
- Elle t'empêche de voir Edwin? Demandais-je finalement.
- Tu me défendrai? Me retorque t-il.
- Biensure! Dis-je de suite sans réfléchir.
- Non... Je n'irais pas jusque là mais... C'est tendu. Bon, cette fois-ci je vais te laisser. Annonce t-il en se levant.
- Pietro n'est pas là, il est parti en stage de sport, on peut manger ensemble si tu veux. Je dois avoir de quoi faire à la maison. Ajoutais-je en me levant également.
Tony semble hésiter, et je ne lui laisse pas le choix en l'attirant vers la sortie. " Mon congélo déborde de bouffe en tout genre."
- T'es sûre?
Je m'arrête en plein milieu de la rue. "J'en suis sûre. On a besoin d'une bonne oreille en ce moment toi et moi, alors oui, j'en suis sûre... Je dois peut-être avoir des lasagnes."
- Des lasagnes? Bolognaise? Demande t-il.
- Oui, des lasagnes, et ça doit être des chèvre-épinard, c'est toujours ton plat préféré ? Demandais-je tout de même
- Toujours. Répond t-il le sourire aux lèvres.
- On va se faire une bonne soirée toi et moi. Murmurais-je en le secouant gentiment.
Pendant que Tony me suit pour aller chez moi, je me demande si c'est une bonne idée d'aller chez moi finalement. Je connais ses sentiments, enfin du moins je pense les connaître. Je ne sais pas ce que pense Tony de tout ça, peut-être qu'il se fait un film. Peut-être qu'il a juste envie de revoir un ami, peut-être qu'il a besoin d'un ami auquel se confier. Dans tous les cas, ça me fait plaisir de le revoir.
Derrière son air fort et arrogant, se cache un homme seul de part ses choix ou de part sa fierté. Il dirait a qui veut bien l'entendre qu'il n'a besoin de personne, qu'il n'a pas besoin d'amis, de famille, et de personne sur qui compter, mais moi je le connais. Je sais que c'est une mascarade, il a besoin de sa famille, l'entendre parler de son fils confirme tout ça. Il a besoin de ses amis, sinon, il n'aurait pas noué d'amitié avec quiconque et serait un sociopathe averti. Il a besoin de se sentir utile aussi. Ça je l'avais bien remarqué à l'époque déjà.
Arrivé devant mon bloc d'appartement, Tony sourit timidement. Je l'emmène directement au 7ème étages. Lorsque nous rentrons je vois qu'il détaille tout l'appartement, à la recherche d'un quelconque indice, de comment je vis. Il me suit dans la cuisine.
- Hey, hey, je savais que j'en avais!? Dis-je en brandissant fièrement des lasagnes chèvres épinards.
- Cool. Fait seulement Tony a demie souriant.
- Hummm. Ça met 45 minutes à cuire. Je vais faire préchauffer le four et nous faire une petite salade. Prépare nous un cocktail en attendant. Lançais-je.
- Je pensais que t'avais arrêté de boire. Dit Tony en levant un sourcil.
- C'est pas parce que je bois un café dans la journée que j'aime pas boire un petit verre de temps en temps. J'ai beaucoup diminué. En général, je bois que le week end.
- C'est vrai, t'as des week ends toi maintenant.
- C'est sure que les planning chez nous c'est la misère, enfin, de la police je veux dire. Ajoutais-je.
- On est lundi.
- Je sais, mais l'exception confirme la règle bon, allez Tony, fais-nous un de tes petits cocktails que tu sais très bien faire. Lançais-je alors que je le vois regarder tout autour de lui.
- Verre en haut à gauche. Frigo, bar. Sers-toi, fais comme chez toi. Je me gênais pas chez toi.
- Sauf qu'on était ensemble..
- T'es mon meilleur ami Tony. Allez… ne me laisse pas mourir de soif s'il te plaît.
