Bonsoir à tous. Voici un nouvel OS.

Je préfère vous prévenir qu'il y a un petit passage Yuri entre les soeurs Patil. Donc, si ça vous déplait, passez votre chemin. Je ne vous oblige en rien à le lire.

On se retrouve en bas.

M.


OS 3 - Severus Rogue - Patil (soeurs)

Le silence lourd et épais est roi en ces lieux sombres et lugubres. L'humidité ambiante qui y règne réfrigère d'ailleurs souvent les plus téméraires. Oui, il est vrai que les cachots de Poudlard ne sont pas les lieux les plus prisés du château, surtout en un plein février frisant des température avoisinant le plus que polaire. Pourtant, il est là, derrière son bureau et ne parait pas souffrir de la morsure du froid véhiculé par d'horribles courants d'air venant de Merlin sait où. C'est peut-être la potion bouillonnante à ses côtés qui l'aide à supporter cette ambiance morose. Ou plus vraisemblablement son caractère acariâtre à l'image du lieu.

L'homme en noir connu comme étant le maître de ces lieux - ou encore comme la détestable chauve-souri des cachots, le bien aimé Severus Rogue - gratte de sa plume tout aussi noire que l'encre qu'il utilise des parchemins à l'odeur parfois douteuse. Il préfère ne pas savoir où les imbéciles qui lui servent d'élèves laissent trainer les-dits parchemins. Seule l'explosion des bulles à la couleur et substance étrange vient perturber le silence de la plume grattant le papier. Le crépitement du feu doux sous le chaudron donnerait presque une atmosphère feutrée seulement visible pour un aveugle qui se serait égaré dans l'abominable labyrinthe sous-terrain du château.

Par moment, il marmonne, incompréhensible - ou censuré, le tout accompagné de violentes ratures qui s'achèvent par un P rageusement apposé. Mais il reste calme. D'apparence sereine. Entre deux biffures il s'octroie un trait de thé. La petite tasse, d'une couleur aussi triste que le personnage et toujours aussi fumante après des heures de correction intensive, repose à la droite de son encrier. Le dos bien droit, les doigts bien forts, il corrige sans se fatiguer, ses yeux d'aigle survolant les lignes regorgeant d'inepties, flirtant parfois avec le crétinisme. La pile s'amenuise, lentement mais sûrement. Il commence à en voir le bout, mais sans diminuer d'ardeur, il s'applique.

Le tic-tac d'une horloge dont on ne s'est pas encore rendu compte jusque-là s'arrête. Notre cher Severus laisse reposer son dos contre la chaise en bois dur et fait craquer ses cireuses mais effilées phalanges. D'un mouvement souple acquit par de nombreuses heures d'espionnage, il se dégage de ce bureau avilissant. D'une main agile, il agite sa baguette au dessus du chaudron ardent et avive le feu indolent avant de la reposer sur le tas de copies blasphématoires. Alors que la température monte et que les bulles se font plus nombreuses, il plonge sa louche droit vers le fond et produit de lents mouvements circulaires. Deux dans le sens des aiguilles d'une montre, trois dans l'autre. Tout est question de douceur et de savoir-faire. L'art de la manipulation des potions n'est pas donné au premier venu, et Severus en est un grand artiste.

Alors qu'il retire le métal brûlant imbibé de potion épaisse, la porte s'ouvre lentement et laisse passer deux jeunes filles, les jumelles Patil. D'un mouvement nonchalant mais pas moins agacé, le professeur se tourne vers les deux importunes et les glace du regard. Seul un gloussement lui répond. Il lève alors un sourcil surpris et leur demande sardonique si elle se sont perdues. Depuis le temps qu'elles parcourent les dédales du château, elles devraient en connaître les moindres recoins. N'attendant pas de réponse et sur le point de retourner à son travail, il avise un mouvement du moins étrange de la part de la Serdaigle, à en croire la couleur de son écusson. Au lieu de faire demi-tour comme tout élève un minimum censé - et Serdaigle qui plus est - face au maître des potions, la jeune Patil s'avance d'un pas vers lui, un sourire inhabituel aux lèvres. Il faut quelques longues secondes à Severus pour se rendre compte qu'il est anormalement aguicheur.