Le brun finit par sourire et prend confiance en lui. Il se lance dans l'élaboration d'un cocktail que seul lui peut comprendre.
Pendant que je fais une vinaigrette, je le regarde en catimini. Je me souviens de sa concentration lorsqu'il faisait quelques chose qu'il aimait. Tony Stark perdait souvent patience, mais jamais avec une bouteille, en bricolant, ou au volant de son bolide. Je sourit a le voir ainsi.
La salade prête, j'enfourne les lasagnes au four, puis me pose à côté de mon ami, les bras croisés en me demandant quel goût aurait ce cocktail, pardon ce Starkocktail.
Les verres dans les mains, nous allons dans le salon. Je m'assois sur le canapé, il fait de même. "Allez… trinquons à nos deboirs."
- Ouais, à notre passé chaotique. Lance Tony, alors que nous goûtons nos cocktails.
- Comment vont Happy et Rhodey? Demandais-je ensuite.
-Happy est le chef de la sécurité de Hammer industrie, il est toujours célibataire. Je me demande quand il va se réveiller celui là. Se moque gentiment Tony.
- Je te signale que tu l'es aussi. Répliquais-je.
- Vas'y remet une pièce ! Non mais attend, j'ai été marié, et j'ai Edwin, lui, il a rien du tout.
- Si ça se trouve il est gay. Ajoutais-je en riant.
- Happy? Gay? Nan.
- Il a toujours était timide avec les femmes quand il s'agissait de les draguer. Sinon, je le trouvais très prévenant. Le défendis-je tout de même.
- Rhodey est toujours avec sa femme, il a eut deux petites filles. Solène et Magdalena.
- C'est joli comme nom.
- C'est quoi ce bruit? Demande Tony.
Je ris… "c'est rastaquouère, notre rat."
- Ah oui, tu m'avais dis que tu avais acheté un rat. Souligne t'il.
- A défaut d'avoir un enfant. Ajoutais-je ensuite.
- Ça te paise ?
- Le fait de ne pas être père? Demandais-je tout de même.
- Oui.
- Un peu, je me consacre aux enfants des autres. Notamment William et Michael, les neveux de Pietro. Ils sont trop mignon. J'attend désespérément que Nath et Bruce arrivent à avoir leur enfant.
- Tu serais le parrain?
- J'en sais trop rien. Murmurais-je. Un silence s'immisce entre nous, il faut que je trouve un sujet de conversation pour éviter de laisser un blanc.
- Quand est-ce-que t'auras ton diplôme ?
- Pas sûre je l'ai, et se serait en janvier si j'y arrive.
- Tu y arriveras, j'en suis sûre. Tu vas continuer à travailler pour ce cabinet?
- J'en sais trop rien. Si j'ai mon diplôme, je pense que j'ai moyen de travailler pour eux, après à voir.
- Tu voudrais changer de cabinet?
- Je suis pas sûre de vouloir être avocat. Avouais-je.
- Tu plaisantes, tu nous as pas quitté pour abandonner tout de même. Lance t il à mon égard. Je souris a cette phrase.
- C'est compliqué.
- Qu'est ce qui est compliqué? Dit-il avant de boire une gorgée de son cocktail.
- Je voulais devenir avocat spécialisé en droit de l'enfance mais le fait que je sois gay, va pas m'aider. Tu enverrais un gamin se faire défendre par un avocat gay toi!? Lâchais-je en soupirant fortement. Je fini mon cocktail aussitôt.
- Être gay ne signifie pas être pédophile Clint.
- Oui, mais tout le monde fait l'amalgame. Et puis Nelson & Murdock sont spécialisés dans les affaires familiaux. Quelques part, ça s'en approche. Je ne sais pas…
- Qu'est ce qu'ils en pensent eux? Ils savent que t'es gay? Me demande t-il.
- Oui, et eux pensent que je me trompe mais ils sont naïf sur les bords. Bon, allons voir ces lasagnes ! Dis-je en me levant.
Je file dans la cuisine, et remarque qu'il reste plus que 4 minutes pour que les lasagnes soient cuites. Je met doucement la table, puis Tony me rejoint avec nos verres vides. Il me sourit doucement puis, prend les couverts dans ma main avant de les déposer.
- J'ai pas de vin, mais j'ai de la bière.
- Va pour une bière. Lance t-il.
Je sors les bières, les décapsule puis sort la salade.
- Ça fait longtemps que j'en ai pas mangé. Murmure Tony.
- De la salade?
- Les deux. En ce moment c'est pizza, fast food, chips, tout ce qu'il me passe par la main. Je suis pas adepte des courses.
- Je sais ce que c'est, j'ai eu ma période. Bouffe de merde
- Avec le soldat.
- Oui. Allez, installe-toi. Tony s'assoit à la place de Pietro et ça me fait drôle. Il est calme, il n'a jamais été aussi calme, avant il était incontrôlable, associable et même insupportable et là, il est si doux, si calme, mais tellement meurtri. Quand on le connaît autant que moi je le connais, on peut s'apercevoir qu'il n'est pas dans son assiette. Quelques chose lui est arrivé, et ça l'a écorché vif.
Je sors les lasagnes, les dépose sur la table, puis nous sert. "Raconte-moi ce qui ne va pas Tony."
- Tout va bien.
- Pas la peine d'essayer de me cacher quoique ce soit, je sais que tu n'vas pas bien, et je suis là pour ça. Murmurais-je en plongeant mes yeux dans les siens.
- Pepper veut demander la garde exclusive d'Edwin. Dévoile Tony.
- Et donc? C'est quasiment impossible qu'un juge accepte la requête. Lui appris-je.
- Apparemment, elle et son avocat, montent un dossier béton sur moi. Lâche t-il en grimaçant
- Qu'a t-il dans ce dossier?
- Je ne sais pas. Avoua Tony.
- Quand le jugement est fixé ?
- Vendredi.
- Qu'en dit ton avocat? Demandais-je.
- Il ne dit pas grand chose, que cette situation est rare. Il… ne sait pas que… il connaît pas les motifs de notre divorce. M'avoue t-il.
- Tu penses qu'elle veut te retirer la garde parce que tu es gay? M'etranglais-je en mangeant, ce n'était pas du tout le style de Pepper de réagir de cette manière.
- Je suppose oui, ça et.. le fait que je bois. Avoue t'il ensuite.
- Ah çà, ça arrive fréquemment, après il faudrait pouvoir prouver que tu bois de trop, seul un médecin pourrait le faire. T'as eut des problèmes de santé liés à ça?
- Non.
- Alors ne t'en fais pas, qui est ton avocat?
- Maître Greyson.
- Greyson? Il n'est pas spécialisé dans la finance? Dis-je soudainement.
- Si, c'est l'avocat de mon père. Dit-il ensuite.
- Tu devrais contacter un avocat spécialisé dans le droit de la famille, je peux t'en conseiller un si tu veux.
- Je veux bien… Merci Clint. Murmure t-il.
- Il est écrit quoi sur le jugement JAF?
- On est tous les deux, ses responsables légaux et un droit de visite classique.
- Droit de visite? Où droit d'hébergement.
- Visite. Précise t'il.
- T'es pas sérieux!
- Je sais pas comment j'ai pu ne pas l'ouvrir face à ça. Me dit-il en baissant la tête.
- Tu sais ce qu'on va faire. On va faire appel du jugement. Dis-je bien déterminé.
- Appel?
- Oui, tu vas avoir un droit d'hébergement, et on va faire en sorte que tu aies ton fils quand t'es en repos. Tony fronce les yeux, il ne sait pas trop quoi en penser. Je reprend aussitôt. "Je connais un avocat, qui pourrait plaider ta cause. "
- Qui ça? Demande tout de même Tony.