Plus que surpris face à ce comportement, il s'apprête à la congédier dans son dortoir après avoir bien entendu écopé de plusieurs heures de retenue à récurer des fonds de chaudron pour comportement obscène et déplacé quand la Serdaigle l'attrape par la manche pour le guider à son bureau. D'un geste brusque, il se détache d'elle et s'assoit de lui même sur le rebord du meuble, détaillant le moindre signe encore plus suspect que jusqu'alors. Ces idiotes ont dû faire un pari stupide et il va se faire un plaisir de les renvoyer dans leurs pénates, honteuses à tout jamais. Il croise ses bras sur sa poitrine drapée de noir et attend la suite des évènements, bien décidé à respecter l'adage qui le caractérise si bien : zéro miséricorde.

C'est quand les deux jeunes filles se plantent devant lui, assises sur la paillasse du premier rang, l'une ayant la main sur la cuisse de l'autre, qu'il suspecte quelque chose de vraiment louche.

« Bien Mesdemoiselles, que puis-je faire pour vous ? » Sa voix s'élève, doucereuse, à la limite du sarcasme. Même appuyé contre le bureau poli par le temps, les jambes négligemment croisées, le Maître des Potions est impressionnant de charisme. Une œillade gémellaire et un autre gloussement idiot lui répondent. Il se retient de soupirer bruyamment d'ennui. Son temps est important. Il n'aime pas le gaspiller inutilement, surtout pas pour des enfantillages.

Quelques secondes passent, et toujours rien. Il sent sa patience arriver à terme. Alors qu'il amorce un redressement certain, ses yeux d'aigles sont attirés par la main, cette main fine et délicate, maquillée au henné, qui dessine de légères caresses sur le collant bordeaux de sa jumelle. Rien d'indécent au premier abord, si ce n'est étrange. Mais l'innocence du mouvement est vite balayée : la main s'aventure un peu trop haut et un peu trop au cœur, à la lisière de la jupe trop courte à son goût pour une jeune fille de son âge. Il relève les yeux vers sa propriétaire et une remarque cinglante meurt sur ses lèvres quand, le regardant droit dans les yeux, provocante, la Griffondor écarte lentement ses cuisses galbées.

« Mais que faites-vous petites écervelées ? » siffle-t-il les prunelles plus noires que jamais. « Vous trouvez cela amusant ? » Question rhétorique. « Non, terriblement excitant » Le courage Griffondor sans doute. Face à tant d'impertinence, il se lève, s'approche, prêt à les amener au bureau du directeur pour qu'elles répondent de leurs obscénités mais loin d'être découragée, il semble même que c'est le contraire, la rouge et or se tourne vers sa voisine et passe délicatement sa petite langue rosée sur ses lèvres. Son sang ne fait qu'un tour. Bloqué au péage sud. Il a la gorge sèche. « Qu'est-ce qu'il … » meurt dans bouche : la langue de l'autre accepte, taquine, le jeu.

Les yeux rétrécis, la respiration bloquée, ce cher Severus inébranlable se retrouve paralysé. Non pas qu'il soit facilement surpris, tout ceci est juste tellement inconcevable. Hors-norme. Terriblement excitant. Et surtout sans aucun sens ! Bien décidé à reprendre le contrôle de cette situation perversement dangereuse et incroyablement érotique à ses yeux d'homme mûr, sa voix claque, sèche, froide et un ton plus rauque. « Patil, arrêtez de vous donner en spectacle, c'est écœurant ». Seul un bruit humide lui fait écho. Agacé, il se retient de sortir sa baguette et de leur lancer un aguamenti glacé. C'est contre l'éthique éducative, à son plus grand malheur, Merlin le sait.

Il pose alors sa main sur l'épaule de l'agaçante Griffondor, pas trop fort, juste assez ferme, pour les séparer. Contre toute attente, la jeune femme émet un doux gémissement et son genou cogne contre la cuisse drapée du Maître des Potions alors qu'elle écarte plus la cuisse et l'enroule autour de lui, telle un serpent vicieux, et l'attire d'un mouvement sec entre ses cuisses où s'active maintenant la main de sa sœur. Un hoquet entre surprise et horreur lui échappe. La bouche entre-ouverte, deux secondes de blanc qui lui laissent pleinement le temps de sentir cette main bouger indirectement contre sa propre anatomie, faisant terriblement rugir la bête pleine de désir en lui, depuis trop longtemps insatisfaite selon elle.