- Moi. Répondis-je seulement.
- Toi? Tu es déjà avocat?
- Biensure que je suis avocat, j'ai un master, je passe juste une spécialisation. Je te garanti pas d'être ton défenseur au tribunal mais je peux plaider ta cause. Je vais appeler ton avocat, pour qu'il me transmettre ton dossier et appeler celui de Pepper Aussi.
- Je sais pas quoi te dire. Murmure Tony.
- Facile, dis juste, je t'engage.
- Et bien je t'engage. Dit finalement Tony en souriant.
- Et bien, ça a été dur de te faire sourire mais je l'ai enfin eu mon sourire. Allez fini tes lasagnes, on va aller prendre l'air. Dis-je avant de clore cette conversation sur un clin d'oeil.
A peine fini de manger que je me lève. "On va où?' Demande Tony.
- Faire un tour, au marché de Noël, j'ai envie de prendre l'air et de fumer une clope. Avouais-je.
- Tu fumes toujours, je me disais bien que tu ne pouvais pas autant changer. Se moque t-il.
- Allez, on y go.
Tony sourit et me suit en dehors de mon appart. Le marché de Noël n'est pas loin, et sur la route, On se délecte d'une bonne cigarette. "Ça me manque la clope."
- Peter ne sait pas que tu fumes? Me demande t-il.
- Non, il pense que j'ai arrêté, et arrête de l'appeler Peter, tu sais très bien que ce n'est pas son nom.
Tony grimace, puis découvre le marché de Noël. On se ballade silencieusement entre les châlets, Noël approche et une bonne odeur de chocolat, de marron et de cookies imprègnent nos narines. "Ça te dis un bon chocolat chaud ? Avec des cookies ?"
Tony me regarde en souriant, se moquant presque de moi. Je ris à sa tête et me dirige vers un stand de nourriture. Tous deux, on prend un chocolat, des cookies et des nougats pour l'appart.
Cela fait plus une d'une heure qu'on se balade. On finit notre chocolat, et on fume notre deuxième clope. C'est à ce moment que Pietro m'appel. "Allô mon amour?"
- Mon chéri, comment ça va?
- Ça va. T'es où? Demande t-il alors que des musique de Noël retentissent.
- Je suis allé faire un tour au marché de Noël. Lui appris-je.
- Pourquoi faire?
- Un chocolat chaud. Dis-je seulement mais je sais quelle serait sa réaction.
- Hann. UN chocolat chauuuuud. Gémit-il.
- Je sais. Je ris. "on y viendra quand tu reviens. Tu reviens quand?"
- C'est toujours vendredi, j'ai pas encore l'heure par contre.
- D'accord.
- Bon, mon petit amour, je vais te laisser. Ajoute Pietro.
- Ok.
- Ne fume pas trop. Je ris à sa phase, mais me gronde tout de même par téléphone
- Je plaisante pas Clint, Je sais que tu fumes. Ajoute t-il.
- Mais non. Tentais-je de mentir.
- Allez.. je t'embrasse à demain, je t'aime.
- A demain. Je t'aime.
Je raccroche et rejoins Tony dans un chalet de jouer pour enfant. "C'est mignon ces petits train." Lui chuchotais-je à l'oreille.
Il fait un bond puis répond. "Tu as vu, on peut écrire un prénom. "
- J'ai vu oui.
- J'hésite a acheter un vrai train ou les lettres. Ajoute t-il.
- Prends-lui le train, je prends les lettres. Tony me regarde en levant un sourcil. "J'ai jamais rien offert à Edwin, c'est l'occasion."
Après avoir fait quelques emplettes, on rejoint mon appart en fumant notre troisième cigarette.
Arrivé chez moi, je lui propose de dormir ici, sur le canapé, il se fait déjà tard et on se sert déjà un énième verre. Il accepte, et je lui amène tout ce qu'il lui faut tandis que je vais me pieuter dans mon lit.