Se sentant maintenant plus que menacé, l'homme austère ne s'embarrasse plus de l'éthiquement correct et s'empare de la mâchoire de sa jeune élève. Il gronde, la voix basse et profonde « Patil, ôtez tout de suite votre jambe de là. Vous vous rendez ridicule ». Un sourire trop innocent. « Ça ne vous plaît pas professeur ? » lui embrase littéralement ce qu'il préfère garder calme. Il expire lentement par les narines, se retenant de se montrer plus virulent. « Il n'est pas question de ce qui me plaît ou non mademoiselle, vous êtes indécente ». « Si je voulais être indécente j'aurais fait ceci professeur … » et son bassin s'entrechoque au sien, une fois, puis deux, dans un frottement plus léger et hypnotisant. « … et j'ai bien l'impression que ça vous plaît ». Et elle le fixe toujours dans les yeux la garce.

« Vous vous demandez si ça me plaît, et bien, vous devriez savoir que je suis un homme, avec des réactions physiques … comment dire, afin que ça fasse sens dans votre petite tête d'écervelée … naturelles. Ce n'est pas à moi que ça plait, mais à mon pénis ». Le sarcasme. Sa meilleure arme. Il saisit sa cuisse ferme d'une poigne brusque et l'écarte de lui afin de s'en dégager. Mais le bruissement d'une robe derrière lui lui fait alors prendre conscience du départ de l'autre Patil. Une caresse vole du creux de ses reins jusqu'à son épaule et un souffle chaud à son oreille « Vous devriez vous détendre professeur ... » et deux seins qui s'écrasent dans son dos, poussant son bassin ardent à l'encontre de sa geôlière. Coincé entre deux corps chauds, la bête qui régit son désir se débat pour prendre part de son être et mener à bien toutes les danses que trament son esprit libidineux.

Les doigts frais se perdent sur sa nuque, en un suave massage qui le fait se raidir. « Chuuut, laissez-vous aller ... » et des lèvres papillonnent à l'encolure de sa stricte robe de sorcier. Il gronde, rage, se retient de se montrer violent. « Je pense que le jeu a assez duré Mesdemoiselles. Je vais passer outre votre comportement totalement inapproprié qui mérite sans aucun doute un renvoi. Retournez dans vos dortoirs respectifs. Immédiatement ! » Un rire s'échappe des lèvres sur son cou « Je crois que ma sœur et moi n'avons pas très envie de retourner dans nos dortoirs ... ». La colère sourde monte, au diable le contrôle de soi. Il se dégage d'un mouvement brusque. Du moins le pense-t-il. Mais son corps de ne lui répond pas. « Sottes, qu'avez-vous fait ? », sa voix tonne, vibrante de colère et d'indignation. « Juste une précaution. On ne voudrait que vous vous échappiez. » « Vous êtes complètement inconscientes. »

Un sourire mutin aux lèvres, la jeune fille face à lui défait un par un les boutons fermant sa robe ébène. Elle laisse trainer ses doigts le long de son torse couvert d'un pull fin tout aussi noir et s'attarde plus que nécessaire sur ceux à sa ceinture, distendu par sa réaction physique naturelle. Une puissante vague de désir lui taraude les reins. Les baisers humides et pincements de dents sur la peau tendre de sa clavicule lui font oublier lentement où il est. Un concert à quatre mains s'applique à le déshabiller sans qu'il ne puisse rien faire. La bête ronronne, tapie, prête à surgir au moment opportun.

« Vous préférez regardez ou participez ? ». Cette question lui fait brutalement rouvrir les yeux. Charbonneux de désir. « Que voulez-vous dire ? » « C'est pourtant simple professeur … Réfléchissez ... » Mais la ligne brulante le long de sa colonne tracée par une langue humide arrivant à l'orée de son boxer l'empêche de réfléchir correctement. L'esprit brumeux d'envie. Deux mains délicates attrapent les bords de son pantalon et tirent. Mais il tient bon sur les hanches étroites du professeur. « Parvati ? » La sœur répond à la question : un cliquetis de ceinture résonne dans la salle de classe et pantalon et boxer tombent au sol, laissant le professeur nu et immobile, une érection maintenant indissimulable. Le froid mordant le pièce le fait frissonner. Ou est-ce peut-être les longs cheveux bruns caressant son torse alors que la-dite Parvati se penche et susurre « Alors ? ». « Tu vois bien qu'il n'a pas l'air de savoir » chantonne une voix dans son dos « On devrait peut-être lui montrer ? ». Si ingénues et tellement manipulatrices.

D'un rire, les ongles qui effleurent ses fesses remontent vers son nombril pour finir en une caresse appuyée. Elles suivent le chemin dessiné par les poils sombres de son abdomen en direction du sud. Si sûres d'elles que s'en est déroutant. Elles se séparent au niveau de son sexe : un grognement sourd, presque animal gronde dans gorge : l'une s'enroule délicieusement autour de membre durci alors que l'autre se perd un peu plus bas. « Doucement Padma. On risque de le perdre trop tôt à se rythme là ». Elle pouffe et retire ses doigts de fées – ou de vile sorcière. « Ça c'est participer professeur. Certes, pas très activement, mais tout de même. » La rouge et or se laisse glisser de la paillasse et le pousse vers la chaise la plus proche. Surpris de pouvoir bouger, il essaye de se déplacer du chemin qu'elle guide mais en vain. « Le sort vous permet seulement les gestes que l'on autorise » l'informe la serdaigle.

Une fois bien installé sur sa chaise, cette dernière lui fait part de la prochaine leçon. Devant lui, la jumelle a déjà ôté sa chemise, sa cravate rouge reposant entre ses deux seins plutôt menus vierges de toute lingerie. Ses doigts parcourent son ventre plat et remontent, titillant les pointes rosées. Le sang bat à ses tempes alors qu'il ne peut détacher ses yeux de ce spectacle grisant. « Vous aimez ? » Un râle pour réponse quand la jeune fille glisse son autre main sous son collant épais. Séverus sent son sexe particulièrement tendu et douloureux tressauter d'excitation. Il aimerait tellement pouvoir apaiser ce gouffre de désir. La bête insidieuse avait pris place. Le regard toujours fixé devant lui, il la regarde prendre appui contre la paillasse, ses jambes de plus en plus cotonneuses alors que de doux feulements s'échappent de sa gorge découverte. « Vous pouvez vous touchez vous savez … » murmure mutine la sœur. Il ne lui en faut pas plus, sa grande paume empoigne sa hampe dure, inconscient du pouvoir du sort. Face à lui, la Griffondor est prête à rendre les armes et le professeur n'en mène pas plus large. « … mais pas trop professeur ». L'ordre claque. Sa main s'arrête alors qu'il est si près. Une frustration telle qu'il n'en a jamais connu s'empare de lui à la vue de la jouissance de la demoiselle et de la sienne qui pulse entre ses propres doigts immobiles. Il a le souffle erratique.

« Verdict ? » demande la jeune fille à sa droite. Un sourire sardonique aux lèvres, le maître de potion décide de profiter de la situation. Après tout ces deux pestes ont décidé de jouer, alors jouons. « Je demande à en voir plus afin d'en être absolument certain » « Si tels sont vos désirs professeur ». C'est tellement simple. Mais bien mal lui en a pris. « Oh merlin ! » Un inspiration hachée. Sous ses yeux la Serdaigle vient de faire glisser sa langue sous la jupe d'écolière relevée de la Griffondor. Elle venait de s'approcher de sa sœur encore chancelante, la faire s'assoir sur le carrelage froid du bureau et rouler culotte et collants avant de les déposer négligemment au sol avant de s'attaquer à plus fort que son imagination. La bête vrombit en son fort intérieur tant le spectacle est érotique. Elle se débat, le pousse à les rejoindre, à soulever ce petit cul et s'y enfoncer jusqu'à la garde pendant qu'elle continue à laper aussi consciencieusement. Finalement, il préfère participer. Mais il est toujours collé à sa chaise, son pénis violacé à la main. « Patil ! » Sa voix rauque retentit dans le silence entrecoupé de cris de plus en plus puissants. Cynique, il imagine ce qui se passerait si quelqu'un vient à passer dans ce couloir et un éclair lubrique illumine ses pupilles en visualisant ce que donne la scène qu'il a sous les yeux.

Mais personne ne lui répond. Quand tout s'arrête en un cri muet et un dos arqué. La bleu et argent se relève, s'approche de lui, nonchalante, les lèvres brillantes, terriblement tentante, un air pervers au visage. Il adorerait l'attraper, lui mettre cette bouche luisante là où ses mains ont tantôt fait des miracles. « Vous ne voudriez pas vous appliquer aussi bien sur ma propre anatomie Mademoiselle Patil ? Vous pourriez même obtenir des points pour votre maison » dit-il, un brin moqueur. Elle lui lèche les lèvres en guise de réponse, déposant le goût particulier de sa sœur sur les siennes. En un sourire carnassier, il décide d'éliminer toute trace de ce nectar de la bouche de la jeune fille. « Maintenant laissez-moi libre de mes mouvements. Je sais clairement ce que je préfère : vous posséder. Tellement fort, tellement longtemps que vous ne pourrez pas vous en remettre. Vous en redemanderez encore et encore. Je vais vous faire jouir. Je vais vous faire crier. » Sa voix basse pleine de milles promesses concupiscentes.