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Mardi 13 décembre 2018,
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Lorsque je me réveille, Tony l'est déjà aussi. Il bataille avec la machine à café. Je l'aide, puis on déjeune silencieusement. Il s'en est allé de suite après. Il bosse aujourd'hui. Moi aussi d'ailleurs. Après une bonne douche je rejoins le cabinet.
Aujourd'hui, Matt est au tribunal, et Foggy chez une cliente. J'en profite pour appeler l'avocat de Pepper et celui de Tony afin qu'ils me transmettent toutes les pièces de son dossier.
Le dossier de l'avocat de Tony n'est pas épais. Le jugement de divorce, sa défense, se basant sur la capacité de Tony a élevé son fils correctement. Qu'il est policier, et qu'il a donc un sens moral sain. Et qu'il a toujours été là pour son enfant.
Les seuls documents que je reçois de la part de l'avocat de Pepper sont, les fiches de paies des deux parents, leur feuille d'imposition, les charges liées à Edwin et le bilan des biens communs. Rien d'autre m'a été envoyé. Comment préparer une défense avec si peu d'éléments. Mise a part les questions financières, je n'ai rien. Biensure il n'est pas obligé de me transmettre d'autres documents comme les charges pesant contre Tony. Il va falloir que je cherche tout ce qui peut se retourner contre lui.
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Juste avant l'heure du midi, Foggy passe au cabinet, j'en profite pour déjeuner avec lui et lui parler de l'affaire de Tony. Je lui montre le jugement de divorce et il est sur le cul. Il connaît l'avocat de Pepper, C'est un pitbull, mais il connaît Plus hargneux que celui ci. Matt Murdock. Après avoir lu le compte rendu du tribunal, il accepte de m'aider sur l'affaire.
Le déjeuner fini, j'appelle Tony pour l'inviter à passer au cabinet, puis j'en profite également pour appeler Pietro.
La présentation du dossier est courte, j'ai peu d'éléments, mais j'essaye de balancer tout ce qui peut se retourner contre Tony.
Lorsque Tony arrive, il semble si timide, si réservé. Foggy le fait asseoir à son bureau, moi, je suis assis sur un meuble a document.
- Bonjour, monsieur Stark, alors dites moi tout.
- Euh… je… je voudrais voir mon fils plus souvent. Bafouille Tony.
Foggy sourit, puis sort les éléments reçus plutôt. "Clint, viens, c'est ton affaire." Me lance t-il.
Je descend et sors les documents trouvés. "J'ai appelé maître Aldrich, il ne m'a pas envoyé beaucoup d'éléments. Le jugement de divorce, vos fiches de paie, vos impôts, les factures liés à l'éducation et a l'obligation alimentaire d'Edwin, et les récapitulatif des biens financier. Rien d'autres n'a été ajouté. J'ai également fait transmettre ton dossier. Maître Greyson était enclin à ce que tu t'adresse à un avocat spécialisé dans le droit de la famille.
Il m'a transmit les même pièces que Aldrich, plus les éléments visant ta défense. Apparemment, il se baserai sur ta loyauté envers la justice, de part ton métier. De la capacité à élever et à éduquer ton fils correctement et que tu as toujours été là pour lui. Vous êtes allez à l'hosto pour Edwin?" Demandais-je alors que je lis le rapport de défense de maître Greyson.
- Ah.. euh.. oui, il s'est tordu la cheville à l'école.
- Comment ca s'est passée ? Lui demandais-je.
- Il est.. il est tombé du toboggan . Dit Tony ne comprenant pas où je veux en venir.
- Comment tu l'as su? Continuais-je.
- C'est la maîtresse qui m'a appelé.
- Bien, elle avait joint Pepper?
- Oui, les deux. Dit-il en fronçant les yeux.
- Où étais-tu?
- Au boulot.
- Et tu as lâché ton boulot pour aller à l'hôpital?