Il la voit se troubler. Il sait qu'il a gagner. Il se sent déjà dans son étroitesse humide. Elle se déshabille et lui souffle à l'oreille « Vous pouvez me toucher de vos mains » et alors il fond sur elle, un doigt en elle, puis deux. « Plus vite ! » Il obéit, elle s'appuie sur ses épaules et voit derrière sa jeune sœur s'approcher et lui effleurer les seins. Il sent qu'il va exploser. Il la veut. Il les veut. Sales garces, elles auront ce pourquoi elles sont venues. Un troisième doigt vient taquiner l'autre orifice et s'y faufile. Il ne lui en faut pas beaucoup plus pour s'écrouler sur ses jambes en gémissant profondément à son oreille. Lentement, elle se relève « Surtout ne m'arrêtez pas professeur. Vous pourriez le regretter. » Elle s'installe plus confortablement sur ses cuisses et s'empale violemment sur son sexe prêt à exploser. C'est le bonheur, l'extase. Elle se meut. Lentement. Vibrante. Leste. Les seins plus ronds que ceux de sa sœur. Il veut plus, plus vite, plus fort, plus mâle, mais il ne peut bouger. Elle mène le rythme. « Padma, tourne-toi » lui demande sa sœur. Elle s'exécute. Il croit crever de dépossession quand elle se retire et la voit incliner sa croupe vers lui et se laisser glisser à nouveau. Severus s'empare de ces fesses charnues alors qu'elle s'applique à le monter, féline. Une claque. Un cri. Et la sœur qui s'attèle au centre névralgique. Merlin que c'est bandant. Il la sent se contracter. Elle va venir. « Vas-y sorcière, laisse-toi aller. » Ses cris plus puissants que ceux de sa sœur font écho dans la pièce. Il enfonce ses doigts dans sa chair, la faisant rebondir plus vite sur ses cuisses à défaut de pouvoir la pilonner comme il aimerait. Et elle cède. Bruyante. Tremblante.

Mais lui n'a toujours pas joui. L'inassouvissement le ronge. « Par Merlin, Patil, il me semble que c'est le moment d'assumer vos actes et de me laisser vous prendre. Comme un homme. Un vrai. Pas comme les jeunes premiers qui vous sautent en à peine cinq fades minutes ». Les deux jeunes filles se concertent du regard et sourient. « Qui veux commencer ? » demande-t-il carnassier. « Parvati, je t'en prie. » Elle n'a pas le temps de réagir que l'homme est déjà sur elle, en elle. La libération est tellement proche. C'est la meilleure partie de baise de sa vie. Inattendue certes, mais putain de bonne. Les jambes sur ses épaules, la bouche en cœur, la rouge et or halète de plaisir, aussi rouge que sa cravate. Bandante. Il suit un rythme infernal. Elle délire. « Vous avez voulu jouer jeune idiote ... » il grogne. Il se sent si près du précipice. Elle ne tiendra plus longtemps. Il attend ces contractions qui l'amèneront au paradis. Le picotement commence quand soudain tout s'arrête.

Une odeur de brûlé. Il rouvre les yeux. L'aine douloureuse. Mais désespérément seul et habillé. Avec une trique hors du commun. Il ne comprend pas. Désorienté, comme saoul, il secoue la tête et éteint le chaudron qui a débordé. Une note volante de Pomfresh sur le bureau l'appelle de toute urgence à l'infirmerie. Les jumeaux Weasley ont réussi à introduire une de leur substance au sein de l'établissement. « … des potions dégrisantes. Si ça fonctionne … Une potion de rêve sexuel éveillé Severus ! Une honte ! Un prototype. Dans le jus de raisin ! Heureusement beaucoup moins bu que le jus de citrouille. Merlin seul sait quelles vont en être les effet secondaires ! ... » C'est alors qu'il les revoit le fixer du regard ce matin lors du petit déjeuner, de l'odeur différente du jus de raisin et du frisson qui l'avait saisi. Il allait les tuer. Jamais au grand jamais il n'avait vécu une expérience sexuelle, aussi fausse soit-elle, tellement bonne et Ô combien éthiquement horrifiante. L'homme frustré se lève, répond rapidement à l'infirmière avant de s'occuper de son petit problème, sans avoir idée des effets secondaires qui l'attendent.


Et voilà, j'espère que ça vous a plu. Ou pas trop perturbé. J'attends vos commentaires.

M.