- Oui, Pepper n'avait pas répondu de suite alors, j'y suis allé. S'exclame t-il, légèrement sur la défensive, je me doute qu'il doit se sentir comme l'un de ses clients en interrogatoire.
- C'est bien. Je regarde Foggy qui me sourit. "Tu veux continuer Foggy?"
- Tu t'en sors bien.
- Ouais, mais je préfère que tu mènes l'entretien, peut être que j'aurais oublié quelque chose.
- D'accord. Alors… Clint a relevé quelques points que la défense pourraient utiliser, il y en a 5, mais je vais en inscrire un sixième. Dit-il alors que le téléphone dans le bureau de Matt se met a sonner. Je les laisse et vais décrocher.
C'est une affaire, et je renseigne la cliente. Après avoir raccroché, je reste dans le bureau de Matt. Je préfère réellement que Foggy porte un œil nouveau. Je suis bien trop impliqué émotionnellement parlant.
L'entretien dure plus de deux heures, moi je m'occupe à classer des affaires. Matt me fait sursauter en m'appelant. Je décroche et lui transmets des documents par fax puis je rejoins Foggy et Tony.
- Alors comment ça se passe? Demande ai-je.
- Ça se passe. Allez, arrêtons-nous pour aujourd'hui, allons boire un verre. Lance Foggy. Je souris lorsque je vois des étoiles dans les yeux de Tony.
- Ne souris pas comme ça, Tony, tu sais que l'alcool peut être un élément contre toi.
- J'ai jamais été pèté au boulot, et j'ai jamais soufflé dans le ballon, ni au taf, ni en voiture. Déclare Tony fièrement.
Je pouffe de rire. "ça sert, la carte police."
- Chutttt. Fait-il en riant. Tous les trois allons dans le café en face du cabinet, puis Matt nous rejoint une bonne heure après.
Matt n'étant pas au courant de l'affaire, nous lui expliquons les grandes lignes. Je sais que cette affaire va lui plaire. Il est du genre à aimer les affaires conflictuelles, et s'en sort plutôt bien a chaque fois. Cependant, cette fois ci, ce n'est pas lui qui va diriger l'affaire mais moi. Il m'a assigné pour cette affaire. Biensure, Foggy et lui me donneront des coups de mains, et m'épauleraient si besoin, mais voilà. L'affaire Stark contre Stark née Potts, est mienne. Dans la demie heure qui suit, nous allons chacun de notre côté.
En rentrant chez moi, vers les coups de 18h, je me sens bien seul bizarrement. J'ai emmené mon dossier, celui de Tony, et l'étudis, Jusqu'à ce que mon téléphone sonne et que je me rende compte qu'il est 21h passées. "Allô."
- Chéri… Chuchote Pietro.
- Hey… J'avais pas vu l'heure passée. Me défendis-je.
- Je me suis dis que tu m'avais oublié. Ajoute t-il ensuite.
- Mais non, comment je peux t'oublier, c'est juste que je travaille sur une affaire. Lui appris-je.
- Ah..
- Ils m'ont assigné une affaire. Dis-je fièrement.
- Ça y'est?
- Oui, c'est un peu conflictuel mais j'espère gagner ce procès.
- D'accord. Ne travaille pas trop tard. M'ordonne t-il, me connaissant bien.
- J'essayerais.
- Et n'oublie pas de manger un peu. Ajoute t-il encore.
- J'essayerais aussi. Dis-je en pouffant de rire. Oui, il me connaît mieux que personne.
- Encore trois dodo sans toi. Murmure t-il.
- J'ai hâte que tu revienne. Chuchotais-je a mon tour.
- Moi aussi. Je t'aime. bisous, a vendredi.
- Je t'aime, a vendredi. Lui répondis-je.
Je raccroche et vais me faire réchauffer les reste de lasagnes de la veille, puis vais directement me coucher.
